Tag: La Garde

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • À La Garde, la gauche en meeting avec Julia Peironet Bremond

    À La Garde, la gauche en meeting avec Julia Peironet Bremond

    « Il est temps de sortir de l’immobilisme », a lancé Julia Peironet-Bremond à la tribune. La première charge est d’ailleurs adressée à l’ancien maire de la commune et toujours 1er adjoint, Jean-Louis Masson. L’occasion pour la tête de liste d’« Unis pour La Garde » de rappeler la condamnation du président du conseil départemental et du parti LR dans le Var à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêts dans le cadre de son mandat de premier magistrat de la ville. L’actuel directeur de campagne de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill, encore une casquette, serait d’ailleurs toujours aux manettes de la commune.

    La candidate du rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens a précisé également l’importance stratégique de ce territoire électoral dans l’aire toulonnaise, où l’extrême droite a enregistré des scores élevés lors des derniers scrutins.

    « Prendre soin »

    Sur les principales orientations de son projet municipal, Julia Peironet-Bremond a développé les thèmes concernant la sécurité et la tranquillité publique, la prévention des risques, le cadre de vie, la santé, les solidarités, mais aussi la baisse du taux des impôts locaux. « Prendre soin des habitants, du quotidien et de l’avenir collectif, c’est le sens de notre engagement municipal », déclare l’infirmière libérale.

    Une approche qui irrigue, poursuit-elle, l’ensemble du projet présenté, fondé sur la proximité, l’écoute et la responsabilité publique. Elle propose, entre autres, la création d’une police municipale de nuit, le renforcement de la présence humaine sur le terrain et la modernisation des outils de vidéoprotection. La tête de liste a également mis en avant les actions à développer en matière de prévention des risques, notamment face aux inondations, grâce à une politique d’anticipation et d’entretien renforcé.

    Concernant la propreté et le cadre de vie, la candidate promet une organisation municipale plus réactive et « un traitement équitable de l’ensemble des quartiers ». On relève également, en matière de santé et de solidarité, « la création d’une mutuelle municipale accessible à tous », sans coût supplémentaire pour la commune.

    Pression fiscale « trop forte »

    Le programme répond aussi à l’urgence climatique par une « transition écologique concrète, fondée sur la végétalisation, la lutte contre les îlots de chaleur et la protection du patrimoine naturel ». Avec une mobilité et un aménagement urbain pensés à l’échelle des quartiers, dans une logique de concertation et de respect du cadre de vie.

    La candidate progressiste a également précisé sa position sur les finances communales : « La pression fiscale est aujourd’hui trop forte à La Garde. Nous nous engageons à une baisse tendancielle des impôts locaux sur la durée du mandat, dans le cadre d’une gestion responsable et transparente. »

    L’objectif affiché étant de rapprocher progressivement la fiscalité locale de la moyenne des communes de la Métropole, tout en préservant la capacité d’investissement de la Ville. Tout un programme.

  • Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    À la tête d’une « liste citoyenne de rassemblement soutenue par la droite républicaine, le centre et la majorité départementale et métropolitaine », l’ancienne 1ere adjointe de Jean-Louis Masson qui l’a remplacé comme première magistrate lorsqu’il est devenu président du Département en 2022 – ce dernier est aujourd’hui son directeur de campagne – se dit éloignée des polémiques et des postures.

    « La Garde ensemble » affiche donc « un bilan de réussite collective », qui sera forcément contredit par les équipes concurrentes. C’est le jeu démocratique.

    En attendant, la candidate veut mettre en avant « ses engagements tournés vers les autres ». « Faire réussir est mon ambition dans l’exigence, la bienveillance mais sans assistanat ni laxisme », conclut-elle.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.

  • Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    L’infirmière libérale a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de La Garde dans la salle Gérard-Philipe. L’occasion pour la tête de liste du rassemblement des forces de gauche, des écologistes et des citoyens, réunis sous la bannière « Unis pour La Garde », de défendre la nécessité d’ouvrir « une nouvelle ère démocratique fondée sur la proximité, la transparence et l’intérêt général ». Et d’insister : « Nous ne sommes pas la liste d’un parti. Nous sommes une équipe de citoyens unis par une conviction : La Garde mérite mieux. »

    Des citoyens rassemblés dans une dynamique transpartisane « pour réhabiliter une gouvernance locale apaisée, exemplaire et tournée vers les habitants, loin des querelles politiciennes et des pressions locales ».

    Une méthode, assure-t-elle, basée sur le dialogue, la proximité et la coconstruction avec les habitants. « Votre porte, je l’ouvre tous les jours. Vos inquiétudes, vos espoirs, vos colères, je les entends. Ce sont eux qui guident ma candidature », a mis en avant la professionnelle du soin à domicile.

    Elle propose la mise en place d’un pacte de gouvernance locale, fondé sur la transparence, l’écoute et la concertation, bien ancré dans le réel pour protéger mieux aujourd’hui et préparer demain.

    Parmi les grandes lignes du programme, on retrouve entre autres la tranquillité publique, une « transition écologique ambitieuse », ou encore « la création d’une mutuelle communale pour améliorer l’accès à la santé tout en récupérant du pouvoir d’achat ».

    Elle propose de faire de La Garde « une ville qui protège, qui respire, qui rayonne ». Et qui prépare l’avenir. En tout cas, ici, toute la gauche semble tirer dans le même sens pour reprendre la ville.

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Prévenir, combattre et reconstruire. Voici les trois piliers du programme régional baptisé « Guerre du Feu ». Sept ans après son lancement, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, accompagné des acteurs du dispositif, en a présenté les résultats. « On a divisé par cinq les dommages entre 2017 et 2025 » se targue l’élu.

    C’est en 2017, après l’incendie ravageur de Bormes-les-Mimosas, que l’idée de ce programme a germé. « On s’est dit “plus jamais ça” », se souvient François de Canson, vice-président de la Région en charge de la prévention des risques majeurs. Quelques mois plus tard, en février 2018, la Région lance son plan « Guerre du feu ». L’objectif est clair : réduire les risques incendies, répondre plus efficacement aux départs de feu et permettre la reconstitution des forêts incendiées en coordonnant les différents acteurs et en apportant un financement.

    Depuis 2018, 40 millions d’euros ont été versés par la Région pour lutter contre les flammes. « Sur le territoire, nous avions les compétences humaines et techniques. Mais j’avais l’impression que chacun travaillait dans son coin », explique Renaud Muselier.

    L’une des premières actions a notamment été le déploiement de la garde régionale forestière. En 2025, 250 écogardes ont été mobilisés, entre juin et septembre, dans les massifs et parcs régionaux, pour sensibiliser aux risques et aux bons gestes. « De plus en plus de personnes sont au courant des gestes parce qu’ils croisent des écogardes », explique Manon Quezl-Ambrunaz, coordinatrice du Parc naturel régional du Mont Ventoux. Une prévention importante, puisque 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine.

    Ce travail nécessaire en amont, pour limiter les départs de feu, est associé au développement de meilleurs moyens pour combattre les flammes. La Région a notamment soutenu certaines communes pour l’entretien des pistes de défense de la forêt contre les incendies (DFCI).

    Des rotations plus rapides

    La Région a également financé en partie la rénovation du pélicandrome, où les avions réservoirs peuvent venir se ravitailler en eau ou en produit retardant, à Hyères. Inauguré en juillet 2024, sa rénovation a permis d’améliorer la vitesse de remplissage, passant de 20 à 6 minutes. « Cela permet des rotations beaucoup plus rapides et de réduire les délais de réaction », insiste le lieutenant-colonel Michel Seitz, chef du groupement de conduite opérationnelle.

    Enfin, ce plan « Guerre du feu » a permis le déploiement du fonds de dotation Respir, dédié au financement du reboisement de territoires incendiés, notamment accompagné par l’office national des forêts, « pour retrouver rapidement une captation de carbone et le maintien du sol », explique Hervé Houin, directeur territorial Midi-Méditerranée de l’ONF. L’institution a aussi développé, avec la Région, des fiches réflexes à destination des maires pour gérer l’après-incendie.

    Un plan qui a porté ses fruits et « repris comme base de réflexion nationale », se félicite François de Canson.

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille

  • Rassemblement fraternel et politique avec les communistes

    Rassemblement fraternel et politique avec les communistes

    Pour la troisième année consécutive, la section PCF La Garde-Le Pradet tenait sa fête de rentrée au camping des Oursinières. Avec, en ligne de mire, les municipales.

    « C’est notre grande aventure qui commence », lance avec enthousiasme Philippe Sigorino Gélo, l’un des quatre communistes en position éligible sur la liste de rassemblement Unis pour La Garde ,conduite par Julia Peironet (PS). « Une coalition, précise-t-il, qui part de la gauche jusqu’au centre afin d’être les plus forts pour battre la droite et l’extrême droite et faire basculer cette ville qui nous échappe depuis plus de 25 ans. »

    Une équipe qui, dans la richesse de sa diversité, bat déjà campagne sur le terrain. « C’est sensationnel, on aurait dû bien le faire avant. Je suis ravie parce qu’on va gagner », confirme Renée Dettori (PS).

    Une lutte joyeuse

    « Je me présente en tant que citoyenne pour le bien de ma ville », explique avec beaucoup d’émotion Madeleine Clapson.

    « S’unir pour être plus fort sur des objectifs clairs et partagés, c’est la seule et unique solution. Ne pas le faire, c’est permettre à ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs que nous d’avoir des victoires faciles », confirme Jean-Pierre Meyer, membre du conseil national du PCF.

    Gilbert Mandon met en avant un autre rassemblement des forces progressistes en construction, au Pradet, le Printemps Pradétan, dans lequel les communistes sont également totalement engagés.

    Et d’expliquer : « On est sur nos deux jambes. Avec d’une part la démocratie participative qu’on met en œuvre, mais aussi les valeurs de gauche avec lesquelles on ne transige pas. »

    Dans sa prise de parole, le secrétaire de la section PCF Yves Pellegrino s’est félicité de toutes ces avancées, en précisant pour La Garde : « Nous avons après plus de 20 ans de divisions de la gauche locale, concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal citoyen à la hauteur des attentes des Gardéens. »

    Même enthousiasme partagé par Julia Peironet : « Je suis très fière et je suis très honorée d’être la tête de liste de ce grand et large rassemblement. Et de partager cette journée avec nos amis, nos camarades communistes », déclare-t-elle, ravie elle aussi que les divisions du passé soient complètement effacées. Et de poursuivre : « Aujourd’hui, ensemble, on construit une liste et un programme qui vont nous mener vers la victoire. »

    Un projet qui s’enrichit par le retour des questionnaires adressés à la population. « La semaine prochaine, on inaugure notre local de campagne, un premier meeting est prévu pour fin novembre », conclut-elle.

    Encore une belle fête qui prouve que la lutte est joyeuse.