Tag: laboratoire

  • [Immersion] Le « LSBB », un labo enfoui à l’écoute du silence

    [Immersion] Le « LSBB », un labo enfoui à l’écoute du silence

    Enfoui à cinq cents mètres sous le plateau d’Albion, le Laboratoire souterrain à bas bruit de Rustrel (Vaucluse) est l’exemple le plus abouti à ce jour d’une reconversion réussie d’un site militaire ultrasecret dédié au lancement de 18 missiles nucléaires en une unité scientifique copilotée par le CNRS et l’Université d’Avignon pour l’appui à des recherches de très haut niveau international.

    Perdu dans la pampa et enfoui sous un massif karstique, ce bastion imprenable jouit loin de l’effervescence acoustique des grands centres urbains et industriels d’un calme anthropique rare, et surtout d’un silence magnétique exceptionnel. Dans ce saint des saints, un objet fascine : une capsule blindée capable de résister au souffle d’une frappe nucléaire. Dans cette cage de Faraday qui repousse toute onde au dessus de 40hz, on peut faire des recherches aux frontières du silence absolu.

    « J’ai visité les galeries avec des mitraillettes dans le dos » s’était plu à nous raconter il y a vingt ans Georges Waysand, le père du LSBB (La Marseillaise, 10 décembre 2006). Ce physicien honoraire du CNRS était resté bouche bée en découvrant les qualités de cet « étrange sous-marin suspendu ». « Mon nanomètre de mesure du champ magnétique indiquait quasiment zéro. » Son lobbying pour que la science investisse les lieux au départ de l’armée a été déterminant.

    Gilles Micolau, professeur à l’université d’Avignon, a ouvert à La Marseillaise ce labo hors normes qu’il dirige. Au volant du même chariot Fenwick qui convoyait durant la guerre froide les officiers de tir qui se relayaient dans la capsule, il nous guide avec Daniel Boyer, son directeur adjoint technique rattaché lui à l’université Côte d’Azur dans le ventre de la montagne et le dédale de 4km de galeries qui depuis trente ans accueillent plusieurs centaines de missions d‘observation et d’expériences scientifiques de très haut vol.

    Une salle de métrologie d’une parfaite stabilité thermique est l’objet d’un partenariat scientifique avec le groupe Bertin-Technologies basé à Pertuis et Aix-en-Provence connu pour la qualité des instruments optiques qu’il produit pour l’aérospatiale, les accélérateurs de particules. Ses ingénieurs ont réalisé la caméra SuperCam du rover Perseverance de la Nasa qui a débarqué sur Mars en février 2021 après un voyage de 490 millions de kilomètres.

    Le long des galeries, des sismomètres, des capteurs d’infiltrations d’eau crachent des données précieuses. « D’ici et par la fibre optique qui remonte au sommet de la montagne, on fait des mesures d’une rare sensibilité sur la gravité », détaille Gilles Micolau. Dans une pièce, pas moins de six sismomètres, un micro-baromètre et un accéléromètre déversent H24 des données précieuses aux services nationaux d’observation, au centre d’étude atomique, à toute une communauté scientifique. « Vous avez ici un gravimètre d’un raffinement technologique extraordinaire. Et c’est le seul endroit au monde où il y en a deux séparés par 500 mètres de roche dans un labo. Ces appareils de mesure ont une sensibilité diabolique. Pour exploiter leurs données, il faut encore retirer l’influence exercée par l’ensemble des planètes du système solaire. » Grâce à eux, on mesure les remous du système karstique rattaché à la Fontaine-de-Vaucluse, un des plus grands réservoirs d’eau douce d’Europe. On étudie ici l’attraction gravitationnelle qui s’exerce sur l’eau qui traverse la montagne, les soulèvements de la nappe phréatique qui se recharge après un orage sur le plateau d’Albion, ses variations avec la pression atmosphérique. « Cela permet de réaliser un bilan hydrique de ce qui rentre dans la montagne et passe dans ses profondeurs, mais aussi en surface de l’évapotranspiration des plantes », souligne Daniel Boyer.

    Plus loin, dans ce qui était un œuf en béton baptisé « R10 », du nom d’un des récepteurs du code nucléaire qu’il abritait, une expérience est menée depuis plusieurs années : 60 accéléromètres détectent les vibrations de la roche pour intercepter les ondes sismiques et comprendre leur propagation dans le massif karstique. « Chaque capteur opère 10 000 mesures tridimensionnelles à la seconde. C’est une quantité phénoménale de données. »

    MIGA, futur gravimètre

    à atomes froids

    Après 1,7 km de route, une porte blindée de deux tonnes conçue pour résister à une pression de 20 bars et revêtue d’une cuirasse galvanique, donne accès à l’enceinte étanche au champ électromagnétique. Au fond apparait la fameuse capsule posée sur vérins et rotules hydrauliques. Elle est suspendue au plafond d’une cavité ovoïde en béton de 2 mètres d’épaisseur, recouverte d’un centimètre d’alliage d’aciers. Tout a été conçu pour résister au flash électromagnétique qui précède l’explosion atomique et permettre la riposte nucléaire. « Nous sommes à 520m de profondeur à l’endroit le plus profond et le plus stable. On a ici le plus haut niveau de protection pour les manipulations les plus fines pour mesurer les fluctuations du champ magnétique. » On peut écouter l’activité d’un cerveau en phase de sommeil profond. Ici, pour la première fois un magnétomètre SQUID refroidi à l’hélium a mis en évidence le couplage entre un important séisme à 6 000km et des irisations atmosphériques qui le précédaient à la vitesse de la lumière. « Le bruit de fond magnétique filtré au-dessus de 40 Hz fait du LSBB, un des rares endroits capables de détecter ces signaux précurseurs très faibles d’un tremblement de terre. »

    L’avenir du LSBB se dessine dans deux nouvelles galeries creusées en 2015-2019 on l’on découvre une antenne gravitationnelle en cours de montage. Le projet MIGA est porté par le Laboratoire temps espace de Paris et le LP2N de Bordeaux. C’est un tube ultravide en acier de 150 mètres de long. « C’est un instrument de métrologie de très haut vol basée sur la nouvelle technologie d’interférométrie quantique par atome froid. Ses miroirs sont d’une précision inouïe », explique Gilles Micolau.

    Tout est parti de la prédiction d’Albert Einstein en 1916 sur l’existence d’ondes gravitationnelles. Pour la première fois, le 11 septembre 2015 deux interféromètres optiques de Ligo (USA) et de Virgo (Italie) ont détecté cette onde qui provenait de la fusion à 1,3 milliard d’années-lumière de deux trous noirs. « Pour l’heure, c’est un prototype démonstrateur, mais on espère qu’à la fin il servira à de l’observation gravimétrique », ajoute Gilles Micolau à la tête d’un labo qui repousse les formidables contraintes d’humidité, d’exiguïté, d’inconfort sous terre pour accueillir des expériences vraiment hors normes dans un environnent proche de la science fiction.

    « Vous avez là des appareils de mesure d’une sensibilité diabolique »

  • Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Lors de ses vœux, ce jeudi 22 janvier, Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille, a tenu à rappeler que son activité relevait avant tout du « fruit du travail des travailleuses et travailleurs du port ».

    S’il convient que « le port dispose d’un modèle économique robuste », il s’interroge sur l’avenir de cet outil de développement crucial du territoire, notamment « sur la finalité de certains projets sur les segments à la fois liés à la décarbonation et soumis à une concurrence exacerbée ». Pour le responsable syndical, « les prochaines élections municipales sont un laboratoire politique ». Et de souligner que « depuis plusieurs semaines, nous voyons fleurir des discours d’équilibrisme électoral, le fameux “en même temps” ». 

    Décarbonation sans ligne THT ?

    À savoir : « Un emploi industriel mais en même temps sans industrie, pour la souveraineté énergétique mais avec une baisse de la production, pour la décarbonation mais contre la ligne à très haute tension, pour la transition écologique mais contre le transport ferroviaire, pour la qualité de l’air mais contre le branchement des navires à quai. » Et au final, des positionnements « toujours contre les industries des activités portuaires, qu’il s’agisse des passagers, de la réparation navale ou du transport des marchandises », résume-t-il. Autant d’éléments qui poussent le syndicat à la plus grande prudence.

  • Hérault : bientôt une appli pour détecter le paludisme ?

    Hérault : bientôt une appli pour détecter le paludisme ?

    « Je trouvais l’application PlantNet [permettant l’identification de plantes à partir de photos, Ndlr.] géniale. Je me suis demandé si je pouvais appliquer ça à mon domaine de recherche où nous sommes amenés à faire des diagnostics d’infection au plasmodium, le parasite qui cause le paludisme », rembobine Grégoire Pasquier, praticien hospitalo-universitaire au laboratoire de parasitologie-mycologie au CHU de Montpellier. C’est ainsi que le chercheur planche, depuis 2021, sur Plasmo detect, une application pouvant identifier le type de parasite causant le paludisme en prenant une photo d’un frottis sanguin.

    « On a une base de données de 30 000 photos de frottis sanguins sur lesquels il y a différentes espèces de paludisme. Nous nous sommes focalisés sur l’identification de l’espèce de parasite, [une des étapes du diagnostic du paludisme, Nldr.]. Selon l’espèce de plasmodium – cinq peuvent infecter l’homme – ce n’est pas le même traitement. Nous avons annoté les images en fonction des globules rouges infectés. Nous avons ensuite entraîné un algorithme qui peut différencier les différents parasites », détaille Grégoire Pasquier. L’application peut détecter en temps réel l’infection et définit la bonne espèce dans 80% des cas. « L’objectif serait d’atteindre 90%, le niveau 1 des critères du manuel qualité de l’OMS », reprend le chercheur. Ce qui garantirait la qualité de la prestation réalisée en laboratoire. Une aubaine pour la médecine, d’autant que « certains espèces ont des formes parasitaires latentes au niveau du foie, sur lesquels les traitements habituels ne marchent pas et nécessitent un second traitement pour soigner le patient », note Grégoire Pasquier.

    Surtout, Plasmo detect permettrait de venir en aide aux centres en Afrique subsaharienne, qui concentre la majorité des cas de paludisme des 2,6 millions de personnes infectées chaque année dans le monde pour 600 000 décès. « Là bas, ils ne sont pas toujours formés à lire des frottis sanguins pour détecter le paludisme. » Cela permettrait une prise en charge plus rapide des patients.

  • [Entretien] Carole Rovère : « L’alimentation demeure la cause principale de l’obésité »

    [Entretien] Carole Rovère : « L’alimentation demeure la cause principale de l’obésité »

    Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires et particulièrement l’obésité.

    La Marseillaise : Parle-t-on d’intelligence ou de régulation ?

    Carole Rovère : J’essaie de comprendre comment notre cerveau arrive à contrôler les dérégulations du comportement. L’hypothalamus est la partie du cerveau qui contrôle cet équilibre physiologique. On peut parler d’intelligence alimentaire ou nutritionnelle. C’est essayer de manger le meilleur pour notre corps, tout en gardant le plaisir des saveurs.

    Vous insistez sur la prévention ?

    C.R. : Car revenir en arrière est très compliqué lorsque le cerveau est dérégulé. Si les causes de l’obésité sont multiples, soit génétiques (5%) ou hormonales ( 5%), l’alimentation demeure la cause principale avec 90% des cas. Les régimes hyper lipidiques sont dangereux, mais c’est le sucre le plus mauvais, car beaucoup plus addictif.

    Comment se rend-on compte que l’hypothalamus est déréglé ?

    C.R. : Les neurones qui le composent expriment des peptides (soit des neuro hormones), qui sont normalement à l’équilibre. Si elles sont anorexigènes, elles coupent l’appétit et on maigrit. Si elles sont orexigènes, c’est la prise de poids.

    Peut-on les réguler ?

    C.R. : Ces hormones ont d’autres fonctions physiologiques. Elles sont impliquées dans le sommeil ou l’humeur. Les modifier peut faire intervenir des signes d’anxiété ou de dépressions. C’est l’exemple du médicament Médiator, qui à l’origine était prévu pour réguler le diabète et a été détourné pour la perte de poids. N’étant ni étudié, ni quantifié pour agir sur l’obésité, toute une série de problèmes sont apparus.

    Comment agir autrement ?

    C.R. : Au laboratoire, nous travaillons plus sur des approches nutritionnelles. On a enrichi les croquettes des souris en huile de colza, de tournesol ou de soja-maïs, en jouant sur les rapports Oméga 6-Oméga 3 du régime alimentaire. L’OMS préconise un résultat autour de 5. Si le taux est très inférieur, c’est très bénéfique. C’est par exemple le résultat avec de l’huile de colza, riche en Omega 3. En revanche, à l’inverse, avec trop d’huile de tournesol, le taux peut approcher les 17. Une IRM révèle que le cerveau est alors inflammé au bout de 4 mois de ce régime, il y a une prise de poids, des troubles anxieux et de mémoires, selon notre étude publiée en 2024.

    Y a-t-il des aliments qui rendent intelligents ?

    C.R. : (Rires) Sur le Vieux-Port, il y a les poissons bleus, qui sont riches en Omega 3, bénéfiques pour développer la mémoire, un des critères de l’intelligence. Il faut essayer de manger des aliments sains, non transformés, bon pour notre cerveau tout en gardant le plaisir de manger.

  • La fête de la science invite autour des intelligences

    La fête de la science invite autour des intelligences

    À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite dans notre quotidien, interroge nos certitudes et bouleverse de nombreux domaines, la Fête de la Science 2025 nous invite à explorer ce que signifient réellement les intelligences », introduit lors de la conférence de presse Jean-Luc Parrain délégué régional académique à la recherche et à l’innovation. Le ton est donné, le public est invité à découvrir gratuitement pendant 10 jours toutes les formes auxquelles s’attache dorénavant cette faculté longtemps ramenée à un quotient intellectuel.

    Cette année pas moins de six ambassadeurs régionaux explorent une palette de possibilités pour parler intelligence et science. Dans le Var, c’est Valentin Gies professeur à l’université de Toulon spécialisé dans l’intelligence artificielle embarquée, appliquée à la robotique et à l’acoustique sous-marine qui est le porte-parole. Dans les Hautes-Alpes, on retrouve Romane Le Gal astrophysicienne, spécialisée en astrochimie dont les recherches se concentrent sur la formation de systèmes planétaires. Dans les Bouches-du-Rhône, deux ambassadeurs, Pierre Pascal Lenck-Santini est chargé de recherche à l’Inserm. Il fait partie de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée à Marseille (Inmed). Électrophysiologiste, les oscillations neuronales de notre cerveau sont son domaine de prédilection. Javier Gil-Quijano, lui est responsable d’équipe au CEA et expert en intelligence artificielle appliquée, spécialisé dans le développement de solutions d’IA embarquée et de machine learning pour l’analyse de signaux multi-capteurs. Dans les Alpes-Maritimes, on retrouve Carole Rovère chargée de recherche Inserm au sein de l’Institut de pharmacologie moléculaire et Cellulaire (IPMC – Université Côte d’Azur, CNRS). Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires. Enfin, dans le Vaucluse, Cyrielle Garson est maîtresse de conférences en études théâtrales et anglophones à Avignon Université. Passionnée par la rencontre entre sciences et création artistique, elle explore au sein de son laboratoire (Identités culturelles, Textes et théâtralité ( ICTT) les possibilités offertes par le numérique pour réinventer les formes du spectacle vivant.

    Au rayon nouveauté, pour le premier vendredi d’ouverture, le public découvrira un événement intitulé Nuit de la science et organisé dans 3 villes, Avignon, Valbonne et Marseille. « Pour Marseille, une cinquantaine de scientifiques d’Aix-Marseille université sont présents à l’institut méditerranéen de la ville et des territoires(IMVT) pour une soirée gratuite qui s’adresse à tous les publics de 18h à 23 heures » présente Florence Lisle de la cellule culture scientifique et Amu. Et de poursuivre « cet événement intitulé Recherche dans la ville propose un parcours avec 5 espaces. Mobilité, logement, biodiversité, verger collectif, imaginaire autour des noms des rues, ou encore grand jeu et blind test sont des thèmes au menu de cette soirée. »

    Fetedelascience.fr

  • « Il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins »

    « Il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins »

    Entretien

    La Marseillaise : L’interdiction du thon dans les cantines est-elle une bonne idée ?

    Daniela Banaru : Tout comme l’espadon, ou le requin, le thon est un grand prédateur qui se trouve tout en haut de la chaîne alimentaire. Plus tu es au sommet de la chaîne, plus il y a des chances que tu accumules des contaminants, dont le mercure. Mais, ce n’est pas le seul, il y a aussi des polychlorobiphényles (PCB), des Pfas ou encore des pesticides. Et on ne connaît pas l’effet cocktail.

    Pourquoi le mercure est-il dangereux ?

    D.B. : Depuis la pollution accidentelle au mercure en mer à Minamata, au Japon, on sait que c’est un neurotoxique. Les conséquences vont être très importantes au niveau du système nerveux pour les fœtus et les enfants. C’est là le véritable danger. Mais, il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins, car on en tire aussi énormément de bénéfices. Il faut juste faire attention à l’âge. Anses, OMS, Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres organismes scientifiques nous disent qu’il faut en manger pour les acides gras essentiel, les protéines, les vitamines B12 ou encore le potassium et de magnésium. Il ne faut pas oublier ça. C’est la balance bénéfice-risque qu’il faut regarder.

    Comment faire le tri ?

    D.B. : Si l’on n’est pas biologiste marin (rire), il faut tenir compte des recommandations. Taille, âge, poids ou quantité, les risques prennent en compte différents critères d’une population, mais aussi le lieu d’habitation. Par exemple, en zone côtière, on mange davantage de poissons. Pour les enfants, on sait qu’il y a un risque. Le mercure en mer, naturellement présent, est transformé en méthyl mercure, c’est lui qui est toxique. L’activité humaine (dans l’industrie par exemple) augmente ses concentrations au-delà du normal.

    Qu’en est-il en Méditerranée ?

    D.B. : Le mercure est un peu plus élevé car la Méditerranée est une mer pauvre, les cellules vivantes sont très petites, la bioconcentration est accrue. Les thons sont tout en haut de la chaîne alimentaire et ce sont des gros mangeurs, jusqu’à 30% de leur poids par jour.

    Quel poisson peut-on manger alors ?

    D.B. : Les seuils de surveillance fixés par l’Europe sont différents pour les grands prédateurs et les autres espèces. En ce qui concerne les femmes enceintes et les enfants, il faut manger d’autres poissons que le thon. Avec mon laboratoire, nous avons étudié et donné à la Mairie une liste de 263 espèces comestibles sur nos côtes. Il faut manger d’autres espèces, plus bas dans la chaîne alimentaire. Il ne faut pas céder dans la psychose.