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  • LFI prône un projet « plus humain » sur la tranquillité publique à Avignon

    LFI prône un projet « plus humain » sur la tranquillité publique à Avignon

    Ne pas laisser le sujet de la sécurité à la droite et à son extrême. Un enjeu présenté, vendredi soir, par la liste insoumise de Mathilde Louvain, qui tenait une réunion publique sur la tranquillité publique au centre social Saint-Jean. Une thématique forte de campagne sur laquelle « on ne vient pas en réaction mais qui est une attente des habitants », souligne la tête de liste. Pour l’occasion, le député LFI de l’Essonne, Antoine Léaument, engagé dans un tour de France de la sécurité, était présent.

    Le parlementaire, qui avait rencontré les douaniers avignonnais l’après-midi, est venu casser de nombreux clichés « véhiculés par les médias d’extrême droite » et renverser les paradigmes : absence de travail, de logement, racisme sont autant « d’insécurités dont on ne parle pas ». Il pondère aussi les chiffres de la délinquance avec « une stabilité des homicides ». Antoine Léaument tape sur les politiques sécuritaires en place depuis des années : « Mettre du bleu dans les rues se fait au détriment des enquêtes et de la police judiciaire, on ne retrouve le meurtrier que dans 2 cas sur 3 ». Mais ce contexte posé ne fait pas un programme municipal. Mathilde Louvain promet « un travail de fond, coordonné, loin des paillettes, par de la présence humaine avec des médiateurs et des éducateurs, former les policiers sur les violences sexistes et sexuelles ». Pas question de céder à la course à l’échalote de celui qui promet le plus de policiers municipaux ou de caméras. « On souhaite revoir les missions de la police municipale qui doit être en proximité, cela peut passer par une augmentation des effectifs », assume la candidate qui veut s’opposer « au modèle du tout répressif ». « Alors que l’État se désengage, une loi envisage d’octroyer des pouvoirs judiciaires à la police municipale, on prend le problème à l’envers », se désole-t-elle. Loin de tout angélisme, Mathilde Louvain refuse « de fermer les yeux sur le narcotrafic », appelant surtout l’État à mettre des moyens pour faire tomber les réseaux, « ceux qui s’enrichissent vraiment et sont sur des yachts à Dubaï et pas les 8 victimes à Avignon l’an dernier », pointe Farida Mebarek (Génération.s), pour qui les « vraies victimes du narcotrafic sont les habitants ». Adjointe (DVG) aux sports, Zinèbe Haddaoui concède porter « une vision sur du temps long et pas très quantifiable avec le rôle des médiateurs ». « Quand on apporte aussi du beau, comme à la Plaine des sports, ça marche », ajoute-t-elle. Le sport, un remède à la prévention de la délinquance.

    LFI et ses alliés entendent aussi réclamer plus de moyens pour la santé mentale, « une question aveugle » de la tranquillité publique selon Julien De Benito, adjoint au maire et secrétaire départemental du PCF. « Au cours du mandat, j’ai été marqué par le fait que beaucoup de troubles à l’ordre public sont liés à des malades psy ou aux addictions, dont le suivi n’est pas à la hauteur, il faut plus de moyens pour l’hôpital psychiatrique », enjoint-il en piquant Olivier Galzi (DVD). « Avec des arrêtés anti mendicité, ce monsieur ne résoudra rien », conclut-il.

    Hervé de Lépinau candidat RN à Carpentras

    Le député RN Hervé de Lépinau remplace en urgence Christian Richaud Simoni comme tête de liste aux municipales à Carpentras. Ce dernier a été écarté par son parti pour des tweets racistes révélés mardi dernier par Libération. La priorité de Hervé de Lépinau ? « Nettoyer » la ville, selon des propos rapportés par la radio Ici Vaucluse.

  • LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »

    Un tramway de l’Hôpital Nord à la Valentine

    La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.

    L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture.»

  • Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    La Marseillaise : Comment se sont déroulées les discussions après l’annonce de Gaëlle Lévêque ?

    Fadelha Benammar-Koly : Nous nous sommes assez rapidement entendus pour partir sur un binôme d’élues issues de la majorité, à savoir Nathalie Rocoplan et moi. Il y a six mois, je n’étais candidate à rien, donc il a fallu se poser la question. Beaucoup de travail a été fait dans la précédente mandature, mais il en reste encore beaucoup. Nous avions envie de poursuivre ce qui a déjà été mené et de continuer l’union que nous avions avec d’autres forces à gauche.

    Quelles sont vos priorités ?

    F.B.-K. : Nous en avons cinq ! D’abord « une ville qui bouge », qui concerne l’économie, la mobilité, la culture et le sport. « Une ville qui protège », avec les questions de sécurité mais pas que car la protection c’est aussi le logement et la santé. « Une ville belle », avec l’occupation de l’espace public pour tout le monde. « Une ville fraternelle » car la solidarité est un pilier de la ville de Lodève et nous avons par exemple un plan de lutte contre la solitude. Et enfin « une ville qui dialogue », parce que les gens veulent s’impliquer et être entendus. Je crois beaucoup au trio élus, agents et citoyens. Nous sommes la liste des solutions.

    En quoi êtes-vous en rupture avec la municipalité sortante ?

    F.B.-K. : Nous aurons une liste renouvelée aux deux tiers. Il y a une envie de renouveau dans la ville et c’est normal. Nous sommes là pour concrétiser ce renouveau tout comme la continuité est importante car des projets et des programmes ont été enclenchés et il faut les mener à terme. C’est le cas pour le parc municipal ou le pôle d’échanges multimodal par exemple. Nous voulons aussi qu’il y ait plus de dialogue avec la population.

    Quelles sont vos propositions pour le cœur de ville ?

    F.B.-K. : J’ai pu faire un tour du centre avec un paysagiste et je me suis rendue compte que le centre-ville n’était pas bien identifié. Il y a tout un travail de signalétique à réaliser pour qu’il devienne une balade. Les aménagements piétons doivent aussi être revus. Et il faut revoir également le plan de stationnement pour pouvoir consommer dans les commerces de proximité.

    Pourquoi l’union avec l’ancien député insoumis Sébastien Rome n’a pas été possible ?

    F.B.-K. : Quand on veut l’union, on montre une attitude favorable à l’union. L’union existe avec notre liste qui s’appuie sur des socialistes, des communistes, des citoyens, Génération.s et peut-être demain les écologistes. Sébastien Rome veut l’union de la gauche derrière lui. Ce n’est pas une posture d’humilité, d’autant que tout le monde est uni et qu’il n’y en a qu’un qui est à l’extérieur.

  • Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Je suis inquiète. Ils disent qu’ils vont tout changer dans le centre-ville et que si le tabac n’a pas ouvert depuis trois semaines, c’est la faute de la mairie », lance, paniquée, Françoise en apercevant Fadelha Benammar-Koly déambuler dans le centre-ville de Lodève. « Ne t’inquiète pas », lui rétorque avec son habituel grand sourire celle qui est également élue régionale et que l’on dit proche de Carole Delga. La conseillère municipale socialiste ne passe pas inaperçue dans sa ville. Elle qui a grandi dans cette ancienne cité industrielle se souvient avoir joué dans la Grande rue et dans l’impasse surnommée par les bambins « le fond ». Aujourd’hui, elle vit toujours dans le cœur du village et elle ne peut faire deux pas sans être interpellée.

    « Ça, c’est une boulangerie extraordinaire qui n’est ouverte que deux fois par semaine. Ils ont tout compris. Regardez le monde qu’il y a. Ici, c’est la ressourcerie, qui fait partie du dispositif Zéro chômage », détaille-t-elle. Comme beaucoup de villes moyennes excentrées d’un grand pôle urbain, Lodève est particulièrement touchée par le chômage, qui culmine à 13,6%, soit près du double du niveau national. Pour tenter d’enrayer ce phénomène, le dispositif « Zéro chômage » s’appuie sur l’association L’abeille verte, qui a permis d’embaucher 160 personnes en CDI. « La ressourcerie n’est que l’une des treize activités que nous avons », explique Florent Cottinet, qui gère l’association. « Sur les 1 000 personnes sans emploi à Lodève, 500 sont déjà venues nous voir. Nous sommes très sollicités car beaucoup de Lodévois veulent travailler à Lodève. Il y a un vrai sujet de mobilité ».

    L’Abeille verte sera aussi au cœur d’une visite samedi 7 février du candidat Sébastien Rome accompagné pour l’occasion de Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise. L’ancien député de la circonscription a officialisé sa candidature à Lodève début janvier « pour changer Lodève ». Ancien adjoint de feu la maire socialiste Marie-Christine Bousquet, l’Insoumis est devenu très critique de la majorité sortante, notamment sur le manque d’écoute de la population.

    L’ancien député tape là où ça fait mal, car le manque de dialogue et de démocratie participative est une critique récurrente de la maire Gaëlle Lévèque. la tête de liste PS Fadelha Benammar-Koly l’a d’ailleurs identifié et propose des rencontres avec les habitants toutes les semaines au marché pendant toute la durée du mandat. Sébastien Rome a de son côté détaillé tout un programme pour une « démocratie vivante » qui s’appuie sur un budget participatif, un référendum d’initiative citoyenne locale, l’attribution de la présidence de la commission des finances à l’opposition et la création d’un conseil municipal des jeunes. « Nous voulons aussi que les citoyens puissent poser des questions, avant, après, voire pendant le conseil municipal pour remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants », ajoute-t-il.

    Claude Laateb sans programme pour l’heure

    Face à ces deux listes de gauche, deux candidats de droite ont annoncé leur volonté d’incarner l’alternance. Si le commerçant Jean-Michel Salvador propose en effet une liste « Ambition citoyenne pour Lodève  » , la menace de voir basculer Lodève à droite vient plutôt de Claude Laateb, à la tête de la liste « Lodève Autrement ». Chef d’entreprise et délégué de la Ligue professionnelle de football, le chef de l’opposition au conseil municipal, qui n’est pas encarté dans un parti politique mais assume un ancrage à droite, avait frôlé l’élection en 2020.

    S’il a déjà présenté sa liste, Claude Laateb consulte mais n’assume pour l’instant aucun programme. Il se cantonne à promettre « plus de rigueur dans les dépenses publiques » et la réalisation d’un « audit pour connaître réellement l’état financier de la ville » avant de « faire des promesses ». À un mois et demi du scrutin, le flou règne donc sur les grandes orientations qu’il souhaite mettre en place. « Pendant six ans, pas une idée, pas le moindre travail sur un dossier. Pensez-vous vraiment que donner la ville aux revanchards et aux retourneurs de veste va rétablir l’image de la commune ? », taclait de son côté, auprès de Midi Libre, Sébastien Rome pour évoquer la candidature de Laateb.

    Mais il reste toujours une inconnue avant le scrutin à Lodève : que va faire l’extrême droite ? Si le soutien du Rassemblement National à Claude Laateb a longtemps été évoqué, le candidat aurait finalement refusé tout rapprochement avec le RN. Rangée derrière l’ancien conseiller régional Gérard Maurin en 2020, l’extrême droite avait réalisé 6,45% des voix. Celui-ci travaille à la constitution d’une nouvelle liste mais semble rencontrer des difficultés puisqu’aucune annonce de candidature n’a encore été effectuée.

    « Nous voulons remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants »

  • A Aix, la justice désavoue en appel la direction de La France Insoumise

    A Aix, la justice désavoue en appel la direction de La France Insoumise

    Décembre dernier, 40 militants avaient attaqué LFI en justice, accusant entre autres le mouvement d’avoir « confisqué » l’assemblée municipale du 25 octobre dernier, au cours de laquelle Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa avaient été investis pour la campagne aixoise. Ils avaient été déboutés par la justice, avant d’interjeter appel. Verdict, ce jeudi 5 février. « La décision est défavorable au mouvement. La France Insoumise se pourvoit en cassation contre cette décision », annonce Alexis Bruneau, correspondant départemental du comité électoral.

    Pour Paul Le Gall, avocat des militants, la Cour suspend les « effets de l’assemblée municipale du 25 octobre » et se faisant, « la désignation des têtes de liste de LFI pour l’élection municipale d’Aix ». Selon lui, LFI « a deux possibilités : soit attendre un arrêt de la cour d’appel qui statue sur cette question, soit une nouvelle assemblée municipale pour désigner de nouvelles têtes de liste ».

    Une option que rejette LFI qui affirme que l’investiture de Julie Boronad n’est pas remise en cause car « la décision de désignation a été prise le 4 novembre 2025. Ce n’est pas une décision de l’assemblée municipale mais du comité électoral de la France Insoumise », explique Alexis Bruneau. Et de préciser : « Toute personne qui se présenterait sur une autre liste que celle qui est soutenue officiellement par LFI serait immédiatement suspendue du mouvement. »

  • À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    Une quatrième liste se lance dans la bataille des municipales à Miramas. « Ça parait un peu en retard, mais ça fait un an qu’on y travaille », assure Errol Ferrer, qui vient d’être désigné chef de file de la liste « Ensemble pour demain ». « Elle n’est pas issue d’un parti, mais d’un collectif citoyen d’une centaine de personnes qui a planché sur des axes programmatiques », explique le conseiller municipal d’opposition qui s’était présenté en 2020 sous la liste citoyenne « Miramas avec vous », récoltant 11,33% des suffrages.

    Parmi les priorités, la démocratie participative figure en bonne place. Le candidat souhaite notamment une refonte totale des conseils de quartiers en mettant en place « des représentants élus par les habitants avec un vrai pouvoir de décision et d’action et un vrai budget participatif ». Côté qualité de vie, la liste propose un moratoire sur l’artificialisation des sols, l’élaboration d’un plan de dynamisation et une ré-organisation du centre-ville pour profiter de la rénovation de la gare SNCF, qui a l’objectif d’accueillir 1,5 million de voyageurs d’ici 2030 contre 800 000 actuellement. Le programme sera présenté dans son entier lors d’une réunion publique le 20 février à la salle Colomb, en présence du député Manuel Bompard et de Caroline Ville, la France insoumise et les Écologistes ayant annoncé soutenir la liste citoyenne. « Le PS et le PCF [qui soutiennent le maire sortant DVG Frédéric Vigouroux, Ndlr] ne nous ont pas répondu », regrette Errol Ferrer.

  • Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    À travers un communiqué ce mercredi soir, le Printemps marseillais « exige des explications immédiates de Sébastien Delogu » après la publication d’un article du Canard enchaîné, de « nouvelles révélations d’une extrême violence », estime la majorité municipale sortante. L’hebdomadaire satyrique révèle en effet que, selon plusieurs sources judiciaires, le nom du député insoumis apparaît dans une enquête ouverte le mois dernier à Aix-en-Provence. Alors que deux personnes avaient été interpellées lors d’une intervention pour démanteler un point de deal, l’examen du téléphone d’un des suspects a dévoilé des échanges très réguliers avec le candidat Insoumis avec l’évocation à plusieurs reprises de livraisons de « colis », expliquent nos confrères.

    « Manœuvre électorale »

    « Il n’y a absolument rien de concret ou matériel dans ce qui est dit, c’est de la rumeur pour déstabiliser à l’approche d’une élection ! » s’indigne auprès de La Marseillaise l’entourage du parlementaire, qui estime qu’il s’agit là d’une nouvelle offensive médiatique contre les Insoumis. Et d’ajouter que « le Printemps marseillais se déshonore à suivre les manœuvres de Franck Allisio [le candidat du RN, Ndlr.] ». L’extrême droite dès la matinée avait bondi sur la nouvelle pour réclamer des tests de dépistage pour tous les candidats.

    « Dans notre ville ensanglantée par le narcotrafic et alors que la Commission nationale des comptes de campagne et des formations politiques alerte sur le risque d’ingérence des narcotrafiquants dans la campagne des municipales, toute forme de lien avec eux doit être combattue et condamnée avec la plus grande fermeté », insiste de son côté le Printemps marseillais.

  • [Entretien] René Revol : « La commune doit être ce lieu d’autodétermination des habitants »

    [Entretien] René Revol : « La commune doit être ce lieu d’autodétermination des habitants »

    La Marseillaise : Certains se cachent. Pourquoi assumer d’être de gauche ?

    René Revol : Pour être clair vis-à-vis des citoyens qui doivent savoir pour qui ils votent. On assiste à une valse des étiquettes. Je ne me cache pas, je suis à la France Insoumise mais sur ma liste on a aussi une dizaine de colistiers LFI, d’écologistes, PCF ou PS. D’autres ne sont pas encartés mais de sensibilité de gauche. Je suis le suppléant de la députée Nathalie Oziol (LFI), j’ai appelé à voter Sylvain Carrière (LFI). Cet engagement a un lien avec la gestion de ma commune mais je ne le confonds pas. Je fais ma liste en fonction d’un programme communal.

    Entre l’austérité de l’État et les compétences qui filent aux Agglos, ça vaut encore le coup d’être maire ?

    R.R. : Oui mais il ne faut pas renoncer. L’article 72 de la Constitution établit la libre administration des communes, principe aux origines de la République. La commune doit être ce lieu d’autodétermination de la population. Elle peut devenir le lieu de réappropriation du pouvoir par les citoyens, pour bousculer l’ordre établi. Les obstacles sont réels : étranglement financier et perte de compétences. Il faut dire nos engagements prioritaires. Ici, on a réalisé 95% de nos promesses. Il faut aussi être présent en force à la Métropole, pas se soumettre pour une subvention. L’époque Frêche est révolue. J’ai apporté la preuve que c’était possible avec Saurel puis Delafosse. On a fait la régie publique de l’eau avec les premiers m3 d’eau gratuits. Je souhaite une régie publique de l’énergie et baisser les tarifs.

    Pourquoi être opposé aux projets routiers du COM et du Lien ?

    R.R. : Je ne suis pas contre le Contournement ouest (COM) mais pour une 2 fois 2 voies (pas 4 voies), sinon c’est un statut autoroutier avec 90 ou 110 km/h, un aspirateur à voitures et à camions. Sur la Liaison d’évitement nord (Lien), on a perdu en Justice. J’avais proposé un autre tracé, balayé, qui ne passe pas à 200 mètres des maisons du Pradas. J’en prends acte et je demande au Département non pas une glissière mais un mur de 2 mètres pour l’isolation phonique.

    Vous travaillez avec Michaël Delafosse mais soutenez Nathalie Oziol. Est-ce conciliable ?

    R.R. : Je suis le suppléant de la députée Nathalie Oziol sur un mandat national. Je ne suis pas candidat à Montpellier. Je me réjouis que les Insoumis se présentent dans de nombreuses grandes villes. Ce sont mes amis mais je ne mènerai pas campagne excepté à Grabels avec un projet pour ma ville et la Métropole. Je tire trois points positifs du bilan de Michaël Delafosse : La gratuité des transports, celle de l’eau et le fait qu’on regarde enfin en face nos 110 000 tonnes de déchets. Je suis pour transformer Ametyst en chaudière CSR sans effet sur l’environnement et faire baisser la taxe d’ordures ménagères. Je regrette le manque d’efforts sur la construction de logements et je salue la recherche du consensus pour l’intérêt général.

    Comment empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ?

    R.R. : L’exemple Mamdani parti de 1% et devenu maire de New York. Il faut une réponse populaire alternative crédible qui marque l’espoir. Si la gauche se rassemble sur une rupture écologique, sociale, populaire, démocratique, elle a des chances. Sinon elle explosera et sera balayée. La pénétration de l’extrême droite dans la société est telle qu’il faut une véritable insurrection électorale populaire.

  • Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    William Sylvestre Da Silva officialise sa candidature aux couleurs de la France insoumise. Le parti avait annoncé constituer une liste il y a une semaine, lors d’une réunion publique organisée le 26 janvier. C’est finalement son chef de file, Port-Saint-Louisien de 32 ans, qui en prend la tête. Engagé dans le milieu associatif et politique local, il a été trésorier de l’antenne de la Ligue des droits de l’Homme avant de rejoindre le parti en tant que militant en 2016.

    Si sa liste a été rejointe par les Écologistes, l’union avec le PCF, qui avait présenté Aurélie Grach sous l’étiquette de la gauche unie, dès le mois de septembre, n’est plus à l’ordre du jour. LFI annonce que les négociations « n’ont pas permis de garantir une représentation politique pleine et effective », condition qu’elle considère comme « indispensable pour défendre loyalement les accords programmatiques et les orientations de rupture » qu’elle porte.

    « L’union ne peut être ni décorative ni déséquilibrée », explique l’organisation par voie de communiqué. « Notre ligne garde sa clarté : nos adversaires restent la droite, l’extrême droite et la macronie, dont les politiques ont durablement fragilisé les classes populaires, les services publics et la démocratie locale. »

    La liste insoumise et écologiste sera présentée dans les semaines à venir. Les rendez-vous qui jalonneront la campagne seront prochainement annoncés.

  • Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Une restauration solidaire bio avec trois tarifs en fonction de ses revenus (La Cantina). Une crèche avec une maison de la famille et de l’enfance. Une maternelle (Pierre-Soulages) et des logements sociaux arborés à taille humaine (Le Stradivarius). Au cœur du quartier moderne de la Valsière, l’ancien terrain vague devenu la place Pablo-Neruda est un condensé du projet de René Revol à Grabels. « Ça sent bon l’Amérique du Sud, ici ! », s’amuse l’élu Franck Fiandino face à la mairie de proximité Frida-Kahlo.

    Avant l’élection de René Revol en 2008, la Valsière comptait 2 400 habitants. Un « patchwork de propriétés privées sans même une boulangerie », se souvient l’ancien socialiste devenu Insoumis. Quatre mille Grabellois y vivent aujourd’hui avec services publics et commerces de proximité. Et ce n’est pas fini. Tout en stoppant l’étalement urbain – des terres de la plaine de l’Est ont été rachetées (dont une parcelle par la mairie) pour un projet agricole. La municipalité de gauche (si elle est reconduite) projette de transformer la place bétonnée du supermarché Lidl en une « esplanade marchande et conviviale » avec des « sols désimperméabilisés à 50% ». « On veut en finir avec le modèle de la ville SimCity qui cloisonnait le logement, l’emploi et les commerces », explique Franck Fiandino, adjoint aux finances et à la transition écologique.

    Continuer à grandir sans perdre son âme, ses valeurs, ses racines millénaires. C’est le challenge que s’est fixé René Revol dès son premier mandat. Ainsi dès 2015, à l’instar d’un cœur de village devenu trop étriqué, la mairie s’est déplacée près de la Poste. En ce lundi 26 janvier, le soleil illumine la place Jean-Jaurès accessible et qui n’attend que le printemps pour dévoiler son côté végétal. Sur le boulodrome aménagé, les pétanqueurs qui profitent de l’accalmie n’y prêtent plus attention mais tout est là. Le centre socio-culturel Gutenberg. Derrière le CCAS et une épicerie solidaire. Devant un parking gratuit (ça devient rare) et surtout le nouvel hôtel de Ville. Là encore, l’inscription « Maison commune » illustre la volonté de rendre service et d’accueillir tous les publics.

    Dans une société exaspérée qui parfois se radicalise, tolérance et solidarité ne vont pas de soi. Pas plus tard qu’en septembre 2025, le torrent d’insultes reçues par le maire – qui avait dressé le drapeau palestinien pour soutenir le peuple de Gaza massacré – rappelle que la fraternité et le vivre ensemble sont un enjeu quotidien pour les progressistes. En 2023 déjà, René Revol avait été pris à partie en marge d’une manifestation par un individu d’extrême droite.

    C’est par des réalisations concrètes que le maire LFI veut combattre la haine, le repli. La rénovation de l’école Delteil en est un bel exemple. Parvis réaménagé, récupération des eaux de pluie, bois, isolation phonique, thermique et assez de panneaux solaires pour rendre autonomes tous les bâtiments publics de la commune… Ce n’est pas un hasard si l’établissement qui accueille 400 élèves a obtenu la plus haute certification « bâtiment durable Occitanie or ». « L’été dernier, sans clim, la température est restée de 10 degrés inférieure à celle de dehors », insiste Franck Fiandino. Pour un total de 5 millions d’euros, l’école, dotée d’une cantine avec 100% de produits bio et en circuits courts, a été repensée pour valoriser le projet pédagogique. Dehors, des espaces de jeux conçus pour favoriser la mixité. Des lavabos extérieurs aux toilettes pour éviter le harcèlement entre enfants. Des nichoirs à oiseaux, des espaces verts aménagés pour tenir des cours en harmonie avec la nature et même un jardin pour apprendre à planter. « Cette école, c’est un bijou », lâche René Revol, fier du travail accompli.

    Les Granges rénovées

    À quelques pas de là dans le centre ancien, est en cours le vaste chantier de rénovation des Granges. À partir de ses arches de 1901, s’effectue la reconstruction de ce qui deviendra en octobre une salle de spectacles de 150 places labellisée jeune public. L’ancienne mairie attenante accueille déjà une bibliothèque pour tous, un gîte communal sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la compagnie théâtrale internationale alligator (CIA). Et très bientôt, un café associatif poussé par la municipalité. Tisser du lien social, encore et toujours à l’instar du Calvaire religieux récupéré et devenu parc municipal.

    Depuis 18 ans Grabels poursuit sa mue en cherchant à rester à l’écoute de ses habitants. Devant les Granges, un membre de l’association La Dentellière croise René Revol. « Monsieur le maire, vous nous ferez un beau revêtement hein, qu’on puisse faire un loto sous les arbres ! ». Message reçu.

    Deux listes concurrentes divers droite se présentent. Elles sont conduites par Pascal Heymes
    et
    Régis Morvan.