Tag: Le Rove

  • Paul Sabatino réélu maire du Rove avec près de 80% des voix

    Paul Sabatino réélu maire du Rove avec près de 80% des voix

    Paul Sabatino s’est dit « tendu », cette semaine, avant ce premier et unique tour dans sa commune du Rove. L’actuel maire communiste, qui a pris la suite de Georges Rosso le 1er mars 2025, a pourtant réalisé un score sans appel, ce dimanche soir. « Nous avons réalisé 77,92%, donc il n’y a pas de modification dans la constitution du conseil municipal. 26 contre 3. Je pourrais dire, avec un peu de prétention, que je suis sur les mêmes traces que Georges Rosso », dira-t-il quelques instants après avoir donné un premier discours devant 200 sympathisants.

    La candidate Rassemblement national Laetitia Cangelosi est donc nettement battue dans la commune de 5 500 habitants. « Il n’y a rien qui a changé, ici, parce que la population, elle n’est pas sur des positions nationales, elle est sur des positions de réalisation locale et de promesses », analyse le maire. Il avait été pour le moins irrité de voir les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen sur les tracts de son adversaire dans ces élections municipales.

    Le Rove, fief historique du PCF, reste donc à gauche et Paul Sabatino se porte désormais vers l’avenir, pour son village : « Notre équipe est rajeunie, il y a quand même beaucoup de jeunes et cet enthousiasme a modifié un peu la perception que l’on avait de nous, puisqu’il y avait bien entendu un maire de 95 ans. »

  • Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    L’équipe a d’abord fait étape au Resquiadou avant de poursuivre dans le vallon du Gipier, puis dans la calanque de Niolon. Au Gipier, l’accueil des riverains s’est révélé particulièrement chaleureux, comme dans l’ensemble des secteurs visités. Au fil de la déambulation, les échanges se sont multipliés avec les habitants autour des préoccupations du quotidien et des projets municipaux.

    Le maire en a profité pour évoquer le renforcement du dispositif de vidéoprotection. De nouvelles caméras vont être installées dans ces secteurs comme dans d’autres quartiers de la commune, venant compléter le réseau existant de 89 caméras reliées au centre de supervision urbain, récemment rénové au poste de police municipale.

    Tout au long de la matinée, discussions avec les habitants et rencontres avec les commerçants ont rythmé la visite, dans une ambiance conviviale. Une halte a notamment été faite à La Canne Bambou, à Niolon, lieu bien connu des promeneurs et des habitants.

    Pour le maire sortant, cette campagne se veut avant tout tournée vers la proximité et l’avenir.

    « Quand on est maire, on est le maire de tous les habitants, sans exception. Le dialogue doit être ouvert et constant. Depuis un an, je suis allé à la rencontre de tous les acteurs qui font la vie locale. J’ai reçu, lors de mes permanences et sur le terrain, des dizaines d’administrés. Je ne suis jamais seul : c’est le sens du collectif et du travail partagé qui m’anime. Mêler les idées et les réflexions, analyser, étudier et engager les actions nécessaires est chaque fois un défi stimulant. Les colistières et les colistiers qui m’entourent, très impliqués dans la vie locale, sont dans cette même dynamique. » Et de poursuivre : « Ces tournées de terrain sont riches d’enseignements et d’échanges fructueux avec nos concitoyens. Elles vont se poursuivre dans les prochains jours, avec de nouvelles visites de quartiers et des rencontres avec les Rovenains. D’ailleurs, l’un des points de notre programme est d’organiser des rencontres régulières entre les élus et les riverains dans tous les quartiers de la commune », assure Paul Sabatino.

  • Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Après la présentation de leur liste dans un gymnase comble, les colistières et colistiers de la liste Continuons!, conduite par le maire sortant Paul Sabatino, ont repris le chemin des quartiers. Dépliant « bilan-programme » en main – huit pages consacrées au mandat écoulé et aux perspectives à venir – l’équipe a mené une vaste opération de porte-à-porte. Ce jeudi, ce sont ainsi plus de 2 500 foyers rovenains qui ont été visités par une trentaine d’équipes réparties sur l’ensemble de la commune. À La Vesse ou Niolon comme dans les autres quartiers, les échanges se multiplient : voirie, écoles, sécurité, protection des calanques, mais aussi projets à venir. Autant de discussions qui valident et nourrissent la construction du programme.

    À quelques jours du scrutin, Paul Sabatino défend le bilan d’un mandat inscrit dans la continuité de l’action engagée par Georges Rosso. « Nous avons tenu le cap. Notre action repose sur la proximité, la transparence et le travail », affirme le maire sortant, qui met en avant « une gestion rigoureuse, des finances saines, des investissements utiles et une fiscalité maîtrisée », le taux communal n’ayant pas augmenté depuis douze ans.

    Parmi les mesures annoncées figurent la construction d’un dojo municipal dès 2026, de nouveaux équipements sportifs de proximité, la modernisation des écoles, l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments communaux… « Ce programme est réaliste et continuera de s’enrichir au fil des rencontres avec les habitants », conclut Paul Sabatino.

  • Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    L’aventure rovenaine en Coupe Gambardella est passée tout près d’une prolongation.

    Car, après avoir éliminé l’USPEG et Dijon en 32e et 16e de finale, les protégés de Didier Gallego semblaient en mesure de refaire le coup, cette fois face à Troyes. Le vainqueur de 2018 a eu chaud. Surtout lorsque Marc Kepdep a arraché l’égalisation des « sang et or », alors que le match approchait de sa fin. Jusque-là, le petit Poucet avait fait mieux que se défendre. Se procurant les meilleures occasions d’un match que les Aubois ont eu du mal à contrôler.

    Les réflexes de Cladec

    S’ils menaient à la pause, sur la seule frappe cadrée de la première période, c’est avant tout parce qu’ils ont su profiter du désarroi qui a fait perdre le fil aux coéquipiers du malheureux Noah Lucchesi. Mais après le repos, sans les réflexes de Christopher Cladec, face à Habibi Dridi ou Luca Perret, Le Rove aurait pu s’inviter en quart de finale.

    Malheureusement, l’égalisation est survenue trop tard pour profiter d’un collectif troyen en difficulté. Mais qui arrachait la séance de tirs au but. Poussés par près de 3 000 supporters qui garnissaient la petite tribune du stade Michel Hidalgo, et qui avaient également pris d’assaut les collines encadrant l’enceinte saussétoise, les Rovenains avaient déjà réussi l’exploit. Mais cette fois, ils ne devaient pas valider leur billet. Malgré deux arrêts de Janis Djouhri.

    Car son homologue champenois a repoussé un tir au but de plus. Ce qui permet à Troyes de passer par un trou de souris. Et au Rove de quitter la Gambardella la tête haute. Sans avoir à rougir d’une élimination qui s’est décidée sur un coup de dés. Des dés qui ont été favorables aux favoris.

    Les Rovenains vont désormais se concentrer sur leur championnat et surfer sur la dynamique gagnée en coupe.

    LE ROVE 1 (0)

    TROYES 1 (1)

    8e de finale Coupe Gambardella

    Troyes qualifié aux tirs au but (4 – 3).

    Stade Michel Hidalgo
    (3000 spectateurs)

    Arbitre : S. Decitre

    Buts : Kepdep (87) pour Le Rove, Batola (32) pour Troyes.

    Avertissements : Bosio (31), Bourse (35), Kepdep (45+3), Picchi (57), Dridi (70) au Rove, Batola (27), Louis (87), à Troyes,

    LE ROVE : Djouhri – Bourse (Padovani, 78), Dridi, Bosio, Reiner – Picchi (Mattei, 78), Perret ( c ), Kepdep – Santiago (Mendy, 64), Boughanmi, Lucchesi (Pedrero, 21).

    Entraîneur : D. Gallego.

    TROYES : Cladec – Bourlard, Ounissi, Konaté, Ehola – Coquard ( c ), Soukouna (Kharbouch, 64), Laffet – Guimba (Louis, 64), Batola, Nguéouya (Koné, 59).

    Entraîneur : N. Munda.

    Les malheurs de Noah Lucchesi

    Pour le petit Poucet rovenain, l’entame de la rencontre a été un véritable cauchemar.

    Sur une action anodine, Noah Lucchesi plante son pied gauche dans la pelouse synthétique du stade Michel Hidalgo. Son genou vrille, le feu follet de l’attaque « sang et or » s’effondre, en hurlant de douleur. Les secouristes interviennent et constatent que la blessure est sérieuse.

    Le numéro 11 rovenain sera finalement évacué sur civière. Le match reprendra après près de 20 minutes d’arrêt.

  • La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    David contre Goliath. Un David avide de succès, sans pression et sûr de ses forces avant de défier la montagne qui se dresse face à lui. Le nom de la montagne ? L’Estac (Espérance sportive Troyes Aube Champagne), vainqueur de la Coupe Gambardella au printemps 2018. Un gros morceau pour l’Olympique Rovenain, club basé au Rove, 5 500 habitants environ. être présent à ce stade de la compétition représente déjà un exploit pour la jeune bande de David Gallego. Après des victoires contre le Castanet, l’Uspeg Marseille et Dijon, Troyes se présente face à eux. « C’est exceptionnel. Nous étions déjà en 32e de finale il y a trois ans. C’est tout bénef’ pour nous », signale Christophe Rouzault, directeur technique.

    Un match déplacé

    à quelques kilomètres

    Le club n’a pas voulu bousculer les joueurs et leurs préparatifs avant cette rencontre phare, ce dimanche (14h30). Surtout que ces jeunes de moins de 18 ans vont tous vouloir figurer sur cette fameuse feuille de match. « Il y a une superbe ambiance entre eux, mais il y aura des déçus, car ils espèrent tous être retenus. On évite d’en faire trop, souffle Rouzault. Pour ne pas leur mettre de pression. »

    Surtout que cette équipe ne joue pas tout le temps ensemble, à cause du règlement de cette coupe nationale. Seuls les U19 première année peuvent participer à la compétition. « C’est une équipe recomposée. Cinq moins de 18 ans sont en U19 Nationaux à plein temps et le reste joue en U18 Régionale 1. Ils sont d’ailleurs en haut de tableau avec deux matches de retard. Des joueurs descendent donc pour former la meilleure équipe possible. »

    Une équipe pour deux catégories, donc deux coaches à l’unisson pour mener les joueurs. Entraîneur des U19 Nationaux, David Gallego est l’un des artisans de ces performances avec le patron des U18 R1, Lyes Bouzidi. « David, c’est un pur produit du club. L’accession s’est faite avec lui, il était déjà présent en 32e de finale, il y a trois ans. C’est un coach jeune avec déjà une certaine expérience, avec cette force de travail », détaille Christophe Rouzault. Le Rove s’est concentré sur la formation dès le début de siècle, pour atteindre le niveau qui est le leur aujourd’hui. « Je suis arrivé il y a 20 ans et dès les dix premières années, j’ai misé sur la qualité des éducateurs et la construction d’une équipe technique avec cet esprit club et des passionnés. » Une double casquette joueurs/éducateurs avec « 7 ou 8 joueurs passés par l’école du foot du Rove et qui sont dans le groupe Gambardella ».

    Mais l’Olympique Rovenain n’évoluera pas totalement à domicile lors de ce huitième de finale de Coupe Gambardella. Troyes se déplacera 15 km plus loin, car Sausset-les-Pins est l’hôte de la rencontre, et non Le Rove. Les terrains sont pourtant assez similaires, seule l’homologation diffère. Christophe Rouzault explique : « à partir des huitièmes de finale, les terrains doivent être homologués en T3. Ils nous manquent un peu de dimension, la longueur est bonne, mais il y a un mètre en moins en largeur. 50 centimètres de chaque côté à peu près. Nos vestiaires étaient également trop petits, avec 5 m2 manquants. »

    Rêver en coupe, lutter

    en championnat

    Le club de Sausset-les-Pins possède également une pelouse synthétique et les dirigeants du Rove ont préféré opter pour celle-ci. Les maires des deux villes [Paul Sabatino (PCF) pour le Rove, Maxime Marchand (Écologiste) pour Sausset-les-Pins] se connaissant, les tractations ont été rapides. Le voisin laisse donc son stade pour une journée historique.

    Quoi qu’il arrive, la saison sera loin d’être terminée pour l’Olympique Rovenain. Comme évoqué précédemment, l’équipe évolue en U19 Nationaux, le plus haut niveau français dans cette catégorie. Des rencontres hebdomadaires contre l’OM, Toulouse, Nice, Monaco, Montpellier ou Saint-Etienne, l’élite du football hexagonal.

    D’où les difficultés d’exister lorsqu’on est un club d’un petit village. Actuellement 12e sur 13 avec un match en moins, il faudra finir dans les dix premiers pour la formation de David Gallego. Cette position assurerait un maintien exceptionnel pour la structure. Mais, avant de penser au championnat, il y a un nouveau tour de coupe à disputer, pour continuer de rêver d’un quart de finale qui dépasserait largement n’importe quelle espérance.

  • Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Le rapport d’activité 2024-2025 témoigne de l’ampleur du travail accompli sur le terrain par Rove Environnement qui a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Plus de 700 heures ont été consacrées à l’entretien des plantations et des oliveraies, notamment sur les secteurs du plateau du Baou, de la Baume de Niolon ou encore du puits de l’Œuvre.

    Les plantations de feuillus réintroduites depuis plus de trente ans, couvrant aujourd’hui une vingtaine d’hectares sur les deux versants du massif, ont une nouvelle fois démontré leur intérêt face aux incendies survenus à proximité de la commune durant l’été 2025. Leur entretien régulier contribue à préserver la biodiversité, maintenir des milieux ouverts et limiter la propagation des feux.

    Les bénévoles interviennent également pour réparer les dégradations constatées sur les équipements, remettre en état des sentiers ou sécuriser certains accès, dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse et un risque incendie accru.

    Soulignant l’importance de ces actions de prévention et de sensibilisation, Paul Sabatino a réaffirmé le soutien total de la municipalité à l’association afin de lui permettre de poursuivre ses missions au service de la protection et de la valorisation de ce patrimoine naturel exceptionnel, au même titre que les autres acteurs environnementaux locaux comme l’association de chasse La Bartavelle, dont le président, présent lors de cette assemblée générale, a lui aussi salué le travail remarquable des bénévoles de Rove Environnement.

    Cette réunion a été également l’occasion de renouveler le bureau. Jean-Pierre Dapelo a été réélu président. Le bureau se compose de Patrick Chouteau, trésorier, et de Christian Raymond, secrétaire.

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Pas de « promesses irréalistes » mais « un discours de sincérité ». Le gymnase du Rove affichait complet pour la présentation de la liste de Paul Sabatino. Dans une salle pleine et ambiancée par Jean-Marc Sichi, habillé en « M. Loyal », le maire sortant a d’abord salué « l’âme du Rove » et rendu hommage à son prédécesseur Georges Rosso, disparu l’an dernier. L’occasion de rappeler le bilan de l’équipe sortante, la requalification de la traversée du village, les parkings, la rénovation des équipements scolaires et sportifs, l’extension de la vidéoprotection, et le futur dojo. Avec ses 5 328 habitants et 87% de terres classés, le Rove demeure « un village à taille humaine ».

    Un cadre qu’il entend préserver avec une équipe rajeunie et diversifiée, faite d’élus expérimentés et de nouveaux visages issus de tous les quartiers, unis dans « la conviction que la commune mérite une équipe soudée, compétente et sincère ». La liste « Continuons ! » s’inscrit dans cette ligne. « Continuer, c’est consolider. Renforcer. Adapter. C’est avancer, s’inscrire dans un sillon profond sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’intérêt communal et général », insiste-t-il.

    « Le maire de tous »

    Quinze élus sortants vont poursuivre l’aventure, souligne-t-il, saluant leur fidélité et leur sens du service public. Parmi eux : Michel Bartoli « amené à prendre plus de responsabilités », Marie-Claude Bonnet, Christiane Cadière, ancienne DGS ou Viviane Rosso, très applaudie et « la plus expérimentée » de l’équipe. Les profils des quinze entrants sont variés (actifs, retraités, acteurs associatifs ou professionnels engagés) pour « croiser les regards et préparer l’avenir ». On pense à Ilhem Delmas Zeghadi, chercheuse arrivée il y a peu comme Laurent Rivoire, aux enfants du Rove François Caballero, Chantal Gouiran, Sylvie Raha ou Jean-Marie Giordano, et à ces figures Noël Kouici, « homme de combat et personnalité du port » ou André Secci, enfant de Niolon et mythique dirigeant de l’USPEG. Lisa Voyatzis, parent d’élève, est la benjamine de la liste.

    Dans un contexte financier « sain », avec une dette maîtrisée et des comptes équilibrés, Paul Sabatino s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité communale. La méthode reposera sur la concertation, le renforcement des services publics au service de la jeunesse, du cadre de vie, de la tranquillité publique et du soutien aux associations. « Le 15 mars, le choix sera clair : celui de l’expérience, de la proximité et du vivre-ensemble », conclut Paul Sabatino, prêt à rester « le maire de tous ».

  • [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    La Marseillaise : Quelles sont les grandes lignes de la liste que vous présentez vendredi ?

    Paul Sabatino : Notre liste de 29 candidats s’appelle « Continuons ! ». C’est une liste à parité hommes – femmes évidemment, avec 14 nouveaux candidats et 15 sortants. Ce renouvellement se fait avec des hommes et des femmes dont la moyenne d’âge va abaisser celle de l’équipe municipale actuelle qui était autour de 70 ans. Ce rajeunissement devrait nous apporter la continuité parce qu’on a une majorité d’anciens, et nous permettre aussi d’entrer dans une ère nouvelle, avec quand même plus de diversité. Car si cette liste est majoritairement PCF, c’est une « liste de rassemblement de la gauche, des citoyens et des citoyennes », et parmi les nouveaux, beaucoup ne sont pas encartées politiquement. Certains ont demandé à être candidats. Et d’autres, nous sommes allés les chercher.

    Quels profils vous recherchiez ?

    P.S. : On a tenu à avoir, par exemple, un candidat dans chaque calanque. Ils sont nouveaux et ont pour objectif de garder leur côté populaire, faire qu’elles ne deviennent pas des lieux privilégiés réservés même si elles le sont parce que le risque feu fait qu’on ne peut pas y accéder en voiture, mais il faut qu’on puisse continuer à y vivre à l’année avec une épicerie, un bar, des restaurants, un comité des fêtes. On a pris aussi des gens du monde du travail, des chefs d’entreprise ou des syndicalistes, comme Noël Kouici, secrétaire général CGT de la réparation navale à Marseille. Cette ville a une histoire avec le monde du travail prolétaire, celui qui produit de la valeur. Et puis on a aussi des femmes avec des profils différents, des fonctionnaires d’état, des infirmières, il y a aussi un candidat en fauteuil roulant à qui j’ai proposé de nous rejoindre, ou des gens originaires du Rove depuis des générations mais inscrits dans un monde moderne. On est dans une histoire, on continue ce qu’a fait Georges Rosso pendant des années mais on voudrait le faire à 29.

    Vous êtes élus depuis plusieurs mandats, c’est la première fois que vous composez une liste ?

    P.S. : En tant que responsable du groupe, j’étais le seul à proposer et j’ai toujours participé. Mais quand je donnais deux noms, c’était le maximum. On a travaillé plus collectivement avec des gens dont on n’est pas sûr qu’ils partagent toutes nos idées politiques. Le seul interdit c’était le racisme, tout le reste peut être débattu. Si quand un auto-entrepreneur dans l’événementiel parle, il tient des propos d’empathie envers le plus grand nombre, le sport, la culture, le social, ça me va.

    Qui est en dernière position ?

    P.S. : Une jeune maman du Rove dont le petit va à l’école communale et que je ne connaissais pas forcément. Je l’ai croisée, et elle m’a dit : « Je voudrais que mon petit continue à grandir ici parce que je suis sûr qu’il va bien grandir, et si vous voulez, je voudrais m’engager avec vous. » Je lui ai dit qu’il n’y avait plus qu’une place, la dernière, et que s’il y avait deux listes, elle ne serait sans doute pas élue. Elle m’a dit, ça ne fait rien… Depuis on dirait qu’elle a toujours été avec nous. Il y a eu un pari sur le renouvellement, ce qu’on ne faisait pas avant. On avait des craintes, on aurait enquêté sur trois générations… Ça m’intéresse moins parce que de toute manière notre société a évolué, et peut-être vaut-il mieux être dans la diversité que la mono pensée.

    Un mot sur votre programme ?

    P.S. : On a fait plusieurs séances collectives de travail les samedis. Tout le monde est bienveillant, il faudra trouver un équilibre parce qu’on ne peut pas tout vouloir comme si on était une ville de 50 000 habitants en étant un petit village où tout le monde se connaît, se tape sur l’épaule et s’appelle par son prénom. Avec « Continuons ! », l’enjeu est de répondre aux questions qui se posent. Côté bâtiment on a ce qu’il faut avec un stade homologué FFF, un gymnase, un futur dojo de 400 places… On doit travailler le service public, ce lien qui lève l’isolement et répond aux besoins. Et il faut du service public pour tout le monde, avec du périscolaire le matin et le soir, le centre aéré le mercredi, du portage de repas, plus d’animation pour les seniors peut-être, un lieu de rencontre pour les jeunes, du logement social autant qu’on puisse, il faut travailler encore la culture, le sport, l’environnement dans le continuum de ce qui a été fait jusqu’ici.

  • Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Grâce à un projet initié par leurs enseignantes en partenariat avec l’association ACA et le soutien de la municipalité dans le cadre des sorties financées par la municipalité, les élèves découvrent l’univers du 7e art.

    L’objectif de ce projet est double : faire découvrir l’histoire du cinéma tout en sensibilisant les élèves aux nombreux métiers liés à un tournage. Cette semaine, les élèves ont vécu un temps fort du projet avec une semaine de tournage. Tour à tour acteurs, réalisateurs ou cameramen, ils ont réalisé un film d’environ 15 minutes… Un visionnage est prévu en fin d’année scolaire en présence des parents et de la municipalité,

    Autre moment marquant : la visite, début janvier, de Malek Hamzaoui, directeur de production et comédien du réalisateur Robert Guédiguian. Il était accompagné de Romain Silvi, membre de son équipe, et accueilli en présence de Chantal Giraud, adjointe aux écoles.