Tag: La Marseillaise

  • Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Il n’y a pas que des yachts et des villas que les juges confisquent aux trafiquants. Le tribunal de commerce était le théâtre vendredi d’une vente exceptionnelle organisée par l’Agrasc avec les Domaines d’objets confisqués. 350 lots de bijoux, d’or, de montres, de vêtements et de maroquinerie de luxe issus des scellés des tribunaux de Marseille, Aix-en-Provence, Draguignan et Nice sont partis sous le marteau des commissaires-priseurs.

    Portée par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués et son partenaire, les Domaines qui l’organisaient, cette vente a permis de mettre en exergue que « la justice ne se limite pas à sanctionner les auteurs mais aussi à restituer aux citoyens ce qui leur revient, tout en témoignant de la fermeté des institutions face à la criminalité organisée et aux trafics » explique Charlotte Hemmerdinger, la directrice de l’Agrasc.

    « Cette vente représente déjà tout le travail accompli en amont par les enquêteurs de police, de gendarmerie, des douanes. Elle permet à l’État de récupérer des sommes non négligeables » souligne pour La Marseillaise, Franck Rastoul, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, présent avec des chefs de juridiction pour le lancement des enchères. « Il faut évidemment des réponses pénales contre les trafics et notamment des peines d’emprisonnement, mais on sait très bien que pour lutter il faut être capable d’infliger une sanction patrimoniale pour reprendre l’argent généré par les trafics et ces biens de luxe vendus qui sont des vecteurs de blanchiment. »

    Estimée à 750 000 euros, les organisateurs espéraient atteindre 1,2 million d’euros. « On verra à la fin, mais il ne faut pas perdre de vue que ces sommes considérables sont à mettre en regard avec les millions d’euros qui chaque semaine sont générés par les reventes de stupéfiants. On ne peut que se féliciter de la multiplication de ces ventes vertueuses qui sont la partie émergée de l’iceberg. C’est la réaction de l’État face aux trafics et l’Agrasc joue un rôle essentiel », ajoute M. Rastoul.

    Le procureur et les claquettes Louboutin !

    L’appât du gain et un goût immodéré pour le luxe tapageur qui motivent les délinquants s’exposent dans les vitrines surveillées par des vigiles. Des bagues, des colliers, des boucles de grands joailliers Cartier, Van Cleef & Arpels, Bulgari, Boucheron, Mauboussin ou Chopard sont âprement bataillés, à la fois en direct dans la salle et en ligne pour les enchérisseurs discrets ou très éloignés sur les plateformes de vente Drouot.com et Moniteurdesventes.com. Mise à prix 12 000 euros, une bague de marque inconnue en or gris ornée d’un diamant ancien de 5,87 carats, a été adjugée à 24 200 euros. tous les acquéreurs doivent s’acquitter d’une taxe de 11%. Réservés aux professionnels, plusieurs lots de plaques d’or étaient proposés dont un de 620 gr d’or à 24 carats adjugé 71 920 euros.

    Les hommes n’étaient pas en reste pour se disputer des articles de grandes marques d’horlogerie : des montres Rolex, Hublot, Chopard, Audemars Piguet, Breitling, Patek, etc. Une Rolex GMT-Master II mise à prix 30 000 euros s’est vendue 54 000 euros. Une montre Werk en titane et or rose s’est vendue 32 200 euros pour une mise à prix de 6 000 euros. Débuté à 12 000 euros, un chronographe-bracelet Tourbillon Jules Audemars est parti à 27 500 euros. Le coup de marteau pour une superbe montre Yacht-Master en or rose estimée à 8 000 euros s’est posé au prix triplé de 24 500 euros.

    « 4 000 personnes sont inscrites ce matin à cette vente, et j’ai vu qu’il y en a des terres australes françaises, de Polynésie et sur trois continents avec des inscrits au Mexique, à Macao et Hong Kong », se réjouit Alain Caumeil, le directeur national des interventions domaniales (DNID). « Nous sommes en pointe ici dans la lutte contre le blanchiment », intervient Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille qui souligne que son tribunal contribue à « 73% des confiscations remises à l’Agrasc sur l’ensemble du ressort de la cour d’appel et qui rentrent dans le budget de l’État. Ce sont des politiques partenariales qui portent leurs fruits ». D’exprimer avec humour le regret de ne pouvoir par déontologie participer à une enchère : « Un lot m’aurait beaucoup plu, les claquettes Louboutin ! » Estimée à 80 euros, la paire de « Pool Slides » d’occasion en caoutchouc rouge avec des traces d’usure, peut-être celle que portait l’épouse d’un caïd le jour de son interpellation, est partie à 140 euros. Les enchères se sont achevées par la vente d’un rare sac Hermès, dessiné par et pour Jane Birkin, clin d’œil peut être au duo de gangsters Bonnie & Clyde.

  • L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    Auteur d’un début de saison éclatant avec une deuxième place provisoire en Coupe de France, et une bonne dizaine de podiums en poche, les hommes de Sébastien Cottier se sont frottés au peloton professionnel ce week-end du côté de la péninsule ibérique. Sans complexe, le club aixois a une nouvelle fois fait sa place comme il a su le faire lors de sa seule invitation dans l’Hexagone sur le GP de La Marseillaise. Sur la classique des terres de l’Ebre (1.1 – 175,5 km), Jérôme Raus termine à la quatorzième plce à 15 secondes de l’Espagnol Manuel Diaz (Burgos), qui signe la première victoire de sa formation cette saison.

    Le Belge de l’AVC Aux se classe également deuxième coureur d’une équipe française au classement général, derrière Mathieu Burgadeau, neuvième de l’épreuve (TotalEnergies). Le lendemain, Oscar Nilsson Julien, triple champion de France sur piste, a bien failli décrocher le Graal sur le Grand Prix de Primavera Ontur (catégorie 1.2 – 166 km). Acteur dès le début du circuit, avec prime une victoire au sprint de montagne (1er) et le maillot à pois sur les épaules au final, « ONJ » se classe au pied du podium, à 50’ secondes du Néerlandais Axel Van Der Tuuk (Euskaltel). Le néo-aixois, Bohémond Barillot, intègre lui aussi le Top 10, suivi de près par Julien Marin (11e), Lucas Grieco (15e) et Joseph Brookes (18e). Cinq coureurs dans le Top 20 qui place l’AVC Aix Provence Dole à la première place au général par équipe. « Ces résultats ne font que confirmer l’excellent état d’esprit qui règne dans l’équipe actuellement », confie Sebastien Cottier, le directeur sportif aixois. Et dire que le printemps ne fait que commencer.

  • Un dimanche à deux urnes et des électeurs déboussolés

    Un dimanche à deux urnes et des électeurs déboussolés

    Deux électeurs piaffent à l’entrée de l’école Bernabo (15e), dont on peut rappeler que le flanc gauche conserve le vestige d’un bunker de l’occupant nazi qui verrouillait le chemin de la Madrague Ville en 1943. 83 ans plus tard, il est huit heures tapante quand le planton du bureau 1507 grimpe sur une chaise et hisse le drapeau tricolore. « Mais qu’est-ce qu’il fait, il dort le président ? » plaisante un électeur. « On ouvre dans cinq minutes dès que j’ai le feu vert ».

    497 bureaux de vote ont ouvert jusqu’à 20h pour accueillir 552 997 inscrits, 50 000 de plus qu’en 2020 avec un mode de scrutin qui a désarçonné, même en rabâchant aux électeurs les modalités du circuit à double urne. École élémentaire Arenc Bachas, (15e). 8h30. Une vingtaine de personnes ont déjà voté au bureau 1501. L’école en brique est particulièrement majestueuse. « Et vous n’avez pas vu la cour de l’école maternelle. Elle a été désimperméabilisée et végétalisée », glisse fièrement une ATSEM.

    À deux pas du Vieux-Port, le bureau 202 au centre d’animation, rue des Martégales, 2e, un préfabriqué posé sur les vestiges exceptionnels d’une villa gréco-romaine du Ve siècle avant notre ère. « 4% des 626 électeurs ont déjà voté à 9h », dit Gérard Azibi, le président du bureau, par ailleurs conseiller municipal en mairie de secteur qui s’attend à un dépouillement tardif. « La Marseillaise ? Vous avez l’air sympathique mais vous pouvez me montrez votre carte de presse ? » fronce une électrice avant de sourire : « On n’est pas du même bord mais presque. J’ai mis beaucoup d’énergie à m’inscrire et à venir voter. C’est plus direct pour voter pour le maire. Mais pourquoi ce n’est pas pareil pour la Métropole ? » interroge la sexagénaire.

    École élémentaire Grand Saint-Giniez, avenue de Mazargues : « Ah oui, bien sûr que c’est important de voter aujourd’hui même si on ne votait pas pareil qu’en 2020. Moi mon vote il est toujours le même et je ne vous dirai pas pour qui. Le scrutin pour Marseille est plus important pour mois car avec tous les problèmes qu’elle a, c’est une ville qui exige un bon maire », explique Delphine, quinquagénaire. Maison blanche, siège de la mairie de secteur des 9-10. Des assesseurs font comme partout œuvre de pédagogie pour répéter leurs explications sur le mode de scrutin. parfois il faut rattraper l’électeur dans le parc : « Eh Titi, reviens ! Tu n’as pas voté pour la mairie de secteur ! »

    « Je fais quoi ? Je le mets dans le PV et après ? »

    22% de participation à 11 heures au bureau 701 de l’école Madrague de Montredon, boulevard de la Verrerie, 8e, le plus au sud des bureaux de vote de Marseille. « Moi je le vois, tout part au vau-l’eau » grinche tout haut un électeur. « Mon dieu, ça fait une éternité que je suis pas revenu ici », sourit un nostalgique. « Ayé, A voté ! » s’écrit, jovial, un troisième. « Pour le résultat, ça sera peut-être une surprise. C’est ça la démocratie ! ». Midi, école Prado Plage, avenue du Commandant Rolland, 8e, sous la Cadenelle. Discrètement protégée par deux gardes du corps, la candidate Martine Vassal, visage fermé, fait une apparition en solitaire.

    Au bureau de vote 501, rue Chape (4e), petit moment de panique à 14h. Un électeur s’est trompé de file et a glissé dans l’urne de la mairie de secteur l’enveloppe destinée au vote pour la mairie centrale. Impossible de la récupérer. « Je fais quoi ? Je le mets dans le PV mais après ? » se demande un assesseur. « C’est compliqué pour nous aussi, c’est nouveau. » École élémentaire Bois Luzy, 12e : un écart notable de 35 électeurs à 16h sur les deux urnes du bureau de vote 1209. Certains, peut-être mal orientés, n’ont pas voté pour la mairie de secteur.

    Au Palais de la Bourse, c’est le grand calme au bureau 1399 dit dérogatoire car dédié essentiellement aux personnes détenues des cinq maisons d’arrêt des Bouches-du-Rhône et quelques Marseillais expatriés : 373 inscrits mais seulement 4 votants : 1,04% de participation à 18h quand les 140 Frioulais du bureau voisin étaient déjà 55% à avoir pris le bateau pour venir voter, l’urne par sécurité ne pouvant prendre la navette maritime.

    « Eh Titi, reviens ! Tu n’as pas voté pour la mairie de secteur ! »

  • Ces assos vauclusiennes qui rejettent l’extrême droite

    Ces assos vauclusiennes qui rejettent l’extrême droite

    Il faut arrêter de dire qu’on n’a jamais essayé alors qu’on voit que, localement, il y a plein de cas qui montrent que les municipalités d’extrême droite sont contre les associations », lance en ouverture d’une rencontre ce jeudi 12 mars avec des associations locales Thomas Renaux, représentant de VoxPublic. Cette structure basée à Paris accompagne les organisations qui le souhaitent dans leur démarche et vient de produire un bilan des gestions municipales des villes gérées par le Rassemblement national.

    Devant une trentaine de personnes sont évoquées les grandes lignes de ce rapport. Et comme La Marseillaise l’évoquait également dans notre dossier publié dans notre édition du 13 février, les associations sont les premières à pâtir d’une prise de pouvoir du parti de Jordan Bardella. « On constate des attaques très très fortes contre le tissu associatif et le secteur culturel. Et même des mairies qui arrêtent de mettre à disposition des locaux, ce qui a donc un très fort impact local », insiste Thomas Renaux. Dans le document, que nous avons pu consulter, VoxPublic pointe par exemple la suppression de la cantine et de la garderie gratuites au Pontet au début du mandat de Joris Hébrard. Ou encore le départ forcé de la compagnie Okkio de locaux mis à disposition par la mairie de Morières suite à une prise de position contre l’extrême droite. « Une note complète pour vraiment éclairer sur ce qu’est le Rassemblement national au niveau local », poursuit Thomas Renaux.

    Une gestion qui « a évolué depuis quelques années », pointe un responsable associatif. « Le Rassemblement national n’a pas la même politique que le Front national. C’est beaucoup plus insidieux », poursuit Nicolas*, membre d’une structure organisant des événements musicaux à travers la région. Il regrette que « cela nous engage à danser avec le diable, car c’est le diable qui mène la danse » et qu’il « faudra être très vigilant ». « On met des événements en suspens, car il est hors de question de travailler avec des collectivités de ce bord-là », poursuit-il, pointant notamment les listes déclarées à Carpentras.

    25 listes d’extrême droite

    Et il faut dire que le département de Vaucluse n’est pas en reste. Les villes du Pontet, de Morières-lès-Avignon et de Camaret-sur-Aigues sont sous pavillon RN. « Et on pourrait ajouter quelques villes de par leur proximité et leurs discours », glisse Philippe Jaffré, militant local. Il a comptabilisé 25 listes d’extrême droite en Vaucluse, contre 19 il y a 6 ans. « Et certaines intercommunalités risquent de glisser par la suite, ce qui serait catastrophique », ajoute Philippe Jaffré, citant le Grand Avignon, les Sorgues du Comtat ou la Cove.

    D’autres s’inquiètent également des sénatoriales à venir et de la présence de personnes proches ou passées par le parti d’extrême droite sur des listes qui ne sont pas étiquetées de ce bord-là. « On en voit plusieurs se mettre en position favorable pour être dans un conseil et être des grands électeurs pour le Sénat. C’est une vision développée par le RN. Ils ont ciblé 700 communes. Mais au-delà, ils placent des pions partout pour faire en sorte de faire basculer des agglos et autres », pointe, inquiet, Nicolas*. « La nouveauté, c’est qu’ils ont pu former des cadres. Et ceux-ci sont placés parfois en sous-marin », ajoute Philippe Jaffré.

    *Prénom modifié

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.

  • La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La tribune publiée en novembre dernier dans La Marseillaise par l’Université Hors les Murs de Marseillologie (UHLMM) appelant à la sauvegarde des décors historiques du métro, suivie d’une pétition en ligne de près de 900 signataires, a suscité une rencontre d’artistes avec des cadres de la RTM et de la Métropole et débouché sur un accord.

    La rénovation sans concertation des stations de métro en cours s’est accompagnée de la dépose d’œuvres conçues entre 1977 et 1986 par des équipes associant architectes et artistes pour décorer les stations du métro de Marseille. La RTM n’avait pas pris soin de contacter les auteurs qui conservent les droits moraux sur leurs œuvres et l’intégrité de celles-ci.

    C’est à l’occasion des visites patrimoniales des Marseillogues dans le métro que ces artistes ont appris fortuitement le retrait de leurs créations. L’artiste John Pendray a découvert que ses œuvres émaillées représentant un TGV et une locomotive avaient disparu de la station Saint-Charles. La RTM lui a écrit pour lui apprendre qu’elles avaient été remises à l’association des Amis du rail et du Tramway de Marseille pour être mise à disposition du « musée provençal des transports » à Fuveau. Quant à son œuvre dans la station Rond-Point du Prado, la RTM se proposait de voir avec lui les solutions envisageables après études. La RTM l’a rassuré sur ses décors et fresques réalisés sur les voies de Noailles et dans le tunnel du tramway qui n’ont pas vocation à être déposés.

    Quant aux œuvres des stations Joliette et Castellane, deux auteurs ont mis en demeure la RTM par voie d’avocat. La régie métropolitaine a alors initié une rencontre en février. Il leur a été dit que l’absence de présentation du projet ne devait pas être interprétée comme du mépris de leurs œuvres, qu’au contraire, celles-ci avaient été conservées en parfait état avec vérification régulière par les équipes RTM. Pour la station Castellane remaniée pour le nouveau métro Neomma, la RTM a accepté la demande de l’architecte Roland Carta que son œuvre graphique sur la thématique des platanes soit repositionnée plus tard dans la station. Pour la station Joliette, Les Ports, l’œuvre d’Albert Jaubert qui évoque le passé ouvrier et portuaire de la cité, ne pourra être replacée pour des contraintes techniques, la RTM lui a assuré que celle-ci serait reprise dans le cadre du projet Imertium et exposée dans la Halle J1.

    « C’est une bonne nouvelle, comme quoi la mobilisation paye », se réjouit Sandro Piscopo de l’UHLMM, qui reste critique sur « une rénovation sans concertation citoyenne qui cède bien trop la place à des revêtements uniformes, aseptisés, sans âme ».

  • Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    C’était mercredi à la une de La Marseillaise : pour la première fois, un sondage, commandé par les médias de la sphère Bolloré (CNews, Europe 1 et Le Journal dimanche), donne le candidat Franck Allisio (RN) vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire.

    C’est dans ce contexte que le Printemps des jeunes, qui regroupe les jeunes soutiens de la liste d’union des gauches (hors LFI) de Benoît Payan (DVG), a organisé, mercredi, un débat centré sur les dangers qu’impliquerait l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Rejet des étrangers…

    « Aujourd’hui, le vrai danger, c’est la banalisation. C’est quand l’extrême droite devient une opinion comme une autre. C’est quand on relativise l’exclusion au nom du ras-le-bol. Un projet qui hiérarchise les citoyens, que ce soit par leur religion ou par leur origine, ça n’est pas un projet comme les autres », se sont indignés les jeunes militants en ouverture de soirée. Et quoi de mieux, pour rappeler les fondements haineux de l’idéologie du Rassemblement national, que le témoignage Fatima Maoulia, cousine d’Ibrahim Ali, assassiné à 17 ans en 1995 par un militant du Front national : « Le RN n’est pas qu’un parti politique. Il incarne la haine, le racisme, la discrimination et c’est là que je l’ai compris [au moment la mort d’Ibrahim Ali, Ndlr] ». C’est aussi ce qu’est venu rappeler Hanifa Taguelmint, militante antiraciste et membre du collectif Mémoire en marche. « Ce qui m’interpelle, c’est qu’après tant d’histoires qui nous ont portées, tant de livres qui ont été faits sur ce sujet, tant de films qui nous ont montré l’horreur, nous en soyons encore là », s’est-elle alarmée.

    …et tant d’autres

    Et d’ajouter : « Les noirs et les arabes seraient les premiers à avoir une cible dans le dos. Mais il y en aura beaucoup d’autres : les femmes, les personnes LGBT, les pauvres… ».

    Yves Souben, journaliste de La Marseillaise invité au débat, souligne l’existence d’une autre cible : celle du monde associatif. Co-auteur, avec le collectif de journalistes indépendants, le collectif Presse Papiers, le Poing, Street Press et l’Arlésienne d’une enquête sur la gestion des subventions associatives dans les municipalités qui ont basculé à l’extrême droite, note que l’on constate « une baisse des subventions dans 9 des 10 communes étudiées ». Pourtant, la réalité et l’accompagnement de certains profils est intrinsèquement lié au bon fonctionnement du monde associatif. « Que se passe-t-il est quand on passe d’une ville de gauche à une ville de droite ou d’extrême droite ? Je pense à des lieux comme le centre LGBT, qu’est-ce qu’il en sera ?, s’est à son tour inquiétée Célia Raspati, militante féministe. Quels seront les budgets alloués à la lutte contre la discrimination, quelles seront les formations proposées aux agents de la ville ? ». Et de reprendre : « Je pense aussi aux associations qui accompagnent les femmes étrangères. Qu’est-ce qu’il en serait si, pour pouvoir être en centre d’hébergement, on avait des critères ou des quotas de personnes irrégulières ? ».

    C’est à Moussa Camara, président de Guinée à Marseille, association de lutte pour l’insertion des personnes étrangères dans la ville et lui-même secouru par SOS Méditerranée pendant son immigration, que sera donné le dernier mot : « C’est grâce à SOS Méditerranée et aux financements de la Ville que je suis ici aujourd’hui. Avec toutes les personnes que l’ONG secoure chaque, je vous laisse imaginer les conséquences si elle n’avait plus de moyen. Je veux que Marseille la solidarité qu’elle avait quand je suis arrivé, et rappeler que l’humain passe avant tout ».

  • L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… Puis l’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi, à Oraison mardi, à Gréoux ce jeudi et, enfin, ce vendredi 13 février à Seyne-les-Alpes.

    Merci confrères. Reportage de France 3 sur l’arrivée du journal dans les Alpes

    Après la radio des Hautes-Alpes RAM 05, BFM d’ici et Union presse, nos confrères de France 3 nous ont fait l‘honneur de traiter l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes. Une équipe de France 3 était ainsi présente sur le marché de Seyne-les-Alpes ce vendredi pour réaliser un reportage sur le point de diffusion du journal organisé par les Amis de La Marseillaise des Alpes en présence de leur présidente, Frédérique Laîné. À cette occasion, Jean-Jacques Schneider, directeur du groupe La Marseillaise a notamment été interrogé.

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr

  • La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    C’est un beau projet mené par le journaliste à Ici Provence, Christophe Van Veen. Les élèves de la classe média du collège Louise-Michel, situé en zone d’éducation prioritaire à Marseille (10e arrondissement), ont appris à réaliser des reportages et des interviews pour mieux comprendre les élections municipales.

    Ils ont notamment accueilli Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise pour le questionner sur les enjeux de l’échéance et la mécanique démocratique du scrutin.

    Bravo à eux !

    Écoutez leur podcast « à jamais les premiers à voter » en cliquant sur le lien.