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  • « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    C’est l’aboutissement de plusieurs années de travaux et un beau symbole. La Marseillaise inaugure ce lundi ses nouveaux locaux. Dans ces lieux, pris par les armes par nos fondateurs au journal collaborationniste Le Petit Marseillais, pendant les combats pour la Libération de Marseille, des générations de salariés se sont succédé pour faire vivre le journal de la Résistance.

    1 000 mètres carrés complètement remis à neuf avec désormais un espace pouvant accueillir du public nommé « Aux rotatives de La Marseillaise ». Une fierté, 5 ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce après sa chute lors de la crise Covid.

    Parmi les personnalités d’ores et déjà annoncées, le maire de Marseille, Benoît Payan, la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille Provence, Martine Vassal, le maire de Martigues Gaby Charroux, la présidente d’Euroméditerranée Isabelle Campagnola-Savon, représentant Renaud Muselier, en mission à l’étranger, le sénateur et secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, le vice-président du Département du Gard, Christian Bastid, de nombreux représentants du monde économique, associatif, sportif, culturel, mutualiste, mais aussi syndical avec Patrice Kantarjian, le secrétaire du comité régional CGT ou encore Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU.

    Une forte présence internationale sera aussi au rendez-vous avec notamment les consuls de Chine, des États-Unis, du Vietnam, de Slovénie, d’Algérie, d’Italie, de Suisse…

    La Marseillaise, c’est avant tout une aventure humaine. De nombreux bénévoles, anciens salariés, seront également aux côtés des salariés actuels et de leurs représentants. Robert Voisard, ancien directeur, a confirmé sa présence, de même qu’Anne-Marie Thomazeau, fille de Marcel, résistant et déporté à Mauthausen, ancien dirigeant historique de notre journal, et tout comme les fils de deux anciens célèbres journalistes de La Marseillaise : Karim Diouf, fils de Pape, qui fut ensuite président de l’OM, et Sébastien Izzo, fils de Jean-Claude, grand auteur de polar.

    La cérémonie aura lieu sur la partie du cours Honoré d’Estienne d’Orves qui a été baptisée « place du journal La Marseillaise », le 27 mai dernier en présence de la chorale et de l’orchestre du collège Jean De Bernardy, établissement qui a reçu le nom de l’un de nos illustres fondateurs tombés au combat face à l’ennemi. Ils interpréteront Le Chant des partisans sur la place avant un moment festif toujours en plein air, animé par DJ Herbie Lite.

    Rendez-vous lundi 13 octobre à 18h30, place du journal La Marseillaise (17 cours Honoré d’Estienne d’Orves), Marseille (1er).

  • Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un immense drapeau tricolore sur le mur d’enceinte, un, deux et trois ! Il s’ouvre comme un rideau de théâtre pour découvrir le nouveau nom du collège Longchamp écrit en grandes lettres : Jean De Bernardy. Dans la cour, à l’entrée des élèves, un totem dévoilé par Martine Vassal (DVD), présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, et Mehdi Tani, principal de l’établissement, retrace son parcours. Co-fondateur du journal La Marseillaise, résistant FTPF, militant communiste, syndicaliste CGT, il fut typographe, journaliste dans la clandestinité avant de mourir au combat à Saint-Antonin-sur-Bayon.

    Réunis pour l’occasion, les élèves entonnent en chœur « La Marseillaise » puis l’orchestre du collège joue « Le Chant des partisans ». Un vif moment d’émotion, en présence de lecteurs de notre journal, de représentants d’associations d’anciens combattants, du sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et de Pascal Lefebvre (Filpac CGT).

    Mémoire à transmettre

    « Ce nom rappelle aux générations actuelle et futures, l’action héroïque de ce personnage entré dans l’histoire », indique M. Tani, le principal du collège.

    « Cet homme a donné sa vie pour qu’aujourd’hui, nous puissions avoir notre liberté. Je suis très fière que des enfants de la République puissent lui rendre hommage », poursuit Martine Vassal.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’adressant à eux, insiste : « Cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la déportation, à laquelle nous sommes tant attachés à La Marseillaise, est désormais entre vos mains. Quant aux portes de notre journal, elles vous sont ouvertes, je vous invite à assister à nos conférences de rédaction et à visiter nos locaux, arrachés à un journal qui a collaboré avec les nazis et leurs complices de Vichy ».