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  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Aujourd’hui, c’est Marseille qui fait la richesse de la métropole »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Aujourd’hui, c’est Marseille qui fait la richesse de la métropole »

    Les 100 premiers jours

    Didier Gesualdi : Nous sommes à 100 jours de votre élection, vous êtes le maire le mieux élu par les Marseillais, ce qui vous oblige…
    Il faut prendre cela avec beaucoup d’humilité. Certains me disent : « C’est fantastique, tu es le maire le mieux élu de l’histoire et en plus tu as été le plus jeune… » Ce n’est pas comme cela qu’il faut penser la politique. Il faut juste penser que c’est une responsabilité et qu’il faut la prendre avec humilité. C’est sept ans au service des Marseillaises et des Marseillais dans des conditions qui ne sont pas faciles. On va vivre des moments peut-être très compliqués l’année prochaine pour les élections présidentielles. On vit actuellement des moments difficiles. Le rôle d’un maire est de protéger sa population, toute sa population. Marseille est une ville qui ne ressemble à aucune autre et a besoin d’être protégée car c’est une ville qui est merveilleuse, forte, fragile, jeune, qui a aussi besoin qu’on la ménage, qu’on pense à elle et qu’on soit là tous les jours.

    Léo Purguette : Vous avez fait le choix de rebattre toutes les délégations de vos adjoints. Est-ce que cela ne vous fait pas perdre un peu de temps dans la mise en œuvre de votre programme ?
    Au contraire ! Ça fait du bien. La monotonie, quand elle s’installe, que ce soit dans la vie, au travail, dans un couple ou dans une mairie, devient l’ennemie de ce qu’il y a de plus beau : l’exaltation. Aujourd’hui on a des adjoints qui hier s’occupaient des écoles et qui ont pris dès le lendemain leurs nouvelles délégations, à qui la sécurité, à qui la solidarité et qui le font avec un entrain absolument incroyable. Certains d’entre eux, ceux qui avaient déjà une délégation, ont cette habitude la gestion. Donc les tâtonnements qu’on pouvait avoir au début du premier mandat sont aujourd’hui derrière nous. Tout le monde m’a dit : ça va faire un chamboule-tout. C’est le contraire qui s’est passé. On a des services heureux, des élus heureux et des gens qui se sont mis au travail tout de suite. Et c’était cela : je ne voulais pas de rupture dans le temps de travail.

    Léo Purguette : Quels sont les premiers marqueurs de ces 100 jours, de quoi êtes-vous fiers ?
    On a passé des épisodes extrêmement difficiles et compliqués. Revoir toute la gouvernance de la métropole, insérer une ville qui ne l’a jamais été dans la Métropole, qui a toujours été rejetée par la gouvernance de la Métropole : j’en suis très fier. Se mettre au travail ne serait-ce que sur la question des transports, de la propreté où on voit de plus en plus de passages en centre-ville notamment. On continue à avancer dans les écoles. Vous allez voir de nouvelles écoles sortir de terre à partir de la rentrée… L’idée de se dire qu’après une élection tout est magique et merveilleux, je préfère la laisser aux démagogues et aux populistes.

    Léo Purguette : On vit un épisode caniculaire très dur. Quand on n’est pas un Marseillais qui a les moyens d’avoir la climatisation, c’est difficile. Que peut une municipalité face au changement climatique ?

    La municipalité se mobilise. On ouvre par exemple en centre-ville une plage 24h/24 en mettant de la police municipale, des maîtres-nageurs sauveteurs, une équipe de gardiennage, de l’éclairage… on ouvre les musées et les bibliothèques où il y a de la climatisation, on fait la gratuité des piscines, on étend les horaires… Quand on fait un bâtiment public, je ne le construis pas aux normes d’aujourd’hui. Je le construis pour que dans 50 ans il soit encore efficace, qu’il soit climatiquement responsable, avec des produits sourcés, que l’hiver comme l’été la température soit tempérée. Ça, c’est une nécessité. Si vous me demandez si je vais acheter des climatiseurs pour tous les Marseillais, certains vous auraient répondu : « Oui bien sûr. » Moi je dis non.

    Léo Purguette : Pourquoi ?
    Parce que financièrement ce n’est pas soutenable pour 900 000 habitants.

    Léo Purguette : C’est donc plus financier que philosophique ? On a entendu une partie de la gauche nous expliquer que la climatisation serait presque intrinsèquement d’extrême droite ? Ça a choqué.
    Je ne partage évidemment pas cela. On sait tous que la climatisation n’est pas la panacée et que ce n’est pas une réponse à long terme au changement climatique. C’est même quelque chose qui accélère quelque part le changement climatique. Quand on a un bébé de 6 mois ou comme moi une grand-mère de 95 ans… On sait qu’elle ne serait peut-être plus là si elle n’avait pas mis la climatisation.

    La polarisation politique

    Didier Gesualdi : La nouvelle donne politique au conseil municipal est marquée par une forte extrême droite dont on va reparler aux élections nationales.
    Les Marseillais ont dit ce qu’ils avaient à dire aux élections du mois de mars. Je suis évidemment très inquiet de voir que la droite traditionnelle a disparu, ce n’est pas à moi de m’inquiéter mais quand la droite disparaît c’est l’extrême droite qui fait son lit. Aujourd’hui quand on écoute des gens comme Éric Ciotti dire « je vais grand-remplacer la droite », quand on écoute des gens comme Jordan Bardella ou Marine Le Pen dire « la droite, c’est nous », et voir la droite républicaine, gaulliste avec qui on a partagé une certaine idée de la France et notamment au moment de la Résistance, disparaître, je ne m’en réjouis pas. Il y a des différences fondamentales entre la droite et nous, on avait quelque chose en commun. Avec l’extrême droite, on n’a rien en commun. Quand on utilise les mots de quelqu’un, les gens préfèrent toujours l’original à la copie. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

    Léo Purguette : Est-ce qu’il n’y a quand même pas un problème du côté des catégories populaires qui ne se mobilisent pas sur la gauche ?
    Ce n’est pas ce qu’on a vu à Marseille. On a vu remonter comme on ne l’avait pas vu monter depuis longtemps, le vote des classes populaires. Ça a été très net dans les 13-14, dans les 2-3 aussi où je m’étais présenté en 2020 et je peux vous dire que ce n’est pas encore la panacée mais on voit de l’effet quand les politiques tiennent leurs engagements. Les gens sont intelligents, ce ne sont pas des clients. Il ne faut pas leur mentir. Je prends des coups pour ceux qui pendant 30 ans on dit « vous allez voir avec moi, tout sera formidable ». C’est pour cela que j’ai essayé d’être sur une ligne la plus juste possible.

    La rentrée scolaire

    Léo Purguette : Qu’est-ce qui va changer à la rentrée pour les petits Marseillais ?
    Je me suis engagé pendant la campagne à faire un kit scolaire de meilleure qualité. Il y aura donc un kit scolaire plus fourni, plus beau, toujours en concertation avec les parents et les enfants, pour qu’on puisse être au rendez-vous sur la question du pouvoir d’achat quand on voit que les prix des fournitures scolaires sont en train d’exploser. Préparez-vous à aller dans les grandes surfaces à partir du 15 août, et vous verrez qu’une gomme qui valait 1,10 euro, vaut 1,80 euro. Mis bout à bout, le panier à la fin, au lieu d’être à 120 ou 130 euros il va passer à 170 euros. Et quand on a deux ou trois enfants, ce n’est pas supportable. C’est pour ça qu’on a décidé de faire cette mesure – la seule grande ville en France à le faire – pour tous les élèves. C’est notre choix, car la question du pouvoir d’achat concerne tout le monde, comme celle de la dignité car quand on est petit, qu’on arrive dans une classe et qu’on n’a pas toutes ses affaires scolaires, on a honte. Tout ça, c’est fini et j’en suis très fier.

    La Métropole

    Léo Purguette : Marseille est désormais dans la gouvernance de la Métropole. Elle a été un gros caillou dans votre chaussure durant le premier mandat. Mais aujourd’hui on a l’impression qu’elle ne fonctionne pas vraiment : elle est sous tutelle, elle n’a pas de moyens…
    Je comprends la question et vous avez raison. Cela a été six années difficiles et compliquées. Aujourd’hui, le choix qui a été fait d’accepter les coupes sombres par le président et par d’autres en expliquant que c’était des économies n’est pas mon choix. Moi je considère que la politique de la Ville, que s’occuper des plus fragiles, que la culture, que le sport ne sont pas des endroits où on fait des économies. Ce n’est pas un sujet qui devrait normalement être mis sur la table car on sait que derrière cela, quand on ferme une association, 2, 10, 20… 100 associations sont concernées. Ce sont des plans sociaux que l’on fait et ce n’est pas acceptable. Bien sûr que j’ai accepté d’entrer dans la gouvernance pour les Marseillais…

    Léo Purguette : … Mais vous n’avez pas accepté d’être vice-président.
    Car je suis maire de Marseille et je ne suis pas friand de mandats, de postes, d’indemnités… Ça ne m’intéresse pas. Je suis et je reste maire de Marseille et je m’occupe des Marseillais. Pourquoi j’accepte d’aller dans une gouvernance partagée ? Parce que je pense qu’à ma ville, au développement métropolitain, à ce qui peut aider les communes autour à se développer pour que Marseille rayonne, pour que les autres communes puissent exister… Marseille a toujours été vue comme le vilain petit canard, sauf que les gens ont oublié que c’est Marseille qui a fait la richesse de la métropole. Vous pensez que des zones d’activité comme on en a à Géménos existeraient sans les Marseillais ? Vous pensez que les milliers d’habitants de Mimet travaillent à Mimet ? Ils travaillent à Aix. Ceux de Gémenos travaillent à Aubagne, à Marseille. J’entends le maire de Gémenos dire qu’il a créé la zone d’activité de Gémenos. Non, c’est un maire communiste qui l’a créé et créé des emplois. Donc il faut revenir à la réalité. Les Marseillais ne sont pas là pour payer, payer, payer. On paye la taxe foncière métropolitaine la plus importante, pourquoi ? En fait, les Marseillais payent deux fois plus que les autres pour un service qui est deux fois moins important. J’ai voulu entrer dans la gouvernance pour réparer cette injustice.

    Didier Gesualdi : On est bien loin du discours œcuménique de Nicolas Isnard. Vous n’avez pas peur d’opposer les territoires en disant cela ? Les pays aixois, martégal, salonnais… Pensent aussi à défendre leurs intérêts et ils sont tous légitimes.
    Ils sont tous légitimes bien sûr à partir du moment où on regarde la réalité en face.

    Didier Gesualdi : Il n’y a quand même pas d’argent volé dans les territoires.
    Si j’en crois ce qui est écrit dans tous les rapports de magistrats financiers, de tous les experts qui se sont mis sur cette question, il y a beaucoup d’argent indus. Indus, qu’est-ce que cela veut dire ? Je vais pas faire un cours de Français. Tout le monde sait ce que cela veut dire.

    Léo Purguette : Sur ce même fauteuil la semaine dernière, le vice-président aux Finances, David Ytier disait que, non, ça n’existait pas des sommes indues et que tout cela était l’héritage de la taxe professionnelle supprimée par l’État.
    On va revenir là-dessus mais je ne veux pas opposer les territoires. En 1999, on a arrêté ce qui était donné aux communes – les attributions de compensation – donc il y a 27 ans. La vie, la ville, ont changé en 27 ans. La Ville de Marseille il y a 27 ans était au bord du gouffre, elle ne créait plus d’emplois, elle en perdait, elle avait 50 000 touristes par an, la CMA-CGM, Onet, la Sodexo… perdaient de l’argent. Aujourd’hui, nous avons des multinationales qui rapportent des milliards d’euros à l’État. Aujourd’hui, nous créons des milliers d’emplois sur Marseille, nous avons des millions de touristes sur Marseille, nous avons une attractivité du territoire avec des gens de planète entière qui viennent à Marseille. Donc si on devait calculer aujourd’hui ces taxes-là, le fruit de l’histoire dont vous parlez, vous pensez que Marseille en serait là ? Qu’on aurait moins que les autres ? Qu’on payerait plus d’impôt que les autres ? Je ne crois pas. Mais c’est opposer qui de dire cela ?

    Les finances

    Léo Purguette : Vous espérez un Plan la Métropole en Grand ? Allez chercher de l’argent auprès de l’État ?
    Il faut avoir de l’ambition dans la vie. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis venu il y a 6 ans et je vous ai dit : il n’y a plus rien. Est-ce que je vous ai dit : je ferme boutique, je pleure et je dis que c’est la mort de la Ville de Marseille ? J’ai dit je vais me battre comme un lion, j’ai fait Marseille en grand et on a relevé les comptes de la Ville.

    Léo Purguette : Est-ce que Nicolas Isnard est sur cette ligne ?
    Je l’accompagne et je l’incite maintenant à se lever. Mais déjà quand on veut obtenir quelque chose de l’État on ne l’insulte pas. Je n’ai jamais été d’accord avec les gouvernements d’Emmanuel Macron et je ne m’en suis jamais caché. Mais je n’ai jamais insulté qui que ce soit, jamais dit d’un préfet que c’était un préfet stagiaire, jamais dit d’un État qu’il était complotiste. J’ai été opposé aux politiques d’austérité, libérales, de droite d’Emmanuel Macron mais on peut discuter avec eux et d’ailleurs, ça marche. Vous avez vu que le territoire a obtenu des centaines de millions d’euros pour pouvoir faire des projets. La condition, c’était quoi ? C’était de tout revoir. Ça n’a pas été fait, maintenant celles et ceux qui avaient cette responsabilité en payent les conséquences.

    La question des lecteurs

    Dominique : Bonjour M. Payan, est-ce que vous comptez un jour participer à La Marseillaise à pétanque ? Je suis bénévole.
    Est-ce que je compte un jour participer à La Marseillaise à pétanque ? D’abord j’y vais depuis que je suis petit en suivant mon père, mon grand-père. J’y vais chaque année mais cette fois c’est la première année où je m’inscris avec mon père et avec Romain Pastor [conseiller municipal délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, Ndlr.]. On attend un peu de voir où on va jouer la première partie. J’espère qu’on va passer la première pour pouvoir aller au Parc Borély. Je vais suivre tout ça avec grand intérêt. C’est une institution, La Marseillaise. C’est ce qu’on a de plus beau et de plus fort dans le monde de la pétanque.

    Léo Purguette : Vous avez le niveau ? C’est la première fois qu’un maire va participer à la compétition générale.
    Je vais être un poids mort pour les deux autres. Mon père fait ça depuis 70 ans, et Romain Pastor a été titré dans la discipline. Je serai premier pointeur et on verra bien jusqu’où on arrive !

  • Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Depuis près vingt-six ans, Antoine Corso est une silhouette discrète mais incontournable du Mondial La Marseillaise à pétanque. Assis patiemment dans les tribunes à côté du tableau d’affichage du stade d’honneur, c’est lui qui change manuellement mène après mène, le score de chaque partie qui s’y joue.

    Révolution numérique

    Son histoire avec le Mondial La Marseillaise commence presque par hasard. Une rencontre avec Maurice Caumel, le directeur technique du concours, alors qu’il travaille comme mécanicien dans une concession automobile. « On a discuté, on a sympathisé et il m’a invité à venir au Mondial », raconte simplement Antoine Corso. À l’époque, il découvre un univers qu’il connaît peu. Mais les amitiés se nouent et il finit par proposer son aide dans l’organisation. Très vite, il trouve sa place dans l’équipe des bénévoles.

    « La première fois que je suis arrivé Borély, Maurice m’a demandé si je voulais essayer de marquer les scores. J’ai commencé à courir aux quatre coins du parc pour noter les résultats des parties et les porter à la rédaction du journal. » Avant l’ère du tout numérique, lui posait minutieusement ses notes dans de petits carnets. « Dès qu’une équipe gagnait sa partie, on allait donner immédiatement le score, désormais, c’est fait automatiquement par ordinateur. »

    Antoine bascule alors sur le tableau d’affichage des parties disputées dans le carré d’honneur. Plages du Prado, parc Borély, parvis du Mucem, en bas de la Canebière ou face à la Mairie sur le Vieux Port, ces lieux prestigieux qui ont accueilli les finales du Mondial ces vingt dernières années, il les a tous connus, sagement assis en tribune. La plus mémorable à ses yeux ? Cette finale électrique de 2014 où Z’yeux, « l’Ours » comme il l’appelle, avait fait le clown et déstabilisé une triplette malgache qui échouera après avoir largement mené la partie.

    Amitiés et notoriété

    Au-delà du jeu, ce sont les rencontres qui comptent aussi beaucoup pour lui. « Assis là-haut, perché sur la tribune, j’ai connu des jeunes de Bordeaux, des gens de Lille avec qui on est toujours en contact. Ils m’appellent chaque année pour savoir s’ils peuvent venir. » Parfois il leur garde la place à ses côtés.

    Un poste clé et un travail de l’ombre qui lui a aussi donné une notoriété toute relative, planté dans l’axe de la caméra. Les proches et la famille le reconnaissent à la télévision. Il en rit encore. « On me dit : Tonton, je t’ai vu à la télé ! » Mais il sera cette année encore rattrapé par le modernisme puisque le tableau du stade d’honneur va devenir à son tour numérique.

    « On me trouvera quelque chose à faire. Puis on m’a dit qu’il y aura besoin de quelqu’un pour le stade IDELIA », sourit Antoine pas inquiet de rester des heures en plein soleil. « Tant que je peux le faire, je le ferai. » Car si le Mondial évolue, Antoine Corso, lui, reste un de ses témoins les plus fidèles, entre mémoire des scores et mémoire des hommes.

  • Première journée intense au bureau des inscriptions

    Première journée intense au bureau des inscriptions

    Grosse activité ce jeudi à la salle Les Rotatives, au siège du journal La Marseillaise, où le bureau central des inscriptions a ouvert ses portes à 9h. Assis derrière leur écran, Chantal, Dominique et Philippe, le maître des lieux, n’ont pas chômé. 3 745 équipes étaient inscrites aux alentours de 9h. Elles étaient plus de 3 900 à sa fermeture à 18h.

    Entre les premiers joueurs impatients de s’inscrire en direct et les listes des équipes partenaires, la journée a été chargée. D’autant que s’est ajoutée une visite de Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, venu enregistrer « Rue de la République » aux Rotatives. L’occasion pour l’organisation de lui remettre son carton d’inscription puisqu’il participera à cette 65e édition avec son père Roger et Romain Pastor, conseiller municipal délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales.

    Première victoire ?

    Un peu plus tôt, Christophe Borelly, un habitué du Mondial, a été le premier à s’inscrire. Il fera équipe dans le concours général avec son ami, l’humoriste marseillais, Patrick Bosso. Les deux compères participeront d’ailleurs aussi ensemble au Handi Mondial avec leur camarade Eric Piacentino. Ensemble, la triplette l’avait emporté en 2024 devant les caméras de France TV.

    Thierry Forgnon, équipe 3 784 cette année, portait l’an passé le numéro 4625. Celui qui avait effacé la mythique barre record des 4 624 équipes datant de 2011. « Cette année je suis venu le premier jour pour laisser battre le record par quelqu’un d’autre », sourit le Marseillais. Il fera équipe pour ce Mondial 2026 avec son frère et un ami, et entend bien enfin décrocher pour sa quinzième participation… une première victoire.

    Derrière lui, Eddy s’est déplacé parce qu’il « préfère le relationnel avec les gens du bureau. Ils sont très sympathiques, donc je viens chaque année pour inscrire mon équipe au bureau central, c’est un peu une tradition », glisse le jeune homme qui joue avec des amis. En six participations, il a déjà atteint la 6e partie du lundi soir. C’est Dominique, avec sa bonhomie naturelle, qui s’est chargé d’enregistrer son équipe.

    à côté, Chantal est concentrée sur son clavier. Elle qui a pris en main les inscriptions de la Solimut. Membre des commissions fair-play, féminine et événementiel à la FFPJP, elle a rejoint les équipes bénévoles du Mondial en 2017. Chaque année, elle descend spécialement de Laon dans les Hauts-de-France avec son mari Patrick. « Avec beaucoup d’envie », précise-t-elle. « On retrouve souvent les mêmes têtes chaque année. Souvent des personnes d’un certain âge qui ne veulent pas s’engager sur internet, c’est en cela aussi que le bureau central est utile », reprend Dominique. « Ils viennent, ils discutent, c’est convivial, on les renseigne, il y a des histoires incroyables ».

    Louis Cappioli, 76 ans, est venu en « bus et métro de Saint-Just », pour s’engager. « Le collègue qui devait nous inscrire sur internet avec la carte, mais ça passe pas alors je suis venu payer en espèces du coup », explique Louis qui participe à La Marseillaise depuis 1967. En 1977, il avait même joué un 8e de finale avec Jean-Louis Cavallo et Jean-Claude Lacombe, perdu contre « le père Fontani ». Il fera équipe avec ses deux amis, Jean-Roger et Ricard, respectivement 73 et 76 ans.

    Philippe qui tient la caisse apprécie cette nouvelle installation dans la salle des Rotatives. « C’est spacieux et très agréable pour travailler, tout est en place pour que l’on fasse une bonne session d’inscription », apprécie celui-ci avant d’aller rappeler les messages essentiels à un joueur en quête d’informations.

    Les cartons de jeu seront à retirer vendredi 3 et samedi 4 juillet au parc Borély à l’issue du tirage effectué le jeudi midi, et la 1re partie se fera en deux sessions. Les cartons jaunes pour ceux qui joueront à 9h et les bleus pour ceux qui joueront à 10h30. « Forfait 45 minutes après », conclut Philippe. Le message est bien passé.

  • Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Parmi les grands seigneurs du poste de milieu, Jean-Michel Puccinelli a aisément sa place autour de la table ronde. Capable d’une redoutable efficacité, aussi bien à l’appoint qu’au tir, le triple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque n’a jamais cessé de fréquenter les allées du parc Borély, entre fascination et respect. Ces jeux si singuliers, si exigeants à apprivoiser, où même les plus grands finissent par y laisser des certitudes. Mais en Salonais d’origine et Marseillais de cœur, Puccinelli porte le Mondial dans le sang. Une histoire de famille, d’abord faite de tribunes et de parties observées enfant aux côtés de son père, avant de devenir l’un des visages majeurs de l’histoire moderne du concours. Aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver sur ses terres.

    La Marseillaise : Comment jugez-vous votre début de saison ?

    Jean-Michel Puccinelli : Je me sens bien. Le championnat du Var était très relevé, avec de nombreuses belles équipes. J’ai réalisé de bonnes parties, mais cela n’a malheureusement pas suffi pour me qualifier. En revanche, j’ai remporté le National de Draguignan le mois dernier. Cette victoire m’a permis d’arriver en confiance et bien préparé pour cette nouvelle édition de La Marseillaise.

    Vous évoluez dans le Var depuis plusieurs saisons maintenant. Quel regard portez-vous sur ce département, devenu une référence de la pétanque ?

    J.-M.P. : C’est presque un championnat de France à lui seul. Le niveau est extrêmement élevé et, dès les phases finales, on ne rencontre pratiquement que de grandes équipes. Bien sûr, le tirage joue aussi un rôle important dans ce genre de compétition.

    Vous avez remporté à trois reprises le Mondial La Marseillaise. Que représente ce concours pour vous ?

    J.-M.P. : C’est le concours dont je rêvais depuis mon enfance. Je suivais mon père lorsqu’il y participait et, très tôt, je me suis fixé l’objectif de le gagner un jour. Mais le chemin a été long : j’ai perdu trois demi-finales puis une finale avant de décrocher enfin mon premier sacre en 2018. J’ai ensuite gagné en 2020 puis en 2021. On ne se lasse jamais de remporter La Marseillaise. C’est un concours unique, avec une atmosphère et une émotion incomparables.

    Comment avez-vous vu évoluer cette compétition au fil des années ?

    J.-M.P. : Je me souviens des éditions auxquelles j’assistais dans les années 1980 avec mon père. C’était déjà un très beau concours, mais il y avait moins de densité au niveau des équipes. À l’époque, une formation plus modeste pouvait encore créer la surprise. Aujourd’hui, avec le niveau général des participants, gagner La Marseillaise est devenu beaucoup plus difficile.

    Parmi vos trois victoires, laquelle vous a le plus marqué ?

    J.-M.P. : La première, sans hésiter. Toutes les victoires sont belles à La Marseillaise, mais la première avec Vigo (Dubois) et Tyson (Molinas) reste forcément particulière. C’était un moment exceptionnel. J’ai disputé de très belles parties au cours de ce parcours. J’ai également vécu quelque chose de spécial avec Benji (Renaud) et Ludo (Montoro). Il y avait une alchimie difficile à expliquer, mais elle était bien réelle.

    Justement, qu’est-ce qui faisait la force de votre équipe ?

    J.-M.P. : Tout semblait naturel. Chacun connaissait parfaitement son rôle et ce qu’il avait à faire. Nous avons formé un collectif très homogène pendant deux saisons et cela s’est ressenti dans les résultats. Nous avons remporté de grandes parties, notamment en quarts de finale. Nous restions concentrés sur notre jeu sans nous préoccuper du reste. Peut-être que certains adversaires nous craignaient après nous avoir vus évoluer dans les tours précédents, mais nous étions surtout très solides collectivement. Après, à La Marseillaise, le tirage reste un élément déterminant. Lorsqu’on arrive dans les derniers tours, il n’y a quasiment plus que des favoris.

    Vous allez participer à cette 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque aux côtés de Romain Fournié et Dawson Herlemann. Comment s’est montée cette triplette ?

    J.-M.P. : J’avais gagné à Ajaccio avec le petit Dawson en septembre dernier et, quelques mois plus tard, nous avons commencé à discuter d’un projet pour La Marseillaise. Il était partant. Il nous fallait ensuite un pointeur. Avec Romain, j’avais déjà réalisé un beau parcours auparavant jusqu’en quart-de-finale en 2014. Il possédait une expérience importante de cette compétition, notamment avec Benji. J’ai donc naturellement pensé à lui pour compléter l’équipe.

    Quel regard portez-vous sur le talent de Dawson Herlemann, déjà vainqueur de plusieurs Nationaux à seulement 15 ans ?

    J.-M.P. : Il a une adresse phénoménale pour son âge. Il a déjà fait de grosses parties contre de belles équipes de haut niveau. Il a tenu sa place. On dirait qu’il n’a pas de pression pour son âge. L’avenir lui appartient, à condition qu’il continue à travailler et à faire les bons choix. S’il poursuit sur cette voie, il ira loin.

    Peut-on le comparer à Dylan Rocher au même âge ?

    J.-M.P. : Je pense qu’il faut éviter les comparaisons. Dylan, c’est Dylan. Devenir champion du monde à 18 ans reste quelque chose d’exceptionnel. Je ne sais pas si quelqu’un reproduira un tel exploit un jour. Aujourd’hui, les jeunes sont plus mûrs qu’avant, mais le plus difficile reste toujours de confirmer sur la durée. Cela dit, certains sont très bien partis et pourraient, à terme, devenir des piliers de l’équipe de France.

    Quels sont les ingrédients pour réussir à La Marseillaise ?

    J.-M.P. : La récupération est essentielle. C’est un concours très éprouvant physiquement : on marche énormément et les journées sont longues. Il faut bien s’hydrater, se reposer entre les parties et avancer étape par étape sans se projeter trop loin. Sur le plan du jeu, je pense que le point est primordial à Marseille. Bien sûr, il faut aussi très bien tirer, surtout dans certaines conditions difficiles, mais à mes yeux, le point reste encore plus déterminant.

    Le fait d’avoir enfin remporté le concours vous a-t-il libéré mentalement ?

    J.-M.P. : Complètement. Après avoir perdu trois demi-finales et une finale, je me mettais beaucoup de pression dans les moments importants. Cela me faisait parfois déjouer. Gagner en 2018 m’a totalement libéré. Je comprends parfaitement la frustration de ceux qui courent après ce titre, car je l’ai vécue. Aujourd’hui, je joue beaucoup plus détendu. Dans les parties finales, j’arrive à jouer comme si j’étais dans mon jardin. C’est sans doute l’avantage de ceux qui ont déjà gagné : ils abordent l’événement avec davantage de sérénité.

    Quels sont désormais vos objectifs dans cette compétition ?

    J.-M.P. : J’aimerais encore en gagner quelques-unes. Mais mon principal objectif est simple : j’ai 48 ans et d’ici mes 50 ans, je voudrais ajouter au moins une nouvelle Marseillaise à mon palmarès. Si j’arrive à quatre titres avant cet âge-là, je serai déjà très heureux.

  • Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Huitième édition du Ricard La Marseillaise, juillet 1969. Un jeune titi parisien, Marcy Marceau, éclabousse l’épreuve de sa classe dans un récital au tir hallucinant, mais échoue en finale face aux rois Besse, Bacciardi et Charly de Gémenos. Ce garçon surdoué plongé dans les méandres de l’embrouille, n’est qu’une étoile filante. L’hégémonie Marseillaise peut durer. Mais pas longtemps.

    En 1974, un autre jeune parisien bouscule la hiérarchie. La légende Foyot vient de naître. Marco remporte trois Marseillaise consécutives avec Authieu et Mélis. Depuis, la pétanque n’est plus la panacée du sud. Et La Marseillaise est devenue mondiale. Des équipes venues des cinq continents y participent, de plus en plus nombreuses. Surtout Madagascar, ce pays pourvoyeur de pépites, est entré dans la légende en 2025 avec la victoire de Lova et Yves Cedrick Rakotoarisoa, associés Tiana Laurens Razanadrakoto.

    La Marseillaise les rend fou

    Mais les Marseillais restent attachés à leur Marseillaise. Ils le crient haut et fort. Cette soif de victoire dans leur concours, « le plus beau concours du monde », jaillit sur le terrain. Le folklore est là. La grinta aussi. Le succès moins. Éric Bartoli, le prince de Marseille, plus grand joueur de sa génération, est maudit. Comme ce soir de demi-finale 1997 où il s’incline après avoir mené 12 à rien.

    En 2001, Michel Adam, dépité après une nouvelle défaite en demie, en jette ses boules dans le Vieux-Port. Pas de quoi conjurer le sort. L’année suivante, il est battu au même stade. Cette fois, c’est Puccinelli, son équipier, qui balance le micro du speaker dans l’eau. La Marseillaise les rend fous. Les deux Marseillais auront pourtant leur jour de gloire.

    Le troisième larron, du soir, Gilles Gayraud, plus posé, remportera aussi l’épreuve. Deux fois. « La Marseillaise, c’est spécial pour un Marseillais, loin devant un championnat de France et d’autres compétitions », souligne-t-il. Massoni, Lovino ou Deluy illustrent parfaitement cet esprit. Idoles de tout un peuple, ils échouent en 1995 en finale sur le Vieux-Port dans un stade d’honneur archi-comble et tout acquis à leur cause. Et qui a oublié « les minots de Saint-Louis » ? Barthelemy (aujourd’hui directeur du Mondial), Santiago et Ferrazzola sont soutenus par un quartier et une ville. Ils ont 16 ans. Sublimés, ils tombent Passo puis Foyot, avant de chuter en finale…

    C’est qu’au fil des ans, les victoires marseillaises sont devenues rares. Le jeune Bonetto est une des exceptions qui confirme la règle. Il en rêvait. Il l’avait crié haut et fort : « Je préfère gagner La Marseillaise qu’un championnat de France », au grand dam des instances nationales. Il l’a fait en 2023. Et le voilà depuis dimanche champion d’Europe sous le maillot de l’équipe de France…

    La victoire Malgache de 2025 change-t-elle la donne ? D’autres équipes étrangères peuvent-elles toucher au but ? Le débat est ouvert, même si la tendance penche vers l’exceptionnel. Gagner la Marseillaise est un véritable parcours du combattant avec d’autres paramètres à maîtriser, comme la longueur du concours, la chaleur, le contexte très spécial.

    « Depuis quelques années, nous sommes entrés dans une autre ère, poursuit Gayraud. J’ai eu la chance de le remporter, mais force est de reconnaître qu’aujourd’hui, accéder au graal est bien plus difficile. Oui, le succès des Malgaches peut faire boule de neige, mais pour l’heure, je ne vois qu’eux se positionner en potentiels vainqueurs. »

    Et les Marseillais, ont-ils toujours cette fibre pour leur Mondial ? « Absolument », affirme Aimé Courtois. Le plus frustré des Phocéens, avec trois finales perdues, continue de vibrer. « C’est incomparable. On dit que les Marseillais exagèrent, mais lors d’une finale disputée avec Da Cunha, dont c’était la première participation, il m’avait confié n’avoir jamais connu une telle ambiance. Le carré d’honneur de La Marseillaise, c’est un petit Vélodrome et gagner chez soi, c’est comme un peu battre le PSG. » Sacré Marseillais.

  • La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    Après les Boulomanes du Carénage en mai, et la Boule Phocéenne ce lundi 15 juin, c’est au tour de la Boule Fleurie Crauroise de recevoir le prestigieux label « club mondial ». Imaginé par le Mondial La Marseillaise, celui-ci a vocation à faire vivre, à travers un réseau de clubs et autour d’une charte commune, les valeurs et l’esprit de la plus grande des compétitions de pétanque au monde.

    « C’est très important pour nous d’être dans un club tel que la Boule Fleurie Crauroise, car il fait certainement partie des dix plus grands en France », se réjouit Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise.

    Des éloges qui ne sont pas galvaudés. Créée en 1911 et fort de 115 ans d’expérience, la Boule Fleurie Crauroise compte parmi ses plus de 200 licenciés quelques grands noms de la pétanque, tels que Laurent Matraglia, Ligan Doerr, et surtout Henri Lacroix, multiple champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Tous trois ont remporté les championnats de France de triplette en 2025.

    « Continuer à faire briller nos couleurs »

    « Ce club, c’est notre petit patrimoine local », sourit Anthony Coronado, son président depuis cinq ans, fier du chemin parcouru ces dernières années. « C’était un club des plus classiques au départ. On a voulu développer son image et le structurer. Ce label concrétise cinq ans de travail, c’est une grande surprise et une grande fierté. On s’y est mis à plusieurs, et on va essayer de continuer à faire briller nos couleurs. » Et cela, dans le milieu du sport-boule au sens large : « Même si on aime beaucoup la pétanque, ici, c’est surtout une terre de Provençale. On a mis en place il y a presque dix ans le National de la Crau, qui est devenu une référence, et organisé de nombreux championnats du Var. »

    Lui aussi grand amateur de boules, Christian Simon, maire de la Crau depuis 2008, laisse parler son chauvinisme : « C’est la reconnaissance d’un club varois, même si le Mondial se passe dans les Bouches-du-Rhône (sourire). » Une distinction finalement logique dans une commune où la pétanque « représente beaucoup. On a des places pour jouer dans le centre-ville, où on a organisé le championnat du Var tête-à-tête 2026, avec près de 600 joueurs. Cela nécessite 300 à 350 jeux, et la municipalité fait en sorte de pouvoir les mettre en œuvre. » Avec l’espoir que le Var brille du 5 au 8 juillet prochains, au Parc Borély.

  • Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Ils vont de nouveau faire trembler le Parc Borély. Comme on vous l’a annoncé en début d’année, le pointeur martégal Pierre Maurel et les bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme ont décidé de remonter la triplette, déjà finaliste du Mondial en 2021. « Je repense souvent à ce jour-là », lance le local de l’étape qui rêve de remporter La Marseillaise, « le plus beau concours du monde » à ses yeux. « C’était une aventure exceptionnelle, on a vécu des moments extraordinaires. Mais maintenant ce qu’il nous manque dans ce concours, c’est la victoire », poursuit Maurel, déjà vainqueur de deux Nationaux sur ce début de saison : Draguignan avec Maison Durk et Jean-Michel Puccinelli, puis le souvenir « Fernand Rivière » à Nice, en hommage à son oncle, aux côtés des Corses Basil Jackel et Joseph Barbato. De belles performances qui confirment son excellente saison 2025, où il a terminé troisième du classement Passion pétanque française (PPF) et des points Nationaux.

    Trio d’amis avec du caractère

    Les trois compères vont ainsi disputer leur troisième Marseillaise, après la finale en perdue 2021 et leur élimination prématurée en 16e de finale l’année suivante. « Chaque fois que l’on joue ensemble, on fait des beaux résultats. On sait que l’on a ce qu’il faut pour remporter ce Mondial », souligne Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition en compagnie de son frère Sony et Delson Boulanger. « C’est un concours où il faut aller doucement, tout en ayant conscience qu’on ne peut pas se rater sur une partie. C’est donc toujours mieux quand on est une partie d’amis », ajoute le pensionnaire du club de Décines, qui « arrive à faire le dos rond à côté des deux gueulards ». Comme Maurel, Durk et Prud’homme réalisent un début de saison très honorable. Les deux bombardiers ont même été dimanche jusqu’en quart de finale du National de Firminy. Ils seront d’ailleurs en lice pour un titre de champion de France triplette, ce week-end, à Douai.

  • Maurel, Jackel et Barbato sur un nuage

    Maurel, Jackel et Barbato sur un nuage

    À Nice pour le souvenir Fernand et Coco Rivière joueurs emblématiques sur la Côte d’Azur et bien au-delà, on a pu voir à l’œuvre beaucoup de champions à l’image d’Henri Lacroix, parrain de l’épreuve, les champions du monde Rizzi et Chiapello. Hatchadourian, le Béninois Gbetable, le petit prodige Herlemann, Baudino… Mais c’est une équipe « corse » sous la bannière d’Île Rousse qui s’est imposée dans cette épreuve organisée par le Case de Nice . Pierre Maurel (deuxième victoire en trois ans) Basil Jackel et Joseph Barbato. Les ex-Niçois ont fait preuve de beaucoup d’abnégation pour atterrir en finale et affronter les Malgaches Zigle et Yves, le dernier vainqueur du Mondial La Marseillaise, associés à Franck Picq

    Une finale de très haut niveau où les tireurs se sont rendus coup pour coup. Finalement, la victoire est retenue aux insulaires. Ça promet pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise.

  • Une première partie en deux sessions pour le Mondial La Marseillaise 2026

    Une première partie en deux sessions pour le Mondial La Marseillaise 2026

    C’est un des gros changements de ce 65e Mondial La Marseillaise. Dimanche 5 juillet 2026, la première partie va se jouer en deux sessions. La moitié des équipes se rencontreront à partir de 9h (session A) sur les terrains désignés par le tirage. L’autre moitié jouera à partir de 10h30 (session B), sur ces mêmes terrains, une fois la partie de la session A terminée.

    Pour permettre une fluidité et un confort de jeu, ce nouveau dispositif va nécessiter un strict respect des horaires de la part des participants. Pour les parties de la session A, le forfait sera déclaré à 9h45. Pour les parties de la session B, le forfait sera déclaré à 11h15.

    Pour éviter tout malentendu, le carton de jeu sur lequel figure le nom du capitaine et le numéro de l’équipe adverse sera de couleur jaune pour les équipes disputant leur première partie dans le cadre de la session A, et de couleur bleue pour celles disputant leur première partie dans le cadre de la session B.

    Plus d’arbitres sur les jeux

    « Cette réflexion a été engagée suite au record de participation atteint l’an dernier », explique Maryan Barthelemy, le directeur des événements de La Marseillaise. « Cela nous a obligés à imaginer un système permettant de pérenniser le concours si la participation venait encore à augmenter dans les années à venir. » Une décision bienvenue, diront certains. À trois semaines de la clôture des inscriptions, le record de participation de 2025 pourrait tomber. Plus de 2 700 équipes étaient déjà inscrites mercredi en fin de journée, une avance de cinq jours sur les temps de passade de l’édition précédente.

    « On ne court pas après le record, l’important est de bien accueillir l’ensemble des participants, qu’ils soient ravis de leur Mondial. Cette convivialité est notre marque de fabrique », poursuit Maryan Barthelemy. « C’est un gros changement par rapport à ce qui se faisait, mais toute l’équipe d’organisation est mobilisée pour que ce nouveau système soit intégré le plus facilement possible par l’ensemble des joueurs. »

    En resserrant les jeux sur 16 sites contre 35 auparavant, ce nouveau système à l’avantage de renforcer la présence des arbitres sur les terrains. « C’était une demande forte des instances fédérales », reprend le nouveau boss du Mondial. « Et puis ce recentrage autour de Borély et des sites connexes nous permet de gagner en écoresponsabilité. » Test grandeur nature le 5 juillet.

  • Roland et Jean-Paul : deux des anciens piliers

    Roland et Jean-Paul : deux des anciens piliers

    En pleine préparation de la 65e édition du Mondial La Marseillaise, après un passage par le parc Borély, histoire de régler quelques points sur le futur plan et dispositif de ce site idyllique qui servira de cadre, dans un mois, au plus grand concours de boule de la planète, Maryan Barthelemy, le « new boss » de cette manifestation, a tenu à aller à la rencontre de deux personnes qui ont fait prospérer cet événement bouliste.

    Dans un premier temps, il a pu rencontrer, s’entretenir et revenir sur quelques beaux souvenirs avec Jean-Paul Delhoume, ancien secrétaire général et chargé des relations avec la presse. Jean-Paul, qui fut aussi durant de nombreuses années le speaker officiel de l’épreuve. Ils ont ensuite de concert rendu visite dans la maison de retraite le Bocage à La Penne-sur-Huveaune à Roland Villalonga. Lui qui fut aussi en son temps secrétaire général et aujourd’hui président d’honneur du Mondial La Marseillaise.

    Ce dernier bien qu’en âge avancé a accueilli avec plaisir cette visite, montrant même grâce à son livre de chevet, qui reste le quotidien La Marseillaise, qu’il était bien au fait des avancées de cette 65e édition.

    Avec ce binôme, on n’oubliera pas de mettre en avant le financier de l’époque Henri Cabel que l’on devrait rencontrer lui au parc Borély, comme il le fait tous les ans, histoire de rendre visite aux organisateurs.