Tag: Littérature

  • [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    Si vous êtes gourmands des enquêtes écrites à mi-chemin du roman à énigme, cher à Georges Simenon et Agatha Christie, et du polar « douillet », ce livre, assaisonné de références littéraires et cinémato-graphiques, a été mijoté pour vous.

    Calmann Levy, 19,90 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Roman national »

    [C’est l’été] Lecture : « Roman national »

    Le mérite de Marc Biancarelli, c’est d’écrire l’histoire nationale de sa terre, et nous aurions mauvaise grâce à l’en blâmer, tant il est vrai que chaque région du monde se plaît à populariser les mœurs, les combats, et les mythes qui la distinguent des autres. Violences et trahisons garanties. Retentissant.

    Actes Sud, 20 euros

  • Jean-Louis Nogaro prépare une biographie de Jean-Claude Izzo

    Jean-Louis Nogaro prépare une biographie de Jean-Claude Izzo

    Vendredi, avec son fils, Jean-Louis Nogaro était au Vélodrome pour assister à OM – Atlético.

    « Je suis Stéphanois, mais mon club et ma ville de cœur, ont un point commun, Marseille » avoue-t-il. Son amour pour la cité phocéenne l’a conduit à découvrir Jean-Claude Izzo. « Comme beaucoup, c’est par Total Khéops que je suis entré dans son univers. » Mais celui qui est éditeur de polar a voulu gratter un peu plus. Partir à la découverte de ce qui a pu inciter le journaliste de La Marseillaise à se lancer dans l’écriture.

    «J’ai lu tout ce qu’il était possible, ses poésies, ses articles, ses nouvelles. Ce qui m’a permis de découvrir qu’il était beaucoup plus qu’un auteur de polars. » Afin de comprendre l’homme et l’écrivain, il a donc fait une Anabase marseillaise. « Je viens à la découverte des lieux qui ont forgé son écriture. J’ai rencontré son fils Sébastien, qui m’a fait lire les articles qu’il a écrits dans le journal de son école, dans lesquels il posait déjà les jalons de ce qui sera son style. »

    Pour Jean-Louis, « c’est un coup de cœur qui est en train de devenir une véritable biographie. Sur un personnage qui a donné un nouveau souffle dans tous les styles auxquels il a touché. Pour moi, il est à l’image d’un Andrea Camilleri ou d’un Manuel Vazquez Montalban, avec une manière d’écrire qui va au-delà du lyrisme marseillais ».

    Avec son fils, il est donc allé sur les pas de Jean-Claude Izzo à Marseille. Des Goudes au Panier, en passant par le Peano, il a cherché « le terreau de ses œuvres ». À découvrir très bientôt.

  • [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    Alors, à l’heure où la littérature et le cinéma rendent hommage à Homère et à son Odyssée, n’hésitez pas, et, comme vous l’aurait dit ce cher Balzac : embarquez-vous sur leurs mots, et accomplissez ce délicieux voyage !

    La Table Ronde,
    26
     euros

  • [C’est l’été] Lecture : « Ma priorité privée »

    [C’est l’été] Lecture : « Ma priorité privée »

    Regard posé aussi sur l’amour, le bonheur, l’art, le temps, la mort, les moments les plus significatifs d’une vie. Un livre d’une puissance métaphorique saisissante, qui défie la structure conventionnelle des genres littéraires.

    Le Castor Astral.

    16 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : «La vie prodigieuse d’Hélène Gordon-Lazareff»

    [C’est l’été] Lecture : «La vie prodigieuse d’Hélène Gordon-Lazareff»

    Mais si le prénom de son mari n’a pas quitté les mémoires, le sien s’est ensablé dans l’oubli. Merci donc à Yseult Williams de nous rappeler qu’elle a découvert Bardot, poussé Pagnol à écrire ses souvenirs d’enfance, assisté Saint-Ex dans l’écriture du Petit Prince.

    Un livre remarquable, tant par ses qualités littéraires que par son intérêt biographique.

    Éditions Grasset.

    23 euros.

  • Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    À quelques semaines des Correspondances de Manosque (23-27 septembre), les militants du Mouvement de la Paix peaufinent leur participation à l’un des grands rendez-vous culturels de la rentrée. Réunis début août, en cette période de commémoration des bombardements de Nagasaki et Hiroshima, les membres du comité de Manosque et ses environs, ont préparé leurs futures rencontres avec le public qui se feront autour d’un livre sur les mille grues.

    Réponse de paix

    Lors de cette réunion de travail, François Bettus a présenté l’ouvrage aux participants. « L’objet est d’aborder une réponse de paix dans un monde belliciste où montent les risques de guerre », a-t-il expliqué. Si de nombreux ouvrages ont popularisé la légende des mille grues, L’histoire authentique de Sadako Sasaki et des mille grues s’en distingue par son approche documentaire.

    Écrit par Sue DiCicco avec Masahiro Sasaki, le frère de Sadako, il retrace à partir de témoignages familiaux le destin authentique de Sadako, victime indirecte du bombardement atomique d’Hiroshima. Âgée de deux ans lors de l’explosion de la bombe en 1945, elle développera dix ans plus tard une leucémie liée aux radiations. Avant sa disparition à seulement douze ans, elle confectionnera plus d’un millier de grues en papier, inspirée d’une légende japonaise selon laquelle la réalisation de mille grues permet de voir son vœu exaucé.

    Cette biographie restitue le parcours de cette jeune survivante devenue un symbole mondial de paix et de lutte contre l’arme nucléaire. Au Japon, la grue, ou tsuru, est associée à la longévité, à la sagesse et à la paix. L’histoire de la jeune fille a traversé les frontières et fait aujourd’hui partie des récits emblématiques du combat contre la guerre nucléaire. Le Mouvement de la Paix entend s’appuyer sur cette histoire pour sensibiliser le public et les plus jeunes puisqu’une action complémentaire est envisagée dans les écoles du territoire.

    Le comité local installé à la Maison des associations de Manosque, s’inscrit dans l’histoire du Mouvement de la Paix, né en 1948 et engagé en faveur du règlement pacifique des conflits et de la promotion d’une culture de paix. Avec un objectif : défendre les valeurs de dialogue, de solidarité et de coopération internationale.

    Les militants du comité local seront présents sur les Correspondances les jeudi 24 et samedi 26 septembre à la salle annexe du Café du coin. Ils proposeront des lectures d’extraits du livre ainsi qu’un atelier d’origami permettant au public de réaliser ces fameuses grues en papier. Une manière originale d’associer littérature, mémoire et engagement citoyen et de rappeler que les messages de paix portés par l’histoire de Sadako Sasaki conservent aujourd’hui toute leur résonance dans un contexte international marqué par de nombreux conflits.

  • [C’est l’été] Les péplums en leur royaume au Théâtre antique d’Arles

    [C’est l’été] Les péplums en leur royaume au Théâtre antique d’Arles

    Avec son théâtre antique dont la construction fut achevée 12 années avant notre ère et une ville recelant un riche héritage romain, l’association Peplum a de quoi faire, depuis 1987, pour organiser son événement phare. Du 17 au 22 août, l’écrin du festival du film péplum qui invite à « redécouvrir l’Antiquité sur écran géant », nourri par une programmation liant « histoire, cinéma et littérature ». Au total, six soirées de projections, à chaque fois amorcées par un « apéro-rencontre » sous forme d’échange avec un expert, la professeure d’Histoire ancienne Pauline Ducret pour l’inauguration, un ciné-club autour de « la cage aux fauves au risque de la démocratie » orchestré par le docteur en littérature Jean Max Méjean, toujours à cette même date. Cette soirée inaugurale sera placée sous le thème de « l’épopée » avec une « reconstitution vivante d’un cortège romain », assurée par les légionnaires d’un soir des associations Arelate et Leg VI Ferrata, avant de finir en trombe avec la projection du Gladiator II réalisé il y a deux ans par Ridley Scott.

    Impératrice et roi

    Parmi les autres projections du festival, à la nuit tombée, on notera celle d’Astérix et Cléopâtre (2002) d’Alain Chabat, du péplum réalisé en 1960 par Riccardo Freda, Le géant de Thessalie, ou encore de Messaline, cette impératrice romaine à laquelle les historiens prêtent une cruauté et une sexualité effrénée qui ont contribué à sa perte. Charge enfin, le 22 août, au David et Bethsabée d’Henry King, avec le magistral Gregory Peck dans le rôle du roi David, de clore la 39e édition.

  • [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    « Livre, intimité, poème, silence/Voilà pour moi l’ivresse de la vie/Qu’importe de n’avoir pas voie à l’Éden/Si en mon cœur est un éternel paradis », ainsi parlait Forough Farrokhzâd. Féministe, progressiste, et iconoclaste, la figure incontournable de la poésie iranienne est née à Téhéran en 1934, et morte dans un accident de voiture en 1967. À la faveur de la traduction et de l’avant-propos de Leili Anvar, elle revient à la vie pour entonner son hymne à la beauté, écouter le chant du chagrin, s’envoler au pays rose des fées de l’oubli.

    Gallimard, 10,40 euros.

  • [C’est l’été] Le Château d’If, partagé entre Histoire et histoires

    [C’est l’été] Le Château d’If, partagé entre Histoire et histoires

    « Et voici le château d’If, rendu célèbre par le comte de Monte-Cristo […] Il était réputé impossible de s’en évader » scande un haut-parleur alors que le bateau s’approche de l’île. Après une vingtaine de minutes de traversée, du vieux port à l’ancienne prison politique, il ne reste qu’à débarquer et monter à l’entrée des fortifications. Une fois le billet d’entrée en poche, (7 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 18 ans), se trouve le château d’If.

    Construit au XVIe siècle sur ordre du roi François 1er pour protéger la côte des attaques, le lieu a ensuite été transformé en prison d’exception, aussi appelée prison politique. Entre histoire et fiction, l’édifice a abrité les plus célèbres des détenus de l’époque. Mais le plus connu reste sans doute Edmond Dantès du célèbre livre d’Alexandre Dumas. « J’ai lu le livre et vu le film, il fallait que je visite le château » déclare comme une évidence Laure, retraitée en visite avec son mari, avant de franchir la grande porte du lieu. Celle-ci débouche directement sur une petite cour carrée. En son centre un puits et tout autour s’articulent les cellules, sur deux étages. L’entrée de ces dernières est surmontée d’une plaque indiquant les noms des condamnés. Parmi lesquels l’Homme au masque de fer, l’Abbé Faria, codétenu du comte de Monte-Cristo, ou encore le comte de Mirabeau. Sur les murs, les ancêtres des graffitis actuels, réalisés par les prisonniers au marteau et au burin : date d’incarcération, nom, fonction.

    Imprégnés d’histoire et de légendes, ces lieux se découvrent aussi grâce aux guides, qui partagent avec passion anecdotes et récits pour en dévoiler les moindres détails. Une fois les deux premiers étages, leurs cachots et leurs expositions visités, le clou du spectacle reste à venir. Tout en haut des escaliers en colimaçon, le point culminant, une vue à 360° autour de l’île, depuis laquelle on peut voir le Frioul ou encore observer Marseille, de l’Estaque aux Goudes. « Ce que j’aime particulièrement ici, c’est la vue en haut, on connaît le château d’If vu de Marseille mais Marseille vu du château d’If est bien différent » retiennent Christelle et Océane, venues entre mère et fille.