Tag: Léo Purguette

  • Les élèves de Thiers discutent d’engagement à « La Marseillaise »

    Les élèves de Thiers discutent d’engagement à « La Marseillaise »

    Dans le cadre d’un cours d’éducation aux médias, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, a engagé la discussion avec les élèves de seconde du lycée Thiers (1er). L’occasion de rappeler les origines du journal créé par les résistants à un public qui s’engage en ce moment aux côtés des revendications lycéennes nationales.

    « On s’engage par solidarité », a réagi Sarah*. « On est bien conscient d’être le lycée avec le plus de moyens à Marseille, on se mobilise pour soutenir ceux qui ne sont pas dans notre cas ». « À Thiers on est bien, il y a quelques instabilités, mais ailleurs c’est pire », confirme Rose*. Les élèves dénoncent par ailleurs la création d’une « classe de défense » à Thiers, en partenariat avec la Marine nationale. « C’est une normalisation de l’idée de la guerre chez une tranche d’âge qui n’a pas l’âge d’y penser », défend Sarah*. Les élèves de seconde ont dénoncé « la mauvaise attribution des moyens par l’État », qui favorise selon eux « l’armée et la police plutôt que l’éducation et la jeunesse ».

    Faire face aux pressions

    Certains y voient un problème plus global, relatif au modèle de la société française actuelle : « On vit dans un système capitaliste qui valorise la guerre. » Restitutions de moyens, approfondissement d’une politique concernant la santé mentale des jeunes, remplacement des professeurs, fin de Parcoursup et de la surcharge des emplois du temps, rénovation énergétique du bâtiment, garantie du droit de grève et de réunion pour tous les élèves, gratuité des transports pour les étudiants… Les multiples revendications des lycéens figurent sur les tracts que certains sont partis distribuer aux Réformés, dans la manifestation de ce mardi 13 octobre.

    Comment obtenir gain de cause auprès des pouvoirs publics ? Les lycéens répondent à ce questionnement crucial en encourageant le mouvement à prendre plus d’ampleur. « Il faut que les travailleurs nous rejoignent » appelle Margot*, appuyée par ses camarades qui soutiennent « la nécessité d’une grève générale ». Pas convaincus par le « plan d’urgence » pour remplacer les professeurs absents, annoncé par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, les secondes de Thiers placent beaucoup d’espoir en l’appel à la mobilisation générale prévue le 17 octobre, premier jour de leurs vacances scolaires. « On aura toujours les mêmes revendications, elles ne vont pas s’arrêter parce que c’est les vacances », assure Margot*. Et ils ne manquent pas d’idées pour encourager le mouvement à s’étendre : « Il faut organiser plus de manifestations », « dépasser les lycées et bloquer les infrastructures plus générales »… Les propositions fusent chez ces lycéens qui disent tout de même s’inquiéter pour leur avenir face à leurs absences relevées alors qu’une partie des cours se poursuit en visioconférence.

    « À Thiers, on est hyperpacifistes, mais les médias ne montrent que les images des dégradations », proteste Sarah*. La jeune fille dénonce notamment les chaînes de télévision CNews et BFMTV, qui ont « relayé en boucle les images du bus qui a brûlé plutôt que de parler de nos revendications ». Les critiques du traitement médiatique des mobilisations lycéennes sont majoritaires au sein de cette classe de seconde, qui déplore l’utilisation des images de casse par les médias dominants. Les lycéens de Thiers se sont également dits choqués de la répression policière dans certains mouvements, en particulier face à aux arrestations violentes dont ont été victimes leurs amis. « La violence policière entraîne la violence des lycéens », a observé Loan*.

    *les prénoms ont été modifiés

  • Aleida Guevara est venue semer les graines de la solidarité pour Cuba

    Aleida Guevara est venue semer les graines de la solidarité pour Cuba

    Almeida Guevara est dans la région depuis quelques jours dans le cadre du projet « Semblas de solidaridad », qui signifie en français « graines de solidarité », qu’elle vient justement semer au travers de ses interventions. Venue rappeler les difficultés cubaines face au blocus impérialiste américain, elle souligne la nécessité de donner une voix à la cause cubaine.

    Les militants de l’association France-Cuba dénoncent une guerre silencieuse, alors que l’étreinte économique, qui étouffe Cuba, s’est renforcée avec la réélection de Trump en 2024. « Le blocus sert à faire comprendre qu’une sanction éternelle s’abattra sur celui qui se dresse face à l’impérialisme américain », commente Aleida Guevara, au sujet du durcissement de l’embargo, qui constitue un danger fatal pour la santé des Cubains.

    Les nouvelles lois américaines sanctionnent toute importation de médicaments vers Cuba si au moins 10% sont produits aux États-Unis, alors que près de 80% des brevets du secteur médical sont déposés par des entreprises américaines. Cuba se retrouve donc privée d’un accès vital aux innovations médicales. « On passe par des intermédiaires pour obtenir des médicaments américains afin qu’ils ne sachent pas d’où vient la demande, mais la superposition de ces intermédiaires fait augmenter le tarif de manière conséquente. C’est comme ça dans tous les domaines de la vie quotidienne », se lamente Aleida Guevara.

    Les pénuries touchent aussi le secteur de l’énergie et pèsent lourd sur la situation sanitaire de l’île. Celle qui est elle-même médecin cubaine déplore « les longues coupures d’électricité, incompatibles avec le bon fonctionnement d’un hôpital et qui forcent les médecins à opérer à la lumière de leur portable ».

    Des ponts de solidarité

    Devant de nombreuses personnes venues l’écouter à La Marseillaise, Aleida Guevara appelle à la solidarité internationale : « Elle est importante pour celui qui la reçoit, mais aussi pour celui qui la pratique. Cela permet de grandir en tant qu’humain, c’est ce que je retiens de mon expérience en tant que médecin internationaliste. » Elle porte aussi un message d’espoir pour la population cubaine : « J’essaie de rendre par tous les moyens l’amour que j’ai reçu du peuple cubain. Nous endurons ce blocus depuis 65 ans, mais nous avons toujours su aller de l’avant. Le peuple cubain est toujours décidé à poursuivre dans la voie du socialisme. »

    Léo Purguette, président de notre journal, a salué sa venue en lançant : « Vive la Résistance ! Viva la Révolution »

    Ce vendredi, jour anniversaire de la mort de son père, Ernesto « Che » Guevara, sa fille rencontrera les organisations syndicalistes des Bouches-du-Rhône avant de tenir une nouvelle conférence (complète) aux rotatives de La Marseillaise.

  • « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    Grand jour ce samedi pour le Cantal ouvrier et paysan. Le COP pour les intimes fêtait ses 90 ans à Aurillac. Le journal fondé l’année du Front populaire a chaque année sa fête « belle, rebelle et fraternelle ».

    Pour l’occasion, notre journal était invité. Léo Purguette, président de La Marseillaise et Marc Poggiale, président du conseil de surveillance, l’ont représenté.

    Au programme : une rencontre-débat sur le thème « Quel avenir pour la presse indépendante ? ». Animé par le président de notre journal elle a permis d’évoquer la bataille pour que vive La Marseillaise et d’échanger avec un public très attentif aux évolutions du secteur de la presse et aux nouveaux enjeux démocratiques.

    Un peu plus tard, Thomas Lemahieu, grand reporter à l’Humanité est revenu sur son enquête à propos de la « nébuleuse Stérin », du nom de ce milliardaire déterminé à faciliter l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Un fil rouge depuis 1936 : pain, paix, liberté

    Les participants ont ensuite pu assister au vernissage d’une exposition dédiée aux 90 ans du COP présentée par Antoine Ruis et Amandine Ollier qui y ont contribué bénévolement avec l’appui des archives départementales du Cantal. Elle retrace l’histoire de ce titre depuis sa fondation pendant le Front populaire jusqu’à nos jours avec un même fil rouge : pain, paix, liberté.

    La journée à la fois festive, culturelle et politique s’est conclue par une allocution de Sébastien Prat, directeur de publication et secrétaire départemental du PCF, et de Léo Purguette qui ont laissé place à une soirée bal trad et électro.

  • Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Accueillie par Élisabeth Édouard, la principale du collège Alice-Guy, ce jeudi à La Ciotat, Martine Vassal (DVD) constate l’ampleur de la rénovation de l’établissement : un investissement du conseil départemental de près de 14 millions d’euros d’investissements, a notamment permis la création d’une salle polyvalente, la réhabilitation des bâtiments et l’amélioration de leur isolation thermique. L’établissement abrite un « micro-collège » destiné aux élèves décrocheurs. L’occasion pour Martine Vassal de rappeler son soutien au dispositif.

    C’est déjà l’heure de la distribution des ordinateurs. Dans les yeux des 6es, c’est un peu Noël en septembre. « C’est un matériel d’une valeur de 600 euros, il faut en prendre soin », insiste Martine Vassal tout en présentant la carte « CJeune » qui contient 150 euros, destinée à financer une licence sportive, à acheter des livres ou des places de spectacle. « Elle sera rechargée chaque année jusqu’à vos 25 ans », annonce la présidente du conseil départemental. « C’est vieux 25 ans non ? », interroge-t-elle les 6es, dans un sourire. « Non, vieux c’est 40 ans », répond un élève.

    Hilarité garantie chez les élus présents : le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), Béatrice Bonfillon-Chiavassa, maire de Fuveau et conseillère départementale chargée des collèges et son homologue de Ceyreste et conseiller départemental, Patrick Ghigonetto… lui-même ancien élève de l’établissement « l’année dernière », plaisante Martine Vassal.

    À leurs côtés, le président de La Marseillaise, Léo Purguette, représente le club de la presse pour évoquer le prix « Collégiens 13 info ». Mais avant que l’échange ne s’engage, une question brûle les lèvres d’un jeune ciotaden : « Est-ce que dans La Marseillaise vous parlez de l’OM ? ». « Oui, presque tous les jours on parle de l’OM : les matches, les supporters, le mercato… Donc en ce moment on parle du club et on le critique aussi… », indique Léo Purguette.

    Martine Vassal saisit le ballon rond au bond : « il n’y a pas que l’OM que La Marseillaise critique… mais c’est la liberté de la presse, c’est ce que vous allez découvrir ».

    Citoyens en devenir

    L’échange se poursuit au CDI où est installé un grand portrait de Christophe Gleizes. « C’est l’un de nos confrères qui est injustement détenu en Algérie pour avoir simplement exercé sa profession », explique le président de notre titre aux collégiens en rappelant que le club de la presse exige sa libération et que son portrait a été placé sur la façade des Archives départementales pour qu’on ne l’oublie pas.

    « La liberté de la presse, le pluralisme, sont indispensables à la démocratie. Au collège, vous ne venez pas simplement étudier pour avoir un métier plus tard, vous êtes des citoyens en devenir », insiste Léo Purguette, convaincu que la meilleure manière d’être immunisé contre les fakes news, c’est de participer soi-même à la fabrique de l’info. C’est dans cet esprit que le collège Alice-Guy va concourir aux côtés de 17 autres établissements des Bouches-du-Rhône au prix « Collégiens 13 info » avec son journal Le Petit Ciotaden mais aussi une émission de radio rendue possible par la remise du matériel nécessaire par le conseil départemental.

  • La Breaking Cup sur la scène de l’opéra

    La Breaking Cup sur la scène de l’opéra

    Le petit nouveau s’apprête à clore le programme des événements annuels du groupe La Marseillaise. La Breaking Cup revient pour une 5e saison, entre le 7 et le 13 septembre. Une semaine complète d’activités est prévue autour de la culture urbaine avec, en point d’orgue, une compétition de breaking qui se tiendra le dimanche 13, dans un cadre majestueux. Après le Palais du Pharo, celui de la Bourse ou encore l’espace Bargemon, ce tournoi réunira les participants sur le parvis et sur la scène de l’Opéra de Marseille. La Ville ouvre cet écrin d’exception pour l’occasion.

    Le hip-hop entre

    sur la scène de l’opéra

    « Ouvrir l’opéra pour un tel événement, ce n’est pas anodin. Nous voulons porter à Marseille la pratique du sport libre et que celui-ci ait accès à des lieux privilégiés », souffle Yahya Güngörmez, adjoint délégué aux équipements sportifs. Mardi matin, lors de la conférence de presse réalisée dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, le programme de la semaine a été détaillé [voir ci-contre]. La place du refuge, au Panier, sera l’hôte de la première journée, puis la Breaking Cup se déplacera dans la ville et au-delà. La Busserine, le 15e arrondissement mais également Septèmes-les-Vallons et Port-de-Bouc seront aussi des terres d’accueil pour cette édition 2026.

    Plusieurs ateliers danse, écriture et graff rythmeront la semaine. Une exposition photo est également prévue « pour mettre en valeur des danseurs hip-hop d’exception ». Cette exposition a été concoctée par le photographe lillois Lamine Jammeh, de son nom d’artiste Lemz.O. Le clou du spectacle sera la journée de dimanche avec la compétition de breaking à l’opéra de Marseille. Pour cela, l’organisation a mis les bouchées doubles en accueillant un jury international composé de neuf personnes, ainsi que 3 disciplines différentes : le popping, le hip-hop et le breakdance.

    Le planning démarrera dès 10h avec des présélections sur le parvis de l’opéra. À partir de 14h30, les 8es de finale débuteront sur la scène principale et les différentes disciplines défileront au fur et à mesure. L’accès sera gratuit pour tous les spectateurs. « Je suis honoré d’être directeur artistique et d’être accueilli à l’opéra, c’est une première pour la culture hip-hop », expliquait Mofak, une nouvelle fois désigné directeur artistique.

    AU PROGRAMME

    7 septembre

    Ateliers sur la place du Refuge (2e arr.), de 16h30 à 19h30, suivis de la soirée de lancement dans la salle des rotatives de La Marseillaise, de 18h30 à 21h.

    8 septembre

    Ateliers sur la plaine des Sports à la Busserine (14e arr), de 16h30 à 19h30.

    9 septembre

    Ateliers à La Paternelle (14e arr.), de 16h30 à 19h30.

    10 septembre

    Ateliers dans le 15e arr. (le lieu n’est pas encore fixé), de 16h30 à 19h30.

    11 septembre

    Ateliers à la Gavotte Peyret à Septèmes-les-Vallons suivi d’un repas partagé et d’un ciné plein air. De 16h30 à 22h30.

    12 septembre

    Ateliers à Cours Landrivon à Port-de-Bouc, suivi d’un repas partagé et d’un ciné en salle. De 10h30 à 18h.

    13 septembre

    De 10h à 19h, finale de La Marseillaise Breaking cup, sur le parvis de l’opéra (1er arrondissement) puis sur la scène de l’opéra pour les derniers danseurs sélectionnés.

    ILS ONT DIT

    Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    « La Marseillaise Breaking Cup fait écho à nos valeurs et se trouve à l’intersection du sport, de la danse et de la culture. C’est un événement gratuit regroupant un public populaire. Nous sommes ravis de l’extension vers les villes de Septèmes-les-Vallons et Port-de-Bouc pour cette nouvelle édition. »

    Maryan Barthélémy, directeur des événements de La Marseillaise

    « La culture breakdance est tirée du mouvement culturel et sportif. C’est une discipline qui propage le goût de l’effort ainsi que la fraternité, une notion chère à notre journal. Cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup s’annonce remplie de surprises et de nouveautés. Nous remercions la Ville pour la mise à disposition de l’opéra. »

    Yahya Güngörmez, élu de Marseille délégué à la pratique sportive libre

    « Tout d’abord, La Marseillaise est un journal qui m’est cher, c’est le journal de la Résistance et je voulais lui souhaiter un bon anniversaire. C’est important. Le breakdance est un art qui se fait sans club, sans licence, au sein même des quartiers. La discipline s’inscrit pleinement dans les idées de la Ville. »

  • « La Marseillaise » honore les résistants qui l’ont fondée

    « La Marseillaise » honore les résistants qui l’ont fondée

    Moment solennel au siège de La Marseillaise, ce lundi, date anniversaire de la première parution légale de notre journal.

    Pour la première fois, l’hommage rendu à nos fondateurs tombés au combat se tient
    dans les locaux rénovés de La Marseillaise, là où se tenaient les rotatives du Petit-Marseillais, journal collaborationniste pris d’assaut pour les résistants pendant l’insurrection de Marseille. « Ces locaux ont été pris par les armes… on a toujours refusé de les quitter par le tribunal de commerce », glisse Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise.

    Sur la plaque, les noms de Léon Paranque, Jean De Bernardy, Francis Aicard et Mala Kriegel rappellent le sacrifice que fut le combat pour faire vivre notre journal et pour libérer la France du joug nazi.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial, s’incline devant leur mémoire et rappelle « La Marseillaise est un journal d’information et de résistance contre les battus de 1944 qui cherchent à ressortir des poubelles de l’histoire ».

    Dehors, les participants ont fleuri la plaque de la place du Journal La Marseillaise.

  • Une pluralité médiatique unique mais menacée

    Une pluralité médiatique unique mais menacée

    Avec deux quotidiens, le Dauphiné Libéré et La Marseillaise, plusieurs radios dont Alpes1 et Ram05 mais aussi une chaîne d’info, BFMDICI, le département des Hautes-Alpes, de seulement 140 000 habitants, présente un pluralisme médiatique rare, pour autant en danger. Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur les difficultés rencontrées par le journal durant la période Covid, finalement sauvé par « la mobilisation des salariés et des Amis de la Marseillaise » tout en conservant « sa ligne éditoriale et ses valeurs issus du Conseil National de la Résistance et en allant à la conquête de trois départements supplémentaires », a-t-il rappelé.

    « BFMDICI cessera d’émettre au 31 décembre si elle n’a pas de repreneur d’ici là », a alerté Loïc Guerringue, rédacteur en chef de la rédaction, actuellement en grève. Pour autant, chaque média ne doit pas mener seul la lutte pour sa survie : « C’est un combat collectif selon moi, c’est-à-dire que nous tentons tous de pérenniser un média local. Les médias sont complémentaires, personne ne fait mieux que la PQR (presse quotidienne régionale) localement, très précisément dans les territoires », a-t-il rappelé. Des difficultés partagées par Simon Becquet, journaliste à Ram05 : « On est de plus en plus boudés par les annonceurs y compris dans les territoires où on est très implantés. Sauf qu’en faisant vivre les médias locaux on fait vivre un écosystème local dont ils bénéficient ».

    De son côté, Lionel Arce-Menso directeur de la rédaction des Hautes-Alpes du Dauphiné Libéré, a rappelé que son journal, principal titre local, était loin de « vouloir écraser les autres » et mis en avant « le panorama formidable » qu’offre ce pluralisme « à l’échelle d’un petit département », confiant avoir eu envie de devenir journaliste en écrivant pour La Marseillaise une chronique sportive avec son père qui fut correspondant. Pour lui « se battre pour le pluralisme, c’est aussi se battre pour qu’on puisse offrir un regard et une information objectifs ». D’autant que le pluralisme a des effets positifs pour tout l’écosystème médiatique : « L’étude menée par la Fondation Jean Jaurès montre que plus il y a d’offre médiatique locale, plus les gens s’informent et en demandent. À l’inverse, il peut y avoir un cercle vicieux, moins il y a de médias plus les gens les délaissent pour d’autres canaux d’info », a argumenté Simon Becquet. Or, la disparition du pluralisme médiatique a des effets très concrets a rappelé Lionel Arce-Menso : « Les études faites aux États-Unis montrent que là où il y a des déserts journalistiques, des endroits où la presse locale a totalement disparu, c’est là où l’on vote le plus pour Trump ».

    Mener la bataille culturelle

    Mais il n’y a pas que la presse qui est en danger : « La culture est en difficulté, le monde scientifique aussi », menacés notamment par « des gens qui dominent aujourd’hui la pensée en France, qui rachètent tous les médias, et qui impriment des récits faux ou qui servent leurs intérêts », a prévenu Lionel Arce-Menso. Or, cette situation relève d’un choix politique, qui peut être contrecarré selon Léo Purguette : « Quand il y a des baisses de ressources pour la science, pour les communes et les collectivités, c’est un choix de société, le choix de l’austérité qui prépare les victoires politiques de l’extrême droite. Quand il n’y a plus de services publics, de médias de proximité, ce sont eux qui avancent (…) », a-t-il alerté. Tout en rappelant que si La Marseillaise porte cette lutte « avec ses valeurs », l’action à mener est selon lui « plus large qu’un combat droite-gauche, c’est un combat pour la République ». Avant de conclure par la célèbre citation de Bertold Brecht publiée chaque jour à la Une de notre journal : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

  • Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    N’ayons pas peur des mots. Le Mondial La Marseillaise à pétanque, plus grand concours de la discipline au monde, fait son grand retour du 3 au 8 juillet dans les mythiques allées du Parc Borély.

    « C’est un honneur de me retrouver devant vous pour présenter cette 65e édition de La Marseillaise, une compétition que je connais bien. J’ai perdu en finale en 1988, j’ai passé huit ans perché en haut d’une tribune à commenter en moyenne 17 parties par édition. Je l’ai vue évoluer, grandir, de loin comme de près. J’ai touché le Graal sans jamais l’atteindre. En tout cas, je lui dois beaucoup », reconnaît Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise.

    Organisateur reconnu dans le monde de la pétanque, il a la lourde responsabilité de piloter, depuis plusieurs mois, la préparation de cette nouvelle édition. « Je n’ai qu’une seule envie : faire grandir l’événement, le moderniser tout en préservant ses valeurs, son ADN et en restant fidèle à son histoire populaire », poursuit le successeur de Pierre Guille. Ce dernier laisse derrière lui une édition 2025 qualifiée de « stratosphérique », marquée par tous les records : 4 784 équipes engagées, près de 16 000 joueurs répartis sur l’ensemble des concours et, fait historique, la victoire inédite d’une équipe étrangère sous les couleurs malgaches.

    Un Mondial populaire

    Avec plus de 3 675 équipes déjà inscrites à dix jours du coup d’envoi, soit 250 triplettes de plus qu’à la même période l’an dernier, tous les indicateurs sont au vert. « Tout laisse à penser que l’édition 2026 devrait battre un nouveau record de participation », glisse Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise.

    Fier du pouvoir d’attraction d’un événement qu’il considère comme « le plus beau moment de l’année », il rappelle ce qui fait, selon lui, l’essence même du Mondial : son caractère profondément populaire et républicain. « La Marseillaise, c’est aussi une attention particulière portée à la culture et à la création », ajoute le directeur éditorial du journal La Marseillaise, en saluant l’artiste Claude Luca, auteur de l’affiche de cette 65e édition.

    « C’est une tradition populaire qui perdure : celle d’un artiste qui, avec son pinceau, donne une identité visuelle au tournoi. Tu es apprécié de tous les boulistes, qui te croisent sur les terrains en train de croquer leurs moments de victoire, parfois de défaite, et aussi de rigolade. Ton talent est proportionnel à ta modestie, c’est-à-dire très grand », souligne Léo Purguette. Une exposition des œuvres de Claude Luca, et de son fils Pierre-Marie, sera présentée dans l’espace VIP.

    Les célébrités également au rendez-vous

    Les célébrités auront aussi le droit à leur épreuve. Samedi 4 juillet, sur les coups de 20h30, quatre triplettes de stars se feront face lors d’un mini tournoi baptisé Mondial des célébrités, au Parc Borély. Elles seront accompagnées d’un entraîneur/champion qui tentera de les guider vers la victoire finale. Parmi les invités de cette première édition, nous retrouvons le nageur Florent Manaudou, Patrick Bosso, l’humoriste Julien Vinh, Bengous ou encore Paga et Cédric des « Marseillais ». Des footballeurs pourraient faire la surprise d’y participer aussi. Cet événement remet au goût du jour l’emblématique Trophée des artistes, habituel rendez-vous d’ouverture du Mondial La Marseillaise, qui avait été arrêté en 2020. Sous un nouveau format, cette compétition entre people se veut plus spectaculaire. Les 12 invités seront équipés de micros pour que chaque spectateur puisse se mettre dans l’ambiance du tournoi et entendre chaque parole des principaux intéressés. Ils seront coachés par un champion de la discipline. Un rendez-vous qui se veut remplit de bonne humeur, à quelques heures de lancer officiellement la 65e édition. Les différentes parties durant la soirée seront commentées par Guillaume Claret, accompagné du tennisman Benoît Paire, originaire du Vaucluse et grand fan de pétanque.

    P.G

    ILS ONT DIT

    Gilles Picard, Président délégué du groupe La Marseillaise

    « J’ai pu participer à de grands événements sportifs mais celui-ci, la Marseillaise, il est extraordinaire. Par l’adhésion qu’il suscite auprès du public, par son caractère mondial, festif et rassembleur. De ce point de vue, Marseille est bien la capitale mondiale de la pétanque. »

    Patrick Fara, Président du comité bouliste 13

    « Je pense que ça va être une édition exceptionnelle. Avec Maryan Barthélémy aux manettes, je pense que ce sera une belle année. Il a exprimé le besoin d’apporter des nouveautés et nous sommes là pour l’accompagner, au comité bouliste. On a tout mis en place pour que ce soit une belle réussite. »

    Romain Pastor, Conseiller municipal aux traditions et à la culture

    « La Marseillaise est une compétition qui dure car elle a conservé les traditions de ses pères fondateurs. Elle a su évoluer avec le temps en s’ouvrant aux féminines, aux jeunes, aux personnes handicapées. La Marseillaise continue également de lier le monde amateur et le professionnel avec brio. »

    Maryan Barthélémy, Président des événements du groupe La Marseillaise

    « Le Mondial La Marseillaise est accessible à tous, mais en même temps, elle reste un rêve inaccessible pour la majorité des gens. C’est un Himalaya car tout le monde peut y participer, mais il faut se rendre à l’évidence que peu atteindront le sommet. »

    David Galtier, Conseiller régional

    « La Région est fière d’être partenaire de ce Mondial, sous l’impulsion du président Renaud Muselier. Nous l’accompagnons car il porte véritablement des valeurs auxquels nous croyons. Nous félicitons aussi les 350 bénévoles, tous ceux qui rendent cette aventure possible. »

    Recueilli par Pierre Gorge

  • L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    Les Rotatives de La Marseillaise ont accueilli, ce jeudi soir, une conférence-débat consacrée à Marc Bloch, figure majeure de l’historiographie française, dont la panthéonisation est prévue le 23 juin. Organisée par l’association Coudes-à-coudes, la rencontre a réuni universitaires, enseignants d’histoire-géographie et élus de la Ville de Marseille autour d’un homme dont l’œuvre et l’engagement demeurent indissociables.

    Historien engagé

    En ouverture, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, a rappelé la vocation du quotidien : « un rôle de combat » et non « le rôle d’un vestige ou témoin ». Évoquant Marc Bloch, il a salué « un très grand historien » qui mérite « la transmission de son œuvre, de sa vie, aux nouvelles générations ».

    Représentant le maire de Marseille, Azad Kazandjian, conseiller municipal délégué au patrimoine historique et cultuel, a insisté sur la portée contemporaine de l’auteur de L’Apologie pour l’histoire. « L’histoire n’est pas une arme au service des passions du moment, mais une école de l’humanité », a-t-il déclaré, appelant à « résister à l’ignorance ».

    Pour Michel Potoudis, président de l’association Coudes-à-coudes, la panthéonisation constitue l’occasion de remettre en lumière un homme qui fut « un intellectuel engagé au sens le plus noble du terme.(…) Il s’est battu contre le fascisme par les moyens intellectuels d’abord, par les moyens militaires ensuite ».

    Les historiens Julien Loiseau et Laure Verdon ont insisté sur la cohérence entre la vie et l’œuvre de Marc Bloch, enseignant, chercheur et résistant. Une exigence résumée par la phrase qu’il souhaitait voir inscrite sur sa tombe : « Il n’a chéri que la vérité. » Un héritage qui, plus de 80 ans après son exécution, continue d’éclairer le présent.

    Coline Le Bras

  • La Région représentée au congrès mondial des médias

    La Région représentée au congrès mondial des médias

    Juste à côté de l’auditorium principal qui concentre les échanges du congrès mondial des médias, la Région Sud inaugurait son stand, lundi après-midi, avec la volonté d’envoyer un message à l’égard d’une profession qui connaît de nombreuses difficultés et doit relever d’importants défis avec la numérisation des usages et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

    C’est François de Canson, successeur désigné de Renaud Muselier à la tête de la Région, qui s’est chargé du discours.

    « Les journalistes sont des femmes et des hommes qui écrivent, enquêtent, questionnent, racontent et alertent parfois. Des femmes et des hommes qui portent une responsabilité immense, celle d’éclairer nos sociétés », a-t-il indiqué. « Nous vivons dans une époque de tensions géopolitiques, de guerres à frontières, d’instabilité démocratique, de bouleversements technologiques, d’intelligence artificielle, de désinformation, de fragmentation du débat public… Jamais le besoin de presse n’a été aussi fort. Quand une société doute, elle cherche des repères, lorsqu’une démocratie tremble, elle a besoin de journalistes solides », a souligné le vice-président de l’institution.

    « Des acteurs précieux pour nos démocraties »

    « La liberté de la presse, la liberté d’expression ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues juridiquement, politiquement, culturellement et surtout protégées », a affirmé François de Canson, assurant qu’« à la Région Sud, nous savons ce que vous représentez, vous êtes précieuses et précieux pour nos démocraties, pour l’intelligence collective, pour maintenir l’espace de raison saturé de faux ».

    Il s’est enfin félicité du choix de la région et singulièrement de la deuxième ville de France pour l’organisation de ce congrès mondial des médias, car « Marseille est une ville de circulation des idées, des peuples, des récits, des cultures. Une ville qui connaît le tumulte du réel, une ville profondément journalistique ».

    Le vice-président de la Région était accompagné par Jean-Christophe Tortora (La Tribune/CMA Médias), Véronique Saadé (CMA Médias), Michel Laugier, sénateur (Union centriste) des Yvelines et rapporteur du budget de la presse à la Haute assemblée pour couper symboliquement le ruban d’inauguration du stand.

    Parmi les participants, on notait la présence de Jean-Louis Pelé (La Provence), Laurence Bottero (La Tribune), Guilhem Ricavy (Var-Matin), Simon Perrot et Baptiste Bize (Nice-Matin) et Léo Purguette (La Marseillaise).

    L’info de proximité au centre d’un débat au Club de la presse Marseille-Provence

    « L’information de proximité, un enjeu de démocratie » : tel est l’intitulé du débat organisé, ce mardi 2 juin à 10h, par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud, à l’occasion du congrès mondial des médias.

    Aux côtés de Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et des représentants de Marsactu et Var Matin.

    Inscription obligatoire par mail : contact@club-presse-provence.com