Tag: LFI

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Résolument citoyenne, la liste «Alès, c’est vous !» s’est officiellement lancée dans la campagne. Le PCF et LFI ont officialisé la nouvelle à l’occasion de la signature d’un «accord de rassemblement» ce lundi 5 janvier. L’objectif : «s’engager dans une démarche commune afin de construire une alternative solidaire et ambitieuse», stipule le texte collectif, avant de pointer une équipe sortante restée sourde «aux attentes et aux besoins réels des habitant.es». «Alès ressort abîmée (…) Alès mérite mieux qu’une politique d’abandon ou de résignation», poursuit l’accord.

    Après plusieurs semaines de négociations et «des échanges francs», communistes et insoumis se sont donc entendus sur la méthode, mais aussi sur une ambition commune dont les mesures phares seront détaillées dans les jours à venir. «Il ne s’agit pas d’un accord d’appareil, mais d’un engagement sur des priorités concrètes : le pouvoir d’achat, l’accès aux services publics, la justice sociale, la transition écologique, la participation citoyenne et le développement d’une démocratie municipale plus participative», a énuméré le candidat communiste Paul Planque. Un résumé partagé par son homologue insoumis Armand Crépin qui a salué la seule «alternative crédible» à la gestion façon Christophe Rivenq.

    Si les deux responsables politiques semblent faire office «d’armature nécessaire», cette liste réunira néanmoins une majorité de citoyens sans étiquette et des colistiers issus de toute la gauche. Un peu à l’image de ses premiers soutiens, dont la conseillère régionale socialiste Suzanne Coulet, l’étudiant écologiste Antoine Baguelin, la citoyenne Latifa Faraldo – en première ligne pour le maintien de la poste dans le quartier Tamaris -, ou encore la cégétiste Martine Sagit…

    Resté pour l’heure hermétique à la main tendue, le parti socialiste et les écologistes continuent de faire cavalier seul. Mais pas de quoi ternir l’humeur du secrétaire du PCF d’Alès, Giovanni di Francesco : «Dans ce monde qui se fracture et nourrit les replis et les inégalités, je prends une sacrée bouffée d’air frais».

  • Sébastien Delogu fait polémique en souhaitant « un racisé » à la tête de Saint-Denis

    Sébastien Delogu fait polémique en souhaitant « un racisé » à la tête de Saint-Denis

    Candidat aux municipales à Marseille, le député LFI Sébastien Delogu est allé à Saint-Denis et Pierrefitte, ce 17 décembre, pour apporter son soutien à la tête de liste insoumise allié au PCF, Bally Bagayoko.

    « Saint-Denis et Pierrefitte ont été des terres où beaucoup d’immigrés et racisés sont passés, et vous avez aujourd’hui une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », a-t-il lancé.

    De quoi susciter un tollé. « On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau », s’est ainsi indignée la ministre des Outre Mer, Naïma Moutchou. « Je propose un autre concept très innovant pour représenter le peuple de France, racisé ou pas… Ca s’appelle la démocratie », ironisait à Marseille l’adjoint (GRS) au logement, Patrick Amico.

    L’occasion était trop belle pour l’extrême droite, qui a fait monter la polémique. Le député RN de Marignane Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, est allé ce mardi 30 décembre jusqu’à adresser un courrier au procureur de la République pour signaler ces propos pour « provocation directe ou indirecte à la discrimination ou à la haine raciale ». Comme pour faire oublier les propos haineux tenus par son propre camp et les propositions discriminatoires du RN.

    Face à cette polémique, le candidat dyonisien est allé au secours de Sébastien Delogu, reprochant à ceux qui s’indignaient de « réduire sa pensée ». « Racisé rime aussi avec compétence, expérience », argumente l’ancien adjoint au maire de Saint-Denis. « Ce déficit de représentativité est une des raisons de la fracture entre le peuple et sa représentation politique », argumente de son côté le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, s’alarmant du harcèlement raciste subit par de nombreux candidats. Et accusant la ministre des Outre Mer de « cotiser aux polémiques de la fachosphère ».

  • Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    « Il n’y a pas de faux suspense », lance Frédéric Grimaud (LFI) aux quelque 70 participants à l’agora du Collectif citoyen martégal de mardi soir, salle Dufy, quelques instants avant d’être désigné à la tête d’un « quatuor tête de liste » avec Barbara Brouchos (SE), professeure agrégée de SES au lycée Lurçat en deuxième place.

    « C’est une double tête de liste pour deux campagnes, l’une municipale et l’autre métropolitaine », avance l’enseignant « candidat pour être maire ». Barbara Brouchos indique « expérimenter » la politique et pense que « la Métropole est sous estimée par le maire actuel, qui la présente en opposition comme une excuse ». « Il faut se battre au sein de la Métropole pour améliorer le ramassage des déchets et l’adaptation au changement climatique qui se fera avec » et pas sans, selon la candidate.

    Quatuor de tête

    En plus du binôme de tête, le Collectif a désigné Jérôme Druilhe (EELV) et Ada Benouri (SE) comme troisième et quatrième de liste. Et revendique une indépendance vis-à-vis des partis. Frédéric Grimaud affirme que « les candidats défendent le collectif et pas un parti », « LFI et EELV prendront leur décision » pour un soutien ou non. « Nous sommes une alternative à gauche pour les déçus de l’équipe en place », assume le candidat, « car nous craignons la montée du RN depuis la défaite de Pierre Dharréville » aux législatives de 2024. Barbara Brouchos confirme : « Nous n’étions pas là aux législatives et on a perdu sans nous. »

    Ambivalence.

  • À Béziers, la gauche veut tourner la page Ménard

    À Béziers, la gauche veut tourner la page Ménard

    Tourner la page Robert Ménard. À Béziers, à trois mois des élections municipales, beaucoup espèrent ravir le fauteuil de maire à l’édile d’extrême droite après deux mandats ayant fait des dégâts dans la cité de Paul-Riquet. À gauche d’abord. Le Printemps de Béziers, liste composée de neuf partis et menée par l’écologiste Thierry Antoine, fait valoir son rôle de rassembleur. « Nous avons fait le choix de mettre en avant notre diversité, de travailler non pas uniquement autour d’une seule tête de liste mais d’un quatuor [T. Antoine, Évelyne Coulouma de Place publique, Marie Laloma du PS et Nicolas Cossange pour le PCF, Ndlr] pour montrer qu’au-delà de la gestion, c’est aussi une logique que l’on veut différente. Il n’y a pas une mairie qui tourne autour des desiderata d’un seul homme mais d’une équipe dans sa diversité », soutient Nicolas Cossange.

    Cavalier seul côté mélenchonistes

    Et ainsi prioriser « l’emploi, les transports, l’éducation, ces questions font partie de ce que l’on veut démontrer, qu’une autre gestion est possible que celle à l’œuvre depuis 30 ans [et le premier mandat de Courderc, Ndlr] inefficace et responsable de l’état actuel de Béziers et de son statut d’une des villes les plus pauvres de France ».

    Mais le Printemps devra faire sans LFI qui a décidé de faire cavalier seul pour le scrutin. Les Insoumis ont désigné deux têtes de liste, David Ocard, professeur et Wissal El Jarrari, assistante parlementaire de la députée Sylvie Ferrer. Le duo veut incarner une « gauche de rupture » face à Ménard avec un projet s’articulant autour de la justice sociale, la transition écologique, la démocratie locale et la lutte contre les discriminations.

    Ce ne sont pas les deux seules listes à vouloir tirer leur épingle du jeu. Thierry Mathieu, conseiller régional de la majorité -mais pas encore soutenu par la présidente PS Carole Delga- était entré dans l’arène en proposant de remunicipaliser les Halles, privatisées par Ménard. Mais pas que. « À Béziers, les écoles sont extrêmement différenciées, l’indice de position sociale est très faible. Nous voulons remettre des moyens pour les écoles publiques à travers deux packs : un pack scolaire où nous financerons les fournitures et une réussite avec des heures de soutien gratuites. La réussite éducative repasse par le travail », soutient le directeur de la CAF de l’Hérault, qui présentera son programme en 2026, issu « d’un travail de 12 commissions avec les acteurs locaux et de 3 500 formulaires de Biterrois ». Face à une droite déchirée et une extrême droite divisée (le RN aura sa propre liste), la gauche a une carte à jouer.

  • Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Quarante militants de LFI ont assigné en justice le mouvement de gauche, informait La Provence dans son édition de ce jeudi 11 décembre. En cause, selon eux, le non respect du règlement en vue de la désignation des candidats choisis pour représenter LFI aux élections municipales 2026, à Aix.

    Le 25 octobre dernier, lors d’une assemblée municipale tenue rue Voltaire, des militants de divers groupes d’actions rapportaient une « reprise » illégitime, à leurs yeux, de la réunion par le correspondant départemental de LFI pour les municipales, Axel Bruneau. Ce même jour, les militants, rapportaient des faits de violences et d’exclusions arbitraires présumées. Jour où, justement, les candidats du parti auraient du être désignés de manière unanime, sans vote obligatoire.

    Ces arguments ont été présentés au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le 1er décembre, quatre jours seulement avant la désignation de Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa pour mener la liste du mouvement aux municipales.

    « On se réserve le droit

    de faire appel »

    Pourtant, les militants, représentés par Me Paul Le Gall, n’ont pas obtenu gain de cause, ce jeudi. « La décision ne nous a pas été favorable, le juge a rejeté notre demande. Mes clients se réservent le droit de former appel de cette décision. Ils sont quarante à cette heure-ci, nous n’avons pas de mandat et ils attendent de se compter pour savoir ce qu’ils font, explique Me Le Gall.

    « En deux mots, il y a un règlement intérieur du 11 août 2025 qui fixe les conditions d’élections. Nous estimions que ce règlement avait été violé, mais la décision n’en parle pas. Elle considère que les deux députés, au nom desquels la direction de LFI a indiqué reprendre l’organisation et la tenue de l’assemblée, sont fondés à intervenir dans le processus et reprendre la direction. Ces députés sont des Bouches-du-Rhône certes, mais de la 4e [Manuel Bompard, Ndlr.] et la 7e circonscription [Sébastien Delogu, Ndlr.] qui sont à Marseille et n’ont aucune compétence sur Aix-en-Provence. Elle a considéré que le comité électoral de LFI était compétent, or, il intervient pour valider les élections et régler les cas de conflit. Il y aurait conflit d’intérêt s’ils pouvaient à la fois faire l’élection, décider si elle est valable et trancher des conflits », ajoute l’avocat des militants.

    Concernant les exclusions, il n’y aurait « pas un mot sur les droits de la défense et la magistrate a considéré que la direction pouvait alors exclure comme elle souhaitait », poursuit Me Le Gall.

  • L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    Depuis la dissolution de « Maison commune » fin septembre, on pensait les trois gauches alésiennes irréconciliables. En mars, le Printemps alésien de Paul Planque (PCF) avait déjà perdu ses alliés Insoumis, socialistes et écologistes. Et voilà qu’à la fin de l’été LFI divorçait elle aussi du PS et des Verts. Alors, game over ?

    Non, car la perspective de trois listes de gauche ne convient à personne. Si bien que chacun espère et appelle toujours à l’union. Le 28 novembre, les insoumis se sont prononcés majoritairement pour cette option. Les 6 et 13 décembre, deux réunions viennent d’être calées avec le Printemps alésien de Paul Panque (PCF) pour « dépasser les blocages », indique Armand Crépin. Si l’Insoumis avait quitté le Printemps alésien car, dit-il, « tout était verrouillé », il ne « désespère pas de mettre les ego de côté ». « On est d’accord sur le programme à quelques nuances près mais rien d’insurmontable », glisse-t-il à l’attention des socialistes avec qui il s’est brouillé au sujet du chef de file mais auprès de qui il veut encore bien discuter. « Avec le départ d’un baron (Max Roustan) après 30 ans de règne, on a une fenêtre, ce serait dommage de ne pas s’entendre ».

    Les raisons de se retrouver ne manquent pas. Le programme fait quasi l’unanimité, le volonté d’écarter le risque RN (Pierre Meurin) est forte et la moindre notoriété du maire LR Christophe Rivenq ouvre une brèche inédite.

    C’est aussi l’avis de Paul Planque. Fort de son expérience de 2020, désigné par 112 militants, il s’estime « légitime » pour conduire une liste d’union de la gauche. « On prend le chemin du rassemblement avec LFI. J’ai proposé un vote mais les socialistes refusent. Je vais les relancer, j’espère qu’au final ils seront avec nous ».

    Mais aujourd’hui, le jeune Basile Imbert (PS), qui voudrait incarner le changement, estime qu’il existe un « désir de renouveau à Alès ». « La désunion me chagrine mais j’en prendrais acte. Si nous échouons, le 1er tour sera la primaire de la gauche ». À condition de dépasser les 10%… « L’union ne sera pas suffisante pour gagner. On devra récupérer une partie de l’électorat roustanien. La gauche ne doit pas se parler qu’en vase clos ».

    Certes, mais elle doit d’abord faire bloc. Le déclic viendra-t-il de plus haut ? « Cette situation commence à interroger à Paris. Nos États majors pourraient nous obliger à nous entendre », confie Basile Imbert, misant sur la carte de l’équilibre PCF/PS entre Nîmes et Alès. Pas du goût de Paul Planque. « Pourquoi cet équilibre ne vaudrait-il que pour le Gard ? ».

  • Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    On va nettoyer au Kärcher ce système corrompu. » Ce samedi, pour son premier meeting de campagne en vue des élections municipales, l’insoumis et député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a joué à fond la carte du dégagisme.

    Dans une salle de la Cartonnerie pleine à craquer, à la Friche de la Belle de Mai (3e), l’élu LFI des quartiers Nord a martelé sa volonté de s’attaquer « aux élus corrompus » de la ville. « Une poignée de petits notables ne survivent que des fruits de la résignation qu’ils engendrent, échangeant des logements sociaux, des postes dans les collectivités et des subventions, contre des allégeances, des services et de l’argent », dénonce-t-il. Comme une reprise du fameux refrain « tous pourris », largement utilisé par l’extrême droite, en mettant tous ses adversaires dans le même panier : « Les candidats qui sont face à nous sont tous les mêmes. Ils nous donnent des leçons de République mais ils sont invisibles quand nous souffrons. »

    Car l’insoumis a notamment débuté son discours en s’attaquant aux violences policières et « aux souffrances des quartiers populaires », dans la foulée d’une intervention d’Assa Traoré, fondatrice du comité Vérité et Justice pour Adama et sœur d’Adama Traoré, mort des suites d’une interpellation par des gendarmes en 2016. En faisant référence à l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’Amine Kessaci, militant écologiste marseillais, il persiste et signe dans son tacle des élus locaux et nationaux : « Vous avez fait honte à Marseille en jouant des coudes, autour d’une famille en deuil pour faire oublier votre inaction. Mais quelques heures après, un enfant de 15 ans a reçu une balle dans la tête […]. Et aucun de ces hypocrites que vous avez vu autour de la famille Kessaci n’a dit un mot. »

    Faire cavalier seul

    En ouverture du meeting, le député Manuel Bompard reprenait la même rhétorique mais en faisant des distinctions : « Marseille ne veut pas d’un député touriste d’extrême droite élu de Vitrolles, Marseille ne veut pas de Franck Allisio. […] Marseille ne veut pas d’une incompétente, 8 ans à la tête de la Métropole qui n’a rien fait pour les habitants de la ville [Martine Vassal, Ndlr] ». Et sans retenir ses coups à l’égard de la mairie actuelle : « Marseille ne veut pas d’un maire qui se fait élire à gauche et qui gouverne au centre [Benoît Payan Ndlr]. » Enfin, sur les accusations de division de la gauche alors que la menace du RN plane sur la ville, Sébastien Delogu répond sans sourciller : « Ils nous reprochent de faire cavalier seul, de diviser la gauche… Mais nous ne sommes pas seuls : les vrais écologistes, le peuple qui s’organise sont avec nous. » Il s’appuie notamment sur le soutien de l’élu écologiste, Sébastien Barles, paradoxalement encore adjoint à la mairie, qui avait pris la parole plus tôt dans le meeting : « C’est la vraie tête de liste des écologistes à Marseille. » De quoi vanter un programme basé sur « plus de 200 auditions » et incarné par plusieurs tables rondes pendant le meeting, rassemblant des représentants d’associations de plusieurs quartiers de Marseille.

  • [Rue de la République] Romain Simmarano : « Je saisis la chambre régionale des comptes pour connaître l’état de Marseille »

    [Rue de la République] Romain Simmarano : « Je saisis la chambre régionale des comptes pour connaître l’état de Marseille »

    Le positionnement vis-à-vis du RN

    Didier Gesualdi : Votre tête de liste, Martine Vassal, a alimenté un peu de flou sur sa position par rapport au RN au second tour des municipales. Vous avez dû faire le pompier depuis le début de la semaine ?
    Ni l’un ni l’autre mon capitaine. Martine Vassal, depuis très longtemps dans sa vie politique a toujours été claire comme Renaud Muselier, sur les lignes rouges à ne jamais franchir sous aucun prétexte. Quelque part, l’exercice de cette semaine est intéressant parce qu’il a permis une clarification nette, définitive, ancrée désormais dans l’esprit de chacun. Il n’y aura pas d’alliance, pas d’accord d’appareil ni d’accord tout court avec les extrêmes dans Marseille pour les élections municipales. Si certains en doutaient, ils peuvent être rassurés et nos adversaires politiques déçus car nous n’avons jamais été aussi courtisés. Ce retour aux valeurs essentielles du gaullisme, de l’identité de la droite et du centre, pose une autre question dans notre ville : est-ce que Benoît Payan aura vis-à-vis de la France insoumise et de l’extrême gauche, le même comportement. Je lui demande de s’engager aussi clairement que Martine Vassal et son équipe l’ont fait, sur une alliance de premier, deuxième ou troisième tour avec la France insoumise.

    Léo Purguette : Vous comprenez que ces paroles troublées aient pu choquer les Marseillais progressistes qui, en 2020, ont vu d’un bon œil la défaite du RN dans les 13-14 grâce au retrait d’une liste de gauche ?
    Ces Marseillais progressistes ont raison de rester fidèles à leurs valeurs qui sont aussi les miennes d’ailleurs. Ils ont raison d’exiger de la classe politique, clarté, constance, fidélité à une forme de tradition républicaine et gaulliste. Ce que je veux leur dire au nom de Martine Vassal et de toute l’équipe qui l’entoure, c’est que l’on porte la possibilité de ne pas choisir des gens à l’extrême droite qui veulent confiner les Marseillais pour lutter contre le narcotrafic et de l’autre côté, une extrême gauche qui veut désarmer la police municipale.

    Didier Gesualdi : La candidature d’Erwan Davoux et Nora Preziosi ne peut-elle pas vous prendre les quelques points qui risquent de vous manquer au premier tour par rapport au Rassemblement national ?
    Je ne suis pas sorcier. Je ne sais pas à qui Mme Preziosi et M. Davoux vont prendre des voix. Je ne sais pas quel est leur projet politique. Je ne fais pas de jugement de valeur, au fond chacun a le droit de se présenter en démocratie aux élections municipales. En vérité cette candidature n’a pas encore montré son vrai visage donc je n’ai rien à en dire.

    L’extrême droite

    Didier Gesualdi : Vous parlez d’amateurisme à propos du RN.Au-delà des valeurs, vous considérez donc qu’ils ne sont pas prêts pour gouverner Marseille ?
    Quand on fait de la politique, il faut avant tout penser aux Marseillais. On s’est posé la question comme n’importe qui : LFI, Payan, RN, pourquoi on les combat ? Pour des questions de valeurs, bien sûr, mais aussi parce qu’ils proposent aux Marseillais ne fonctionnera jamais. Quand on constate que M. Allisio, à Paris, dans ses activités de député de Marignane est capable de voter 36 milliards d’impôts supplémentaires sur le dos des Français ; quand on voit qu’il est capable d’aller se rallier à des propositions de la France insoumise pour créer plus de taxes, on voit bien la limite de leur exercice. Quand on voit leur réaction, assez indigne je dois dire, au moment des obsèques de Mehdi Kessaci où M. Allisio demande pendant les questions au gouvernement, l’état d’urgence pour Marseille, autrement dit le confinement des Marseillais pour lutter contre le narcotrafic, on voit bien que ces gens-là sont programmés pour sortir des punchlines sans aucune notion de ce qui ferait réussir Marseille.

    Léo Purguette : Dans le cadre de ces punchlines, Franck Allisio a dit qu’il réservait la présidence de son comité de soutien à Martine Vassal. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
    Rien, si ce n’est que Martine Vassal est au cœur de cette élection municipale. Tout le monde parle d’elle. Il y a trois blocs cohérents qui sont capables d’emporter la mairie de Marseille. Le nôtre est le seul à proposer quelque chose de rassembleur pour les Marseillais.

    La France insoumise

    Léo Purguette : Croyez-vous crédible – y compris chez les Marseillais de droite – d’assimiler Benoît Payan à l’extrême gauche ? Si c’est LFI que vous désignez, tout semble plutôt indiquer qu’ils souhaitent faire chuter le maire.
    M. Payan est dans un théâtre d’ombres qu’il a lui-même créé. Comme expliquer la présence dans son exécutif de M. Barles qui a affirmé son alliance avec LFI aux municipales. N’importe quel leader de gauche aurait mis fin à cette situation, de même que nous, dans nos secteurs, ceux qui transigent avec le RN perdent leurs délégations le jour même ou alors on leur demande leur démission. Comment expliquer qu’on ait des déclarations dans la presse de M. Payan qui s’étonne d’être attaqué par LFI et que M. Delogu, dans sa première interview de candidat annonce d’entrée qu’il souhaite trouver une alliance de second tour. C’est comme dans une enquête pénale, les preuves sont trop accablantes pour laisser le moindre doute. Je ne suis ni procureur ni juge mais je fais de la politique. La politique, c’est la clarté. Je pose la question sur votre plateau : M. Payan, pouvez-vous vous engager, formellement, solennellement, comme l’a fait Martine Vassal ces derniers jours pour le RN, à ne nouer d’alliance sous aucun prétexte avec LFI au second tour ?

    La santé

    Léo Purguette : Vous parlez de développer la ville, ça veut dire quoi ? Vous y mettez l’activité économique et les services publics ?
    Qui aujourd’hui propose un véritable développement du Port de Marseille comme véritable vivier d’emplois du futur ? Qui aujourd’hui s’engage pour la santé des Marseillais en termes de couverture d’accès aux soins ? Elle s’est encore aggravée puisque l’hôpital public vient de sortir du top 35 des hôpitaux français !

    Léo Purguette : N’est-ce pas plus imputable à la politique du gouvernement que vous soutenez qu’à celle du maire de Marseille ?
    Que je sache, le conseil de surveillance de l’assistance publique hôpitaux de Marseille est présidé par le maire de Marseille et son représentant, en l’occurrence la maire légitimement élue par les Marseillais en juin 2020, Michèle Rubirola.

    La gestion de Marseille

    Didier Gesualdi : Marseille est une ville fracturée, ça ne date pas du dernier mandat. Que proposez-vous pour corriger cela ?
    D’abord répéter toute la journée que ce n’est pas une fatalité.

    Didier Gesualdi : Ça l’a été sous Jean-Claude Gaudin, c’est peut-être pour ça que le Printemps marseillais a été élu.
    Mais en réalité personne ne veut fracturer Marseille sauf que dans les actes, dans les preuves d’amour comme on dit dans les relations sentimentales, il y a ceux qui font et ceux qui ne font pas. Je ne veux pas remonter à l’an pèbre pour vous parler de Robert-Paul Vigouroux ou de Jean-Claude Gaudin. Je veux vous parler des six années qu’on vient de passer. Il y avait une fracture réelle de la ville sur le sujet des écoles, l’état du bâti et aussi ce qu’on y faisait. L’État, en début de mandat, a mis un milliard d’euros sur la table en disant qu’on allait pouvoir rénover et reconstruire 87 écoles. On moment où je vous parle, il y en a eu au total uniquement 9 de réellement faites par la société des écoles de Marseille dans le cadre du plan Marseille en grand. Pendant ce temps, dans les transports vous avez eu des projets majeurs de développement du tramway et des bus à haut niveau de service, plus une modernisation du métro avec la totalité des crédits mis sur la table, utilisée par Mme Vassal.

    Léo Purguette : Vous parlez de preuves d’amour, la chambre régionale des comptes démontre par les chiffres que peu d’aides du Département sont allées à Marseille, n’est-ce pas un problème ?
    Je regarde les dynamiques et je constate qu’à l’époque de M. Guérini, le maître à penser et à agir de M. Payan, il y avait 7 fois moins d’aides et de subventions à Marseille qu’il n’y en a eu sous le mandat de Martine Vassal depuis 10 ans. On peut considérer que c’est jamais assez, que ce n’est pas suffisant mais…

    Léo Purguette : … Vous critiquiez à l’époque l’absence d’aide à Marseille.
    …7 fois plus que lorsque la gauche gouvernait ! Mais je vais plus loin : Martine Vassal a mis sur la table avec le Département et la Métropole un certain nombre de crédits, comme Renaud Muselier à la Région, qui n’ont jamais été engagés. Comme les crédits d’État, comme les crédits européens… Il y a un problème de gestion de cette ville et de capacité à se saisir des opportunités. Sinon, c’est dans les poches des Marseillais qu’on va piocher l’argent comme pour les galeries Lafayette. Benoît Payan est devenu au fil du temps le pire maire de l’histoire de cette ville.

    Didier Gesualdi : Il dit qu’en arrivant c’était la gabegie et qu’il a dû demandé un audit sur les finances.
    La Chambre régionale des comptes et la Ville détiennent un rapport tenu secret qui recense, l’ensemble de la situation de la Ville. Nous allons saisir la chambre la semaine prochaine pour demander, par souci de transparence et de rigueur démocratique, le contenu de ce rapport. Les Marseillais méritent de savoir dans quel état Benoît Payan a laissé la Ville, comme ils méritaient de savoir dans quel état Jean-Claude Gaudin l’avait laissée. Aucun fonds européen n’est allé dans les caisses de la Ville mais M. Payan est capable de venir sur votre plateau pour dégainer 50 millions d’euros pour acheter les galeries Lafayette.

    Léo Purguette : Sur ce même plateau, Mme Camard parlait des efforts de désendettement de la Ville. Vous êtes en désaccord ?
    Non, mais j’ai une nuance avec Mme Camard. Elle est dans le camp des décroissants, de ceux qui ne veulent pas le développement, le progrès. Elle était la suppléante de Jean-Luc Mélenchon. Elle pense que le centre ville mérite d’être dans l’état où il est. Elle en est très fière.

    La garde d’enfants

    Didier Gesualdi : Quelles propositions avancez-vous ?
    Regardez le sujet de la garde d’enfants. C’est un sujet très important pour l’équipe que je représente. On a une municipalité qui a été incapable de se saisir de cet enjeu sociétal et qui a dégainé à un moment un milliard d’euros d’urgence sans qu’on comprenne bien ce que ça voulait dire. Aujourd’hui vous avez des mères, et même des pères, des parents isolés qui ne sont pas en mesure de chercher un travail ou d’avoir une vie tout simplement, parce que le sujet de la garde des enfants est devenu un problème. Ça a des conséquences parce que certains- quand on n’a pas le choix – sont laissés à eux-mêmes.

    Didier Gesualdi : Comment on fait ?
    On porte avec Martine Vassal un droit opposable à la garde d’enfants. Ça se fait dans plusieurs villes d’Europe.

    Léo Purguette : Est-ce compatible avec vos exigences de rigueur budgétaire ?
    Bien évidemment, il y a des crédits qu’on peut aller chercher, notamment à l’Europe où Benoît Payan aurait pu se saisir de la main tendue par Renaud Muselier.

    Christophe Gleizes

    Léo Purguette : La condamnation de notre confrère Christophe Gleizes en Algérie a été alourdie en appel. Quelle est votre réaction ?
    Je suis particulièrement choqué comme beaucoup d’entre nous, y compris d’ailleurs des Marseillais d’origine algérienne et qui constate que ce régime ne sait répondre à la critique, à l’analyse, au journalisme que par la violence et les sanctions pénales. Ce qui me choque encore plus, c’est que Benoît Payan a donné une interview à So Foot, le journal qui employait M. Gleizes comme pigiste, et il n’a pas eu la dignité de dire un mot de lui. C’est un scandale. Surtout quand son propre député, M. Lhardit, est président du groupe d’amitié, France-Algérie.

    La question des lecteurs

    Jérôme Toul : Je trouve incompréhensible que Martine Vassal fasse campagne en critiquant son propre bilan sur la propreté et les commerces de centre-ville. C’est un acte de contrition ?
    Non, Martine Vassal a le mérite d’être lucide sur l’état de la ville mais tous les efforts qui ont été faits à la fois en termes de redynamisation du centre ville et de propreté ont été faits par la Métropole sur ce dernier mandat. Le vrai scandale dans le centre-ville de Marseille comme dans les noyaux villageois d’ailleurs, c’est l’absence total de sanctions. Aujourd’hui Benoît Payan a créé un permis de salir en ne sanctionnant et en verbalisant – alors que c’est sa compétence – seulement 200 personnes par an, là où une ville comme Nice qui a trois fois moins d’habitants, en sanctionne 2 000 !On a un problème parce qu’il a laissé s’installer une situation dans laquelle les habitants de Marseille ne descendent plus dans le centre ville, y compris à cause de l’absence de propreté, mais ce n’est certainement pas à cause de Martine Vassal.

  • Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    La Marseillaise : Vous inaugurez ce jour votre nouveau local de campagne. Que va-t-il vous apporter ?

    Magali Brunel : On veut ce local ouvert à tous, qu’il soit un point de rencontre et de départ, car il ne s’agit pas de s’ancrer dans le centre-ville mais de s’ouvrir vers les différents quartiers et l’ensemble des habitants. Il est en plus situé rue Jean Jaurès, un heureux hasard car le quartier de l’opéra est le cœur battant de Toulon. Et aussi car Jean Jaurès est celui qui croyait à l’éducation et aux luttes sociales, qui s’est battu contre la corruption et la peur de l’étranger. Ça correspond à notre vision de l’avenir.

    Votre début de campagne est mouvementé, avec des attaques envers la gauche dans le département, qui vous ont touché personnellement avec l’arrachage du panneau de la rue d’Oradour-sur-Glane déposé devant chez vous. Comment vivez-vous cela ?

    M.B. : Il y a de la tension, de l’inquiétude. On m’a cisaillé mes pneus récemment. Ça renforce ma détermination. Je suis résolue et je me dis que quand cette agitation se manifeste, c’est un signe de fébrilité et que notre message porte. Ça traduit la dynamique d’un projet dont la maturité est perçue par tous.

    LFI a aussi décidé de mener
    sa propre liste, en vous mettant en cause, en tant que socialiste. Que pensez vous de ce choix
     ?

    M.B. : Je suis tête de liste de Toulon en commun avant tout et c’est bien à Toulon en commun que LFI a tourné le dos, pas au PS. On regrette ce retrait, et que les militants LFI aient cédé aux directives nationales. Dans leurs rangs, certains sympathisants s’interrogent. Nous les accueillons à bras ouverts s’ils se retrouvent dans notre projet.

    Peut on encore imaginer une candidature unique à gauche ?

    M.B. : Nous l’espérons. Nous appelons à l’union la plus large possible. Le rassemblement doit se faire autour de valeurs et d’orientations. Il s’adresse à tous les progressistes, les humanistes, les encartés ou pas, parfois sensibles aux idées du centre, qui refusent les petits arrangements, ne veulent pas céder aux sirènes de la xénophobie, et veulent ouvrir une nouvelle page de l’avenir, plus sociale et plus écologique, à Toulon.

    L’extrême droite est donnée favorite sans avoir officialisé
    sa candidature, quelles sont vos armes pour remporter l’élection
     ?

    M.B. : C’est le projet. Nous y travaillons depuis des mois avec 400 personnes qui nous accompagnent dans nos actions. On développe un projet solide pour changer le quotidien des Toulonnais, et qui correspond à leur identité. On travaille sur le fond, et c’est à la fois par notre méthode, collective et participative, et par les propositions émanant du collectif, que nous convaincrons, et pas à coups de selfie. Le RN ne propose rien, madame Lavalette s’agite dans les médias nationaux, mais je ne la vois pas parler d’idées pour Toulon. Pour convaincre les gens de voter pour nous, on leur parle des réalités du quotidien. On s’attaque aux problèmes, on ne rejette pas la faute sur le national. Les problèmes de logement, d’éducation, de transport, de sécurité, c’est cela le quotidien. Des leviers existent et nous allons les activer.

    Votre liste est-elle prête ?

    M.B. : C’est l’étape suivante. Lors de la dernière assemblée nous avons établi des critères. L’idée n’est pas que chacun sauve sa place, mais de faire gagner l’équipe. La prochaine assemblée aura pour but de constituer une première équipe, avec un bouquet de compétences pour m’encadrer. Dans un dernier temps, on fera la liste complète. Chacun pourra y prétendre. Notre appel à l’ouverture n’est pas qu’un mot, Toulon en commun est un collectif de citoyens où on retrouve des personnes du monde associatif, encartées ou non, des syndicalistes. C’est cette diversité que nous représentons.

    « Nous appelons à l’union la plus large possible »