Tag: Les Ecologistes

  • À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    Une quatrième liste se lance dans la bataille des municipales à Miramas. « Ça parait un peu en retard, mais ça fait un an qu’on y travaille », assure Errol Ferrer, qui vient d’être désigné chef de file de la liste « Ensemble pour demain ». « Elle n’est pas issue d’un parti, mais d’un collectif citoyen d’une centaine de personnes qui a planché sur des axes programmatiques », explique le conseiller municipal d’opposition qui s’était présenté en 2020 sous la liste citoyenne « Miramas avec vous », récoltant 11,33% des suffrages.

    Parmi les priorités, la démocratie participative figure en bonne place. Le candidat souhaite notamment une refonte totale des conseils de quartiers en mettant en place « des représentants élus par les habitants avec un vrai pouvoir de décision et d’action et un vrai budget participatif ». Côté qualité de vie, la liste propose un moratoire sur l’artificialisation des sols, l’élaboration d’un plan de dynamisation et une ré-organisation du centre-ville pour profiter de la rénovation de la gare SNCF, qui a l’objectif d’accueillir 1,5 million de voyageurs d’ici 2030 contre 800 000 actuellement. Le programme sera présenté dans son entier lors d’une réunion publique le 20 février à la salle Colomb, en présence du député Manuel Bompard et de Caroline Ville, la France insoumise et les Écologistes ayant annoncé soutenir la liste citoyenne. « Le PS et le PCF [qui soutiennent le maire sortant DVG Frédéric Vigouroux, Ndlr] ne nous ont pas répondu », regrette Errol Ferrer.

  • La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La liste « Uni.e.s pour Draguignan » poursuit son cycle de consultations. Vendredi, ce sont les thèmes du logement, de la santé et des discriminations qui ont été portés par l’équipe progressiste, lors d’une nouvelle réunion publique.

    La première thématique avait fait l’objet d’une enquête auprès des habitants. Il en ressort « un mal-logement chronique dans les quartiers prioritaires : logements dégradés, problèmes d’isolation… 62% des sondés renoncent à se chauffer pour des raisons financières », analyse Sylvie Borgogno, colistière (LFI). Les prix des logements demeurent par ailleurs prohibitifs pour 67% des personnes interrogées.

    Pour un centre de santé

    Pour lutter contre la précarité, la liste souhaite encadrer les loyers, favoriser l’accession sociale à la propriété et lancer un programme de rénovation pour intensifier le « zéro logement vacant » et atteindre les 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU, dont la construction sera priorisée. L’ensemble doit être réalisé selon un modèle durable, qui s’appliquerait également aux nouveaux programmes immobiliers.

    Concernant la santé, « comme partout en France, il y a un manque de médecins. On est classé en zone d’action complémentaire (ZAC) par l’ARS, on n’est pas complètement sous-doté par rapport aux zones d’intervention prioritaires, mais des gens sont tout de même obligés d’aller jusqu’à Fréjus », analyse Sylvie Borgogno. Alors que 42% des sondés renoncent aux soins faute de moyens et de médecins, que 58% se disent insatisfaits par les services hospitaliers et que 72% ont des difficultés à trouver un spécialiste, « Uni.e.s pour Draguignan » propose de créer un centre de santé (avec des médecins salariés et sans dépassement d’honoraires), un service de téléconsultation et de médecine de garde. La liste souhaite également encourager l’installation de médecins en finançant des étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer cinq ans à Draguignan.

    La liste veut aussi favoriser la pratique du sport, la prévention (addiction, santé mentale…), l’environnement (transports verts, végétalisation…) et la nutrition (cantines et marchés bio, épicerie solidaire municipale, repas itinérants à faible coût dans les quartiers prioritaires…).

    Enfin, sur le volet discriminations, la liste veut mettre en place un guichet municipal destiné à la lutte contre les discriminations et les violences intrafamiliales, assorti d’un service d’accompagnement psychologique. Elle souhaite également renforcer les subventions aux associations œuvrant dans ces domaines et augmenter les capacités d’accueil d’urgence. Un plan de prévention est également prévu, incluant des ateliers d’initiation aux métiers de la tranquillité publique, ainsi qu’un moratoire et un audit sur la vidéosurveillance.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • L’union de la gauche fait du logement une priorité à Allauch

    L’union de la gauche fait du logement une priorité à Allauch

    « C’est toute une philosophie nouvelle que nous portons, assure le communiste Frédéric Dutoit. La liste “Allauch à gauche” offre une autre perspective. »

    « On doit sortir de la logique “eux contre nous” », donne comme image, peu avant, Dorothée Sudan (LFI), 34 ans. « Allauch mérite mieux que la gestion actuelle. Cette ville de 20 000 habitants n’est plus le petit village provençal. Il faut une gestion beaucoup moins conservatrice, qui accueille les nouveaux arrivants », plaide le socialiste Vincent Coulomb. Après l’ère Roland Povinelli, maire socialiste a qui a enchaîné les mandats (jusqu’à huit, avant de décéder entre les deux tours des municipales de 2020), la commune est tombée dans l’escarcelle du maire (LR) Lionel de Cala.

    Gratuité des transports

    Alors que la présentation chorale du programme se poursuit, Dorothée Sudan annonce : « Le logement est une priorité. C’est un sujet important de notre programme. Nous voulons stopper la pénalité de 1,3 million d’euros par an que paie la commune pour défaut de logements sociaux. » Le jusqu’au-boutisme du maire Lionel de Cala, qui refuse la construction de ces logements, « pousse les jeunes à quitter la commune », dénonce Vincent Coulomb. La liste « Allauch à gauche » veut renverser la vapeur « et relancer la construction de logements collectifs dont la moitié serait financée par des fonds publics ».

    Au chapitre « Protéger », la liste entend par exemple créer « une maison de santé ». « Il y a un hôpital à Allauch, mais il n’y a plus de services d’urgence. Cette maison pourrait déjà faire un premier diagnostic, avant d’orienter les patients vers la Timone à Marseille. » Le quatuor de la liste souhaite aussi « étudier un retour en régie publique de l’eau pour garantir un prix juste ».

    À l’école, les fournitures scolaires comme la cantine deviendraient gratuites. Alors qu’Allauch étouffe à certaines heures sous les gaz d’échappement et une circulation intense, « Allauch à gauche » veut « repenser les déplacements », pour mieux respirer, appuie Denise Triscari (Les écologistes). « Nous voulons également mettre en place la gratuité des transports en commun pour encourager leur usage. » Dans la besace de la liste figure aussi la création d’un parc public. « Cela faisait trop longtemps que les valeurs de gauche n’avaient pas été portées à Allauch », souligne Vincent Coulomb. Tout en alertant : « Il ne faut pas que la commune tombe aux griffes du RN. »

  • Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    La liste « Six-Fours à Gauche, Écologiste, Régionaliste et Citoyenne » a réuni une partie de ses soutiens, mercredi, pour une conférence de presse destinée à présenter les grandes lignes de son projet municipal. Cette liste rassemble de nombreuses forces progressistes (PC, PS, GRS, Parti occitan, Génération.s, Régions et Peuples Solidaires et l’Après).

    Elle a récemment été rejointe par les Écologistes, qui apportent leur soutien, sans y compter, pour l’instant, de colistiers. « Ça a pris du temps, car on voulait voir si le programme était vraiment écologiste. On a été rassuré », explique Claudie Cartereau, tête de liste de l’union des gauches à Ollioules.

    Le programme sera présenté prochainement. Il reposera sur plusieurs axes forts : respect des 25% de logements sociaux de la loi SRU, transports gratuits, création d’un tramway et d’un centre de santé, souveraineté alimentaire, police de proximité…

    Autre priorité : la lutte face à la droite et au maire (LR) Jean-Sébastien Vialatte, qui « se dilue dans l’extrême droite », soutient la tête de liste Pascal Cabras, citant notamment « le partenariat conclu entre la mairie et la maison d’édition Fayard » détenue par le milliardaire Vincent Bolloré. « C’est un acte militant de la part de M. Vialatte », dénonce-t-il. Le RN aura de son côté pour candidat, pour la quatrième fois, le député Frédéric Boccaletti, « une personne sulfureuse. Un repris de justice, condamné pour violences en réunion il y a des années », rappelle Laurent Gilbert, de l’Après 83. Alors, pour vaincre « ces deux menhirs, notre potion magique, c’est l’union », martèle Pascal Cabras.

  • Soutien de LFI à Avignon, la cheffe de file écolo est hors jeu

    Soutien de LFI à Avignon, la cheffe de file écolo est hors jeu

    Samedi, lors du premier meeting de campagne de Mathilde Louvain (LFI), outre la présence de la députée LFI Mathilde Panot, une autre personnalité a été remarquée : Sabah Badji. Cheffe de file des Écologistes pour les municipales, elle n’a pas pris la parole, mais a été invitée à monter sur scène et a été présentée comme soutien. Problème, son parti s’est positionné, en novembre, pour une alliance avec la liste de David Fournier (PS).

    « Je rejoins la liste de Mathilde Louvain en tant que société civile », confie Sabah Badji à La Marseillaise, assumant de fait de perdre son statut de cheffe de file. « Clairement, je ne me retrouve pas dans la campagne conduite par le candidat du Parti socialiste. Il n’y a ni projet de rupture, ni écologie ambitieuse à la hauteur des enjeux actuels », poursuit-elle dans un communiqué, déplorant « l’attitude et les négociations sournoises menées en coulisses », au détriment « de la construction programmatique ».

    Le choix de Sabah Badji n’est pas une surprise, elle qui plaidait pour un soutien de son parti à LFI. « On l’a suspendue dans la journée », réagit François Thiollet, membre du bureau national des Écologistes et représentant de la tutelle du parti dans la région : « Elle ne jouait pas le jeu de l’alliance avec le PS, ne faisait pas campagne, on aurait pensé qu’elle serait partie dès novembre. » Désignée cheffe de file en juin face à Jean-Pierre Cervantès, élu d’opposition, Sabah Badji n’a pu assez convaincre en interne pour faire alliance avec LFI.

  • Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Contrairement aux candidats se réclamant du courant socialiste dispersés sur les listes de la maire candidate Paulette Gougeon, de Stéphane Dalle, l’ex-adjoint de l’édile Pierre Soujol décédé en juin 2025 ou de Stéphane Muscat, ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (divers droite), écologistes, insoumis et communistes ne se réclament pas de la majorité sortante. « Ça ressemble à l’après De Gaulle. Tous se revendiquent héritiers de Pierre Soujol et se tapent dessus », s’amuse l’écologiste Lise Florès. « À droite, c’est le bal des hypocrites, ils se trahissent les uns les autres », confirme l’Insoumis Bruno Gagne qui se méfie aussi de l’extrême droite qui pourrait être incarnée par Antony Belin ou Julia Plane et Thierry Razigade.

    Pour l’heure les têtes de listes de « Lunel collectif » (Lise Florès) et de « l’Union populaire Lunel, fière et solidaire » (Bruno Gagne) tracent chacun leur route. Mais un rapprochement est à l’étude, au moins dans l’entre deux-tours. « Nos portes sont grandes ouvertes. Les écologistes ne sont pas nos adversaires, faisons chacun le maximum », pose le cégétiste. « Une union est envisageable pour nous, y compris avant le 1er tour », confirme la fonctionnaire cadre territorial.

    D’ici là, chacun avance ses propositions pour redonner un élan à la 5e ville de l’Hérault (26 600 habitants) située au cœur de la vallée du Vidourle, aux portes de la petite Camargue. Une ville forte de ses traditions (bouvine) et riche de son histoire romaine mais aujourd’hui pauvre, abîmée et prise en étau entre Nîmes et Montpellier.

    Le PCF a fait le choix de rejoindre LFI qui « assume son étiquette de gauche et veut transformer les choses », insiste François Got. Le communiste veut profiter de l’immobilier libéré par le projet de nouvelle caserne au mas de Fourques et du déplacement de l’accueil 3e âge vers la clinique pour imaginer de « nouveaux logements et des crèches ». Il souhaite aussi « s’attaquer aux marchands de sommeil » et construire des logements sociaux (1 430 familles en attente). Bruno Gagne ajoute le besoin « d’attributions transparentes, d’encadrement des loyers et de contrôles sur la salubrité des logements en location ».

    Du côté de la liste d’union citoyenne de la gauche et des écologistes, Lise Florès veut privilégier la « densification ». « L’étalement urbain pour faire venir des entreprises, c’est comme la stratégie du ruissellement, ça ne marche pas. » Pour créer de l’emploi, l’écologiste préfère « partir des besoins » et cibler « les métiers en tension » (agriculture, services à la personne, rénovation énergétique…). Comme Bruno Gagne qui vise « les circuits courts, les produits locaux », veut des « cuisines centrales municipales » et « les premiers m3 d’eau gratuits », Lise Florès souhaite créer des « régies publiques » dans des fermes (insertion, bio), pour le service à la personne, pour la culture (école de musique) ou le social.

    Persuadée que « le tout sécuritaire est voué à l’échec », l’écolo prône la prévention via des « médiateurs » de quartiers. Bruno Gagne insiste aussi sur la nécessité de « redonner le pouvoir aux habitants ». L’Insoumis promet des conseils de quartiers dès 16 ans, un budget participatif et des votations citoyennes (RIC) sur les sujets majeurs comme la déviation Sud de la route nationale (RN) 113. « Il y a trop de bouchons, de bruit, de pollution. Nous allons réétudier toutes les options ». Pour « protéger les terres agricoles », Lise Florès est plus catégorique. « La déviation est un faux nez qui ne réglera pas le problème. Il faut des mini-bus inter-quartiers, des pistes cyclables et des espaces piétons. » Une manière de dire que la grande rénovation entreprise au centre-ville de Lunel n’est pas suffisante.

  • À Béziers, Robert Ménard tente de faire illusion avec un budget serré

    À Béziers, Robert Ménard tente de faire illusion avec un budget serré

    Robert Ménard présidera-t-il à nouveau le conseil municipal de Béziers ? À deux mois des élections, le maire d’extrême droite a dirigé pour la dernière fois de la mandature le conseil le 19 janvier, avant de remettre son fauteuil d’édile en jeu en mars.

    L’occasion de faire voter un dernier budget qui inquiète les oppositions. D’un montant global de 202,894 millions d’euros, celui-ci est en baisse de 21,106 millions par rapport au précédent. Le budget de fonctionnement est en hausse de près de 1,5 million d’euros (142,038 millions au total) tandis que celui des investissements connaît une baisse drastique de 22,544 millions d’euros (60,86 millions).

    « C’est le plus faible budget d’investissement depuis le début de la mandature, puisqu’il était de 67,87 millions au budget primitif (BP) de 2021, de 81,195 millions au BP 2022, de 69,7 millions au BP 2023, de 74,9 millions au BP 2024 et enfin de 83,4 millions au BP 2025 », avance Nicolas Cossange, élu PCF d’opposition. Des investissements qui laissent l’impression que l’édile a juste embelli le centre-ville et les Allées Paul-Riquet, restaurées. « Vous avez dit qu’en embellissant la ville, on réglerait les problèmes de fond comme la pauvreté, l’insécurité, le chômage, qu’on attirerait des investisseurs, etc. Mais c’est un pari perdu. Certes, le centre-ville est plus joli mais sur les autres sujets, c’est un échec. Et on va constater qu’il n’y a aucune proposition pour vraiment traiter en profondeur les difficultés de la vie quotidienne à Béziers », observe Thierry Antoine, élu d’opposition des Écologistes et tête de liste du Printemps de Béziers, liste d’union de la gauche.

    Un maire magicien ?

    Pas d’inquiétude pour Robert Ménard. Il préfère mettre en avant les « 279 millions d’euros investis depuis 2020 [année de sa réélection, Ndlr] » ainsi que le ratio de solvabilité, indicateur donnant le nombre d’années pour désendetter la commune. « Quand je suis arrivé à la tête de la mairie [en 2014, Ndlr], ce ratio était de 9,2 ans. Aujourd’hui, on finit à 4,7 ans », avance l’édile. Sauf qu’à y regarder de plus près, celui-ci était de 4,6 ans en 2022, 4,7 en 2023, 5 en 2024 et 5,3 en 2025… Sur ce dernier ratio, la Ville indique que « ce n’est qu’une précision, des recettes restant encore à comptabiliser ». Mais force est de constater que ces « recettes » ont été comptabilisées par le maire sans être présentées.

    Les élections approchant, Ménard se transformerait-il en magicien, donnant des coups de baguette magique pour verdir les chiffres ? « Il a fait un budget très serré pour limiter la casse apparente. Mais s’il veut investir à nouveau à l’avenir, il va bien devoir aggraver la dette. Et comme l’épargne brute n’a pas vraiment de marge de manœuvre, le ratio fera un mauvais bond en avant sur le prochain budget ou le suivant », s’inquiète Nicolas Cossange.

  • Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    A deux mois du 1er tour des municipales, dimanche 15 mars, le faux suspense est sur le point de s’achever à Montpellier. Après avoir « pris le temps de la réflexion en famille » durant les fêtes, Michaël Delafosse devrait révéler sa décision dans les tous prochains jours.

    C’est en tout cas le souhait de l’ensemble de ses compagnons de route du mandat qui s’achève ainsi que des nouveaux soutiens fraîchement ralliés. « Nous avons besoin de Michaël Delafosse pour nous mener à bon port. Nous l’appelons à se porter candidat pour un nouveau mandat », déclare, mercredi 14 janvier, l’adjoint Sébastien Cote qui sera son directeur de campagne.

    En réalité, tout est déjà dans les tuyaux. Depuis septembre, pendant que les opposants critiquent une ville en travaux, les partisans du maire distribuent des tracts et peaufinent le futur programme « apaisé » rassurent-ils. Ne manque à l’appel que le capitaine qui devrait s’exprimer en début de semaine.

    D’ici là, tous expliquent pourquoi ils poursuivent l’aventure. Le satisfécit autour du bilan en priorité. 5e ligne de tramway, 50 000 arbres plantés, police des transports et brigade du logement social créées… « Les engagements pris en 2020 ont été tenus », salue la présidente du groupe PS, Julie Frêche. Hervé Martin (PCF) n’oublie pas les mesures du bouclier social : « On a fait la gratuité des transports, la tarification sociale des cantines, le coup de pouces pour les inscriptions sportives et culturelles… C’est la preuve qu’on peut transformer la vie des gens ». Sans oublier la gratuité des 15 premiers m3 d’eau, la création d’une mutuelle communale ou d’une unité mobile pour le dépistage dans les quartiers. « En matière de santé, il y a un avant et un après. Montpellier a encore besoin de Michaël Delafosse », complimente Élodie Brun-Mandon. Issue de la société civile, elle assure que le maire est à l’écoute. « Ça m’horripile d’entendre qu’il déciderait seul ».

    Si les militants Verts ont majoritairement voté pour une liste du député Jean-Louis Roumégas, les élus écolos de la majorité soutiennent toujours Michaël. Delafosse. « Les gens ne veulent pas que les écologistes soient divisés. Ce bilan est une grande fierté. On n’a pas d’ennemi à gauche », affirme Marie Massart. Un temps fâché après le gazage de chauve-souris, Eddine Ariztegui (Parti animaliste) poursuit lui aussi, saluant le financement d’un « hôpital pour la faune sauvage ».

    Une campagne « digne »

    Attaché à la défense de la laïcité et au développement économique, Michel Aslanian (PRG) devrait lui aussi être sur la liste. De même que Radia Tikouk (Génération Écologie) et bien d’autres. Parmi les ralliés récents, Nelly Lacince (GRS) explique avoir été « bluffée par la construction de la ligne 5 en 5 ans ». Membre de l’Engagement d’Arnaud Montebourg, Olivier Andrieu estime que « Michaël Delafosse a une vision pour Montpellier » qui doit être « réindustrialisée ». Quant à Muriel Ressiguier, elle se dit prête à œuvrer pour le logement. L’ex-députée Insoumise, éjectée par Jean-Luc Mélenchon, a tourné la page LFI. « Laissons la haine aux haineux. Dans un monde qui change, essayons de faire de Montpellier une ville qui résiste à l’obscurantisme. On doit résister plutôt que discuter des virgules dans un tract. Je veux parler aux cerveaux et aux cœurs, miser sur l’intelligence et l’humanité ».

    Les listes devant être déposées le vendredi 26 février au plus tard, il reste quelques semaines pour constituer celle de la majorité sortante. « On va trouver un équilibre politique, chacun doit trouver sa juste place », promet Sébastien Cote.

    « On est fort d’un bilan »

    En charge des négociations avec les partenaires, le Christian Assaf se dit enthousiaste. « Cela n’a jamais été aussi simple, on est fort d’un bilan ». L’élu socialiste espère juste ne pas revivre les coups bas de 2020 lors de la campagne « la plus folle » de France. « On voit avec la colère des conchyliculteurs dirigés par le RN que le désordre du monde est aussi à Montpellier. L’heure n’est pas à la revanche ». Et S. Cote de souhaiter une campagne « digne ». « En 2020, Michaël Delafosse avait dû aller voter sous escorte policière. »

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».