Tag: jeunesse

  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Après Encagnane, Corsy, Jas-de-Bouffan et Beisson, c’est au pied du quartier Saint-Eutrope que s’est installée la quatrième édition du forum de l’insertion et de l’emploi. À l’initiative de la municipalité, dans le cadre de sa politique de la ville, une vingtaine de stands, doublés du bus de l’insertion et de l’emploi du Département, se sont installés « au pied des immeubles » du quartier, place Antoine-Maurel.

    « On cible les publics des quartiers prioritaires qui cumulent pas mal d’obstacles (…) sociaux, bas niveaux de qualifications, modes de gardes, mobilité… On a voulu faire un programme avec des offres qui puissent répondre au mieux à ces problématiques », contextualise une agente de la Ville. Sur place, plusieurs structures s’adressent notamment aux publics dits « très » éloignés de l’emploi. Elles sont spécialisées pour accompagner la réinsertion de profils restés un long temps au chômage, sous main de justice, sans domicile fixe… Le centre social et culturel Aix-Nord Beisson (Beisson), via son projet Atlas, s’attelle à accompagner le projet professionnel des 16-30 ans les plus « précaires », issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE), sous la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

    « Lever les freins »

    « L’idée est de réunir tous ces invisibles-là et de les rattacher à ces dispositifs. La plus-value de ce projet, c’est son approche holistique, explique Reda Gannouni, coordinateur du centre. Il y a toujours un fossé entre les entreprises et ces jeunes-là, mais l’idée, c’est de le réduire. Ce n’est la faute de personne, c’est multifactoriel. »

    À quelques pas de là, Yves Millo, chargé du territoire et de la coordination pédagogique pour le dispositif O2R (Offre de repérage et de remobilisation), porté localement par la structure Greta, porte un constat similaire, mais sur l’ensemble des jeunes demandeurs d’emploi. « Les jeunes ont souvent un projet pro, contrairement à ce que l’on peut penser, souligne Yves Millo. Ils ont du mal à entrer en lien avec les entreprises parce qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont pas de réseau. Il y a un vrai sujet sur la mise en relation des jeunes et des entreprises aujourd’hui. »

    BTP emploi, entreprise de travail temporaire d’insertion (Etti), agréée Insertion par l’activité économique (IAE), installé pour la journée, estime de son côté que la mobilité, peut être l’un des principaux obstacles pour les demandeurs d’emploi. « Souvent, en tout cas. C’est le principal frein à l’emploi sur le secteur aixois », estime Richard Ducrz, chef de l’agence aixoise. « Mais ce n’est pas un critère qui répond aux critères d’éligibilité du public que l’on accompagne » ajoute Naissrine Afarnos, chargée de recrutement. À Aix, « le taux de chômage est à 5% (…) les employeurs sont en concurrence sur les postes non qualifiés » selon une conseillère France travail, qui pointe que « le transport reste un problème » pour les emplois type boulangerie ou ménages, et nécessitent de débuter tôt dans la journée, avant la mise en circuit du premier bus. Eva Bonnet-Gonnet

  • La jeunesse nombreuse d’Avignon fortifie la lutte

    La jeunesse nombreuse d’Avignon fortifie la lutte

    C’est le keffieh autour du cou et l’autocollant CGT collé sur sa chemise que Louis, étudiant à Avignon Université, s’est exprimé devant plus de 2 500 manifestants sur la place du Palais des Papes, ce jeudi 2 octobre, en fin de manifestation, pour réaffirmer « que la jeunesse lutte aux côtés des travailleurs et des travailleuses ». Une scène qui se répète après celle du 18 septembre dernier et qui témoigne de l’importance grandissante que prennent les jeunes générations dans la lutte.

    « L’avenir, c’est la jeunesse. Et elle ne sera pas spectatrice de notre état social. Ce énième gouvernement macroniste, fidèle serviteur du Medef, veut nous soumettre, nous écraser, briser les acquis sociaux et nos services publics. Nous ne laisserons pas le grand patronat l’emporter », poursuit l’étudiant sous les applaudissements. En effet, la rentrée sociale en cité des Papes est marquée par la présence en nombre d’étudiants et de lycéens qui se joignent au cortège de l’intersyndicale, comme on a pu le constater les 10 et 18 septembre derniers. Des journées pendant lesquelles le lycée Mistral avait notamment été bloqué. « On est là pour faire passer le message qu’on est dans une grande colère. On en a marre de l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes et de subir la politique économique et sociale de Macron. Si l’on ne se bat pas aujourd’hui pour nous-mêmes… Personnellement, j’essaie de motiver mes camarades de classe, mes amis et même mes parents à nous rejoindre », confie Nino Martinez, scolarisé au lycée Mistral à Avignon, pendant que le chant « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos » est repris en chœur par ses camarades.

    Quelques minutes auparavant, ce même groupe de plus de 250 jeunes avait bruyamment rejoint la place Jean-Jaurès, point de départ de la manifestation, avant que le cortège complet de l’intersyndicale ne s’élance, comme s’ils étaient attendus. « Il faut absolument que l’on continue ça. C’est avec ce genre d’actions que l’on crée des liens, ce qui permettra à tous de plus nous impliquer », confie Nathan Mahaud, étudiant en sciences politiques à l’Université d’Avignon. Tout en confiant être mobilisé « pour soutenir les actions en faveur de Gaza », mais aussi pour exprimer son « désaccord avec la négation de démocratie d’Emmanuel Macron et les coupes budgétaires ».

    Porteuse d’espoir

    Une présence massive qui réjouit aussi les syndicats, comme le confirme en fin de manifestation Laurence de Villèle, secrétaire générale de la CGT Vaucluse qui, au nom de l’intersyndicale, quelques minutes auparavant, dénonçait « une politique de classe toujours plus antisociale qui pressure le salariat ». « L’important, c’est que cette jeunesse qui se mobilise aujourd’hui ait conscience des conditions d’études et des mesures d’austérité qu’elle subit depuis de nombreuses années. Et ce qui l’attend avec les prochains budgets du Premier ministre ne va qu’accentuer ces difficultés. Cette mobilisation d’étudiants est le révélateur d’une très grosse colère sociale. Elle porte beaucoup d’espoir, cette jeunesse », poursuit la responsable syndicale. Elle se réjouit également de la présence d’étudiants en alternance d’ores et déjà syndiqués, révélatrice pour elle d’une « conscience politique élevée, tant au niveau de leurs conditions de travail que des conditions de l’environnement ». « Mais il ne faut pas oublier les jeunes travailleurs. Car ce sont eux qui ont le pouvoir de bloquer l’économie demain. Mais ils sont souvent loin du syndicalisme et de la gauche », tempère, tout en se réjouissant de la forte présence de jeunes, Pablo Biancarelli, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de Vaucluse.

  • Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    L’entrée dans le mois d’octobre correspond au début du Mois de l’inclusion par le sport. Ce dispositif est lancé pour la première fois à Marseille et il est unique en France. Dans la continuité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville met en avant toutes les catégories de l’inclusion (handicap, jeunesse, citoyenneté, santé, égalité hommes-femmes etc.) avec le sport comme levier d’unité.

    Les 31 jours de l’événement sont portés par les associations Courir pour la mémoire et Marseille en rose, ainsi que les clubs Algernon et le SCO Sainte-Marguerite. Ces quatre structures ont reçu l’aide de la Direction régionale des finances publiques pour organiser ce mois de partage. Quatre temps forts viendront rythmer octobre, dirigés par les quatre encadrants cités.

    Une réunion sur la santé et la lutte contre le cancer du sein (4 et 5 octobre), des tables rondes et des courses réalisées par Algernon et Courir pour la Mémoire, les 11, 12 et 17 octobre et 23 novembre. Le dimanche 26 octobre, des jeunes de quartiers prioritaires pourront courir l’emblématique semi-marathon Marseille – Cassis, grâce à des dossards donnés dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport. Pour lancer les hostilités, ce jeudi entre 10h et midi, un Forum de l’inclusion par le sport se déroulera au siège de La Provence, partenaire du dispositif.

  • Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    La manifestation du 18 septembre a réuni plus de 6000 personnes à Toulon. Un mouvement suivi au sein de certains établissements scolaires, comme au Lycée Dumont d’Urville, devant lequel élèves et enseignants se sont retrouvés tôt le matin, « afin d’exiger un autre avenir pour la jeunesse, d’affirmer leur opposition aux idées d’extrême droite et d’appeler à une rupture avec les politiques économiques, sociales et environnementales menées jusqu’ici », souligne l’intersyndicale FNEC-FP-FO – FSU – SUD éducation – CGT Educ’action dans une lettre ouverte.

    Un mouvement achevé en fin de matinée et qui s’est « très bien passé », jusqu’à ce qu’une « étudiante qui préparait sa pancarte [pour la manifestation de l’après-midi] a été interpellée par les forces de l’ordre (en civil et sans brassard) de manière violente, sans explication. […] Refusant cette interpellation arbitraire, elle est traînée au sol et menottée, ainsi que sa camarade qui voulait la protéger, sans savoir qu’il s’agissait des forces de l’ordre », s’indignent les syndicats.

    La première avait été placée en garde à vue pour violences et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, la seconde pour rébellion. Convoquées début octobre devant le délégué du procureur pour des stages de citoyenneté, ainsi qu’une composition pénale et une obligation d’indemniser un policier pour la première des deux, elles ont reçu le soutien des syndicats qui disent « partager l’indignation face à ces mesures de répression brutale contre des jeunes qui exercent leur liberté d’expression et d’opinion », rappelant « les conditions d’études dégradées » auxquelles sont sujets les élèves du secondaire et du supérieur, dont « plus de 100 000 étaient sans affectation après la première phase d’admission Parcoursup. » Ils fustigent « la volonté de criminaliser les revendications » et exigent « l’abandon de toute répression administrative, judiciaire et d’État ».

    Note

  • Cent ans de livres jeunesse au Carré d’Art

    Cent ans de livres jeunesse au Carré d’Art

    C’est un peu une madeleine de Proust pour plusieurs générations. Jusqu’au 13 décembre, le Carré d’Art accueille Dessine-moi une histoire, une exposition qui plonge le visiteur dans plus d’un siècle de livres destinés à la jeunesse. Albums illustrés, bandes dessinées, contes et périodiques y racontent l’évolution d’un genre littéraire, miroir de la société et source d’émotions intemporelles.

    À l’origine de ce fonds exceptionnel, il y a l’histoire d’une famille cévenole. Sur trois générations, de la grand-mère à la petite-fille, 350 ouvrages ont été soigneusement conservés et transmis. En 2020, Sylvie Lucas, dernière dépositaire de ce patrimoine intime, a choisi de confier la bibliothèque au Carré d’Art. « Nous n’avions pas de fonds spécifique pour l’édition jeunesse. Ce don est venu combler un vide », souligne Bénédicte Tellier, bibliothécaire au service Patrimoine. Les traces laissées par les enfants (coloriages, dédicaces, signatures) rappellent qu’il ne s’agit pas seulement d’une collection, mais bien d’une bibliothèque vivante, témoin d’une filiation.

    Une collection variée

    Dans les vitrines, le visiteur passe des fables de La Fontaine aux aventures de Robinson Crusoé, des éditions illustrées par Gustave Doré aux albums colorés de Benjamin Rabier. Plus près de nous, Bibi Fricotin, Bécassine ou Martine côtoient Harry Potter ou Le Petit Prince. Chaque génération y retrouve des héros familiers, et certains visiteurs avouent leur émotion en revoyant les couvertures de leur enfance.

    Le parcours muséal se déploie sur plusieurs espaces : dans l’atrium du Carré d’Art, la diversité des documents raconte l’essor de la littérature jeunesse depuis la fin du XIXᵉ siècle ; à l’étage, la section jeunesse met en avant le monde animal et son imaginaire ; tandis qu’à la bibliothèque Serre Cavalier, les héros et héroïnes emblématiques des lectures d’enfance tiennent le devant de la scène. L’exposition dialogue aussi avec le patrimoine littéraire local. Une vitrine est consacrée aux éditeurs gardois : Grandie, Lirabelle ou encore Papier Coupés. Plus précieux encore, le manuscrit de Dhuoda, rédigé à Uzès au IXᵉ siècle, est présenté comme l’un des premiers textes européens destinés à un enfant, écrit par une mère pour son fils. Des rendez-vous ponctuent l’exposition : ateliers d’écriture graphique, projections familiales et rencontres avec illustrateurs permettent aux plus jeunes de s’approprier à leur tour cet héritage.

  • Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Tous les chiffres sur leur santé mentale le confirment : la jeunesse française va mal. Selon un sondage de la Mutualité française, un quart des jeunes (15-29 ans) souffre de dépression et 31% ont eu des pensées suicidaires. En 2023, 936 000 jeunes de 12 à 25 ans ont été remboursés pour un psychotrope, soit une augmentation de 5% par rapport à 2022 et 18% par rapport à 2019. Au total, c’est une augmentation de 60% des jeunes sous antidépresseurs et 38% sous antipsychotiques.

    Face à cette situation, le gouvernement qui en avait fait sa « grande cause nationale » a bien tenté de mettre en place des dispositifs comme « Santé psy étudiant » ou « Mon soutien psy » mais le manque de praticiens disponibles et le manque de moyens alloués au service psychiatrie à l’hôpital ne permettent pas d’améliorer la situation. C’est donc dans ce contexte que le Centre hospitalier universitaire de Nîmes a innové en lançant sa villa Orygen.

    Celle-ci tire son nom d’un centre australien fondé à Melbourne qui a repensé l’approche de la santé mentale des jeunes en réunissant dans un même lieu la recherche, la formation et les soins cliniques. L’objectif est d’intervenir le plus tôt possible (à l’origine, d’où son nom) pour déceler les troubles et les soigner avant d’intervenir également sur l’accompagnement des jeunes dans la société. Le CHU de Nîmes s’est donc inspiré de cette initiative pour créer sa propre villa Orygen où deux médecins pilotent l’équipe composée de trois psychologues, quatre infirmiers, un cadre de santé, une assistante sociale et une « job coach ». La prise en charge peut varier entre ateliers thérapeutiques, psychothérapies, suivi avec un job coach et/ou une assistante sociale ou encore l’accès à des appartements thérapeutiques (AEMC, centre le Peyron). Les familles se voient également proposer un accompagnement.

    130 consultations en 14 mois pour l’unité mobile

    Grâce à un financement de la Fondation de France, le CHU s’est doté de deux vans pour lancer PsyTRUCK 3.0 et ainsi aller rencontrer les jeunes sur leur lieu de travail, à l’université ou dans les quartiers. Cette unité mobile propose des consultations sans rendez-vous aux jeunes de 15 à 30 ans permettant ainsi « une évaluation rapide, une orientation adaptée et un accompagnement ciblé des jeunes en souffrance psychique ». Entre février 2024 et avril 2025, 130 consultations ont été réalisées dans le van aménagé. Ce dispositif est piloté par la psychiatre Aurélie Schandrin qui a passé une année en Australie auprès du Professeur Patrick McGorry, fondateur de la villa Orygen.

    Ce travail lancé à Nîmes a même été salué par Emmanuel Macron qui a envoyé un courrier cet été à la médecin pour la féliciter. « Avec le PsyTRUCK et les actions des équipes du docteur Schandrin, le CHU de Nîmes transforme l’accès aux soins psychiatriques des jeunes : proche, rapide et innovant. Cette démarche, saluée par le président de la République, est une reconnaissance de l’excellence médicale et scientifique de notre établissement et illustre l’impact majeur de ses innovations », a réagi Frédéric Rimattei, le directeur général du CHU de Nîmes.

    De son côté, Aurélie Schandrin a profité de la réception de ce courrier pour saluer le « travail collectif mené par l’ensemble des équipes de psychiatrie du CHU de Nîmes » et souhaite désormais « poursuivre et amplifier notre action auprès des jeunes ». La psychiatre qui a participé le 12 septembre dernier au Ferrepsy à Montpellier où étaient rassemblés au Corum les plus grands spécialistes de l’intervention précoce en psychiatrie, vient également de publier un livre* pour tenter de révolutionner les pratiques en soulignant la nécessité d’intervenir le plus tôt possible.

    *Troubles psychiques chez les jeunes – Intervenir tôt et donner de l’espoir, Éditions Érès.

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».

  • Le nom de Pape Diouf donné au centre sportif de Belsunce

    Le nom de Pape Diouf donné au centre sportif de Belsunce

    C’est une forte personnalité de la ville de Marseille qui a été honorée, ce mercredi, à Belsunce. Le centre sportif Pape-Diouf (décédé en mars 2020 du Covid-19) a été inauguré en présence de sa famille, dont son fils Karim, ainsi que de la maire des 1er et 7e arrondissements Sophie Camard (GRS). Ce nouveau lieu voit enfin le jour, quinze ans après les premières idées de transformation.

    Un relooking total pour l’ancien couvent des Visitandines devenu un complexe de 885 m² sur trois étages. Des salles multisports, sports de combat et danse ont été créées et serviront aux écoles, centres aérés et associations sportives du quartier. Ce bâtiment, avec ses voûtes et sa charpente en bois, a été sublimé pour pouvoir offrir aux locaux un terrain d’épanouissement. Cette inauguration vient compléter le fait que le city stade jouxtant la bâtisse a été ouvert en 2015. À l’ombre des immeubles, non loin de la gare Saint-Charles, les jeunes ont maintenant un lieu pour pratiquer de nombreuses activités physiques.

    Lors de son allocution, Sophie Camard a mis en avant le pourquoi du choix Pape Diouf pour ce centre sportif. « Il fallait quelqu’un symbolisant le quartier, une personnalité synonyme d’ascension. Pape Diouf était simplement aimé des Marseillais et Marseillaises. » La maire poursuit : « En avril 2024, les élus, quel que soit leur bord politique, ont validé à l’unanimité le choix de Pape Diouf pour le nom de ce centre sportif. » Après le feu vert de la famille, la décision a été entérinée. Sur l’estrade installée devant la façade de l’édifice, Karim Diouf a pris la parole pour évoquer le souvenir de son père. Des applaudissements ont suivi. « C’est une immense fierté et un grand honneur d’inaugurer ce lieu. Mon père est arrivé à Marseille à 18 ans. C’est là où il s’est installé, là où il a appris la vie et a créé ses premières connexions dans la ville. »

    Pape Diouf, marseillais de préférence

    Belsunce, lieu de rencontres, celle avec son premier amour, la mère de Karim, et simplement l’endroit où il aimait revenir, pour aller au café ou au restaurant.

    Journaliste pendant 12 années à La Marseillaise (lire ci-contre), Pape Diouf a grandi grâce à sa ville d’adoption. Adopté, le mot est évident pour désigner la relation entre Marseille et l’ancien président de l’OM (2005-2009). La cité phocéenne l’a couvé et Pape Diouf a voulu le lui rendre tout au long de sa vie. « Il était fasciné par la ville, au point qu’il a longtemps repoussé son retour au Sénégal », en sourit son fils. S’il lui faudrait « trois millions de signes » pour décrire ce qu’il garde de son père, Karim apprécie l’image conservée par son aîné : « C’était un homme juste, simple et généreux. Je suis heureux qu’il ait laissé un héritage à Marseille, en France et en Afrique. »

    Pape Diouf aimait le sport, la compétition mais aussi la jeunesse. L’idée de transmettre était essentielle. Avec une fresque en son honneur dévoilée face au centre sportif, il veillera à jamais sur le complexe portant désormais son patronyme.

    « Je suis heureux qu’il ait laissé un héritage à Marseille »

    Karim Diouf

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.