Municipales, Aix, logement, sécurité, proximité, programme…
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![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/99ed0280883c8c7a947b0d34312fc724.jpg)
Municipales, Aix, logement, sécurité, proximité, programme…
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![[Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/f61ec4f038de84f629ca1f10f4f3ecca.png)
La Marseillaise : Pourquoi vous être engagée et quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?
Florence Bouis : Je n’étais pas du tout issue d’un milieu politique. À la base, c’était un constat : un village qui se dépeuplait, qui s’endormait, après la fermeture de la dernière usine il y a une vingtaine d’années. À un moment, soit on râle, soit on agit. Le mandat a commencé dans des conditions compliquées, avec le Covid, sans formations possibles. On a appris sur le tas. . Notre priorité a été de redresser les finances, de désendetter la commune et d’agir sur le quotidien : un village propre, entretenu, sans grands projets coûteux. Aujourd’hui, avec l’expérience et des formations dédiées aux élus ruraux, je me sens plus solide pour la suite.
Quels sont vos grands axes de travail pour Molières-sur-Cèze ?
F.B. : Le cœur du projet, c’est l’habitat. Molières est une ancienne commune minière avec beaucoup de logements sociaux. Les bailleurs se désengagent et cela crée des logements vacants au cœur des quartiers. Il faut redynamiser pour attirer des couples d’actifs avec enfants. La mobilité est l’autre enjeu majeur : tout le monde n’est pas véhiculé, on est à trente minutes d’Alès, et on mise beaucoup sur la réouverture de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges et sur les mobilités douces. Notre projet s’articule autour de quatre axes : habitat, mobilité, transition énergétique et bien-vivre ensemble, avec aussi un volet sur la souveraineté alimentaire et le lien social.
Comment analysez-vous la montée de l’extrême droite dans le Gard et localement ?
F.B. : Oui, c’est un vrai risque. On assiste à une banalisation, parfois cachée derrière des listes dites “sans étiquette”. Pourtant, localement, les enjeux ne sont pas l’immigration ou l’insécurité, mais le logement, le travail, la mobilité. Ce qui me frappe, c’est le paradoxe : Molières est une commune de brassage depuis plus d’un siècle, avec une histoire minière, des Italiens, des Espagnols, des Polonais, des réfugiés bosniaques. Malgré cela, l’extrême droite progresse sur les scrutins nationaux. On joue sur la peur, sur le sentiment de perte. Moi, je ne crois pas que ce soit par le chaos qu’on trouve des solutions. Je crois au local, aux initiatives de terrain. Tant que je resterai positive, je continuerai.

« Vous pensez que si nous n’avions pas attiré l’hôpital, le commissariat, l’école d’ingénieurs, ils seraient venus ici ? Moi, je ne le pense pas. Cela s’est construit depuis le premier mandat, et voilà les résultats que nous avons », se félicite Gérard Gazay, vendredi, à l’Espace des libertés. Ces trois projets font partie des « projets engagés », qu’il s’engage à livrer s’il est élu. Le 4e est le musée de la céramique, qui s’installera dans la Villa Barthélémy. « Nous signons avec le propriétaire dans quelques jours », annonce-t-il.
En début de soirée, le candidat de la liste « Passion Aubagne » a expliqué que le programme présenté était le fruit d’ateliers avec la population, menés de septembre à décembre, des 500 contributions reçues sur un site dédié, et celles des élus de son équipe.
Les « fondations » du programme s’appuient sur « trois fondamentaux à consolider » Le maire sortant énumère : « Une fiscalité stable avec 0% d’augmentation des taux communaux, le maintien de la gratuité des transports en commun ». Sans surprise, il déclare que « la sécurité est un de nos piliers. En 12 ans, la délinquance de proximité a baissé de 47%. Lorsque nous sommes arrivés [en 2014, Ndlr.], il y avait zéro caméra. Aujourd’hui, il y en a 200 ». Et le candidat veut les porter à 400 « pour annihiler tous les endroits où la délinquance pourrait se développer ». Interrogé à ce sujet, il déclare : « La gauche vote systématiquement contre l’extension du réseau de caméras. »
C’est bien de ce côté-là de l’échiquier que se trouve son adversaire politique. Gérard Gazay a souvent cité la gauche, ou l’a évoquée en filigrane. Dans son programme, il écrit : « Vous êtes nombreux [les habitants d’Aubagne, Ndlr.] à exprimer vos inquiétudes face à ce que représenterait une autre orientation : retour de la dérive financière, démantèlement de la vidéoprotection, transformation de notre ville en cité. » Une allusion à la demande insistante, à gauche, de loger davantage la population, notamment la plus précaire, tant les besoins sont immenses. En matière d’urbanisme, il fixe le cap : « On construit de petits collectifs, mais pas de grands ensembles. » Il a maintenu l’idée de « créer une pension de famille », où pourraient loger les sans domicile fixe.
Parmi ses cinq nouveaux projets, il cite « l’extension du tramway vers Marseille » qu’il avait combattu sous la gauche, « l’enfouissement des réseaux, une nouvelle maison de quartier à La Tourtelle, la création d’un itinéraire urbain reliant les trois autoroutes, et un 2e bus à haut niveau de service qui desservira le futur hôpital ».
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/45c976d0ad8e4c6f6bbf754199ba4dc1.jpg)
[#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône. Municipales à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, luttes sociales, narcotrafic, logement, solidarité, métropole…
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« Le 15 mars 2026, je vous demande humblement de nous faire confiance. Dans ce monde incertain et chaotique, choisissez la continuité, la stabilité, l’honnêteté et les compétences. Notre force : la proximité, la connaissance du terrain et l’expérience. » C’est ainsi qu’Hélène Spinelli, 61 ans, professeure d’histoire-géographie, clôt son discours prononcé, samedi, devant 500 soutiens réunis dans un salle Raymond-Reynaud comble. Aux côtés du maire (DVG) sortant, Yves Mesnard, la candidate a rendu hommage à l’édile : « C’est avec une profonde émotion et un immense honneur que j’accepte le flambeau que tu me tends en vue de poursuivre l’immense travail que tu as réalisé pour Roquevaire. »
Après avoir dressé un bilan positif des dix-huit ans d’Yves Mesnard comme maire, avec 60 millions d’euros investis pour équiper la commune, la candidate a évoqué, d’abord, la philosophie de son programme : « Il est concret, soutenable financièrement, construit avec vous, pour vous, pour notre Roquevaire, et il place l’humain au cœur de notre ambition, il innove sans oublier nos traditions, et il unit plutôt qu’il ne divise. »
Une vision qu’elle oppose « aux attaques répétées de nos opposants », visant notamment « un programme de logements, une pension de famille, un centre médical, une nouvelle école (…) ». « D’autant que les tribunaux nous ont toujours donné raison », a-t-elle rappelé. Parmi les projets de la liste « Roquevaire, une ambition renouvelée », elle a listé : « La nouvelle école Joseph-Martinat, la lutte contre les incivilités, le renfort de la sécurité, le stationnement qui restera gratuit, l’accélération des projets de rénovation énergétique, la métamorphose du cours Négrel-Féraud (…) ». Le programme est en cours de distribution dans les boîtes aux lettres.

« On lance la bataille ! », annonce Karim Ghendouf. Avant qu’Ève et Eddie n’entonnent leurs chansons sociales, dans un Cercle de la Renaissance plein comme un œuf – environ 80 personnes -, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien (La Ciotat nous rassemble) ont esquissé quelques thèmes de leur programme. Celui-ci sera dévoilé le lundi 2 mars prochain, salle Saint-Marceaux. La liste La Ciotat nous rassemble, a tenu à souligner Mariann Chrétien, est « soutenue par le PCF et composée à 40% de gens non encartés ».
« La question du logement est une de nos priorités », a appuyé Karim Ghendouf. « Alors qu’un ménage sur deux, à La Ciotat, est éligible au logement social, nous avons décidé de porter le taux de logements sociaux à 30% », a-t-il annoncé. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose un taux de 25%.
En matière de santé, LCNR entend créer une mutuelle municipale et voudrait rouvrir le centre médical Calisti. Ce dernier « manque car il pratiquait le tiers payant et abritait médecine générale, gynécologie, gérontologie et faisait beaucoup de prévention », a expliqué Karim Ghendouf.
Les transports ? « L’offre n’est pas attractive à La Ciotat », a-t-il tranché. « On a des bus qui occupent la moitié de la voirie, qui fonctionnent au gasoil et qui passent chaque demi-heure. » Le tract où figurent les grandes lignes du programme, qui sera distribué dès ce mardi à 6h30 à la gare, puis sur le marché et devant les écoles, précise que LCNR tentera d’obtenir de la Métropole la gratuité pour les scolaires et les étudiants et apprentis.
LCNR, confortée par les pétitions lancées par le collectif « La Culture ça urge », souhaiterait rouvrir un cinéma dans les Halles Lumière. « Il y a une demande de la population sur un cinéma en cœur de ville », plaide Régine Douzenel. « L’Eden [le cinéma art et essai, Ndlr ] ne suffit pas. Il a un seul écran. Le lieu est parfois privatisé, il accueille des concerts… ». Alors que la délégation de service public de l’Eden s’achève fin 2026, elle estime « qu’on pourrait mutualiser les moyens pour gérer le cinéma L’Eden et le cinéma Lumière ».
Au Cercle de la Renaissance, au 130 avenue Gallieni, l’ambiance maintenant, alors que le public partage un moment convivial, s’est bien réchauffée. « Il y aura ici des permanences électorales chaque jour de 9h à 12h et de 17h30 à 20h. Le public pourra venir rencontrer les candidats, s’informer de l’agenda de la campagne », rappelle Karim Ghendouf.

Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »
La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.
L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture.»

À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.
Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.
La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.