Tag: Le Rove

  • Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Entre les paysages escarpés de la Côte Bleue et les vastes panoramas de la baie de Marseille qu’il offre à voir, le sentier du Littoral (plus communément appelé sentier des Douaniers) ne manque pas de succès. Chaque été, environ 50 000 visiteurs l’arpentent. À l’année, ce sont près de 250 000 personnes qui se promènent sur ce chemin de randonnée, qui s’étend de Niolon au Cap Méjean. Mais au fil du temps, « cette importante fréquentation, l’érosion et la création de sentiers parallèles ont progressivement abîmé les sols, brouillé la lecture du parcours et fragilisé les milieux naturels », explique François Fouchier, délégué des rivages Paca du Conservatoire du littoral. Des travaux ont donc été engagés par l’établissement public pour restaurer le site et sécuriser sa découverte.

    Un site protégé depuis

    les années 60

    Près de 364 000 euros ont été investis. Au départ du sentier, un gros lot a été dédié à la géotechnie. Léa Durand, chargée de mission en charge du suivi des travaux sur le site, détaille : « La calanque du Jonquier posait un problème de sécurité sur la partie haute, mais aussi la partie basse avec des risques de chutes de pierres. On a donc imaginé avec Hydrokarst un ouvrage directement intégré dans le site, où on est venu construire deux murets en amont et en aval pour conforter et stabiliser le sentier sur une largeur de 80cm à 1m ». Un second lot du chantier a été dédié à l’aménagement paysager de l’ensemble du cheminement jusqu’à la calanque d’Erevine, sur une distance de 2,5km. « Ce qui a notamment été fait, c’est la mise en place de clapas, des sortes de tas de pierres pour bloquer les sentiers parasites, et de bordures. »

    Lors de l’inauguration, Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove, affirme : « Lorsque l’on possède un patrimoine aussi exceptionnel, on a aussi la responsabilité de le protéger ». Dans la commune, cette exigence ne date pas d’hier. À la fin des années 1960 et au cours des années 1970, la municipalité s’est battue contre le projet immobilier Amerove, qui prévoyait la construction, au cœur du massif, d’une véritable cité balnéaire pouvant accueillir 65 000 personnes. « C’est bien les communes, notamment du Rove et d’Ensuès, qui ont cherché à préserver ces espaces et les ont classés en zone inconstructible, contextualise François Fouchier. C’est cette décision première qui a permis au Conservatoire du littoral, à l’appel des communes, d’acheter dans les années 1980 presque 3 000 ha à des SCI qui, de guerre lasse, avaient vu que leur projet ne pouvait plus se mettre en œuvre. C’est une protection durable du site : les terrains du Conservatoire sont inaliénables ».

    Le Rove continue de protéger quotidiennement l’environnement avec de la « présence humaine, de la prévention et de la sensibilisation », souligne Paul Sabatino. Cet été, la municipalité a recruté pour la première fois trois gardes régionaux forestiers chargés d’« informer le public, rappeler les règles d’accès et sensibiliser chacun à la fragilité de nos espaces naturels » à l’entrée des massifs.

  • [Week-end] Alzheimer, de « Doutes » en amour au Rove

    [Week-end] Alzheimer, de « Doutes » en amour au Rove

    Elle efface la mémoire des malades, mais irrigue à vie le cerveau de leurs proches. Alzheimer, cette maladie incurable qui touche près d’un million et demi de personnes en France, est pourtant bel et bien la mémoire vive de Doutes. Un récit écrit par Malika Fecih qui met « à rude épreuve la complicité entre une mère et sa fille », lorsque les premières conséquences affectives de cette pathologie rodent au quotidien. Mise en scène par Dominique Sicilia, un spectacle qui prend ses quartiers samedi 24 octobre à 19h30 à la Salle Eugène-Lanteri, au Rove.

    À travers l’histoire de Myriam, une mère dont la raison glisse peu à peu vers un monde imaginaire, et de sa fille, la pièce explore le doute, les souvenirs qui s’effacent et la relation qui se transforme. Face à la maladie, mère et fille vont progressivement apprendre à se détacher l’une de l’autre, tout en restant profondément liées par l’amour.

    « Spectacle vivant »

    Interprétée par Catherine Lecoq, Fanny Roger et Marc Menahem, cette création aborde avec sensibilité les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer et les bouleversements qu’elle entraîne pour les personnes malades comme pour leurs proches. « Cette pièce est un épisode de ma vie, adaptée pour que le public puisse se reconnaître. Quand j’ai rencontré Catherine Lecoq, comédienne et artiste féministe engagée, monter la pièce de théâtre avec son équipe était une évidence », rappelle Malika Fecih, à propos de cette œuvre qui sera suivie, au Rove, par un échange du public avec « un professionnel de santé ».

    Avec Doutes, l’auteur a voulu retranscrire « pour la scène, cette phase dite des premiers signes. Tous les symptômes sont là et l’entourage doute, redoute », écrit-elle. « C’est pourtant l’instant de tous les espoirs car traitée précocement, il est possible de ralentir cette irréversible dégénérescence », ajoute celle, qui a donc « volontairement choisi le spectacle vivant. Une façon de contrer le sort de cette maladie qui condamne les personnes et leurs proches à une vie éteinte ». Avec comme « seule vie possible », souligne la menteuse en scène Dominique Sicilia, « l’importance de la relation humaine et du lien aimant car la chimie n’y fera rien ».

    Samedi 24 octobre à 19h30.

    Salle des fêtes Eugène-Lanteri.

    Gratuit.

  • Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    La scène est immuable. Un dimanche matin, alors que le jour pointe, débute le va-et-vient des voitures sur le parking d’un stade ou d’un gymnase.

    Ces ballets où parents et bénévoles de clubs se rencontrent, pour organiser les déplacements des jeunes aux quatre coins d’un département, voire plus loin, est mis à mal par l’inflation galopante du prix des carburants. « Nous avons un budget qui tourne autour de 90 000 euros, dont le tiers pour les frais de déplacement. Avec un gasoil qui a augmenté de 40%, forcément, cela complique tout. » Loïc Pons voit désormais dans chaque week-end un nouveau sujet d’inquiétude. Car le club de rugby qu’il préside est situé à Briançon. « Pour nous, chaque équipe qui doit jouer hors de la ville signifie des dépenses de plus en plus lourdes à supporter. »

    Même si son club a recours à des minibus pour assurer le transport de ses équipes, « avec pour la sortie la plus proche au moins trois-quart d’heure de voyage », précise le dirigeant, « nos transporteurs subissent eux aussi la hausse des prix du carburant ».

    La situation est la même du côté de Digne-les-Bains. Car, même si le club de rugby local a investi dans sept véhicules, « afin de ne pas solliciter les parents pour nos déplacements », les factures ne cessent de grimper pour Jérémy Teyssier. Le président du club, organisateur de la Coupe du monde de rugby amateur, a déjà convoqué une réunion de crise avec ses dirigeants. « Nous avons comme priorité de ne pas sacrifier les gamins. C’est pourquoi nous faisons le dos rond en maintenant les déplacements coûte que coûte. » Néanmoins, il a conscience que son club risque d’accuser un fort déficit. « Si rien n’évolue, nous organiserons une réunion avec les parents, pour voir dans quelle mesure ils pourraient nous aider. » La décision de la Fédération de football, qui a annoncé ce week-end une aide d’un million d’euros pour les clubs amateurs, sous forme de bons, devrait apporter un peu de répit. Du côté de Briançon, Loïc Pons ne veut pas solliciter les parents. « Il ne faut surtout pas que le chien se morde la queue et éviter de pénaliser les familles. » C’est pourquoi il a proposé à d’autres clubs de la ville « de mutualiser nos déplacements, quand cela est possible ».

    Si le rugby résiste, du côté de l’Olympique rovenain, on commence à tirer sur la corde. « Certains parents ne peuvent plus accompagner leurs enfants », soupire Christophe Rouzault. Le club de football qu’il préside est un des plus dynamique en matière de formation. Ce qui signifie des équipes de jeunes qui se déplacent dans tout le pays. « Nous allons sur Bordeaux, Saint-Etienne, voire en Corse. Nous avons deux minibus, mais chaque voyage, ce sont des pleins qui dépassent désormais les 160 euros par véhicule. Et je dois reconnaître que cela commence à taper dur ! »

    Octobre, un mois crucial

    S’il n’en est pas encore à renoncer à certains déplacements, comme c’est le cas dans certaines régions, il reconnaît que la situation « devient de plus en plus tendue. Et nous aurons à faire des choix à la fin du mois d’octobre si rien ne change ».

    À Aix-en-Provence, le club phare de l’escrime français a déjà enregistré des forfaits. « Si nous pouvons encore financer nos sorties, certains parents ont déjà jeté l’éponge, y compris pour les entraînements », déplore Frédéric Negroni. Le vice-président du club d’Escrime du Pays d’Aix organise des covoiturages, « afin que les familles qui le peuvent encore puissent continuer à accompagner les jeunes. Cela fonctionne sur les petites destinations », note-t-il.

    Le covoiturage, c’est également devenu la norme au Smuc. Le club marseillais incite les familles à cette pratique. « Et nous avons aussi des minibus pour les soulager. » Mais, le président de la section rugby, Stéphane Tollet s’attend « à des lendemains de plus en plus compliqués ». Les dirigeants interrogés ont aussi conscience que leurs clubs sont pris dans un étau infernal, qui écrase tout. « Nos partenaires sont aussi à bout de souffle », explique Loïc Pons. « Certains nous suivent encore, mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il. « D’autant plus que les aides institutionnelles se réduisent », déplore Christophe Rouzault.

  • Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Palestine, Ukraine, Iran, Liban, Soudan… Selon l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), 65 conflits ont été recensés dans 35 pays en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1946. Un contexte qui ne peut que renforcer l’importance de la marche qui s’est tenue ce lundi sur la Canebière, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU en 1981.

    « Si nous occupons la rue aujourd’hui, ce n’est pas pour une simple condamnation morale. C’est pour exiger la rupture définitive avec ce monde de barbares, s’est indigné Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix, en ouverture des discours. Nous devons arracher l’humanité à l’ère de la force, de l’exploitation et de la domination pour la faire entrer dans celle de la parole, de la coopération, de la solidarité et de la justice. »

    Au-delà d’un appel à un « cessez-le-feu général » et au respect systématique du droit international, c’est autour des piliers de la culture de la paix que se sont ensuite structurées les prises de parole, à commencer par l’éducation. « La culture de la paix (…) c’est aussi s’opposer aux discours de celles et ceux qui pensent que la guerre est inéluctable et que nous devons préparer nos enfants à aller sur le front, a rappelé en ce sens Nicolas, représentant de la SNUipp-FSU. C’est aussi promouvoir dans nos classes des pratiques pédagogiques coopératives (…), des espaces démocratiques qui permettent aux élèves de développer les compétences psychosociales nécessaires au comportement non violent. » L’égalité homme-femme, 5e des 8 piliers de la culture de paix, a elle aussi été abordée, le Collectif 13 Droits des femmes prenant soin de rappeler que « les femmes sont en première ligne de toutes les guerres ».

    Le budget de l’État français, qui prévoit pour l’heure une importante augmentation du montant alloué à la défense, a également été dénoncé. « Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement prévoit une cure d’austérité d’une violence historique, s’est indigné la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’argent public ne manque pas pour tout le monde. L’augmentation du budget des armées est maintenue ».

    Reste l’extrême droite, qui contribue à « l’escalade d’une violence toujours plus mortifère », et contre laquelle les participants appellent à se lever.

    ET AUSSI

    À Aubagne, défilé pour la paix

    Habitants, acteurs associatifs et élus se sont rassemblés dimanche matin à Aubagne pour défendre la paix, à la veille de la journée internationale lui étant dédiée. « Dans un contexte mondial complexe, ce rassemblement citoyen rappelle que la paix se bâtit chaque jour, au plus près du terrain, par le dialogue et la cohésion sociale », a noté la Ville. Un moment « fort d’échange et de mobilisation », s’est-elle félicitée.

    Aix-en-Provence, des rameaux pour la paix

    À l’entrée des Allées Provençales, la section locale du Parti Communiste s’est attelée à distribuer des rameaux d’olivier, symbole de paix et un tract rappelant sa solidarité avec le peuple palestinien, pour lequel il demande un cessez-le-feu « immédiat et durable ». Le parti a également rappelé sa solidarité avec Cuba. De façon plus globale, « la justice sociale », selon Sophie Rothon, secrétaire de la section locale.

    Le Rove et Septèmes Mairies pavoisées

    Le drapeau de la paix flotte sur le parvis de la mairie du Rove, « symbole de notre attachement à ces valeurs universelles » souligne le maire PCF Paul Sabatino. Ainsi que sur le fronton de la mairie de Septèmes.

    LES RENDEZ-VOUS

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • « À la table des bergers » du Rove, les inscriptions réussies

    « À la table des bergers » du Rove, les inscriptions réussies

    C’est un événement populaire qui attend petits et grands le samedi 19 septembre dans la commune du Rove. « À la table des bergers » y est organisé pour la première fois et connaît déjà un vif succès puis plus de 300 des 400 places disponibles pour participer ont d’ores et déjà été vendues et retirées en mairie. Organisée dans le cadre de l’Année internationale du pastoralisme et des Journées européennes du patrimoine, cette soirée festive sera rythmée par la musique et les chants occitans de l’ensemble Bram.

    Mettre à l’honneur

    les produits du terroir

    Le maire du Rove, Paul Sabatino, se réjouit de cet engouement : « C’est une grande satisfaction de voir que le public répond aussi nombreux à cette première. Nous avons voulu créer un événement original, populaire et accessible, en réunissant des chefs renommés autour d’un menu authentique ».

    Aux fourneaux, trois Rovenains – Manu Barthélémy (Lo Pichotone, Forcalquier), Fabien Rugi (La Boîte à Sardines, Marseille) et Sylvain Robert (Le CAM, Marseille) – s’associent à Marie-Josée Ordener (cheffe des Grandes Tables de la Friche) et Emmanuel Perrodin (cuisinier itinérant) pour composer une proposition culinaire d’exception mettant à l’honneur les produits du terroir. Et du côté du menu, en entrée vous appréciez un quichet aux tomates et salaisons de la mer, en plat de la poitrine d’agneau et polenta, pour le fromage, ce sera de la brousse du Rove à la feuille de figuier. Pour finir en douceur, navette, fruits de la fin de l’été.

    Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 17 septembre, dans la limite des places disponibles.

    Tarif unique 20 euros.
    04.91.46.80.00

  • Une opération contre la drogue sur les rails de la Côte Bleue

    Une opération contre la drogue sur les rails de la Côte Bleue

    L’opération débute en gare de Carry-le-Rouet, à une heure de forte fréquentation, 19h, ce mercredi, en fin de journée. « La mission est triple, d’une part, on montre la présence des forces de l’ordre dans les gares, ça permet de rassurer, ça permet de ramener de la tranquillité », explique Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, « la deuxième, cela permet de faire des contrôles d’identité, de pouvoir regarder si on a des personnes recherchées. Et troisième chose, ça permet aussi de lutter contre l’usage des stupéfiants », détaille-t-elle.

    Sur le quai, le commandant Jean Yves Curci briefe les hommes qui sont aujourd’hui sous son commandement. Le déroulé est le suivant : Départ de la gare de Carry-le-Rouet direction Niolon en train à 18h35. Durant le voyage, les gendarmes en profitent pour sillonner les wagons avec Scooby, le chien renifleur, en quête de stupéfiants. Une fois à Niolon, « on fera le contrôle uniquement sur les trains à quai, ça va nécessiter une organisation assez particulière, avec des rôles bien définis, et une ambiance “vitesse” sur la recherche de stupéfiants à l’intérieur du train », poursuit le commandant. Action.

    Une dizaine d’hommes et femmes de la gendarmerie embarquent à bord du train, avant de l’arpenter jusqu’à l’autre extrémité. Le reste attend que les premiers suspects leur soient amenés pour les fouiller, et dresser, s’il le faut, les premières amendes. Déjà dans le premier wagon, le chien marque, il a senti quelque chose… « Bonjour Monsieur, c’est à vous ce sac à dos ? » demande un gendarme. L’homme d’une quarantaine d’années dans le couloir acquiesce. « Je vais vous demander de venir avec nous on va le fouiller pour voir si vous ne transportez rien d’illégal ou de dangereux » poursuit le gendarme. S’ensuit le contrôle, le suspect sera finalement relâché, faute d’avoir trouvé du produit sur lui.

    Dans le train suivant, un jeune homme qui revenait de la plage avec ses amis est arrêté : Il a en sa possession quelques grammes de résine, ce qui lui vaudra d’écoper d’une amende de 200 euros. Il pourra tout de même repartir à l’issue du contrôle. Les passagers regardent l’opération se dérouler, et Scooby travailler : « il ne fait que passer, on s’est surtout demandé si il y avait quelqu’un de dangereux ou recherché à bord du train », racontent Marc et Severine, de retour de la plage avec leur bébé.

    « Une personne sur 11

    en possession de stups »

    La volonté de la préfecture de police est d’accentuer la répression sur les consommateurs, sur la base d’un raisonnement simple, comme l’explique la préfète : « S’il n’y a plus de consommateurs il n’y a plus de trafic. C’est pour ça que nous renforçons les contrôles toute l’année mais surtout au cours de la période estivale pendant laquelle la région est davantage peuplée ».

    Afin de mieux comprendre l’ampleur que prend la consommation de stupéfiants, la préfète donne un chiffre : « Une personne sur 11 est en possession de stupéfiants ». Et de poursuivre : « on s’aperçoit que les personnes qui portent sur elles des produits stupéfiants, sont de toutes les classes d’âge et de toutes les classes sociales aussi », observe-t-elle. Au bilan de la soirée : quatre trains ont été contrôlés et neuf amendes forfaitaires délictuelles pour détention de stupéfiants ont été délivrées.

  • Au Rove, trois gardes forestiers pour la saison

    Au Rove, trois gardes forestiers pour la saison

    Amandine Guigou, Hugo Mendes et Sonny Le Merrer vont à la rencontre des promeneurs, randonneurs et usagers pour les informer sur la réglementation en vigueur, rappeler les consignes de sécurité et sensibiliser chacun aux bons comportements à adopter pour préserver le massif.

  • Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Garderie périscolaire, accueil extrascolaire du mercredi et restauration scolaire : les inscriptions pour les différents services dédiés aux enfants et aux familles sont ouvertes.

    Parmi les évolutions majeures figure l’élargissement des horaires d’accueil périscolaire. Dès septembre, les familles pourront bénéficier d’une prise en charge des enfants de 7h30 à 18h, afin de mieux répondre aux contraintes professionnelles des parents. Une mesure inscrite dans les engagements du maire et de l’équipe municipale.

    « Comme je m’y étais engagé dans mon programme municipal, nous agissons pour améliorer le quotidien des familles du Rove et le bien-être de nos enfants, souligne le maire communiste, Paul Sabatino. Cette extension des horaires et la création du centre aéré les mercredis répondent à une attente forte des familles. Comme pour tout nouveau service, un bilan sera réalisé afin d’adapter le dispositif si nécessaire. »

    Autre nouveauté de cette rentrée, la création d’un accueil extrascolaire les mercredis et pendant les petites vacances scolaires pour les enfants âgés de 3 à 12 ans. Ce nouveau centre aéré fonctionnera en journée complète, de 8h15 à 17h, avec repas obligatoire. Une garderie complémentaire permettra également un accueil dès 7h30 le matin et jusqu’à 18h le soir. Cette nouvelle offre vise notamment à apporter une solution aux familles qui travaillent le mercredi et à proposer aux enfants un cadre éducatif, ludique et collectif en dehors du temps scolaire.

    Les démarches ont été simplifiées et les inscriptions peuvent être réalisées en ligne via l’espace Famille accessible depuis le site internet de la Ville du Rove (www.lerove.fr), ou directement en mairie.

  • Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Des permanences de la mission locale sont organisées dans le cadre de la convention conclue entre la Ville du Rove et la mission locale de Marseille, afin de faciliter l’accès aux droits et aux services pour les jeunes de la commune. Ce service de proximité permet aux jeunes Rovenains âgés de 16 à 25 ans de bénéficier gratuitement d’un accompagnement personnalisé, au plus près de chez eux. Elles se tiennent en effet en mairie, de 9h à 12h, sans rendez-vous, et sont actuellement assurées par Yvette Hua.

    Cet accompagnement porte ses fruits. Depuis le début de l’année 2026, 18 jeunes ont déjà été accueillis ou accompagnés lors des permanences organisées au Rove. Parmi eux, deux sont entrés en formation, quatre ont accédé à un emploi et un a signé un contrat en alternance.

    En 2025, 33 jeunes Rovenains étaient inscrits à la mission locale de Marseille. Ils ont bénéficié de 215 entretiens, ateliers ou informations collectives, et 29 jeunes ont intégré un dispositif d’accompagnement, dont cinq en Contrat d’engagement jeune (CEJ) et 24 en Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea). Enfin, toujours en 2025, deux jeunes de la commune ont bénéficié du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) pour un montant total de 1 340 euros, ainsi que de 2 682 euros d’allocations Pacea, témoignant de l’importance de cet accompagnement pour favoriser leur insertion.

    Prochaine permanence le vendredi 31 juillet. À partir de la rentrée et jusqu’à la fin de l’année, les permanences sont programmées les vendredis 11 et 25 septembre, les vendredis 9 et 23 octobre, les vendredis 6 et 20 novembre, les vendredis 4 et 18 décembre.