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  • Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    La chose demande confirmation, mais le public du stade Maurice-David a peut-être trouvé sa nouvelle coqueluche. En tout cas, Caleb Muntz possède toutes les qualités pour dynamiter les défenses de Pro D2 et apporter la folie du Pacifique en Provence. Le demi d’ouverture de 25 ans
    (26, le 30 octobre) a disputé sa première rencontre avec les Aixois, vendredi dernier, lors de la victoire 39-33 face à Nevers. 16 points et un premier essai, plein de malice, pour participer pleinement au succès de sa formation.

    Les opportunités, Caleb Muntz les saisit une à une depuis le début de sa carrière. L’international fidjien est né en Nouvelle-Zélande, d’une mère d’origine maorie et d’un père venant des Îles Fidji. « Je viens de la région de Waikato. Il y a beaucoup de fermes, c’est très silencieux. Nous sommes proches de la plage, d’une grande ville comme Auckland, on peut aller à de nombreux endroits en 1h30 », détaille-t-il. En bon néo-zélandais, il débute tôt le rugby. Très tôt. À quatre ans, le joueur petit format (1m78 aujourd’hui) court déjà, ballon ovale entre les mains. « Le rugby est très important au pays, beaucoup de mes amis jouaient donc je m’y suis mis aussi. »

    Super Rugby et Flying Fijians, les rêves de Caleb

    En Nouvelle-Zélande, l’horizon se bouche. Celui qui a grandi en regardant les Chiefs, franchise du Super Rugby basée dans sa région, a usé de sa double nationalité pour se créer un avenir dans le rugby. « J’ai débuté des études d’ingénieur et je jouais à côté. Mais je ne voulais plus faire les deux et j’ai eu la chance d’avoir un contrat aux Fidji », raconte le Néo-Aixois.

    Un premier rêve s’est concrétisé grâce aux Fijians Drua : jouer dans le Super Rugby, la grande ligue de l’hémisphère sud. Un championnat qu’il a toujours regardé. Pour les Fidjiens, voir leurs compatriotes y évoluer est une consécration. Muntz explique : « Je pense que beaucoup de Fidjiens, sur l’île, rêvent de jouer dans le Super Rugby. Je ne me rendais pas compte de ça avant d’intégrer l’équipe. »

    Avant d’aller découvrir un nouveau style de rugby en Europe, opposé au jeu rapide et risqué du Pacifique, le numéro 10 a aussi connu la sélection, avec les Flying Fijians. C’était son autre rêve, il est devenu réalité contre les Tonga, à l’été 2023. « J’étais nerveux lors de mon arrivée, mais on m’a rapidement fait confiance. Le jour du match, l’atmosphère était géniale et c’était devant mes parents. » À Oyonnax, l’homme du Pacifique a une nouvelle chance d’animer le jeu provençal, en misant sur ses spectaculaires qualités.

    À Oyonnax pour confirmer leur nouvelle forme

    Provence Rugby est dans la meilleure forme de sa saison. Après un début d’exercice 2025-2026 plutôt moyen, les Aixois alignent les succès ces dernières semaines. Dax, Grenoble et désormais Nevers, depuis la semaine dernière. Ce vendredi soir (19h30), les Provençaux se déplacent dans l’Ain pour affronter Oyonnax. L’ex-club de Top 14 n’effectue pas non plus sa meilleure saison. Deux défaites coup sur coup et trois autres d’une courte tête, plus tôt dans le championnat.

    11e après sept matches, l’USO est dans le dur. À Provence Rugby d’en profiter pour étendre sa domination et conforter sa place dans un top 6 qu’il souhaite conserver jusqu’au printemps prochain. À noter le retour de l’ailier fidjien Setareki Bituniyata, impactant en début de saison.

    Oyonnax – Provence

    8e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Charles-Mathon

    Arbitre : Jonathan Gasnier

    OYONNAX : Bogado – Reybier, Rabut, Mensa, Qadiri – Bouraux, Ruru – Cassiem, Hermet, Lebreton – Corso, Leindekar – Oz, Karkadze, Vivas

    PROVENCE : Portela – Bituniyata, North, Lucas, Zwiler – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Voisin – Tuisue, Van Eerten – Ndiaye, Pifeleti, Wegrzyn

  • Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    La distance n’atténue pas l’amour que l’on garde éternellement pour son club de cœur. À 1 000 km de son Martigues natal, Samir Belloumou (31 ans), pensionnaire de Valenciennes depuis l’intersaison, a vécu la descente aux enfers du club de la Venise provençale, vers la Division 3 départementale, comme un déchirement. « C’est malheureux de voir une fin aussi tragique », déplore le milieu de terrain aux 151 rencontres entre 2017 et 2025. « Je pense sincèrement que même les gens qui voulaient du mal de Martigues, n’en voulaient pas autant », poursuit celui qui était prêt à rester pour honorer sa dernière année de contrat.

    C’était un 18 mai 2024

    Samir Belloumou était plus qu’un simple joueur, il fut le capitaine de l’équipe qui est parvenue à retrouver la Ligue 2, 23 ans après sa dernière apparition. « Je m’en rappellerai toute ma vie de ce 18 mai 2024 », martèle-t-il. « Après ce match-là [victoire face au Nîmes Olympique (1-0), Ndlr.], c’est une libération. Tout le monde était présent sur le terrain pour faire la fête. C’était un match incroyable. J’en ai encore les frissons. Je n’oublierai jamais ce match. J’ai vu la fierté dans le regard des supporters, et ça n’a pas de prix », ajoute l’ex-homme providentiel de Grégory Poirier.

    Désormais, son aventure martégale est derrière lui. Même si Valenciennes n’était pas « son premier choix », il a été séduit par le projet nordiste. « Ça m’a vraiment plu le fait qu’ils me font confiance », souligne celui qui a le malheur de rater le premier mois-et-demi de compétition suite à une blessure à l’ischio et au mollet. Le Martégal a enfin pu disputer ses premières minutes de jeu sous le maillot des Athéniens, lors de la réception de Villefranche (le 26 septembre, 2-0). Il espère désormais pouvoir connaître sa première titularisation de la saison, sous les yeux de sa famille, ce mardi au stade De-Lattre-de-Tassigny, face au Sporting club Aubagne Air-Bel.

    AUBAGNE – VALENCIENNES

    11e journée de National

    À 19h30, au stade De-Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Thomas Vincent

  • Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Les Blue Stars de Marseille ont frappé un grand coup en signant un ancien joueur de la National football league (NFL), la ligue professionnelle de football américain.

    L’ancien « linebacker edge » (dont le rôle principal consiste à défendre contre la course) des Cincinnati Bengals, Sterling Sheffield (29 ans), s’est engagé avec le club phocéen pour la saison 2026. Non-drafté à sa sortie de l’université du Maine en 2019, le natif de Philadelphie a tout de même réussi à signer un juteux contrat rookie de trois ans et 1 775 000 dollars avec les Bengals. Mais il n’aura jamais pu entrer en jeu au cours d’un match de saison régulière. « Il nous a contactés via les réseaux sociaux. Derrière, il avait un profil qui était vraiment intéressant pour beaucoup de clubs. On ne va pas se mentir, il avait des offres plus importantes avec d’autres clubs », révèle Bavuong Souphanthavong, entraîneur et directeur sportif des Blue Stars, conscient que la signature de Sheffield reste un pari.

    Convaincu par un Robo

    « Comme pour tout joueur qui n’a joué qu’aux États-Unis, on ne sait pas comment il va s’adapter à notre championnat. Il peut être amené à sous-estimer le niveau français. Il faut toujours être prudent. Mais, nous sommes confiants, sinon on ne l’aurait pas recruté », martèle le technicien marseillais. Il compte sur son « style très agressif » pour faire la différence. « Il a l’air tranquille, ultra-motivé et il travaille à fond pour être prêt en janvier. On espère que sa venue va galvaniser nos groupes », ajoute Bavuong, persuadé que Sheffield a été convaincu par « la localisation de la ville » et « mon nouvel assistant offensif, Asnnel Robo ».

    L’ancien runningback, passé par le Stuttgart Surge en Ligue européenne de football (EFL), a eu l’occasion de croiser son chemin lorsqu’il a évolué la même saison que lui chez les Calgary Stampeders (en 2019), au Canada. « Ce que j’apprécie le plus chez lui, c’est son travail acharné, et il travaillait aussi dur que moi. Alors, dès que j’ai appris sa venue à Marseille, je voulais rejoindre une équipe dont l’un des piliers est le travail acharné, la détermination et la discipline », insiste Sterling Sheffield, qui a hâte de rejoindre la cité phocéenne. « Je veux remporter le championnat dès cette saison et je me donne toujours à 100% pour parvenir à mes fins », martèle celui qui a désormais trois mois devant lui pour se familiariser avec la langue de Molière.

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »