Tag: Le Mondial La Marseillaise

  • Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Comme un air de rentrée. à un peu plus d’un mois du coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, programmée du 5 au 8 juillet au parc Borély, une grande partie des membres de l’organisation était réunie lundi dans la salle Les Rotatives, au siège du journal La Marseillaise.

    Initié par Maryan Barthelemy, le nouveau directeur de l’épreuve et directeur des événements du journal, ce rendez-vous a été l’occasion de présenter les grandes lignes de cette Marseillaise 2026 et pour les nouveaux venus, de faire connaissance.

    Autour de lui, Léo Purguette, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Maurice Caumel, le directeur technique et son successeur désigné, Étienne Paolacci, ainsi que l’ensemble des chevilles ouvrières, bénévoles, salariés et amis du journal ou partenaires, de ce concours unique en son genre.

    Car la fête s’annonce cette année encore hors-norme. Lundi matin plus de 2 150 équipes étaient déjà engagées, représentant plus de 90 départements français et pas moins de 25 pays étrangers. Appliquée et conviviale, à l’image du Mondial, cette réunion de travail a permis de faire le point en interne sur l’état d’avancement de l’organisation, de cibler les derniers points chauds à régler et de focaliser sur les points d’attention liés aux changements qui interviendront cette année dans le déroulement de l’événement.

    Mais nous garderons encore quelques semaines la surprise…

  • Partenariat conclu entre Kedge et le Mondial La Marseillaise

    Partenariat conclu entre Kedge et le Mondial La Marseillaise

    Maryan Barthelemy, directeur du Mondial et finaliste de l’épreuve en 1988, est venu distiller ses bons conseils et remettre une dotation matérielle (des boules gravées KBS2) de la Boule Obut, partenaire historique du concours, à la section pétanque de Kedge. Deux étudiants ont intégré l’organisation du Mondial pour un stage, et durant les temps forts à Borély des élèves viendront renforcer les équipes bénévoles. Les « cheers » de l’école devraient aussi se produire au parc !

  • Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Le Mondial La Marseillaise lance un réseau de clubs boulistes, structuré autour d’une charte de labellisation « Club Mondial ». Pensée comme un outil de rayonnement, l’initiative vise à fédérer des structures capables de faire vivre, toute l’année et sur l’ensemble du territoire régional, l’esprit et les valeurs de la compétition. « On sent un intérêt des clubs pour cette démarche, on espère en labelliser une vingtaine d’ici la fin de l’année », explique David Gabriele, responsable commercial de La Marseillaise.

    « à jamais les premiers »

    Premier club labellisé, les Boulomanes du Carénage ont officiellement signé la charte ce 22 mai. Installé quai de Rive Neuve, sur le Vieux-Port (7e), son terrain municipal offre quinze pistes à l’ombre des mûriers et de l’abbaye Saint-Victor. Un cadre idéal qui contribue à son succès. « Jouer aux boules sur le Vieux-Port même Pagnol ne l’a pas fait », sourit Jean-Marc Michel, son vice-président.

    En quelques années, le club a connu une belle croissance. « Nous étions une trentaine d’adhérents à la création, nous sommes aujourd’hui 138 », précise le dirigeant. Un développement porté par un esprit convivial assumé : « Ici, c’est l’ambiance guinguette. On vient jouer, discuter, partager un verre. Il y a des licenciés confirmés mais l’objectif reste que tout le monde puisse pratiquer. »

    Son site exceptionnel attire un public varié, entre locaux, touristes et personnalités de passage. Le rappeur marseillais Muge Knight y est un habitué, tandis que des figures de la pétanque comme Marco Foyot, Jean-Michel Puccinelli ou le footballeur, champion d’Europe 1984, Manuel Amoros, ont déjà foulé ses terrains. « Dylan Rocher doit venir prochainement », ajoute Jean-Marc Michel qui ambitionne aussi des actions avec les scolaires à partir de la rentrée de septembre.

    « On sera à jamais les premiers », glisse-t-il avec fierté, conscient que ce label constitue un levier de médiatisation important. « Le Mondial est une marque forte qui va nous apporter de la visibilité », souligne le vice-président. Avant de déboucher sur cette reconnaissance officielle, le rapprochement s’est d’abord fait à travers des tournois entreprises.

    Un honneur et une fierté

    « Cette première labellisation des clubs amis du Mondial me tenait à cœur. Je crois pas qu’il y ait un cadre plus beau que le Vieux-Port et quoi de plus naturel que de la démarrer par notre club voisin », apprécie Maryan Barthelemy. Pour intégrer ce réseau, « plusieurs critères entrent en jeu », rappelle le directeur des événements du journal La Marseillaise et directeur du Mondial : affiliation à la Fédération française, capacité d’accueil d’au moins dix terrains, conformité aux normes d’accueil du public, accessibilité aux personnes à mobilité réduite. S’ajoutent des services essentiels, comme des sanitaires entretenus, une offre de restauration et la possibilité de prêt de boules.

    « Ce label est une fierté pour notre petit club du Vieux-Port », confie Emmanuel Montella, président du club. « Quand on dit qu’on joue ici, certains pensent à un film de Pagnol. Là, on montre que c’est bien réel. » Créé il y a une dizaine d’années sous la municipalité de Jean-Claude Gaudin, le site connaît une nouvelle dynamique ces dernières années, grâce à la construction d’un local avec le soutien de la mairie des 1er et 7e arrondissements. « Nous pouvons désormais accueillir nos adhérents dans de bonnes conditions », souligne le président. « Chez nous, on vient pour se détendre. »

    Romain Pastor, conseiller municipal délégué (DVG) aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, salue une initiative « qui permet de faire vivre au quotidien notre culture bouliste dans des lieux de vie emblématiques » de la ville de Marseille. « Nous sommes ici, entre Notre-Dame de la Garde, l’hôtel de Ville et le théâtre de la Criée… Une partie de boules, c’est parfois théâtral mais c’est aussi sérieux. Et quoi de mieux que le Mondial La Marseillaise pour incarner notre art de vivre et le transposer dans sa dimension de compétition sportive ? ».

  • Première escale « Mondial » pour Gérard Schneider

    Première escale « Mondial » pour Gérard Schneider

    Élu président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal en octobre 2025, le Luxembourgeois Gérard Schneider était de passage à Marseille où se trouve le siège de la Fédération. L’occasion d’une visite de courtoisie dans les locaux du journal La Marseillaise et d’une rencontre avec la nouvelle équipe du Mondial.

    « Il connaît bien la pétanque. En tant que joueur puis dirigeant, il a participé à une trentaine de championnats du monde », note Maryan Barthelemy. Le directeur des événements du journal et nouveau patron du Mondial, a côtoyé le nouvel homme fort de la pétanque mondiale à l’occasion de plusieurs championnats du monde. « C’est bien que ce ne soit pas un Français, ça montre tout le développement de notre sport à l’international. Puis sa manière de fonctionner va permettre une ouverture sur les continents émergents. »

    « La grande masse fait

    le succès de la pétanque »

    À la FIPJP, Gérard Schneider succède au Français Claude Azéma, après avoir présidé la Fédération luxembourgeoise et la Confédération européenne. « J’ai appris pas mal de choses durant ces années, surtout de Claude Azéma. C’est le grand monsieur du sport boule », insiste cet homme d’expérience et de conviction. Passionné, il incarne la continuité autant que le renouveau. Avec un objectif : « Mener la pétanque, un sport très populaire, j’insiste, au niveau olympique. On a raté Paris mais on doit essayer à nouveau. »

    Pour y parvenir, la nouvelle équipe veut travailler sur l’attractivité du jeu et sa visibilité pour les spectateurs. Sans perdre de vue la base : « C’est le point le plus important. Les joueurs loisirs, c’est la grande masse qui fait le succès de la pétanque. Chacun doit pouvoir jouer à son niveau. Il faut juste trouver le bon mix pour rendre notre sport plus attractif au niveau de la compétition de haut niveau. »

    Un lien tout trouvé avec le Mondial La Marseillaise symbole de ce trait d’union entre amateurs et champions. « Il souhaite nous accompagner dans le futur, c’est une très bonne chose », apprécie Maryan Barthelemy qui fera découvrir le Mondial La Marseillaise en juillet à Gérard Schneider. « J’en ai entendu parler évidemment. Je connais des Luxembourgeois qui sont déjà venus jouer mais je n’ai jamais eu ce plaisir. J’ai hâte de voir ce spectacle en direct. »

    Une manière de s’inscrire dans les pas de Claude Azema fidèle au rendez-vous, tout en affichant sa différence. Alors que son prédécesseur ne prononçait jamais le mot « Mondial » pour ne pas faire d’ombre au championnat du monde, lui n’y voit « aucun souci ». « Il y a 25 nations présentes, on peut parler d’un mondial », sourit le Luxembourgeois qui fera le déplacement avec le vice-président Stéphane Pintus et le trésorier Michael Doerhoefer.

    L’occasion aussi de remettre la Boule d’Or du Mondial à la fédération de Mauritanie. « C’est une des fédérations d’Afrique qui a fait le plus de progrès, pas qu’au niveau du jeu mais au niveau de son organisation. Ils ont refait leurs statuts avec un nouveau comité directeur et ils ont organisé de manière assez exemplaire, le Championnat d’Afrique en 2025. On veut les encourager : la Mauritanie est un exemple à suivre pour les pays africains. »

    Un continent qui s’éveille à la pétanque, symbolisé par la victoire de Madagascar en 2025, première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès de La Marseillaise.

  • Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Il fallait un CV solide pour occuper le siège vacant de consultant du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Double champion du monde avec l’équipe de France (1995 et 1996), David Le Dantec a été choisi pour commenter les parties télévisées de la 65e édition pour France Télévisions. « Il était essentiel que ce poste soit occupé par quelqu’un qui connaisse parfaitement la pétanque et qui apporte une réelle plus-value aux journalistes », souligne Maryan Barthélémy, récemment nommé directeur des événements et des partenariats du quotidien La Marseillaise.

    Lui-même consultant durant neuf éditions, ce dernier a chaudement recommandé l’international tricolore à la direction du diffuseur. « Il saura transmettre ses émotions à l’antenne, j’en suis convaincu. Il fait partie des quatre plus grands stratèges que la pétanque ait connus, avec Henri Lacroix, Philippe Quintais et le “roi” Christian Fazzino », estime l’ancien organisateur des Masters de Pétanque. « J’ai été surpris qu’il pense à moi, je vais me régaler », confie David Le Dantec.

    Champion incontesté, le Breton de naissance n’a pourtant jamais participé au Mondial La Marseillaise à pétanque. « Mais je la suis tous les ans », insiste celui qui a récemment coaché l’équipe de France masculine lors des championnats du monde disputés à domicile (2024). « La qualité du plateau n’a cessé de progresser. Autrefois, certains pouvaient considérer qu’il s’agissait surtout d’un concours régional. Aujourd’hui, c’est devenu un rendez-vous international incontournable. Toutes les meilleures équipes de la planète font désormais le déplacement. »

    Entre vulgarisation

    et analyse pointue

    Pour sa première à la table des commentateurs, David Le Dantec sera associé à l’indéboulonnable Guillaume Claret. « Ça va me faire bizarre de ne plus commenter aux côtés de Maryan (Barthélémy), car c’était notre rendez-vous annuel, mais j’ai hâte d’apprendre à mieux connaître David (Le Dantec) », glisse le journaliste, habitué à commenter aux côtés de grands champions comme Jean-Luc Robert, Damien Hureau ou Ludovic Montoro.

    « Mon rôle est davantage tourné vers la présentation et l’accueil du public. Le consultant, lui, entre dans les détails, dans l’analyse plus pointue. Il apporte cette expertise tout en permettant au grand public de comprendre ce qu’il voit. Avec David, on pouvait difficilement trouver mieux sur la place de la pétanque », poursuit-il.

    Souvent sollicité par les médias, David Le Dantec s’apprête cette fois à découvrir un exercice inédit pour lui. Il entend s’inspirer de ses pairs tout en y apportant sa touche personnelle. « Il faut savoir parler à tout le monde. Je vais devoir trouver le juste équilibre entre la vulgarisation, pour les spectateurs les moins initiés, et une analyse plus pointue – sur la lecture du jeu et le décryptage des mènes – destinée aux connaisseurs », explique la nouvelle voix du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Plus de 4 000 joueurs déjà inscrits pour la 65e édition

    Avec 1 407 triplettes inscrites à ce jour, à l’occasion de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, la barre symbolique des 4 000 joueurs a été dépassée. Parmi les équipes récemment engagées, on retrouve le célèbre pointeur marseillais Aimé Courtois, aux côtés des Lyonnais Alexandre Mallet et Titouan Olivier. Déjà triple finaliste de la compétition (2016, 2018 et 2022), il rêve d’un premier sacre sur ses terres. Le récent champion du triplette mixte dans le Vaucluse, Gilles Gayraud, sera également de la partie avec les jeunes Gino Dubois et Brandon Cano. Sans oublier le Salonais Marc Tierno, qui sera associé, comme l’année passée, aux bombardiers Antoine « Piré » Navarro et Frédéric Bauer.

  • Une nouvelle cuvée pour les Carreaux du cœur du Mondial

    Une nouvelle cuvée pour les Carreaux du cœur du Mondial

    L’opération Les Carreaux du cœur fait son retour en 2026 à l’occasion du Mondial La Marseillaise à pétanque (3 au 8 juillet). Reconduite pour une nouvelle édition, cette initiative solidaire transforme les moments spectaculaires des parties télévisées en gestes concrets de soutien au monde associatif. Le principe originel : chaque carreau réalisé à l’écran est primé. À l’issue de la compétition, la somme récoltée est répartie entre plusieurs associations partenaires. L’occasion est surtout le prétexte à une mise en avant des associations et de leurs actions.

    Depuis sa création, l’opération a permis de soutenir près d’une vingtaine de structures engagées dans les domaines de la solidarité, de la santé, de l’inclusion et de l’aide humanitaire dont la Ligue contre le cancer, le Secours populaire, Vaincre la mucoviscidose, Électriciens sans frontières, l’Unicef, Gefluc, ou Féminité sans abri. Autant d’acteurs dont l’action s’est trouvée renforcée par la ferveur populaire du Mondial.

    En 2026, trois nouvelles associations intègrent le dispositif : Massajobs, Handident Paca et Maison Dacor. À leurs côtés, une quatrième structure bien connue du Handi Mondial, le Ramh, sera également présente dans le parc Borély à leurs côtés.

    Massajobs

    Implantée au cœur des quartiers prioritaires de Marseille, Massajobs agit depuis dix ans pour rapprocher les habitants du monde professionnel. Active à travers sept antennes dans la ville dont une à la Belle de Mai, à Malpassé et à Kallisté, l’association mise sur une présence de terrain : porte-à-porte, cafés de rue, accueil sans condition et accompagnement personnalisé, sans limite de durée. En créant des passerelles avec les entreprises et en s’appuyant sur plus de 100 professionnels bénévoles, Massajobs entend redonner confiance et perspectives. En 2024, 450 personnes ont été accompagnées, avec 219 réussites vers l’emploi.

    Handident Paca

    Handident Paca œuvre pour l’accès aux soins buccodentaires des personnes en situation de handicap et des personnes âgées dépendantes. Grâce à une offre mobile composée d’un bus de soins, de véhicules dédiés et de cabinets éphémères en Ehpad, l’association pallie les difficultés de mobilité et de suivi médical. En 2026, de nouvelles conventions avec le Centre hospitalier d’Arles et le conseil départemental des Bouches-du-Rhône viendront renforcer son réseau, illustrant une approche inclusive et territoriale de la santé.

    Maison Dacor

    Créée en 2014, Maison Dacor (Développement des apprentissages, des compétences et des réalisations) lutte contre l’isolement des personnes en situation de handicap en favorisant l’accès aux loisirs, à la culture et aux rencontres. L’ouverture, en janvier 2025 à Aubagne, de la Maison Dacor marque une étape clé : un tiers-lieu chaleureux proposant ateliers artistiques, activités de bien-être et temps de répit pour les aidants. Des initiatives ouvertes au grand public viennent compléter cette démarche inclusive.

    Ramh

    Partenaire historique du Handi Mondial, le Relais d’aide matérielle aux handicapés (Ramh) transforme depuis 22 ans le recyclage en solidarité. Une mobilisation hebdomadaire portée par des bénévoles, pour qui chaque geste compte. Bouchons, lunettes, matériel informatique ou radiographies collectés ont permis de financer plus de 320 000 euros d’aides directes et matérielles. En 2025, avec 430 kilos de bouchons plastiques, métal et liège, le Mondial La Marseillaise figurait dans le top 10 (8e position) des plus grosses collectes de l’année. L’ambition, cette année sera de viser le top 5.

    Avec les Carreaux du cœur, le Mondial La Marseillaise rappelle que la pétanque peut aussi être un jeu de générosité.

  • Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, le rythme ne faiblit pas. Moins de trois semaines après, un millier de joueurs (333 équipes) étaient engagés. Mercredi, c’est la barre symbolique des 666 triplettes qui a été franchie. En un mois, plus d’un millier de nouveaux joueurs se sont engagés sur la ligne de départ de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque (5 au 8 juillet).

    En 2025, année du record historique de participation (4 784 équipes), ce cap avait dépassé le 25 mars. Bien évidemment, rien ne dit qu’un nouveau record sera battu le 2 juillet, jour prévu pour la clôture de cette campagne d’inscriptions 2026. Mais la tendance se confirme.

    Quinze nations sur la ligne de départ

    72 départements sont désormais représentés. Onze de plus qu’il y a un mois. Les Bouches-du-Rhône, sans surprise, arrivent largement en tête avec 146 équipes, suivis du Var (39), du Rhône (33), de l’Isère (32) et du Vaucluse (30). Viennent ensuite le Gard (28) et l’Hérault (26) ex æquo avec la Loire (26), la Drôme (20) et la Haute-Garonne (18). Des terres de pétanque fidèles au rendez-vous.

    Rayon international, pas moins de 35 équipes étrangères et quinze nations sont à ce jour engagées. L’Espagne est la dernière nation à avoir fait son apparition sur la ligne de départ. L’équipe de Juan Ramirez vient de Toro, une commune au nord de la communauté autonome de Castille-et-León, dans la province de Zamora, frontalière avec le Portugal. Algérie, Slovénie, Maroc, Danemark, Italie, Pays-Bas, Sénégal, Brésil, Suisse et Monaco figurent à leur côté. La palme revient, à ce jour, à l’Allemagne avec 13 triplettes en lice. Parmi elles, le club de VfL Sindelfingen 1862 EV débarque en force avec trois triplettes : celle de Frank et Ulrike Mössinger associés à Thomas Langer a été la première à s’engager (n° 250) suivie de celle de la famille Bausch, Peter, Brigitte et Mika (n° 271). La dernière triplette est composée de Hans Diehm, Joacim Köhler et Uwe Klemm (n° 358).

    Dans ce club omnisports situé dans le Bade-Wurtemberg (9 400 membres, 28 sections), la section boule et pétanque a vu le jour fin 2023. Mais elle s’affirme déjà sur les terrains avec une montée en Oberliga, l’élite régionale, dernier échelon avant le national… Au-delà de la fête, leur Mondial aura valeur de test.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.

  • Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Quelques jours après l’ouverture des inscriptions pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, Pierre Maurel a déjà lancé les hostilités. Le pointeur martégal, licencié au Case de Nice la saison passée et désormais pensionnaire du club de l’île Rousse, en Corse -pour évoluer aux côtés de Basil Jackel et Joseph Barbato- a annoncé qu’il se présentera au Parc Borély en compagnie des bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition. « On est des amis à la base », souligne le pointeur classé troisième au classement Passion pétanque française (PPF). « On a fini notre association par une finale (en 2021). On a toujours fait beaucoup de grands résultats ensemble. On pense qu’on est plus fort comme ça », poursuit-il.

    « Il faut que ce soit

    enfin la bonne »

    Sa dernière aventure au Mondial La Marseillaise, avec les jeunes Mayron Baudino et Adrien Delahaye, s’est soldée par une élimination en 8e de finale face à l’équipe d’un certain… Kévin Prud’homme. « On a toujours été parmi les favoris depuis que l’on joue ensemble, mais il faut que ce soit enfin la bonne », martèle Pierre Maurel.

  • Pierre Guille tourne la page de « La Marseillaise »

    Pierre Guille tourne la page de « La Marseillaise »

    Il aura le cœur lourd mais l’esprit léger, en juillet, lorsque l’imposante porte en fer forgé du parc Borély franchie, il longera les barrières pour disputer la première partie du 65e Mondial La Marseillaise à pétanque. Une première, étonnement. « Je viendrais avec deux amis faire un tour par la buvette, sans pression… Le Mondial, j’y travaille depuis 25 ans, mais je ne l’ai jamais fait parce qu’avant je ne jouais pas aux boules. Maintenant, j’adore ça, même si je suis un très mauvais joueur », sourit Pierre Guille.

    Une place aux rotatives

    Le directeur des événements et des partenariats du journal La Marseillaise, surtout connu pour être le président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, quitte officiellement ses fonctions ce 1er décembre. Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal, prend sa relève. Lui rejoint le groupe Suez pour y occuper la direction du développement dans le Sud, trente ans et cinq mois après avoir fait ses premiers pas comme manutentionnaire au service expéditions des rotatives du journal, cours d’Estienne-d’Orves.

    Sorti de l’école hôtelière un an plus tôt, Pierre Guille a alors tout juste 17 ans et cherche à gagner un peu d’argent pour reprendre des études de droit. Une amie, Sophie, fille de Marcel Richaud, ancien chef des rotatives, l’introduit. « Il connaissait mes difficultés familiales et m’a dit “si tu veux, on a une place à la roto la nuit”. Je suis donc entré dans cette grande maison le 1er juillet 1995. »

    Pendant quatre ans, sous la houlette de Pascal Gallittu, il enchaîne les CDD. « Ménages, manutention… Je travaillais la nuit, pendant les vacances. Dès qu’il y avait besoin, on m’appelait. » Il jongle avec ses études, mais ne les finira jamais. En 1999, il rejoint l’accueil du journal, sous la houlette de notre regretté ami Gaël Blin, qui lui apprend les rudiments du standard. Il y fera « une rencontre déterminante » : « Tous les matins, week-end compris, passait devant moi un petit monsieur ombrageux. Avec lui, souvent, un défilé de ministres, de chefs d’entreprise, les patrons de Ricard, Carrefour qui montaient dans son bureau… Michel Montana. » En août 2000, l’homme aux bretelles le reçoit dans son fameux bureau avec Fred Luzi, alors directeur commercial, pour un entretien d’embauche.

    « Un truc à l’ancienne, surréaliste, qui s’est terminé avec un verre de Ricard dans la main. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il m’a dit : “si t’es pas trop con, que tu m’écoutes et que tu fermes ta gueule, on peut faire quelque chose de toi”. » Pierre signe un CDI d’attaché commercial à la régie publicitaire. « Pendant un an, j’ai fait les petites annonces. Je passais des coups de téléphone toute la journée et je prenais les petites annonces des garagistes : 206, 1.4 litre, HDI… »

    L’été suivant, en 2001, il fait son premier Mondial. « Michel était coquin, il m’a mis aux barrières avec les agents de sécurité. En plein soleil… J’ai fait ça deux ans sous la responsabilité de Dédé Picca puis j’ai passé mon permis. Je suis devenu chauffeur, responsable des chauffeurs, puis secrétaire général. » Dans les pas de Montana, sur le tas, il apprend les rudiments. Au journal, il devient chef de pub, chef des ventes, directeur commercial de 2012 à 2017, puis prend enfin le poste de directeur des événements et des partenariats, à ses yeux surtout « une direction de relations publiques ».

    Passion et valeurs

    « La Marseillaise m’a appris le goût du travail, du vrai travail, l’engagement, à la limite de la rupture parfois, mais avec toujours du plaisir. Puis les relations publiques, le fait de prendre la parole, c’est quelque chose que j’aime », glisse celui qui a grandi dans une modeste famille d’origine arménienne, dans les quartiers Nord de Marseille, à la Viste et la Batarelle. à 10 ans, ses parents s’installent à Aubagne, à la Tourtelle, où sa mère était femme de ménage dans les tours des quartiers populaires de la Tourtelle et du Charrel.

    Le 7 avril 2017, Pierre Guille devient surtout président du Mondial avec la lourde tâche de succéder à Michel Montana. Il le fera avec talent, y apportant sa touche, avec la création du Handi Mondial bien appuyé par l’AJCM, de l’opération des Carreaux du cœur qui a permis de soutenir une trentaine d’associations, l’obtention du plus haut niveau du « label manifestation éco-responsable », pour finir par une édition 2025 ponctuée du record de participation.

    « C’est un parcours assez atypique, il n’y a plus beaucoup de gens qui rentrent dans une entreprise tout en bas et grimpe ainsi », observe Pierre Guille, ses petits yeux bleus rougis par l’émotion. « C’est le signe de quoi ? De la passion, de l’engagement, des valeurs », explique celui qui se définit comme « un militant des causes nobles, justes, fraternelles », et ne cache pas sa fierté « d’avoir porté les valeurs de La Marseillaise pendant 30 ans ».

    Chef d’orchestre

    « Je suis 100% en accord avec ce journal, encore plus depuis que Léo (Purguette) en est le président et directeur éditorial. Je partage ce qui y est écrit tous les jours et je n’ai pas de problème pour défendre son bilan », poursuit celui qui était encore, jeudi, devant cinquante chefs d’entreprise d’un syndicat patronal pour porter la voix de La Marseillaise. Un numéro d’équilibriste dans un journal en perpétuel soutien aux travailleurs en première ligne face aux politiques patronales.

    « Ça tient à deux facteurs. Un, on est reconnu pour une qualité rédactionnelle qui fait référence, y compris chez ceux qui n’ont pas notre sensibilité politique. Deux, nos événements font référence. » Le Mondial bien sûr, mais aussi le GP cycliste La Marseillaise, entré dans le cercle fermé des dix plus grandes courses classiques françaises, La Marseillaise Breaking cup, la Tournée d’été qui cette année a rayonné sur 14 dates dans le département. Et de rappeler au passage que plus de 120 événements ont associé leur image à La Marseillaise en 2025.

    « Sans prétention, prendre la succession de Michel Montana n’était pas facile. Beaucoup de gens auraient parié qu’on se casse la gueule. Je dis on, parce que c’est une équipe, on était tous ensemble. Je pense aussi aux bénévoles, à Maurice, Didier, André… Aujourd’hui, je laisse, on va dire, le fauteuil de chef d’orchestre parce que c’était juste ça, mon job. » à ses successeurs d’écrire une nouvelle partition.