Tag: La Poste

  • Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Vendredi, ils étaient une centaine à se rassembler devant la Poste de Biver, dont la fermeture a été annoncée par le maire, Hervé Granier (LR), pour le 17 octobre. Samedi matin, la mobilisation s’est déplacée sur le parvis du bureau de Gardanne. Moins nombreux, pas moins « déterminés ».

    Les élus du Parti communiste (PCF), des membres de la CGT des postiers, des élus d’opposition de gauche du Collectif citoyen Gardanne Biver (CCGB) et du groupe de Jean-Marc La Piana (SE), des écologistes, Marina Mesure, députée européenne Insoumise (LFI) et des représentants du Parti des Travailleurs (PT) ont participé.

    « La bataille que nous avons engagée n’est pas gagnée, mais nous ne nous arrêterons pas là », rappelle Claude Jorda, élu d’opposition à la tête du CCGB. La décision de fermer la poste a été prise « à l’insu des citoyens », estime-t-il. Claude Jorda rappelle que le sort du bureau est en suspens depuis 2023 : « Le maire a préféré négocier seul, ou mal conseillé, avec la direction de la Poste. Le 25 septembre, en réponse à une question du CCGB, il a presque eu la larme à l’œil pour dire que c’était inéluctable. »

    « Sans transparence »

    « Une fermeture décidée dans l’ombre, sans concertation, sans transparence, comme trop souvent sous cette municipalité », martèle Jimmy Bessaih, représentant des élus du CCGB. « C’est une des occasions où, quels que soient les les partis politiques, le maire en présence, on doit être ensemble pour défendre les intérêts de la population. On n’a pas envie d’être dans des villes dortoirs, pointe Jean-Marc La Piana (DVG), élu d’opposition. La première notion d’un service public est son accessibilité, pas sa rentabilité. »

    Le maire a assuré n’avoir reçu le courrier actant la fermeture qu’à la fin septembre, et assure que « 100 % » des services postaux seront repris par la supérette Vival. « Vival ne va pas reprendre les services de la Poste, ce n’est pas vrai. à la poste, il y a des métiers, rappelle Amélie Barbey, secrétaire locale du PCF. Il faut dire au maire qu’on ne veut pas de la casse qu’il accompagne en permanence. »

    Même si le délai jusqu’au 17 octobre semble court pour empêcher la suppression du bureau, Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales, appelle à poursuivre la mobilisation : « à Martigues, nous avons eu gain de cause grâce à la mobilisation citoyenne ». Marina Mesure adressera un courrier à la direction nationale de La Poste. « L’état à réduit de 50 millions l’aide allouée à la présence postale sur notre pays. La bataille que nous menons ici est nationale », souligne la députée.

    Une pétition, qui rassemble près de mille signatures a été déposée en mairie, à l’issue de cette deuxième mobilisation. Eva Bonnet-Gonnet

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.

  • En grève, les chauffeurs de La Poste lèvent le pied

    En grève, les chauffeurs de La Poste lèvent le pied

    Les camionnettes jaunes de La Poste à l’arrêt, ce mercredi. En grève reconductible depuis le 30 septembre dernier, avec le soutien de la CGT, quasiment aucun des chauffeurs qui desservent les bureaux de poste de la cité phocéenne n’a quitté le site des Aygalades, dans le 15e arrondissement.

    En cause ? Leur opposition à un projet de réorganisation qu’ils jugent mal ficelé. « On n’a pas été consultés, l’augmentation de la charge de travail n’est pas compensée et la direction veut passer en force ! », résume Stéphane, chauffeur livreur pour le service postal depuis plus d’une vingtaine d’années. Cette refonte des livraisons est en lien, selon les chauffeurs, avec le dispositif « Log’issimo », un service présenté par La Poste comme une réponse aux « enjeux de la logistique du premier et du dernier kilomètre », proposant des livraisons diversifiées. « Ils ont mis en place les nouvelles tournées sans venir nous en parler ! Mais on va faire plus de kilomètres, finir plus tard… Et sans compensation ! », dénonce Stéphane. Autour de lui, ses collègues approuvent d’un signe de tête. « On n’a pas de reconnaissance de notre travail ! Pour eux, ce n’est pas fatigant ce qu’on fait », poursuit Christophe, également chauffeur depuis plusieurs dizaines d’années.

    Concrètement, la nouvelle organisation les obligerait à se rendre quasi systématiquement à la plateforme industrielle de courrier Marseille-Provence (PIC Vitrolles) avant de revenir aux Aygalades. À cela s’ajoute le rude quotidien des petites mains du service postal : « On n’a pas de 13e mois, peu de primes, des amplitudes horaires de travail de dingue… La pénibilité de notre travail n’est pas reconnue », poursuit Christophe. Le tout, pour des salaires au ras des pâquerettes. Deux livreurs de moins de trente ans déplorent des salaires nets de « 1 425 et 1 400 euros par mois », pour respectivement 6 et 7 ans d’ancienneté. On comprend mieux leur revendication d’une « prime compensatoire » de 500 euros pour ladite réorganisation.

    Échec des négociations

    Contactée précédemment, La Poste confirmait la volonté de réorganisation, mais avec une analyse tout autre de la situation : « Un projet est en cours sur l’organisation du transport, avec pour objectif de recentrer les chauffeurs sur leur cœur de métier, à savoir la conduite de poids lourds, en les déchargeant progressivement des tâches de manutention. » Avant de battre en brèche les accusations de dialogue social au point mort : « Il fait l’objet du dialogue social toujours en cours à La Poste. » Reste qu’une réunion de négociations s’est déroulée dans l’après-midi, réunissant grévistes, la CGT et la direction. « La direction n’a rien lâché, il y a eu un refus sur tous les points des revendications », relate Stella Estaque pour la CGT. Les grévistes se réunissent donc à nouveau, ce jeudi, pour étudier les suites à donner au mouvement.

  • Des gares sans guichet et des billets TER vendus à La Poste

    Des gares sans guichet et des billets TER vendus à La Poste

    Sisteron, La Brillanne, Aspres, Serres, Chorges, Veynes, Cros de Cagnes, Breil-sur-Roya, Tende, La Trinité, L’Escarène, Sospel, Villeneuve-Loubet, Biot, Martigues, Cassis, Istres, Sausset, Vitrolles, Tarascon, Salon, Port-de-Bouc, La Garde, Sorgues, Bollène et Pertuis. Progressivement, dans ces communes aux gares dépourvues de guichet SNCF ou à amplitude limitée, il faudra se rendre au bureau de Poste pour se voir délivrer son billet de train.

    Une nouveauté orchestrée par la Région Sud et la SNCF qui ne va pas dans le sens de la réhumanisation des gares et qui fait bondir le syndicat cheminots. « Les guichets ne sont pas seulement un point commercial de vente, réagit François Tejedor, secrétaire général CGT des cheminots de Paca. Les cheminots rendent aussi un service après-vente, une aide et une information en cas de situation perturbée, une orientation aux usagers ». Pour le syndicat, cette mesure est un nouveau pas vers la fin du service public du rail engagé par le président de Région Renaud Muselier (Ren) avec « l’ouverture anticipée des lignes TER à la concurrence, la fermeture massive des guichets et la suppression de la présence des cheminots dans les gares ».

    Aller chercher son colis à Monoprix, passer son code de la route ou prendre un billet de train à La Poste… La casse des services publics, en plus de tuer les métiers, a de quoi déboussoler l’usager devenu client. La CGT cheminots de Paca demande la réouverture des guichets en gare.

  • À Marseille, les chauffeurs de La Poste en grève reconductible

    À Marseille, les chauffeurs de La Poste en grève reconductible

    Les petites mains du service postal haussent le ton. « Sur 25 chauffeurs, 18 étaient en grève ce lundi. Et c’est comme ça depuis une semaine ! », s’exclame Sabrina Manca, élue CGT de La Poste et salariée de la plateforme industrielle de courrier Marseille Provence (Pic Vitrolles). En grève depuis mardi dernier, avec l’appui de la CGT, ces chauffeurs basés aux Aygalades et qui desservent les différents bureaux de poste marseillais tapent du poing sur la table face à une réorganisation faite « sans concertation » avec ces derniers.

    « Les chauffeurs récupèrent le courrier de la Pic à Vitrolles pour les dispatcher dans les services et qu’ils soient récupérés par les facteurs avant d’être livrés chez les usagers », explique Sabrina Manca. Un mode de fonctionnement pas anodin, puisque directement remis en cause par ce projet de réorganisation, selon l’organisation syndicale. « Aujourd’hui, les chauffeurs prennent leur service sur leur site des Aygalades et y récupèrent le courrier. Demain, avec la réorganisation, on leur demandera de récupérer le courrier à la Pic de Vitrolles puis d’aller livrer les bureaux de poste. Cela va avoir forcément un impact sur les trajets et la durée de ceux-ci », complète Karim Bouzana, délégué syndical CGT.

    D’où l’opposition des chauffeurs sur le fond et l’organisation d’un rassemblement, ce mercredi matin, sur leur site des Aygalades. Sabrina Manca pointe aussi une copie à revoir sur la forme pour la direction de La Poste : « Le projet de réorganisation a été rejeté massivement en CSE [comité social et économique, Ndlr], le 24 septembre. Malgré ce refus, la direction s’entête. »

    Des négociations

    au programme

    Autre point d’achoppement : « Au lieu de commencer à 4h30, ils débuteront plus tard », précise Karim Bouzana. Un dernier point qui pourrait paraître positif pour les chauffeurs. Que nenni : « Cela obligera à aller plus vite pour les livraisons, on leur demande de faire plus avec moins de temps. » En clair : « Une hausse de la charge de travail. » Face à cette situation, le syndicat demande notamment un « accompagnement social sur plusieurs volets : promotion, embauche ou indemnités pour les salariés. » « La Poste ne veut rien céder en matière de compensation, d’avancement de grades, de reconnaissance de la pénibilité… », dénonce Sabrina Manca.

    Contactée, La Poste explique que le projet de réorganisation a « pour objectif de recentrer les chauffeurs sur leur cœur de métier en les déchargeant progressivement des tâches de manutention ». L’entreprise assure que cela « a fait l’objet d’un dialogue social », lequel est toujours en cours, puisqu’une réunion est au programme, ce mercredi dans l’après-midi, entre grévistes, syndicat et direction de site.

  • La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    J’ai pris l’initiative, depuis 2023, de rencontrer les responsables de La Poste afin d’alerter sur la situation du bureau de Biver. Mon objectif, en tant que maire, était naturellement le maintient de ce service public de proximité. Cependant, malgré notre insistance, La Poste nous annonce qu’elle fermera le bureau le 17 octobre 2025, en exposant que la fréquentation n’était plus rentable journellement concernant le service du courrier-colis », annonçait, lors du dernier conseil municipal, le maire (LR) de la commune Hervé Granier.

    Une déclaration effectuée après une question posée par le groupe d’opposition Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB), qui s’inquiétait de la diminution des plages horaires du bureau de Poste. L’élu a assuré que, pour pallier à la fermeture, une convention devrait être signée afin de transférer les opérations à la supérette Vival, y compris le distributeur automatique de billets. De quoi susciter la colère des syndicats postaux et du Parti communiste (PCF) local.

    Passage « en force »

    élus comme syndicalistes prévoient de se mobiliser pour alerter sur les conséquences de cette fermeture et tenter de maintenir le bureau ouvert. « La Poste passe en force, elle n’informe plus les organisations syndicales de ses décisions. Il faut organiser un rassemblement devant le bureau pour interpeller la population. On l’a vu à Martigues, la mobilisation fait changer les choses », martèle Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales. La déléguée syndicale CGT déplore un « manque de communication officielle », précisant avoir été alertée par le PCF, après le conseil municipal.

    « Il avait bien été annoncé un projet de transformation du bureau de Poste (…), mais il n’a jamais été question de fermeture officielle, même si l’on n’est pas naïfs », ajoute Pascal Rosette, élu CSE à la Direction du développement régional (DDR) Sud-Est. « Si le bureau ferme, les salariés sont délocalisés. à force, on arrive avec des bureaux où il y a des licenciements déguisés », pointe Stella Estaque, sans en avoir de « preuves » formelles.

    « Il est évident que le maire ne s’est pas battu, pointe Amélie Barbey, secrétaire du PCF de Gardanne. Le principal problème est qu’il n’informe personne. Il avait deux ans pour alerter la population et associer l’opposition. » Claude Jorda (PCF), tête de liste du CCGB, assène : « On saucissonne le service public et on le casse (…), pour lui, c’était acté. »

    Sollicitée, La Poste confirme que le bureau fermera le 17 octobre. Le sort des salariés reste, pour l’heure, inconnu.

  • Le comité de vigilance postale fête le maintien de Ferrières

    Le comité de vigilance postale fête le maintien de Ferrières

    C’est une victoire que le comité de vigilance postale a tenu à fêter : l’antenne de Ferrières est maintenue. Après de longs mois de combats et de mobilisations, La Poste l’a annoncé dans nos colonnes le 18 août : « La fermeture du bureau n’est à ce jour pas dans nos projets. » Ce samedi 27 septembre, des dizaines de militants se sont donc réunis sur le parking du site pour célébrer cette décision.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) fait part de sa « grande satisfaction ». « Il y a des combats qui méritent d’être menés, même s’ils sont longs », affirme-t-il. La lutte avait démarré en début d’année 2024, alors que la Ville avait découvert que la direction régionale envisageait d’« adapter les modalités » de sa présence dans ce quartier. L’argument avancé : une baisse de fréquentation de 48 % depuis 2019.

    La mobilisation conjointe du comité de vigilance postale, des élus de la majorité et de la CGT a finalement eu raison de cette projection, qui menaçait de priver 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville, d’un service de proximité. Plus récemment, cet engagement a aussi porté ses fruits en permettant le retour de la distribution du courrier à Notre-Dame des Marins, qui avait cessé il y a trois mois suite à l’agression d’un facteur.

    Attention aux baisses d’amplitude horaire

    Francis Fournier, président du comité de vigilance postale, prévient toutefois : « Les dangers qui nous guettent demeurent. Nous avons appris que depuis presque une semaine, à part ce samedi, le bureau de la Couronne était fermé. Jeudi après-midi, c’était celui de Croix-Sainte. Nous appelons à organiser rapidement une riposte. La Couronne ne fermera pas parce qu’il est dans une zone touristique mais il risque de ne pas fonctionner régulièrement en hiver, ce qui n’est pas acceptable. » Gaby Charroux précise : « Les 6 000 habitants de ce quartier ne sont pas des sous-habitants, ils ont besoin, aussi, d’un bureau. »

    Pascal Rosette, élu CGT au sein du CSE de La Poste, rappelle la dynamique actuelle de l’entreprise : « Dans l’ensemble de la France, on a des fermetures fréquentes de bureaux. On assiste à une attaque frontale du service postal. Une camarade m’a annoncé ce matin la fermeture de Puyvert (Vaucluse), alors qu’ en tant qu’élu je n’étais pas au courant. On nous met devant le fait accompli. Il faut rester vigilant sur la diminution des amplitudes horaires, car c’est une façon pour La Poste de diminuer le trafic et donc de transférer l’activité petit à petit. »

    Francis Fournier appelle les citoyens à s’unir au sein de comités pour défendre ce service public. « N’attendez pas que vos bureaux ferment pour réagir, anticipez, exhorte-t-il. Personne n’est à l’abri. »

  • Retour du courrier, mais pas des colis

    Retour du courrier, mais pas des colis

    « Nous sommes heureux du retour du courrier à Notre-Dame-des-Marins », lance Francis Fournier, du comité de vigilance postale de Martigues. Après trois mois d’absence, la mobilisation a payé. « Notre pétition et nos élus, force de proposition, ont contribué à trouver cette solution », affirme-t-il.

    Comme l’explique La Poste, « une factrice, habitante du quartier et ancienne médiatrice, a été recrutée en collaboration avec les services de la mairie et formée pour assurer cette tournée ». La distribution a pu reprendre, lundi 8 septembre au matin. « On est satisfaits de cet aboutissement », estime Saoussen Boussahel, adjointe (PS) du quartier. « C’est une personne avenante qui habite le quartier, connaît les associations, les parents d’élèves et les travailleurs sociaux. Bref, tout l’écosystème de Notre-Dame des Marins », développe l’élue.

    La tâche ne s’annonce pas mince. L’adjointe indique qu’« un important travail de rattrapage est nécessaire pour distribuer tout le courrier resté en attente ou non réclamé ».

    Une inégalité à corriger

    Pour Francis Fournier, cette avancée s’inscrit dans un contexte plus large liée à La Poste. « Ce quartier a été pénalisé à trois titres : il a manqué de ne plus avoir le bureau de Ferrières, il n’y avait plus de courrier et il n’y a toujours pas de colis, c’est terrible pour un quartier prioritaire » juge-t-il. « Nous continuons la mobilisation sur cette revendication, tous les citoyens doivent profiter du même service public », annonce le président du comité de vigilance. Même engagement pour Saoussen Boussahel, qui veut « continuer à dialoguer avec La Poste pour résoudre cette inégalité ».

    Une réunion publique est prévue le mercredi 17 septembre au centre social pour faire le point.

  • Des services publics à reprendre au privé

    Des services publics à reprendre au privé

    Les services publics seront l’un des grands chevaux de bataille du futur projet municipal de gauche à Cuers selon le PCF local. « Il faut réétudier les délégations de service public (DSP) en cours pour faire revenir en régie les services essentiels et redonner du pouvoir d’achat. Je pense à l’eau. Quand on regarde les investissements de la mairie pour remettre en état le réseau, et que Veolia se gave de l’autre côté, quelque chose ne va pas bien », dénonce Alain Bolla. Cela permettrait « de gagner en compétences sur certains domaines. C’est une perspective à 10 ou 15 ans. »

    Une perspective qui concerne aussi La Poste, dont les services « sont éclatés entre plusieurs structures privées telles que des supermarchés, alors qu’elle est censée être vecteur de lien social » affirme le militant. Ou encore la gare, « qui doit rester une gare avec du personnel et un développement du TER, pas un centre commercial », soutient Amaryllis Cimbron. Mais également la santé pour ne plus dépendre, entièrement, de la maison de santé de Solliès-Pont : « Contrairement à la maison de santé, le centre public de santé interdirait les dépassements d’honoraires » et qui « travaille de la prévention jusqu’au soin. C’est un appui à l’hôpital public », conclut Alain Bolla.

    Ad.B.

  • Vitrolles : la CGT craint la fin du tri courrier à la plateforme de La Poste

    Vitrolles : la CGT craint la fin du tri courrier à la plateforme de La Poste

    Le courrier des Marseillais ira à Montpellier avant de revenir à Marseille ! », s’insurge Sabrina Manca, élue CGT et salariée de La Poste qui travaille à la plateforme industrielle de courrier Marseille Provence, à Vitrolles (PIC). Son organisation tire, ce mardi, la sonnette d’alarme sur un projet de transformation présenté durant l’été aux salariés du site. La plateforme, qui gère le courrier de l’ensemble des Bouches-du-Rhône et au-delà, devrait devenir une plateforme multi-flux, et donc accueillir des colis.

    Mais cette transformation est en réalité vue comme une « fermeture de la PIC qui ne dit pas son nom » selon la CGT. « Le tri du courrier des Bouches-du-Rhône ira sur la PIC de Montpellier, et le tri du courrier des Alpes, qu’on fait depuis 10 ans, ira à Toulon », déplore Sabrina Manca. Avant de développer : « La direction va vider le centre des machines de tri courrier ». Si le conditionnel reste de mise puisqu’on ne parle encore que d’un « projet », reste que c’est très concret pour les plusieurs dizaines de salariés potentiellement impactés par cette transformation. « On nous a présenté, en juillet, une étude sur le sujet mais sans plus de précisions. La seule chose qu’on sait, c’est qu’on va faire beaucoup de colis, chose qu’on fait très peu actuellement », développe l’élue syndicale. Et forcément, le transfert du flux de courrier bucco-rhodanien de Vitrolles à Montpellier ne passe pas pour son organisation syndicale. « On va récupérer le courrier de Marseille, il passera en transit par la PIC de Vitrolles, puis ira à Montpellier avant de revenir ! », abonde Karim Bouzana, délégué CGT. Un « non-sens logistique, industriel et écologique » pour les représentants syndicaux, qui pointent également l’afflux de camions à venir. « La Poste pourrait tout à fait cumuler colis et courrier. Mais elle décide plutôt de fermer le seul site de tri de courrier des Bouches-du-Rhône », martèle-t-il.

    « Réaffirmer l’importance du site »

    La CGT soulève aussi des conséquences pour l’emploi des salariés de la PIC Vitrolles et des changements drastiques à venir. Le tout, sur fond de contrat avec Amazon et des travaux d’ampleur. « On va virer le courrier et mettre des machines pour les colis ! Le contrat avec Amazon stipulerait qu’on devra garantir une livraison à J+1, c’est-à-dire le lendemain de la commande », poursuit Karim Bouzana. En clair, « une réorganisation totale, avec de nouvelles contraintes ». Selon lui, la nouvelle plateforme de La Poste devrait être opérationnelle « en 2028 » et estime à plusieurs dizaines de salariés concernés par « de la mobilité forcée ».

    Contactée, La Poste ne confirme évidemment pas une « fermeture », ni un contrat avec Amazon, mais évoque bien le lancement « d’une étude technique pour définir les évolutions possibles de sa plateforme industrielle courrier de Vitrolles ». Une étude qui « s’inscrit dans une volonté de s’adapter à la baisse des volumes de courrier, à l’augmentation de l’activité colis et au développement des services de logistique ». Avant de conclure : « Cette étude, qui démarrera dès la rentrée de septembre 2025 et s’étalera sur plusieurs mois, réaffirme l’importance du site de Vitrolles, stratégique pour La Poste en région Paca ».