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  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    C’est une parenthèse qui suscite forcément une excitation particulière. La Champion’s Cup reprend ses droits ce week-end, et les prolonge jusqu’au suivant. « On change de compétition, de format, d’arbitrage, d’intensité, et on s’entraîne dur pour ça depuis 15 jours. C’est notre rythme, notre obligation, donc c’est un changement d’état d’esprit », affirme Pierre Mignoni. Et c’est en Écosse, à Édimbourg, que le RCT débute son aventure européenne. Actuellement dans le ventre mou du United Rugby Championship (10e), le Édimbourg Rugby n’est, sur le papier, pas l’adversaire le plus impressionnant. L’historique parle cependant pour les Écossais, qui avaient battu les Varois lors de leurs deux confrontations dans cette compétition, en 2018/2019 (40-14 à Édimbourg, 17-28 à Mayol).

    Six ans plus tard, les deux effectifs ont changé, et du côté de la Rade, on avoue connaître assez peu cette équipe. Mais le staff toulonnais a de la ressource : « Je me sers d’Andrea Masi [entraîneur des trois quarts du RCT, Ndlr] car il a joué dans ce championnat avec Trévise, et à travers la vidéo. On a préparé notre game plan pour que les joueurs soient à 100%. Ce n’est pas une préparation d’une semaine, mais de toute une saison. Sur ce qu’on a vu, Édimbourg est une équipe qui joue très vite, fort, sur une surface synthétique très rapide. Ils mettent beaucoup de pression sur l’adversaire, ne te laissent pas beaucoup d’oxygène pour faire ton jeu. On se sait attendu, ce sera un gros défi pour nous », détaille Pierre Mignoni.

    Autre atout : la présence de Ben White, qui connaît bien ses futurs adversaires, qu’il côtoie, pour certains, en sélection : « Je connais beaucoup de joueurs, c’est un match cool à jouer contre mes amis. Pour préparer le match, j’ai présenté l’état d’esprit de l’équipe, parlé des joueurs, du stade, les petites choses comme ça. On est prêt pour tout, on n’a pas d’excuses », certifie l’international écossais, qui définit ce premier adversaire européen comme « une équipe costaude, qui aime le combat. Ils jouent beaucoup au pied, il faudra contrôler les 9 et 10 pour avoir nos momentums ».

    « L’an dernier, on a montré qu’on avait progressé »

    Il faudra aussi tenir compte des règles propres à la Champion’s cup (bonus d’un point pour toute équipe inscrivant quatre essais, et pour les équipes perdant avec moins de 7 points d’écart), et un arbitrage différent de celui du Top 14 : « Il faut habituer les joueurs à l’arbitrage sur les mauls, le jeu au sol, les mêlées… Il ne faudra pas être surpris, on a travaillé avec ça, il n’y aura pas de tolérance à ce sujet », prévient l’entraîneur toulonnais.

    Pour cette première mission européenne de la saison, ce dernier pourra compter sur le retour d’une grande partie de ses internationaux, qui doivent, selon lui, reprendre le train en marche : « On verra après le match si on y est parvenu. Il faudra voir comment ils s’intègrent dans l’équipe, comment sont-ils en termes de fraîcheur. Tous les internationaux doivent amener un plus, car ils ont l’habitude de ces matches au niveau international. » Seul Charles Ollivon manquera finalement à l’appel, ce qui ne manque pas d’agacer Pierre Mignoni : « Le RCT a pour priorité la santé des joueurs. Après sa commotion, on a pris le relais de l’Équipe de France, et Charles était considéré apte. Mais une commission externe doit donner son aval, et elle nous a dit non mercredi. La commotion est un aspect important, on ne fait pas de politique là-dessus. Mais quand on suit un protocole classique, que le joueur s’entraîne à 100%, il est apte à jouer. Je ne ferai jamais jouer un joueur qui n’est pas à 100%. Donc là, on [cette commission, Ndlr] est dans la politique, on se couvre. Nous, on n’est pas là pour se couvrir, mais pour protéger les joueurs et pour performer. »

    Si les supporters se rêvent déjà à une quatrième étoile, l’objectif sera avant tout de montrer que le club franchit des paliers, après une aventure européenne cruellement stoppée en quart de finale par Toulouse l’an dernier : « Ce match nous avait fait vraiment très mal. C’était pour moi un bon match pour retrouver le très haut niveau, le genre par lequel le groupe a besoin de passer. Mais ça avait mis le moral de certains joueurs à zéro. L’objectif, c’est de faire du mieux possible. L’an dernier on a montré qu’on avait progressé, j’espère qu’on va encore le montrer cette année. »

    Champion’s cup, 1ère journée

    18h30, Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Carley (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans (C), Alainu’uese ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Garbisi ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Jaminet.

  • Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    La réaction d’orgueil attendue après la claque toulousaine a bien eu lieu. Avec 54 points et 8 essais inscrits, le contrat est rempli. « C’était nécessaire après en avoir pris 50. On était vexé », ressassait Daniel Brennan. Une victoire qui n’a pas tardé à se dessiner, malgré l’ouverture du score lyonnaise sur pénalité par Jackson (4e). Trois minutes plus tard, Priso inscrivait le premier essai de la partie, bénéficiant au début de l’action d’une délicieuse feinte signature d’un Serin buteur du jour en l’absence de Jaminet et Domon, et élu homme du match. « On l’a pris au pied levé pour lui dire qu’il devait reprendre ça. Ça fait deux ans qu’il s’entraîne bien, chaque fois qu’il a cette charge, il assure », se réjouissait Maxime Petitjean, entraîneur adjoint en charge du jeu au pied.

    Un secteur particulièrement satisfaisant samedi, qui a permis de construire une assise territoriale, et aux avants de briller en première période, Alainu’uese (25e) et Baubigny (39e) venant compléter un tableau de marque 100% première et deuxième ligne : « Ça faisait partie de notre stratégie de taper en touche quand on était dans nos 22 pour essayer de les contrer. Ça a été plutôt bien fait par les avants. On leur vole au moins quatre ou cinq ballons », expliquait Maxime Petitjean.

    Des avants qui ont bénéficié du soutien des centres, Brex et Nonu apportant une supériorité sur des mauls portés à dix joueurs, qui ont permis de mettre le RCT dans l’avancée et d’inscrire plusieurs essais (ceux d’Alainu’uese et Priso, mais aussi les deux essais de pénalité). « On a essayé de mettre l’accent là-dessus. On avait plusieurs lancements qui partaient de ça, et ça a été super positif », se satisfaisait l’entraîneur du jeu au pied. « Les trois-quarts sont avec nous sur les séances de touche. On a la chance d’avoir des centres très costauds. On a pris trois essais sur ballon porté à Toulouse, on a redoublé de travail là-dessus », plussoyait Daniel Brennan. « Je n’aurais pas pensé me retrouver en mêlée aux côtés de Ma’a Nonu. Il était à fond dans son rôle, bouillant », s’amusait Charles Ollivon, qui a lui aussi participé à la fête avec son premier essai depuis son retour.

    Une supériorité encore mal gérée

    Un capitaine qui a débuté en troisième ligne, avant d’alterner avec la deuxième. Et qui semble revenir à son meilleur niveau : « Je ne suis pas au top, mais stable sur mon genou. Il reste du travail pour me retrouver », tempérait l’intéressé, « content de retrouver Marcoussis » pour les tests matches de novembre. Même si, sur la Rade, on espère voir le joueur libéré pour la réception de la Rochelle.

    Au milieu de cet océan de positivité demeurent encore quelques points à corriger. Car si l’essai de Wainiqolo n’avait pas été refusé pour un hors-jeu de l’ancien ailier toulonnais
    – qui a écopé d’un carton jaune sur l’action et tout de même signé son retour d’un essai, applaudi par Mayol -, le RCT se serait retrouvé mené à la 24e minute. En supériorité, Toulon a marqué sur la mêlée qui suivit, mais a ensuite, comme trop souvent, vu son adversaire revenir grâce à deux pénalités.

    « C’est un petit peu de la faute de nos leaders. On n’a pas toujours annoncé les bonnes choses au bon moment. Lyon avait un ailier en moins, on aurait dû plus jouer dans les couloirs. À l’inverse on a été sur les largeurs, on s’est un peu trompé là-dessus. C’est un axe de progression, car on ne peut pas être en supériorité et prendre des points aussi facilement », analyse Maxime Petitjean.

    Désormais, place à une seconde réception de suite face à La Rochelle. Un match en retard de la 3e journée qui peut permettre au RCT de retrouver le podium : « Les points positifs ne nous donnent aucun avantage pour la semaine prochaine », prévenait Charles Ollivon. « Quand on reçoit, on a des ambitions, beaucoup d’envie. Mais on connaît La Rochelle, leurs qualités, leurs ambitions. Il va falloir attaquer cette semaine avec de l’envie pour être sérieux, appliqués, et aborder ce match dans de bonnes dispositions. »

  • Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    La chose demande confirmation, mais le public du stade Maurice-David a peut-être trouvé sa nouvelle coqueluche. En tout cas, Caleb Muntz possède toutes les qualités pour dynamiter les défenses de Pro D2 et apporter la folie du Pacifique en Provence. Le demi d’ouverture de 25 ans
    (26, le 30 octobre) a disputé sa première rencontre avec les Aixois, vendredi dernier, lors de la victoire 39-33 face à Nevers. 16 points et un premier essai, plein de malice, pour participer pleinement au succès de sa formation.

    Les opportunités, Caleb Muntz les saisit une à une depuis le début de sa carrière. L’international fidjien est né en Nouvelle-Zélande, d’une mère d’origine maorie et d’un père venant des Îles Fidji. « Je viens de la région de Waikato. Il y a beaucoup de fermes, c’est très silencieux. Nous sommes proches de la plage, d’une grande ville comme Auckland, on peut aller à de nombreux endroits en 1h30 », détaille-t-il. En bon néo-zélandais, il débute tôt le rugby. Très tôt. À quatre ans, le joueur petit format (1m78 aujourd’hui) court déjà, ballon ovale entre les mains. « Le rugby est très important au pays, beaucoup de mes amis jouaient donc je m’y suis mis aussi. »

    Super Rugby et Flying Fijians, les rêves de Caleb

    En Nouvelle-Zélande, l’horizon se bouche. Celui qui a grandi en regardant les Chiefs, franchise du Super Rugby basée dans sa région, a usé de sa double nationalité pour se créer un avenir dans le rugby. « J’ai débuté des études d’ingénieur et je jouais à côté. Mais je ne voulais plus faire les deux et j’ai eu la chance d’avoir un contrat aux Fidji », raconte le Néo-Aixois.

    Un premier rêve s’est concrétisé grâce aux Fijians Drua : jouer dans le Super Rugby, la grande ligue de l’hémisphère sud. Un championnat qu’il a toujours regardé. Pour les Fidjiens, voir leurs compatriotes y évoluer est une consécration. Muntz explique : « Je pense que beaucoup de Fidjiens, sur l’île, rêvent de jouer dans le Super Rugby. Je ne me rendais pas compte de ça avant d’intégrer l’équipe. »

    Avant d’aller découvrir un nouveau style de rugby en Europe, opposé au jeu rapide et risqué du Pacifique, le numéro 10 a aussi connu la sélection, avec les Flying Fijians. C’était son autre rêve, il est devenu réalité contre les Tonga, à l’été 2023. « J’étais nerveux lors de mon arrivée, mais on m’a rapidement fait confiance. Le jour du match, l’atmosphère était géniale et c’était devant mes parents. » À Oyonnax, l’homme du Pacifique a une nouvelle chance d’animer le jeu provençal, en misant sur ses spectaculaires qualités.

    À Oyonnax pour confirmer leur nouvelle forme

    Provence Rugby est dans la meilleure forme de sa saison. Après un début d’exercice 2025-2026 plutôt moyen, les Aixois alignent les succès ces dernières semaines. Dax, Grenoble et désormais Nevers, depuis la semaine dernière. Ce vendredi soir (19h30), les Provençaux se déplacent dans l’Ain pour affronter Oyonnax. L’ex-club de Top 14 n’effectue pas non plus sa meilleure saison. Deux défaites coup sur coup et trois autres d’une courte tête, plus tôt dans le championnat.

    11e après sept matches, l’USO est dans le dur. À Provence Rugby d’en profiter pour étendre sa domination et conforter sa place dans un top 6 qu’il souhaite conserver jusqu’au printemps prochain. À noter le retour de l’ailier fidjien Setareki Bituniyata, impactant en début de saison.

    Oyonnax – Provence

    8e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Charles-Mathon

    Arbitre : Jonathan Gasnier

    OYONNAX : Bogado – Reybier, Rabut, Mensa, Qadiri – Bouraux, Ruru – Cassiem, Hermet, Lebreton – Corso, Leindekar – Oz, Karkadze, Vivas

    PROVENCE : Portela – Bituniyata, North, Lucas, Zwiler – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Voisin – Tuisue, Van Eerten – Ndiaye, Pifeleti, Wegrzyn

  • Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    La distance n’atténue pas l’amour que l’on garde éternellement pour son club de cœur. À 1 000 km de son Martigues natal, Samir Belloumou (31 ans), pensionnaire de Valenciennes depuis l’intersaison, a vécu la descente aux enfers du club de la Venise provençale, vers la Division 3 départementale, comme un déchirement. « C’est malheureux de voir une fin aussi tragique », déplore le milieu de terrain aux 151 rencontres entre 2017 et 2025. « Je pense sincèrement que même les gens qui voulaient du mal de Martigues, n’en voulaient pas autant », poursuit celui qui était prêt à rester pour honorer sa dernière année de contrat.

    C’était un 18 mai 2024

    Samir Belloumou était plus qu’un simple joueur, il fut le capitaine de l’équipe qui est parvenue à retrouver la Ligue 2, 23 ans après sa dernière apparition. « Je m’en rappellerai toute ma vie de ce 18 mai 2024 », martèle-t-il. « Après ce match-là [victoire face au Nîmes Olympique (1-0), Ndlr.], c’est une libération. Tout le monde était présent sur le terrain pour faire la fête. C’était un match incroyable. J’en ai encore les frissons. Je n’oublierai jamais ce match. J’ai vu la fierté dans le regard des supporters, et ça n’a pas de prix », ajoute l’ex-homme providentiel de Grégory Poirier.

    Désormais, son aventure martégale est derrière lui. Même si Valenciennes n’était pas « son premier choix », il a été séduit par le projet nordiste. « Ça m’a vraiment plu le fait qu’ils me font confiance », souligne celui qui a le malheur de rater le premier mois-et-demi de compétition suite à une blessure à l’ischio et au mollet. Le Martégal a enfin pu disputer ses premières minutes de jeu sous le maillot des Athéniens, lors de la réception de Villefranche (le 26 septembre, 2-0). Il espère désormais pouvoir connaître sa première titularisation de la saison, sous les yeux de sa famille, ce mardi au stade De-Lattre-de-Tassigny, face au Sporting club Aubagne Air-Bel.

    AUBAGNE – VALENCIENNES

    11e journée de National

    À 19h30, au stade De-Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Thomas Vincent

  • Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Les Blue Stars de Marseille ont frappé un grand coup en signant un ancien joueur de la National football league (NFL), la ligue professionnelle de football américain.

    L’ancien « linebacker edge » (dont le rôle principal consiste à défendre contre la course) des Cincinnati Bengals, Sterling Sheffield (29 ans), s’est engagé avec le club phocéen pour la saison 2026. Non-drafté à sa sortie de l’université du Maine en 2019, le natif de Philadelphie a tout de même réussi à signer un juteux contrat rookie de trois ans et 1 775 000 dollars avec les Bengals. Mais il n’aura jamais pu entrer en jeu au cours d’un match de saison régulière. « Il nous a contactés via les réseaux sociaux. Derrière, il avait un profil qui était vraiment intéressant pour beaucoup de clubs. On ne va pas se mentir, il avait des offres plus importantes avec d’autres clubs », révèle Bavuong Souphanthavong, entraîneur et directeur sportif des Blue Stars, conscient que la signature de Sheffield reste un pari.

    Convaincu par un Robo

    « Comme pour tout joueur qui n’a joué qu’aux États-Unis, on ne sait pas comment il va s’adapter à notre championnat. Il peut être amené à sous-estimer le niveau français. Il faut toujours être prudent. Mais, nous sommes confiants, sinon on ne l’aurait pas recruté », martèle le technicien marseillais. Il compte sur son « style très agressif » pour faire la différence. « Il a l’air tranquille, ultra-motivé et il travaille à fond pour être prêt en janvier. On espère que sa venue va galvaniser nos groupes », ajoute Bavuong, persuadé que Sheffield a été convaincu par « la localisation de la ville » et « mon nouvel assistant offensif, Asnnel Robo ».

    L’ancien runningback, passé par le Stuttgart Surge en Ligue européenne de football (EFL), a eu l’occasion de croiser son chemin lorsqu’il a évolué la même saison que lui chez les Calgary Stampeders (en 2019), au Canada. « Ce que j’apprécie le plus chez lui, c’est son travail acharné, et il travaillait aussi dur que moi. Alors, dès que j’ai appris sa venue à Marseille, je voulais rejoindre une équipe dont l’un des piliers est le travail acharné, la détermination et la discipline », insiste Sterling Sheffield, qui a hâte de rejoindre la cité phocéenne. « Je veux remporter le championnat dès cette saison et je me donne toujours à 100% pour parvenir à mes fins », martèle celui qui a désormais trois mois devant lui pour se familiariser avec la langue de Molière.

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »