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  • Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    à La Penne-sur-Huveaune, Frédéric Szabo (DVD), avec sa liste « La Penne ensemble » s’est imposé avec 56,96% des suffrages exprimés. Le maire sortant, Nicolas Bazzucchi (DVC) et sa liste « La Penne, mon pays » sont défaits après avoir obtenu 43,04% des voix au second tour. Frédéric Szabo a gagné plus de 16 points par rapport à son score du 1er tour. Une augmentation qui peut s’expliquer en partie par le désistement de Stéphane Casterot (SE) qui était arrivé troisième au premier tour avec 17,27% des voix. Malgré le fait que ce retrait s’est effectué sans fusion, ni consigne claire, le candidat avait appelé à « tourner la page tumultueuse qui traverse la commune ». Stéphane Casterot, ancien adjoint aux finances, avait démissionné de la majorité municipale après la mise en examen de Nicolas Bazzucchi dans une affaire de viols et de violences.

    Une mobilisation des abstentionnistes

    Frédéric Szabo confiait au sujet du désistement de Stéphane Casterot, vendredi dernier : « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. » Les électeurs pennois se sont donc visiblement bien mobilisés pour « tourner la page », puisque le taux d’abstention au second tour s’élève à 29,62%, en baisse de plus de 5 points par rapport au 1er tour.

  • Frédéric Szabo veut tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Frédéric Szabo veut tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Arrivé en deuxième position au 1er tour avec 40,7% des suffrages, à 44 voix du maire sortant Nicolas Bazzucchi (DVC), Frédéric Szabo (DVD) aborde le second avec plus de certitudes depuis le retrait de la liste de Stéphane Castérot (SE) arrivé 3e avec 566 voix. « J’ai mes chances même si on n’est pas maître des voix des électeurs », juge le challenger.

    La décision de Castérot ne l’a pas surpris. Les deux hommes en avaient parlé « autour d’un café » fin janvier sous les caméras de France 3. « Je l’aurais fait moi-même, je l’avais dit dès le départ », glisse-t-il. « Toute La Penne pensait qu’on était en train de faire des tractations alors qu’on avait juste parlé de ce principe que j’estime républicain. Il m’avait dit qu’il partageait la position et je vois qu’il l’a respecté. » Un retrait sans fusion, ni négociations. Szabo repart avec « exactement la même liste ».

    Face à lui, le maire sortant, mis en examen pour viols et violences, a réalisé « un score très honorable par rapport à son image », note Frédéric Szabo, étonné de ce soutien. « La présomption d’innocence est une valeur républicaine qu’il faut respecter, il a surfé là-dessus. Moi, ce qui m’interroge plus, c’est qu’il soit soutenu malgré son bilan financier, l’impact de sa gestion municipale sur les habitants. Je trouve que sa mandature n’est pas à la hauteur, au-delà de ses affaires. »

    Un homme de droite

    Le médecin de La Penne qui rappelle qu’il n’est « pas un politicien », a mis un pied dans l’arène lors des départementales 2021, comme remplaçant du maire d’Aubagne. Brièvement encarté chez Horizons, ce « jeune UDF », assume simplement une identité d’homme de droite loin des appareils. Tâche à lui désormais de convaincre les abstentionnistes (35% au 1er tour) et les électeurs de Castérot. Si l’ex-adjoint aux finances de Bazzucchi n’a pas donné de consignes, Szabo indique qu’il l’a assuré de son vote. « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. Mais s’ils se sont intéressés à la politique municipale, c’est qu’ils n’étaient pas satisfaits. »

    Dans cette dernière ligne droite, l’équipe Szabo continue le terrain (boîtage, porte-à-porte) sans répondre aux attaques « diffamatoires » venues du camp d’en face : « Il a le droit de dire n’importe quoi mais il me conseille sur Facebook d’aller faire un dépistage de stupéfiants… C’est stupéfiant de connerie oui. Mais mon équipe m’a dit de ne pas répondre. » Les électeurs pennois le feront en votant, s’ils veulent tourner la page avec lui.

  • Deux listes pour tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Deux listes pour tourner la page Bazzucchi à La Penne

    À moins de trois semaines du 1er tour, trois candidats sont officiellement en lice à La Penne, dont le maire (SE) a été mis en examen pour viols, violences aggravées et enregistrement d’images à caractère sexuel. Malgré l’affaire, Nicolas Bazzucchi a annoncé sa candidature fin janvier. Il mènera une liste composée essentiellement de ses derniers soutiens au conseil municipal et d’agents. Les deux autres candidats sont aussi positionnés à droite.

    Stéphane Castérot (DVD), ancien adjoint aux finances de Bazzucchi, a pris la tête de la liste Unis vers Demain. Sans étiquette, elle réunit onze démissionnaires de l’ex-majorité. Ce dernier, ancien adjoint aux finances, a pris ses distances il y a quelques mois. « J’ai démissionné pour de bonnes raisons », glisse-t-il, expliquant ne pas vouloir être associé à ces « problèmes de mœurs » et aux déboires financiers de la commune, dont le budget primitif a été suspendu par le Préfet.

    Sa campagne, lancée en octobre, s’accélère depuis un mois avec distribution de tracts et porte à porte. Parmi les projets présentés, la découverture de l’Huveaune pour recréer un poumon vert en cœur de ville. « C’est un des projets phares qui va radicalement changer le visage de La Penne et faire redécouvrir son fleuve à la seule ville qui porte son nom. Il y aura une voie douce et des places de parkings pour accéder aux commerces. »

    « On n’est pas que dans l’attaque, on propose et on a de très bons échos sur le terrain : majoritairement les habitants disent plus jamais Bazzucchi », glisse Thibaud Labus. Membre du cabinet de Renaud Muselier, chargé à la Région de l’éducation, il sera sur cette liste où apparaît aussi Alain Fédi, élu depuis 1977 sous les mandatures Donadini, Maingaud et Capdeville. « Je lui ai demandé pour lancer les jeunes élus et apporter son expérience », explique Castérot. N°2 de la liste, Carine Boghossian, responsable RH dans le civil, fait partie des nouveaux venus. La seule présente aux toutes premières places.

    La liste La Penne Ensemble du docteur Frédéric Szabo (DVD) a, elle, été déposée lundi. Un mouvement, l’Alliance citoyenne pour une démocratie éthique, a été créé « pour sortir du clivage droite-gauche. En dehors des extrêmes, on a des gens de différents courants choisis pour ce qu’ils peuvent apporter à la commune », explique l’entourage du candidat. « On voulait en finir avec ces noms qui ont tourné et retourné leur veste, et faire respirer la démocratie. »

    Les insoumis au départ ?

    La présidence du comité de soutien a été confiée Pierre Chevaly, fils d’un autre médecin historique de la commune. La n°2 de la liste est Karima Habi, une infirmière libérale. Romain Soudeille est en 3e position, Sarah Akel en 4e. Elle a travaillé sur le volet éducation du programme. Il s’articule « autour des solidarités de proximité, des services publics et d’une gestion budgétaire rigoureuse ». Au menu, entre autres, la création d’un centre communal de santé, un guichet unique pour les démarches liées au logement social, une Maison de la petite enfance… Une réunion publique a lieu le 27 février à 18h30, salle de la Massabielle.

    Si le RN semble avoir abandonné l’idée d’une candidature, la France insoumise y travaille avec l’espoir de voir « une vraie liste de gauche » dans cette commune longtemps géré par le PCF. « Quand on voit les frasques du maire et ces deux listes à droite, on doit arriver à un rassemblement autour de Jean-Marc Ferry », conclut Axel Bruneau (LFI).

  • à La Penne-sur-Huveaune, le maire, mis en examen, se porte candidat

    à La Penne-sur-Huveaune, le maire, mis en examen, se porte candidat

    Parce que la continuité est nécessaire pour consolider le travail accompli et parce que l’intérêt collectif doit continuer à primer, j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections municipales », écrit, sur Facebook, Nicolas Bazzucchi.

    « Une affaire d’ordre strictement individuel »

    La décision du Pennois de 32 ans, « élu depuis l’âge de 18 ans », intervient près d’un an après sa mise en examen pour « viol sur conjoint ou ex-conjoint au préjudice de deux anciennes compagnes », mais aussi « violences habituelles » et « enregistrement d’images présentant un caractère sexuel sans consentement ».

    Nicolas Bazzucchi, présumé innocent, évoque sur Facebook « une affaire d’ordre strictement individuel ».

    Interpellé à son domicile le 16 décembre 2024, en détention provisoire jusqu’en février 2025, le maire a eu interdiction de paraître sur la commune jusqu’au 8 septembre dernier. La vie de la municipalité en a été fortement perturbée : démission de douze conseillers municipaux, départ d’agents, et, pour finir, la décision du préfet d’augmenter de près de 30% la taxe foncière.

    Dans sa déclaration de candidature, le maire précise que, le 19 janvier dernier, il a fait adopter une « baisse des impôts de 3,2 millions d’euros », de quoi rembourser « de manière intégrale l’effort qui n’aurait jamais dû être demandé aux Pennoises et Pennois ».

  • La Penne-sur-Huveaune : le PCF appelle à tourner la page Nicolas Bazzucchi

    La Penne-sur-Huveaune : le PCF appelle à tourner la page Nicolas Bazzucchi

    « Depuis plus d’un an, notre commune connaît une rupture démocratique sans précédent. La démission massive de 12 élus du conseil municipal aurait dû conduire le maire Nicolas Bazzucchi à la démission. L’absence d’opposition empêche un contrôle efficace des affaires municipales », constate le PCF.

    Il enchaîne : « Notre ville est devenue tristement célèbre. Elle est désormais associée à notre maire mis en examen » pour viol et violences conjugales. « Nous avons eu un maire empêché du fait de son placement en détention provisoire puis son interdiction de séjour sur la commune. En refusant de se mettre en retrait, il a compromis la politique municipale. (…) Le préfet a dû prendre la décision d’augmenter drastiquement la taxe foncière de près de 30% », dénonce le PCF.

    «Nous ne pouvons cautionner une telle violence fiscale, qui prend à la gorge des centaines d’habitants de La Penne, d’autant que Nicolas Bazzucchi n’assume aucunes responsabilités. Au contraire, il accuse les majorités municipales, quitte à se défausser sur elles, alors qu’il s’agit de ses propres errements. Par ailleurs, des pans entiers de la politique locale ne sont plus assurés faute de personnel. Conscient de ce bilan désastreux, le maire aurait dû démissionner, et il devrait aussi renoncer à se présenter aux prochaines élections municipales. »

    Le communiqué conclut : « Il nous faut construire une alternative pour notre commune. Travaillons ensemble à l’émergence d’une reprise en main citoyenne, débarrassée des affaires, des négligences, et au service de l’intérêt général. »

  • Une chevauchée séculaire dans la longue histoire d’Aubagne

    Une chevauchée séculaire dans la longue histoire d’Aubagne

    « À l’époque de Marcel Pagnol, Aubagne comptait 10 000 habitants, dont 2 000 ouvriers potiers et céramistes. Plus de 20 cheminées s’élevaient dans le ciel de la ville et crachaient leur fumée jour et nuit pour cuire tuiles, briques et poteries alimentaires », évoque Georges Mérentier.

    Trois villes

    à partir des travaux réalisés par l’association des Amis du Vieil Aubagne, dont il fait partie, de ceux du Collectif des associations de l’Huveaune et l’association des géologues du Sud-Est, il retracera, le 4 novembre, à 18h à la fondation Capôvert, 284 boulevard Voltaire à La Penne-sur-Huveaune, l’histoire d’Aubagne. Depuis sa formation géologique jusqu’à aujourd’hui…

    Dans cette ambitieuse chevauchée des siècles, il s’attardera à la personnalité de la cité. Et notamment des trois villes dans la ville : la médiévale du XIe au XIVe siècle, sur les hauteurs, qui s’agrandit et, en devenant « ville basse », s’épanche, aux XVe et XVIe siècles, « vers le Merlançon, affluent de l’Huveaune. Il coule toujours actuellement, sous la rue de la République, et va se jeter dans l’Huveaune un peu après le terrain de pétanque, avenue Antide-Boyer », indique Georges Mérentier. Aubagne se développe ensuite vers l’Est. C’est « la ville neuve ». Jusqu’à la création, à partir des années 2000, du quartier des Défensions.

    Au gré de cette fresque historique, il parlera notamment des monuments emblématiques, telle que la porte Gachiou (1363). « Un des plus vieux témoignages de l’ancienne ville d’Aubagne, dont c’était l’entrée principale dans les remparts ».