Tag: Léo Purguette

  • Gaby Charroux face à la presse

    Gaby Charroux face à la presse

    La candidaturE

    Norhène Ouerfelli : C’est une liste citoyenne, avec 50% de renouvellement, que vous proposez ?

    Gaby Charroux : La liste est diverse, citoyenne, comme elle l’a toujours été. C’est drôle d’entendre le contraire, alors Paul Lombard avait décidé, en 1989, que la majorité communiste et socialiste allait s’ouvrir aux citoyens, dont je faisais partie par mes engagements professionnels et associatifs sportifs. C’est une liste citoyenne avec des gens du PCF, du PS, de Génération écologie et de Place publique, et des gens sans engagement politique. Ils sont à mon image : ils n’ont pas de dogme et prennent des décisions dans l’intérêt des Martégaux. Par exemple, je défends dans le même temps la clinique privée et l’hôpital, car on a besoin de ces médecins et chirurgiens dans ces deux pôles, avec les deux maisons de santé.

    Norhène Ouerfelli : Vous parlez souvent du bouclier martégal. De quoi s’agit-il concrètement ?

    G.C. : Ce sont toutes les actions sociales portées par la municipalité, comme le maintien à domicile avec portage de repas, ou le développement des foyers avec un cinquième ouvert au début du mandat, par exemple. Ce sont toutes les crèches municipales. C’est les gratuités, le prix du repas à la cantine de 2,30 euros, les colonies de vacances… Nous avons calculé une moyenne 400 euros de dépenses en moins par mois et par famille. Les centres d’initiation sportive, gratuits, permettent aux plus jeunes de découvrir le sport, dès 2 ans avec des activités adaptées, sans oublier l’inclusion des enfants handicapés. L’accès à la culture aussi, au conservatoire Picasso, où l’on peut apprendre un instrument jusqu’à 12 ans gratuitement.

    Philippe Boccara : Quelle est votre stratégie de succession ?

    G.C. : Ma seule stratégie est d’être au service de l’intérêt général des habitants de ma ville. Vous me voyez me présenter aux électeurs pour passer la main dans six mois, un an ? Les accidents de la vie, Il y en a pour tout le monde, tout peut arriver. Moi, j’ai la forme et la santé. On verra la suite en avançant. Ça fait 10 ans que je regarde autour de moi pour savoir qui pourra être là 24h sur 24, comme moi, et j’ai des idées. Des échéances électorales vont venir, comme les législatives au moins dans 2 ans, Pierre [Dharréville] sera notre candidat sans aucun doute et j’espère qu’on regagnera cette circonscription.

    La Sémivim

    Philippe Boccara : L’affaire de la Sémivim (Société d’économie mixte immobilière de la Ville de Martigues) a empoisonné votre mandat. Aujourd’hui, vous êtes encore mis en examen ?

    G.C. : Je rappelle qu’il s’agit d’une mise en examen seulement au motif de favoritisme. La corruption, l’enrichissement ou tout autre sujet ont été éliminés. Je remarque aussi qu’on parle de l’affaire Sémivim, alors que la victime, c’est la Sémivim ! Car des personnes ont considéré qu’elles pouvaient détourner de l’argent par le lien établi entre des agents et des entreprises, auxquelles elles ont fait croire que, pour bénéficier de marchés, il fallait les intéresser. La mise en examen repose essentiellement sur les fonctions occupées alors par quelques élus, membres de la CAO [commission d’appel d’offres], et moi en tant que président directeur général, à ce moment-là. Et aucun élu, ni moi, sommes concernés par la corruption ou la prise illégale d’intérêts. Nous sommes aujourd’hui partie civile. Nous avons été reconnus comme victime, également la Ville et la Sémivim.

    Léo Purguette : Est-ce que cela a abîmé le lien de confiance avec la population ?

    G.C. : J’ai chaque jour des preuves de la confiance que m’accorde la population. Elle a compris la réalité de cette affaire. Les entreprises ont reconnu leurs fautes et ont versé des indemnités à la Sémivim et la Ville. Le procès traitera de la corruption et je n’ai aucun lien avec ça. Sur la question qui me concerne, oui, j’étais PDG de la société, mais complètement étranger à ces agissements et je n’ai rien à me reprocher.

    La Santé

    Norhène Ouerfelli : Il est parfois difficile de trouver un médecin spécialiste aujourd’hui. Quelles mesures pour y arriver ?

    G.C. : L’accès à la santé n’est pas égalitaire pour tous aujourd’hui. J’ai l’exemple de quelqu’un qui s’est fait opérer de la cataracte par un ophtalmo à Châteauneuf, il a payé 400 euros de dépassement d’honoraires. Il peut payer, il le fait. Mais combien d’autres renoncent aux soins ? Mon obsession, c’est l’accès au droit à la santé égal pour tous.

    Thierry Bezer : Martigues est parfois vue comme un désert médical…

    G.C. : Au contraire ! Quand je vois des villes comme la nôtre et non loin sans les mêmes moyens… On a une perspective, pour l’hôpital, de mettre à disposition le foyer de l’Adret. La Chrysalide va déménager et les internes seront à 100 mètres de l’hôpital. Nous avons une politique d’acquisition de locaux commerçants pour les mettre à disposition des cabinets à loyer très bas, pas comme le privé. Il y a deux cas : un en centre-ville avec des médecins généralistes, l’autre à Croix-Sainte avec le cabinet dentaire.

    La sécurité

    Philippe Boccara : Vous proposez une brigade de police de centre-ville dans votre programme. Dans quel but ?

    G.C. : La brigade de centre-ville a pour but de remplacer la police de proximité. Les gens sont contents, même dans les quartiers, car ça vient contrecarrer les dealers. On a perdu 50 policiers nationaux depuis 15 ans. Je l’ai dit au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez : je veux plus de police. L’Assemblée nationale travaille un projet de loi qui donnera plus de compétences à la police municipale. Ça veut dire plus de moyens humains à la charge des communes et moins pour la police nationale ? Ça donne une sécurité à deux vitesses : les villes qui peuvent donner des moyens et celles qui ne peuvent pas.

    Philippe Boccara : Et les caméras, elles fonctionnent toutes ?

    G.C. : On a 180 caméras de surveillance et 18 lectures automatiques de plaques d’immatriculation, qui ont permis de résoudre beaucoup d’affaires, et elles marchent toutes. On a des agents au central devant les caméras de 6h à 1h du matin. On est aussi exemplaires sur la prévention que sur la répression.

    Le Logement

    Norhène Ouerfelli : Martigues est au-delà du seuil légal de logements sociaux. Est-ce qu’il faut arrêter d’en construire ?

    G.C. : Nous avons 28% de logements sociaux, soit 6 000 sur les 25 000 de Martigues. Il y a 12 000 demandes, car 72% des Français sont éligibles au logement social. Sur les 12 000 demandes, 5 000 concernent des Martégaux. Faut-il arrêter de construire ? Au domaine de Manon, il y 250 logements sociaux, mélangés avec de l’accession à la propriété, du locatif à coût maîtrisé, et vous ne faites pas la différence quand vous passez devant. C’est fini les cités de 745 logements comme avant.

    Philippe Boccara : Est-ce que ça marche, les contrôles sur les ventes pour garantir que ce sont des martégaux qui achètent ?

    G.C. : Oui ça marche, on contrôle, les promoteurs doivent nous dire à qui ils vont vendre et on vérifie que ce soient des Martégaux. C’est un accord avec le promoteur. Cette préférence n’est pas contre ceux qui viennent d’ailleurs, mais contre les autres maires qui ne construisent pas les logements ! Ça explique aussi les 12 000 demandes, car les gens savent où chercher. Pas comme sur le reste la Côte bleue…

    L’industrie

    Léo Purguette : Martigues est un territoire industriel historique concerné par les projets de décarbonation. Comment faire pour accueillir les 10 000 nouveaux travailleurs qu’on nous promet ?

    G.C. : Depuis 100 ans, Martigues a une zone industrielle pétrochimique à Lavéra. Nous en sommes fiers et nous voulons préserver ce qui existe. Soit des milliers d’emplois, avec de bons salaires car les syndicats luttent. On y est attaché. La décarbonation pourra peut-être enfin réconcilier l’industrie et l’environnement. J’ai proposé une organisation de la gouvernance au Président de la République, à territoire d’exception, loi d’exception. Il l’avait acté. Même si la gouvernance n’est pas encore mise en place.

    Léo Purguette : Pour décarboner, il faut de l’électricité. Pour ou contre la ligne à très haute tension ?

    G.C. : Je suis pour, y compris pour préserver l’environnement. On peut enterrer tout ou partie, c’est toujours une question d’argent. Il faut préserver la Camargue, mais aussi la richesse du territoire.

    Léo Purguette : Martigues est aussi une terre de cinéma…

    G.C. : Le cinéma offre une opportunité extraordinaire, avec les studios d’Olivier Marchetti. Il y a un projet d’hôtel 4 étoiles de 80 chambres en cours, sur le boulevard maritime, au bord du canal, c’est acté. Accor est dessus, mais je voudrais mieux, on discute pour augmenter d’un cran.

    La Métropole

    Norhène Ouerfelli : Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le bras de fer que vous avez engagé avec la Métropole ?

    G.C. : Le sujet qui fâche, c’est les ordures ménagères : c’est catastrophique. Quand on était en responsabilité, on gérait Port-de-Bouc, Saint-Mitre et Martigues, ça marchait parfaitement. Avec la Métropole, on éloigne les décideurs de la population et ça produit le résultat qu’on avait prédit. À l’automne, sur 24 bennes dédiées aux trois communes, 20 avaient besoin de réparations et ne sont pas envoyées au garage. J’en veux aux services de Martine Vassal qui ne nous entendent pas quand ça va mal. On a dû suppléer et engager de nouvelles équipes à la propreté urbaine de Martigues. C’est la multi-peine ! J’ai demandé qu’on nous rende la compétence, les trois communes sont d’accord. La réponse, c’est « on peut pas c’est la loi ». Il y a une autre solution, nous rendre seulement l’organisation locale. Peut-être peut-on arriver à faire changer la loi avec la grande ville centrale, Marseille.

    Léo Purguette : Vous avez été candidat à la présidence de la Métropole. Le serez-vous encore ?

    G.C. : Je ne crois pas que je serai candidat. On n’en est pas là, on prépare des municipales, on verra ce qui en ressort, car la seule Ville de Marseille n’a pas la majorité à la Métropole. C’est un enjeu très important sur l’eau et l’assainissement, aujourd’hui, on voit l’alignement du prix alors qu’on avait les plus bas du département et tout le bénéfice était réinvesti. Les partages de subventions devraient être équitables pour tous. Ça n’est pas le cas.

    L’étang de Berre

    Antonin Maja : Vous avez soutenu le classement de l’étang de Berre à l’Unesco. Quelle est la suite ?

    Gaby Charroux : L’étang de Berre est le cœur de notre métropole et de notre département. La candidature à l’Unesco a réveillé tout le monde. On n’a pas réussi, mais l’essentiel est de sauver l’étang et poursuivre sa réhabilitation, pour la pêche ou le tourisme. On a besoin de rouvrir le tunnel du Rove, mais surtout de la dérivation de l’eau de la Durance, qui ne va pas coûter 16 millions, mais 2 milliards d’euros. Il faut que la Région aide quand elle aura fini de financer les JO. Je suis pour, en tant que passionné de sport.

    La presse

    Léo Purguette, président et directeur éditorial – La Marseillaise

    Norhène Ouerfelli, journaliste – Maritima

    Philippe Boccara, grand reporter – Ici Provence

    Thierry Bezer, journaliste – France 3

    Antonin Maja, journaliste – La Marseillaise

  • Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Le secrétaire de la fédération PCF Pierre Daspre a commencé son allocution en adressant ses meilleurs vœux de santé, mais aussi de paix « dont nous en avons grandement besoin plus que jamais ».

    Avec un terrible constat : « Plus de 60 pays sont en guerre en début janvier, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Le responsable politique pointant que « la situation internationale s’est détériorée de façon considérable depuis l’arrivée de Trump et son équipe de gangsters au pouvoir ». Mais aussi la place centrale prise par l’extrême droite dans la recomposition des rapports de force mondiaux. Sans compter les barrières qui ne cessent de tomber entre la droite conservatrice et cette extrême droite grimpante.

    Dans ce contexte, dénonce-t-il, le président Macron, a annoncé sa décision de lancer les travaux de réalisation d’un futur porte avion qui est « une impasse stratégique dangereuse, coûtant bien au-delà des 10 milliards d’euros annoncés ». Et de poursuivre : « Le PCF réaffirme son exigence de reconstruire un outil de défense modernisé, sous contrôle de la nation, concentré sur les missions de la défense nationale, au service d’une politique de paix et de respect du droit international. »

    Les candidats aux municipales

    Place a été donnée ensuite aux élections municipales, avec la présentation des candidats communistes du département. Les têtes de liste pour commencer, avec Christine Romano, à Fréjus, Jean-Pierre Meyer, à Sanary et Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr. Ainsi que les apparentés communistes Pascal Cabras à Six-Fours, et Christiane Vincents à Solliès-Pont. Mais aussi tous ceux qui comme André De Ubeda à Toulon (2e place) ou Brigitte Cheinet et Cédric Turco à La Seyne sont des piliers des listes de rassemblement.

    « L’heure est aujourd’hui à la bataille », intervient le président et directeur éditorial de La Marseillaise Léo Purguette, en pointant que « l’extrême droite a décidé de faire des municipales une étape majeure de sa conquête du pouvoir ». Ce qui est particulièrement vrai dans notre département rappelle-t-il, notamment à Toulon, « un comble au regard du désastre financier et démocratique qu’avait été la gestion de cette commune par le FN dans le passé ». Et de poursuivre : « Le monde du travail, ceux qui ressentent durement l’injustice sociale n’ont rien à attendre dans ces municipales de cette force politique qui vient de voter 5 milliards d’euros de baisse des dotations aux collectivités locales... » L’occasion de réaffirmer que dans cette bataille qui s’annonce rude, « tous ceux qui peinent et qui espèrent ont un point d’appui inestimable ici dans ce département, c’est la Marseillaise ».

    C’est de la salle ensuite que sont parties les interventions. De Brigitte Cheinet (La Seyne) : « On a un programme qui est chiffré et aujourd’hui notre combat c’est contre la droite et l’extrême droite. » Puis de Sylvie Vinceneux (Saint-Cyr) : « En 2020, nous avions un certain nombre de difficultés quand on était sur des listes à faire valoir nos idées communistes et nos propositions, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui nos idées impriment. il faut maintenant les traduire en adhésion et en électeurs ».

    Jean-Pierre Meyer (Sanary) insiste à ce sujet sur « l’importance d’avoir des élus communistes, militants parmi les militants » : « C’est un des meilleurs moyens pour créer les conditions du rayonnement de nos idées. » André De Ubeda est revenu, lui, sur « le symbole politique » que représente Toulon. « Nous espérons être en deuxième position au soir du 1er tour pour qu’il y ait un sursaut républicain, et peut-être, ça serait un tremblement de terre, la victoire. C’est une petite fenêtre historique, un trou de souris…» Autant donc se préparer à s’y faufiler.

    Et de laisser la conclusion à Léo Purguette qui a lancé : «Vive le communisme, vive La Marseillaise et vive la Résistance ! »

  • La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    Beaucoup d’émotions ce lundi soir dans les Rotatives de La Marseillaise, où Pierre Guille, directeur des événements et des partenariats du journal et président délégué du Mondial à pétanque, a fait ses adieux à « la grande maison » dans laquelle il est entré le 1er juillet 1995. « Je le dis souvent et ne cesserai de le dire. La Marseillaise est une famille. Elle est composée par ses salariés, ses retraités, ses bénévoles et ses soutiens. Cette famille est précieuse, il faut en prendre grande soin », a lancé très ému, dans un discours d’adieu chaleureusement applaudi, celui qui part vers de nouvelles aventures avec le groupe Suez.

    Une grande partie de cette famille était réunie autour de lui pour ce dernier au revoir. Ses proches en premier lieu, Marie, sa compagne, Yousra, son ex-femme, et leurs deux enfants, Yanis et Sofia. Les dirigeants actuels du journal aussi, Léo Purguette, le président et directeur éditorial, Jean-Jacques Schneider, le directeur général, mais aussi Rafaël Jacquelain et Sophie Girard, les directeurs commerciaux qui prendront sa relève avec Maryan Barthelemy, le nouveau venu.

    Les bénévoles étaient là aussi, chevilles ouvrières de l’organisation des grands évènements du journal pour lesquels Pierre Guille a fait office de chef d’orchestre ces dernières années. Il n’a évidemment pas manqué de les remercier. à leurs côtés, Les Amis de La Marseillaise, les représentants des quatre associations soutenues dans le cadre de l’opération les Carreaux du cœur 2025, ainsi que de nombreuses personnalités.

    « Pierre est un homme de relation pour qui rien n’est plus important que d’être entouré », a souligné Léo Purguette au moment de prendre le micro : « Tu dois savoir qu’ici restera toujours ta maison. Paul Eluard, poète que j’affectionne tout particulièrement, écrivait : un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. Le tien et le nôtre sont à l’unisson, ce soir. »

    D’anciens ministres, dont Sabrina Agresti-Roubache, mais aussi Audrey Garino, Ludovic Perney, Thierry Santelli et David Galtier, représentant les collectivités territoriales, et de nombreux élus de tous bords, étaient présents. Jean-Marc Villanueva, le vice-président du CDOS 13, était là également, pour lui remettre la Médaille de bronze de la jeunesse et des sports, lui qui est déjà décoré de la médaille militaire d’officier de réserve, de la médaille d’honneur de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, et parrain de plusieurs associations…

  • La Marseillaise hebdo assoit son ancrage en Occitanie

    La Marseillaise hebdo assoit son ancrage en Occitanie

    Sept ans après la création de l’hebdo de La Marseillaise, qui avait succédé au quotidien l’Hérault du jour, c’est une nouvelle page du journal qui s’ouvre en Occitanie. Vendredi soir, au 56, rue de l’Industrie à Montpellier, La Marseillaise a confirmé son assise dans l’Hérault et le Gard en s’installant à sa nouvelle adresse. Lieu de travail, débats et rencontres, cette maison constitue aussi un « pôle médias » avec nos confrères de Divergence et Radio Clapas.

    Devant une centaine de
    fidèles lecteurs, de personnalités du monde syndical et
    associatif, des amis de La Marseillaise et d’élus de Montpellier, du Département et de la Région, la rédactrice en cheffe adjointe, Françoise Verna, a insisté, à trois mois des municipales, sur l’ambition d’être « le journal du débat public au service du droit à l’information plurielle ».

    Face aux « vents mauvais » de l’extrême droite, le directeur éditorial et président, Léo Purguette, a lui réaffirmé les valeurs progressistes de notre titre, né pour contrer l’occupation nazie. « Nous sommes le journal de la paix ». Face à la prédation des forces de l’argent et aux « fake news », il a rappelé son attachement à la « liberté de la presse, à une information vérifiée, de qualité pour éclairer les citoyens ».

    ILS ONT DIT

    Hervé Martin, adjoint au maire de Montpellier

    « La Marseillaise je l’ai connue il y a bien longtemps avec l’Hérault du jour, rue Durand, puis rue de la République. Aujourd’hui, elle s’installe dans ce quartier Restanque en plein renouveau. Ce journal est toujours resté fidèle à la parole de ceux qui sont en lutte.

    Dans les mouvements sociaux, on entend dire “enfin un média qui nous écoute sans nous tordre”. »

    Clara Gimenez, vice-présidente Montpellier Métropole

    « La Marseillaise est un journal précieux dans un contexte guerrier. On a besoin d’un journal qui défende les idées de lutte, de progrès.

    Être fidèle à ses valeurs, ne pas tordre le cou à la réalité, nous aider à défendre l’idée d’une société plus belle, un monde plus juste et pourquoi pas de nouveaux jours heureux. Bonne route et longue vie avec ce nouveau QG ! »

    Christian Bastid, vice-président Département du Gard

    « C’est un journal qui connecte les deux rives du Vidourle et avec qui nous partageons les mêmes valeurs.

    Un hebdo qui dit non à la guerre dévastatrice, oui à la paix. Nous sommes engagés sur des projets de conquête et reconquête pour les habitants et savons qu’on peut compter sur les forces vives de La Marseillaise pour lutter contre les mauvaises idées du RN. »

    Jean Almarcha, conseiller départemental de l’Hérault

    « Le président Mesquida vous avait reçus pour un débat “Protéger la République de proximité”. C’est un grand journal qui a combattu le nazisme, le fascisme et qui continue à s’engager pour la justice sociale, les libertés, la paix. À l’heure de la concentration des médias, la frontière entre l’info et la manipulation est très fine. Ce journal a toujours pris la défense des plus fragiles. »

    Christian Assaf, conseil régional d’Occitanie

    « C’est un moment joyeux et grave dans un moment dangereux. Partout où l’information disparaît, c’est la désinformation qui gagne. Les regroupements de presse aux mains de magnats comme Bolloré sont un danger pour la démocratie locale, notre République et la gauche. La Marseillaise, l’Huma ou Mediapart, qui sont du côté des invisibilisés, nous font honneur. »

  • [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    L’entrée en campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes candidat à votre succession, vous avez mis du temps à vous décider. Ne craignez-vous pas le mandat de trop ?

    Vous savez, en 2019, j’avais annoncé que ce mandat pouvait être le dernier. On a décidé collectivement que ce ne serait pas le cas. J’en suis très content, heureux, même si je sais la charge qui pèse sur un maire d’une ville de 50 000 habitants. C’est une charge très lourde qui prend 7 jours sur 7, jour et nuit. Nous l’avons démontré, dans tous les moments y compris les moments de crise, nous sommes au rendez-vous.

    Didier Gesualdi : Certains évoquent votre âge, êtes-vous en forme ? Vous pourrez aller jusqu’au bout de votre mandat ?

    Je crois oui ! La forme est là, l’enthousiasme est là, l’engagement est là, l’humilité aussi et l’envie également ! L’envie de poursuivre une action qui, d’ailleurs, était menée avant moi-même.

    Didier Gesualdi : C’est dur une bataille municipale, vous en avez conscience ?

    Ce qui est le plus dur, ce n’est pas la bataille municipale, c’est la vie du maire s’il veut être à tous moments dans le travail avec et pour les citoyens. Je pense qu’une campagne électorale, c’est un formidable moment démocratique dans le pays. Je souhaite et j’invite chaque citoyen à venir dans la campagne, profiter pour dire ce qu’ils ont sur le cœur, ce dont ils ont envie pour leur ville. Ce n’est pas une contrainte ni une punition, c’est enthousiasmant !

    Léo Purguette : Ce sont aussi des moments durs, ça a commencé avant votre déclaration de candidature. À l’appui de l’affaire de la Semivim, un climat de suspicion s’est installé dans une partie de la ville. Comment allez-vous y répondre ? Le débat démocratique sera-t-il serein ?

    On a besoin d’un débat serein. Ce n’est pas le ton donné par un certain nombre d’opposants au conseil municipal qui ont même été dans un comportement indigne. D’ailleurs cela a fait l’objet de procédure et d’une suite. Les choses sont ainsi. Je ne veux pas parler de ces gens. Mais je vais parler du sujet en revanche. Nous nous appuyons sur des valeurs et des engagements qui ont été les nôtres depuis des années. Sur ce qu’ils essayaient d’instrumentaliser, les choses sont très simples : j’ai toujours dit que je n’avais rien à voir avec cette affaire. Croyez-vous que je serais dans le déshonneur d’aller me présenter à une élection si j’avais eu la moindre culpabilité dans une telle affaire ? C’est aussi simple et clair que cela. Nous sommes sereins avec mes camarades élus de la majorité municipale qui sont des gens formidables qui font un travail extraordinaire pour les habitants, chacun dans sa délégation, et qui continueront à le faire.

    Les adversaires

    Didier Gesualdi : La composition de l’échiquier politique vous a-t-elle incité à vous présenter avec une droite qui ne s’interdit rien et un député RN qui est candidat ?

    Ce que je remarque, c’est le travail que nous avons réalisé et pour qui. Mais aussi le non-travail des opposants qui sont présents. Je le disais, c’est la démocratie qui s’exprime, donc chacun peut aller participer. Chacun prend ses responsabilités. Nous, ce à quoi nous tenons, les citoyens peuvent le constater chaque jour, c’est leur intérêt. Toutes nos décisions sont prises pour leur bien-être, leur épanouissement, leur qualité de vie. Pour les jeunes, la perspective d’avoir un avenir désirable. Oui, on a envie que les jeunes, les familles, les anciens soient protégés. On ne part pas de rien, nous avons tout ce qui a été réalisé, porté par ces valeurs de fraternité, de solidarité et d’égalité. Chaque citoyen de Martigues compte pour moi. J’invite les citoyens qui peuvent avoir l’illusion qu’ailleurs l’herbe pourrait être plus verte dit-on, à s’interroger sur ce qui a été réalisé pour eux, ce qui existe déjà dans cette ville. Nous sommes les garants de la poursuite et du développement de cela.

    Léo Purguette : Quel est l’arc des forces qui vous soutiennent et qui souhaitez-vous rassembler ?

    Tous les citoyens de Martigues sont les bienvenus dans notre grand rassemblement. Nous avons besoin de chacun d’entre eux et nous comptons sur chacun d’entre eux. Nul n’ignore quel est mon engagement, pourquoi j’ai envie de continuer à porter cette lourde responsabilité. Parce qu’avec mes camarades de gauche, progressistes, démocrates, qui sont des républicains acharnés, dans le sens le plus beau et le plus large, nous voulons faire progresser la ville, ne jamais reculer sur les valeurs.

    Le RN

    Didier Gesualdi : Entendez-vous ceux qui disent « tous pourris », « on n’a pas essayé le Rassemblement national » et comment vous y répondez ?

    Oui j’entends ça. Ces propos sont d’une injustice terrible. Je vois beaucoup de maires, notamment des maires de notre sensibilité, la gauche, qui sont dévoués, désintéressés, qui donnent de leur temps, de leur force, de leur santé parfois. Je dis à ces citoyens-là, regardez ce qui a été fait ici. Dans les conseils de quartiers, je prends soin d’expliquer à quoi je passe mon temps. C’est du concret : les trous dans la chaussée, la propreté, la sécurité, l’accès aux droits, à la santé pour tous, l’école de qualité partout tout le temps, la prévention des risques, le développement économique… Pas parce que j’ai envie de faire enrichir de grands industriels mais parce que ce sont des emplois pour notre territoire…

    Léo Purguette : Les citoyens de la circonscription ont « essayé le RN » en élisant un député d’extrême droite. Quel regard portez-vous sur ses premiers mois ?

    D’abord j’analyse la campagne électorale. Elle n’était pas pour un député de la circonscription mais pour envoyer le chef du RN à Matignon en attendant mieux. Donc les candidats locaux étaient des candidats de l’ombre, non-connus, sans aucun programme capable d’être exprimé. On a vu la différence qu’il y a entre les députés qui sont engagés, qui portent les valeurs et qui sont capables d’être présents et actifs à l’Assemblée et puis les autres. J’invite chacun à regarder les votes de ceux-là. On trouve les progressistes d’un côté et les défenseurs du grand capital de l’autre. Ce sont ceux-là aussi, ils l’ont montré par leurs votes.

    La guerre

    Léo Purguette : Qu’avez-vous pensé des propos du chef d’état-major sur la France qui devait consentir au sacrifice de ses enfants en Ukraine ?

    C’est juste terrible. C’est une calamité. Pardon d’évoquer des choses personnelles mais j’ai touché du doigt ce qu’était la guerre avec la disparition de mes deux grands-pères et de mon père. Je sais ce qui manque ensuite dans la vie. Je l’ai subi et je ne le souhaite à personne. Je n’ai pas envie que les enfants de France aillent mourir pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. Voilà, tout simplement. Cessons d’agiter les peurs. C’est vrai aussi pour la dette, qu’on arrête avec ça. Martigues donnera entre 7 et 8 millions d’euros pour le budget de l’État mais pour faire quoi ? Sa dette abyssale, jamais il ne la remboursera. Quand on dit qu’il n’y a plus d’argent, je n’y crois pas une seconde. Seulement, il faut avoir la volonté d’aller trouver cet argent où il est. Y a-t-il besoin de revenir sur l’enrichissement des plus riches de ce pays en quelques années ?

    L’attractivité de Martigues

    Didier Gesualdi : Si je vous dis que Martigues a perdu de son lustre, de son rayonnement, vous répondez quoi ?

    Que c’est une manipulation qui appartient à ceux qui la portent.

    Didier Gesualdi : Pourquoi le pensent-ils ?

    Il faut le leur demander. Moi, je pense l’inverse : notre ville n’a jamais été aussi attractive qu’aujourd’hui. Mais ce n’est pas qu’une opinion, il y a des faits. Premièrement, elle a su préserver et même développer les emplois de l’industrie. Il y a en plus des projets de décarbonation, le pôle chimique et pétrochimique de Lavéra. Et je vois avec grand plaisir qu’une grande entreprise de ce site vient d’annoncer un investissement de 250 millions d’euros. C’est énorme, très important pour l’emploi ici. Deuxièmement, Provence Studios, avec une réussite d’une personne formidable : Olivier Marchetti, avec son équipe. Ils ont pu faire rejoindre leur amour du cinéma avec ce qu’est Martigues, une terre de cinéma depuis plus d’un siècle. Troisièmement, les services publics implantés ici, qu’ils soient nationaux ou communaux. C’est une richesse incroyable, un atout pour le territoire. Voilà pourquoi je suis acharné à défendre l’hôpital public, l’école publique, la Poste et aussi les services publics communaux.

    Léo Purguette : N’êtes-vous pas entravé sur les services publics par le débat budgétaire qui est dominé par les partisans de l’austérité ?

    Oui. Absolument. J’entends toujours dans leur bouche qu’il faut diminuer la dépense publique. Mais la dépense publique à diminuer c’est quoi ? L’armée ? La police ? La justice ? L’Éducation nationale ? La santé ? La petite enfance ? L’accès aux sports, à la culture, aux solidarités ? Il n’y a pas un euro de dépense inutile à Martigues. J’ai bien l’intention de continuer dans cette voie et de développer les services publics. Pour nous, c’est le cœur du pacte démocratique de notre pays.

    Didier Gesauldi : Comment voyez-vous Martigues dans les prochaines années ?

    Nous travaillons depuis plusieurs années au Martigues de 2050. On a des opportunités pour le faire par exemple avec le plan d’urbanisme intercommunal qui permet de planifier l’équilibre entre les zones agricoles, les espaces naturels protégés, la construction de logements… Nous exigeons des bailleurs qu’ils rénovent tous les logements sociaux…

    Didier Gesualdi : À l’issue d’une bataille municipale qui promet de faire rage, sera-t-il possible d’être le maire de tous les Martégaux ?

    Je veux être le maire de chacun et chacune. J’appelle à venir dans les ateliers que nous organisons pour construire le projet de mandat. Bien sûr, on a des bases et des pistes, c’est clair. Tout ce qui se fera dans cette ville par l’équipe que je mène, sera dans l’intérêt des Martégales et des Martégaux. Quelqu’un m’a dit récemment, « vous partagez avec moi la défense de l’intérêt général mais vous, vous avez épousé Martigues ». Oui, c’est un joli mot. Quand on est dans un couple, on a envie du meilleur. J’ai envie du meilleur pour la ville de Martigues et pour tous ses habitants, sans distinction. Les maîtres-mots, ce sont : fraternité, solidarité, égalité pour tous les citoyens de Martigues.

    Les collectivités

    Léo Purguette : Quel est votre sentiment sur l’instabilité politique ?

    Les pôles de stabilité, on les trouve dans les communes, les départements, les régions.

    Léo Purguette : Le président du Sénat a plaidé à Aix pour un nouvel acte de décentralisation. Est-ce que ça vous inquiète ?

    Nous, ce dont on a besoin, c’est des moyens de fonctionner. Nous les avions. Ils ont été supprimés par un président de la République -chacun retrouvera ses petits- qui, en 2009, a supprimé la taxe professionnelle qui ne gênait en rien les grandes entreprises mais qui était une source de financements pour les actions municipales et pour les services publics locaux.

    Léo Purguette : L’État joue-t-il son rôle sur le narcotrafic ?

    Le narcotrafic est un problème national et international. Il est présent dans les très grandes villes et leurs quartiers, dans les villes moyennes comme nous et leurs quartiers, dans les campagnes, partout, dans le moindre recoin du territoire national. Il faut une action conjuguée, une volonté politique au niveau de l’État.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Michel :

    Bonjour Monsieur le maire, on annonce 10 000 emplois supplémentaires avec les nouvelles usines. Où va-t-on les mettre ?

    Merci Jean-Michel pour cette question. D’abord où vont être installés les emplois et puis ensuite les hommes et les femmes qui vont les occuper. Les emplois iront sur le grand port maritime de Fos, mais peut-être aussi alentour, je pense à la zone de Lavéra aussi. J’ajoute que les emplois sont annoncés avec une ambition d’industrie décarbonée. Pourquoi sommes-nous intéressés par des nouveaux emplois ? D’abord parce que nous en voulons ici, chez nous, en France. Ensuite parce que nous avons besoin à l’Ouest de l’étang de Berre, d’emplois bien rémunérés, défendus par les salariés eux-mêmes et qui feront vivre beaucoup de monde. Aurons-nous 10 000 emplois ? Je n’en sais rien à ce stade. Il y a déjà des premières avancées, des entreprises qui ont annoncé leur implantation. C’est très bien. Où vont habiter les gens qui travailleront dans ces industries ? Une bonne partie viendra sans doute d’autres régions. Il faudra les loger. Ils vont s’installer un peu partout à Fos, à Saint-Martin-de-Crau, à Port-de-Bouc, à Istres, à Port-Saint-Louis et à Martigues aussi. Nous travaillons à créer les conditions d’un accueil. Pour maintenir le nombre de logements pour la population actuelle de Martigues, il faut construire à peu près 150 logements par an. Si on veut anticiper des nouveaux salariés de l’industrie mais aussi des services publics qui devront aller avec, car il y aura plus de classes dans les écoles, plus de besoins au centre hospitalier de Martigues, il faudra environ 100 logements de plus par an, donc au total 250 logements par an à construire, publics et privés. Les emplois les mieux rémunérés sont ceux de l’industrie, on a envie que les ouvriers qualifiés, les ingénieurs, les techniciens vivent à Martigues pour profiter de cette ville bien équipée dans laquelle on vit.

  • Des vacances à la découverte de la presse à « La Marseillaise »

    Des vacances à la découverte de la presse à « La Marseillaise »

    Dans les locaux flambants neufs de La Marseillaise, une dizaine de jeunes ont rendez-vous tous les après-midi de la semaine avec l’association Ancrages coordonnée par Samia Chabani.

    Ce lundi, ils ont notamment rencontré Léo Purguette, président et directeur éditorial à propos de l’histoire et de l’actualité de notre journal.

    Ils poursuivront leur découverte du monde des médias avec une sensibilisation à la détection des fake news.

  • Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Face aux atteintes à la liberté de la presse, qui se sont accentuées localement ces dernières semaines via les plaintes de la députée RN Laure Lavalette envers un confrère de Var Matin, et du député UDR du Gard Alexandre Allegret-Pilot contre Léo Purguette et Tristan Arnaud, président et journaliste de La Marseillaise, le Club de la Presse du Var monte au créneau.

    Ce dernier pointe « les “procédures bâillon” contre les journalistes qui appliquent l’éthique et la déontologie », et qui « ont déjà coûté la vie à notre regretté confrère “Le Ravi » ; les « invectives et menaces à l’intention de publications et de journalistes », « l’usurpation de l’identité de médias afin de discréditer ceux qui défendent l’honnêteté de l’information », et les « campagnes massives de désinformation, visant souvent les problèmes environnementaux et l’identité des personnes ».

    Dans le viseur, également, « les rachats de presse et d’édition par de nouveaux propriétaires connus pour leur distance aux règles républicaines (…) et des Droits de l’Homme ». Une situation alarmante qui a fait chuter la France « de la 21e à la 25e place dans le classement de la liberté de la presse de Reporters sans Frontières », alerte le Club de la Presse, qui met enfin « en garde contre les dérives qui parfois se produisent sous prétexte de défendre la liberté d’expression : ce n’est pas la liberté d’insulter, menacer, mentir, faire taire, diviser la société et générer des violences ».

  • Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    C’est devenu un rendez-vous traditionnel : la journée de remerciements des bénévoles au centre Vacances Léo-Lagrange du Frioul.

    Cette année, près de 150 d’entre eux ont été accueillis samedi par Marie Tomasi, la directrice du centre, et son équipe.

    Au programme, une journée de détente et de remerciements dans un paysage ravissant.

    L’occasion de saluer l’engagement des bénévoles mais aussi de remercier Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque et directeur des événements de La Marseillaise qui a annoncé il y a quelques semaines son intention d’ouvrir une nouvelle page de son parcours professionnel après une édition du Mondial de tous les records.

    Trophée Maurice-Vial

    « Je n’irai pas loin. La Marseillaise et chacun d’entre vous restent dans mon cœur », a-t-il indiqué, très ému. « On ne quitte jamais La Marseillaise complètement, le conseil d’administration du Mondial peut en témoigner », a ajouté Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise, présent à ses côtés. Donnant des nouvelles de notre journal, il a souligné ses progrès constants mais aussi ses fragilités. « Sans votre dévouement et votre enthousiasme à l’égard de notre journal et de ses événements, rien ne serait possible. Mille mercis, on vous aime ! », a-t-il conclu.

    La journée conviviale s’est achevée par un tournoi de boules « Trophée Maurice-Vial », en hommage au regretté secrétaire général du Mondial La Marseillaise à pétanque qui s’est éteint cette année.

  • À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    Lancé en janvier 2025, l’organisme milite pour développer des coopérations solidaires entre la France et Cuba, faire la lumière sur réalité cubaine actuelle et réclamer l’arrêt du blocus imposé à l’île depuis 1960. Ce rendez-vous était aussi l’occasion de diffuser le film documentaire d’Alain Sabatier De la Camargues à la Cienega de Zapata, deux régions qui ont signé, en octobre, un projet de collaboration.

  • L’avenir de la presse progressiste en débat dans les Alpes-Maritimes.

    L’avenir de la presse progressiste en débat dans les Alpes-Maritimes.

    À l’occasion de la Fête de l’Humanité et des Libertés du Cannet dans les Alpes-Maritimes, un débat animé par Anne Manauthon, membre du conseil national du PCF, a réuni Bernard Lucchetti, directeur du Patriote Côte d’Azur, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise et Emilien Urbach, journaliste à l’Humanité. Ce dernier a témoigné de son expérience de couverture de la flotille pour Gaza et dénoncé l’interdiction d’accès à l’enclave palestinienne faite aux journalistes. Bernard Lucchetti a alerté sur les difficultés à faire vivre un hebdomadaire progressiste dans les Alpes-Maritimes mais de la détermination qui anime son équipe. Quant à lui, Léo Purguette a cité Pierre Brandon, fondateur du Patriote et de La Marseillaise, décrit les progrès et la fragilité de notre journal et appelé les titres indépendants du pouvoir de l’argent à s’épauler les uns et les autres pour relever les défis du développement et de la pérennité.