Tag: jeunes

  • Le phénomène Jul embarque les foules

    Le phénomène Jul embarque les foules

    Ces vendredi et samedi soirs, Jul, l’artiste le plus vendeur de France après Johnny Hallyday, enflammera le Vélodrome, après deux représentations données au Stade de France les 15 et 16 mai derniers. Les concerts proposés dans la célèbre enceinte phocéenne, en 2022 puis en 2025, avaient déjà remué la ville, des Goudes aux Aygalades.

    L’an dernier, l’intégralité des billets s’était vendue en seulement 35 minutes. Pour cette édition 2026, les stocks étaient quasiment épuisés dès la prévente, en novembre dernier. Environ 100 000 personnes seront présentes, au total, pour chanter sur les sons de l’icône de la cité phocéenne.

    Un engouement massif partagé par Enzo, 22 ans. Fan « depuis 2015 », propriétaire des « 25 albums en physique », il sera présent ce vendredi. Il s’agira de son quatrième concert de Jul. Depuis cette semaine, Marseille bat au rythme de cet événement. Des bars organisent des soirées « 100% Jul », les voitures diffusent les musiques de l’artiste à plein volume – encore plus que d’habitude -, et des passants, sur le Vieux-Port, arborent des vêtements siglés d’Or et de Platine, la marque du rappeur.

    À cette ferveur collective se mêle un autre son : celui du roulement des valises des fans venus de toute la France. Audrey, 30 ans, aide-soignante, et Tito, 19 ans, plombier, sont Nantais. Ils ont fait le déplacement en famille, loué un Airbnb, et déboursé « 170 euros chacun pour une place en pelouse ». Un budget conséquent, assumé sans hésitation : « C’est pour Jul ! »

    Elisa, 30 ans, est cheffe de projet image pour une marque de parfum parisienne. Elle vient à Marseille pour assister à un concert de Jul dès que l’occasion se présente. « Jul, c’est une icône de la ville », dit-elle simplement. Martin, 25 ans, professeur des écoles venu lui aussi de Paris, vivra son deuxième concert, ce vendredi. Après le Stade de France, l’an passé, il a choisi le Vélodrome pour une raison précise : « Les tribunes du stade sont toutes couvertes, donc niveau son, ça peut rendre quelque chose de plus impressionnant. » Luna, 25 ans, photographe et directrice artistique, est également Parisienne. Elle évoque une autre motivation : « Les fans ici sont plus impliqués, l’ambiance est meilleure et Jul est chez lui, donc il est plus à l’aise. »

    Un peu plus loin, sur le Vieux-Port, Valentin, 31 ans, vétérinaire belge, incarne une autre dimension du phénomène : celle qui traverse les frontières. « On écoute Jul partout. On vient pour l’expérience, pour le découvrir et comprendre le buzz et la mouvance autour de cet artiste. Quand je pense à Jul, je pense à Marseille. » Karine, 48 ans, est « venue du Luxembourg accompagner » ces filles adolescentes. Le concert représente aussi une « occasion de visiter la ville ».

    Marseillais

    devenu mondial

    Mélissa, étudiante en philosophie, elle, n’a pas pu se payer une place. « Il a commencé avec des albums gratuits à télécharger en MP3 et maintenant, il ne fait pas de tournées et les billets sont trop chers », juge-t-elle.

    Ce qui réunit tous ces visages si différents, c’est peut-être ce qu’exprime Alexis, Parisien de 25 ans, avec simplicité : « C’est un événement, c’est plus que de la musique. C’est aussi le personnage qui nous plaît. Il est entier, transparent et simple. Il représente tous les jeunes. On arrive tous à s’identifier à ce qu’il raconte. » Jul ne rassemble pas un public, mais des dizaines, tous horizons confondus.

    Enzo résume parfaitement ce phénomène marseillais né il y a plus de 12 ans : « Une fois que t’es tombé dans Jul, tu peux plus en sortir. Il a créé son propre style et c’est pour ça qu’on l’aime autant et qu’il vend autant. »

    L’Office de tourisme de Marseille, lui, a mesuré une hausse de 26% des nuitées lors des week-ends de concerts. Jul n’est donc pas qu’un phénomène musical : il est devenu un véritable levier touristique et économique pour sa ville.

    Police et RTM au taquet

    Préfecture de police et régie des transports s’adaptent à l’affluence pour le concert de Jul. La RTM propose un service renforcé sur les deux lignes de métro dès 16h et prévoit une fermeture temporaire de la station Périer dès 23h15, vers Gèze. Elle ne va pas desservir plusieurs arrêts des lignes de bus B1, 15/15S, 17, 22/22S, 23, 44, 45, 41 et 72. Côté police, la préfecture prévoit « un dispositif conséquent (…) dès 11h et jusque tard dans la nuit ». Avec notamment « plusieurs unités de forces mobiles » en plus des effectifs locaux, des équipes de la mission Sentinelle…

    A.B.

  • Opposition à la hausse des frais de scolarité à Montpellier

    Opposition à la hausse des frais de scolarité à Montpellier

    Étudier est un droit, pas un privilège », c’est le slogan choisi par les différents syndicats étudiants et du corps enseignant, réunis ce mardi 26 mai devant le rectorat de Montpellier. Ils prennent la parole pour affirmer leur opposition aux mesures définies par le gouvernement au sujet de l’accès aux études supérieures pour les étudiants étrangers.

    Le 20 avril 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur a détaillé plusieurs points de ce décret qui vise l’accès aux études universitaires pour les étudiants non européens. À compter de l’année scolaire 2026-2027, la majorité des étudiants étrangers non ressortissants de l’Union européenne devront payer des droits d’inscription différenciés à l’université, plus élevés que pour les autres élèves. Des frais qui passeront de 178 euros à 2 895 euros par an pour les licences et de 254 euros à 3 941 euros pour les inscriptions en master. À cela s’ajoutera une limite de 10% d’exonération, appliquée dans beaucoup d’universités pour permettre aux étudiants étrangers d’étudier en France.

    « Cette mesure favorise les étudiants nationaux au détriment des étudiants étrangers, c’est une mesure raciste », s’inquiète Elona Kraemer, étudiante en licence d’histoire de l’art et vice-présidente étudiante à l’Université Paul-Valéry, membre du Scum. Une mesure qui mettra des bâtons dans les roues des jeunes non européens qui souhaitent entamer des études supérieures en France. « On a organisé des tractages, des stands sur l’Université et tous les étudiants sont très réceptifs, la grande majorité trouve ça totalement anormal », ponctue la jeune étudiante.

    Le soutien des professeurs

    Dans les rangs des manifestants, de nombreux drapeaux flottent face au rectorat de Montpellier, au milieu des drapeaux du Scum, du Réseau université sans frontières (RUSF), de Solidaires ou encore du Poing levé, plusieurs enseignants du Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur) sont également présents. Parmi eux, Thierry Guillet, professeur de physique à la faculté des sciences de l’Université de Montpellier, prend la parole pour appeler à se mobiliser contre cette réforme. « L’université des sciences c’est 8 000 étudiants dont 1 700 sont concernés par cette mesure, 20% de nos effectifs », affirme-t-il. « On a 124 nationalités dans une seule composante d’enseignement, la moitié de la planète », souligne ce dernier pour qui la diversité culturelle est une « fierté d’enseignant ».

    Comme il le rappelle, le Conseil de la faculté des sciences a voté à l’unanimité une motion de désaccord avec cette mesure, le Conseil académique de l’Université de Montpellier a également exprimé son désaccord, tout comme le doyen de l’Université qui est même à l’origine d’une tribune parue dans le quotidien Midi Libre. « Le président de l’université de Montpellier, dans le bâtiment juste derrière nous, s’est exprimé contre lui aussi, même s’il ne le dit pas très fort », précise Thierry Guillet, qui affirme clairement que cette mesure n’est pas la bienvenue au sein des universités de Montpellier.

    Ces mesures délétères, au-delà d’envoyer un message jugé « raciste » aux personnes non européennes qui souhaiteraient étudier en France, sont vues les prémices d’une « pêche aux voix électorales » comme le souligne le professeur de physique : « On voit bien un électorat cible de ce message pour les élections 2027. On pensait que ce genre de mesures arriveraient après les élections, mais malheureusement pas ». Fort heureusement, la solidarité semble régner sur les bancs des universités.

  • À Salon, carton plein pour les Bucco-Rhodaniens

    À Salon, carton plein pour les Bucco-Rhodaniens

    À la table de l’organisation, les dirigeants de la ligue autour de Cyntia Cantiget, Michel Garrigos et Emmanuelle Goffoz.

    À l’arbitrage, trois régionaux : Éric Mancuso pour les Minimes, Michel Allari pour les Cadets et Gilles Régent pour les juniors accompagné de Christian Rutigliano.

    Sur le plan de l’intendance, la direction de la Boule de l’Élysée autour de sa présidente Cécile Roulant-Masse et ses dévoués bénévoles, tout fut vraiment parfait. Sur le plan sportif, sur des terrains bien sélectifs, les joueurs ont pu montrer leur talent et exposer leur savoir-faire. Nous avons pu suivre des parties tout aussi attractives qu’indécises.

    À la lecture des résultats, force est de reconnaître que le contingent des « treizistes » s’est taillé la part du lion, réalisant un véritable carton plein, sous la présence du président Patrick Fara.

    Le président qui en quittant l’Élysée, devant l’ampleur du résultat de ses favoris, devait se demander quel charter il allait affréter pour se rendre dans le Tarn car avec trois équipes en Juniors et Minimes, et deux en Cadets, avec les éducateurs, les délégués et les parents, il va devoir envisager plutôt un Boeing pour aller à Blaye-les-Mines…

    Minimes

    Quarts de finale

    1) Anthony Bajolle – Tyron Sbrega –
    Esaïe Cortes (B. Barquaise) 13

    Valentin Roussel – Kaïs Raschella – Dario Papa (Gattieres Pétanque 06) 1

    2) Louis Giraud-Navarro – Lenzo Gèrent – Slown Delaurie (Gap Alpes Pet.05) 9

    Jules Trupheme – Tony Lombardo, Ethan Arnaud (Petite B. Laragnaise 05) 13

    3) Meysson Herlemann – Enzo Milito – Santiago Gomez (B. Barquaise) 12

    Mathieu Sacha – Milenzo Gonzales – Gabriel Verdoïa (Boul. Barquaise) 13

    4) Jean Navarro – Vincent Llinares – Clément Rigaud (B. Batarelloise) 13

    Lorenza Gleisse – Lana Thiboud – César Camacho (A. B. C. Draguignan) 3

    Demi-finales

    Navarro bat Mathieu 13 -3 et Barjolle
    bat Trupheme 13 – 2

    Finale

    Jean Navarro – Vincent Llinares – Clement Rigaud battent Anthony Barjolle – Tyron Sbrega – Esaie Cortes
    13 -12

    Cadets

    Quarts de finale

    1) Liam Conti – Antonio Albert- Anthony Vierjon (B. La Batarelle) 13

    Axel Estingoy – Louise Guilloux -, Timéo Dominoni (B. Joyeuse Mazan) 4

    2) Stella Bonillo – Leowen Plouzenec -, Lucas Berenger (É. B. Tourves) 9

    Mohamed Saissi – Tony Martin – Jordan Lagrénee (JBAG Carpentras) 13

    3) Yoan Ghio – Bastian Blanc – Lorenzo Sales (La Pét. Bollenoise) 13

    Bastien Bouchite – Esteban Narcisse – Tyrone Magit (Gattieres Pétanque) 2

    4) Loni Szczotkowski – Mylan Terryn – Ezekiel Cortes (B. Aixoise) 13

    Mathéo Quilibrano – Tom Lamotte – Tom Serre (Union Boul. Salernes). 7

    Demi-finales

    Liam Conti – Mohamed Saissi 6 – 13 et Loni Szczotkowski – Vigneron 13 – 1 

    Finale

    Loni Szczotkowski – Mylan Terryn – Ezekiel Cortes battent Mohamed Saissi – Tony Martin – Jordan Lagrenée 13-8

    Juniors

    Quarts de finale

    1) Jean-Masson Deslys -Dawson Herlemann – Kalvin Lacroix
    (B. Barquaise) 13

    Lilio Pascal – Lohan Dumas -Diego Tarifa (Le K’RO Gapençais) 2

    2) Fabio Marco – Gianni Seignouret – Tylan Kapfer (B. Barquaise) 13

    Mathéo Cavagna – Aline Royer – Fiée – Corentin Gennesson (B. Du Marot. Visan) 6

    3) Wesley Laborde -, Duncan Pascucci – Duban Régis (Boule du Château) 1

    Kylian Vinterstein – Lohan Fourmann – Mayron Oinne (U. S. Boule Entraigoise) 13

    4) Kameron Quittet -, Winterstein Romdhani – Leyven Vinterstein (E.S.V.L.) 3

    Dylan Rayne -Langlade – Joseph Torrens- Enzo Alazay (B. Barquaise) 13

    Demi-finales

    Jean -Masson Deslys – Dylan-Rayne-Langlade 13 -12 et Marco Fabio – Kylian Vinterstein 13 – 2

    Finale

    Marco Fabio – Gianni Seignouret – Tylan Kapfer battent Jean-Masson Deslys – Dawson Herlemann – Kalvin Lacroix 13-2

  • Une écoute téléphonique au chevet des étudiants d’Aix-Marseille

    Une écoute téléphonique au chevet des étudiants d’Aix-Marseille

    À partir de 21h et jusqu’à 2h30, deux à trois bénévoles rejoignent ce que l’équipe appelle « la brigade de nuit ». L’antenne de l’association de prévention des risques de santé mentale Nightline a ouvert il y a 8 mois à Marseille. Cette ligne d’écoute, gérée par des étudiants bénévoles formés et accompagnés, couvre les besoins de tous les étudiants de l’académie d’Aix-Marseille. Elle répond à un réel besoin, « avec un pic lors des partiels », souligne Vincent Biarneix, responsable de l’association.

    « Rendre accessibles ces outils à tous les jeunes »

    Les thématiques récurrentes sont en premier lieu les ruptures amoureuses, suivies par la solitude et l’isolement. Sur le premier trimestre 2026, l’association a reçu 600 appels. « On aimerait recruter davantage de personnes pour pouvoir faire face aux besoins », partage Yanis* le président-bénévole de l’antenne.

    Au-delà des appels, des ateliers de sensibilisation et de prévention sont organisés par les bénévoles, services civiques et salariés, soit une petite équipe de moins de 30 personnes. Ils se rendent dans les lycées, les universités et les missions locales pour « parler de santé mentale, la déstigmatiser, libérer la parole dans l’optique de rendre accessibles tous nos outils aux jeunes de France », indique Julie Pierre-François, déléguée territoriale de Nightline Aix-Marseille.

  • À Aix, ces écrivains en herbe lauréats du prix littéraire

    À Aix, ces écrivains en herbe lauréats du prix littéraire

    Quelque 800 lycéens et apprentis de la région se sont rejoints, ce mardi, dans la salle de concert d’Aix-en-Provence pour la 22e édition du Prix littéraire. Dans la catégorie Roman, Gabriella Zalapi a été sacrée lauréate pour son ouvrage intitulé Ilaria. Quant au prix du scénario et du dessin, il a été remis à Djilian Deroche et son camarade Eldiablo pour leur bande dessinée. Enfin, cinq autres élèves, issus des lycées de Marseille, Aix-en-Provence, Toulon et Manosque ont été récompensés dans les catégories « jeunes ». « Félicitations aux huit lauréats de cette 22e édition, dont les travaux reflètent une belle créativité et une vraie sensibilité artistique », indiquent les représentants de la Région Sud, qui accompagne le dispositif avec l’Agence régionale du livre.

    Transmission culturelle

    Tous les ans depuis 2004, établissements scolaires, librairies et bibliothèques s’allient pour sensibiliser aux activités et aux métiers de la filière du livre. Cette année, 26 établissements se sont engagés pour participer à cette transmission des pratiques artistiques. La volonté, donc, de « rendre la culture plus accessible », précise la Région, en « développant le plaisir de la lecture » chez les lycéens et apprentis. Le concours vise à pousser les jeunes à s’intéresser à l’art en leur proposant d’écrire mais aussi de créer. Ainsi, lors de cette cérémonie quelques-uns des jeunes jurés ont pu présenter leurs ateliers artistiques.

  • Bastien Bonnargent élu secrétaire général des Jeunes communistes

    Bastien Bonnargent élu secrétaire général des Jeunes communistes

    Âgé de 26 ans et préparant le concours pour devenir enseignant en lycée professionnel après des études d’histoire, le Toulousain Bastien Bonnargent a été élu ce dimanche secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France, à l’occasion de son assemblée nationale des animateurs. Il succède à Assan Lakehoul, resté pendant trois ans à la tête de l’organisation, à l’occasion d’un renouvellement plus large au sein de la direction nationale.

    «Nos priorités dans les mois et années à venir, c’est de continuer le travail de renforcement engagé et de réussir à nous implanter au maximum dans les lieux de formation professionnelle, d’emploi, pour toucher un public moins politisé», explique celui qui avait adhéré en 2016 dans son département natal des Hautes-Pyrénées, s’inscrivant dans la continuité de son prédécesseur. A l’occasion de son dernier congrès il y a un an, le mouvement a ainsi lancé une campagne sur la question de la création d’emplois.

    Faire face au RN

    «Il y a un fortement de déclassement très fort chez les jeunes, nous constatons au quotidien que c’est dans les endroits dans lesquels nous militons que le Rassemblement national trouve son terreau, dans les lieux où les jeunes sont les plus précaires», alerte Bastien Bonnargent, pointant la multiplication des accidents du travail chez les jeunes, notamment sur leurs lieux de stage.

    Et si le MJCF, fort de 15 000 contacts dans plus de 70 départements, n’a pas encore arrêté sa stratégie pour la présidentielle à venir, «nous avons pour ambition d’être le plus offensif possible dans la période», insiste le fan du Toulouse Football club. «Il faut pousser partout pour créer de la conscience de classe et transformer la colère des jeunes en levier de transformation sociale», défend-il.

  • [Travailleur de demain] Lola Brochot, ou l’art du carrelage

    [Travailleur de demain] Lola Brochot, ou l’art du carrelage

    Multiplier les cordes de son arc pour assurer la pérennité de sa future entreprise. C’est la stratégie que Lola Brochot, 22 ans, a choisi de suivre. Et la jeune fille a visiblement été inspirée car c’est à son tempérament prudent qu’elle doit la découverte de sa « véritable voie ». Héritière d’un certain goût pour le manuel, avec une marraine carreleuse, un oncle menuisier et un beau-père maçon, Lola l’a su « dès la 6e », elle est faite pour travailler avec ses mains. C’est suivant cette première intuition qu’elle s’engage, en arrivant au lycée, en bac pro menuiserie. Elle poursuit cette voie après le secondaire, d’abord avec un CAP menuiserie, puis un second, en ébénisterie à la Chambre des métiers d’Avignon. Alors âgée de 19 ans, elle sait ce qu’elle vise : créer sa propre enseigne. « Je n’aime pas vraiment recevoir des ordres et j’ai beaucoup de mal quand je dois travailler avec des gens que je juge pas assez organisés, martèle-t-elle. Je veux que s’il y a quelque chose dans ma journée qui ne va pas, si le travail n’avance pas , je ne puisse m’en prendre qu’à moi-même. » Et d’ajouter : « Bon et c’est vrai qu’au niveau financier, c’est plus intéressant ! ». Mais Lola sent qu’il lui manque un peu d’expérience. « Je me suis dit que c’était bien d’engranger encore quelques compétences, retrace-t-elle. Donc je suis partie en CAP carrelage, je me disais qu’au pire, ce n’était qu’un an. Et finalement, ça m’a énormément plu ! ». De quoi se lancer dans un brevet professionnel (BP), dont elle s’apprête à valider la première année, en parallèle de son alternance chez E.M carrelage, à Ménerbes (84), dans l’entreprise de… sa marraine.

    Sociable et créative

    Ce qui lui plaît dans son travail : réussir à mener jusqu’au bout un projet porteur de sa propre esthétique. « C’est de l’art, en soi ! », s’émerveille la jeune fille. « On fait des trucs tellement magnifiques. C’est différent de la menuiserie, c’est un travail vraiment précis », poursuit-elle, enthousiaste. Au quotidien, elle travaille avec des architectes, « ce qui est chouette car ils portent souvent de beaux projets mais ils n’ont pas toujours conscience de la faisabilité pratique », note-t-elle. Mais aussi directement avec les clients. « Je crois que c’est ce que je préfère, car j’aime bien avoir un lien direct avec les personnes. D’autant que les gens sont souvent très contents de ce qu’on fait, ils adorent notre travail et c’est toujours bien d’entendre leur retour », détaille-t-elle.

    Sa fibre créative, Lola l’exprime au travail donc, mais aussi et surtout à son Centre de formation d’apprentis (CFA), où ses professeurs lui laissent beaucoup de liberté. « Avec l’autre fille de ma formation tous les autres sont des garçons , on est vraiment très motivées et mon prof l’a vu, donc il nous laisse faire un peu ce qu’on veut », se réjouit-elle. « La dernière fois, on s’amusait, on a fait le Mont Ventoux en carrelage, se souvient-elle. Là, il nous a demandé de reproduire sa voiture, c’est vraiment de l’art ! » Encore un an d’alternance et Lola devrait se jeter à l’eau, avec sa propre activité de carrelage-menuiserie.

  • Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    « C’est super stylé ! » assure Amal. « Et 100% fait par nous-mêmes ! », complète Zinedine. Devant la mare du site de Paysan urbain remise à flot d’où s’échappent les coassements des grenouilles, agrémentée d’un garde-corps et d’une pergola en bois, Nizar, Rayan, Amel, Tavi, Zinedine, Pierre-Louis, Anna et Axelle partagent avec décontraction et une fierté non dissimulée leur expérience au sein de l’école Être*.

    Si, aujourd’hui, ce 5e groupe de pré-qualification aux métiers manuels de la transition écologique affiche la complicité d’une équipe soudée, aucun ne se connaissait avant d’entrer dans ce parcours découverte. « Ni en emploi, ni en formation, ils étaient tous en décrochage, mais pas tous pour les mêmes raisons, explique Marine de Haas, responsable du projet, qui a travaillé sur la création de l’école de Marseille en 2022. Cette diversité fait partie de notre pédagogie du faire ensemble. Le chantier est un fil rouge pour l’acquisition de compétences techniques. Avec un travail sur la confiance en soi. »

    Une variété également dans les ateliers pratiques : « Ce parcours est ciblé sur le paysage, il y a un volet construction du bois, maçonnerie paysagère, comme une initiation à la pépinière », précise Clara Touzeau, accompagnatrice socio-professionnelle qui travaille avec les jeunes sur leur projet professionnel.

    « Je vous revois, le premier jour, un peu perdus. Et puis, vous avez pris les outils en main, vous êtes appropriés les lieux et vous êtes venus sous la pluie ou par grand vent », rappelle l’aide architecte. Suzanne, autre accompagnatrice, souligne « les belles énergies. Et la volonté d’aller jusqu’au bout ». Car rien n’était gagné d’avance. Amel, comme Zinedine, reconnaissent un travail « laborieux, voire chaud par moments, avec le stress de ne pas finir un module ». Mais tous sont ravis et ont « beaucoup appris ».

    Remis dans le bain

    « J’avais besoin de passer par cette école », assure Amel, 21 ans, titulaire d’une licence théâtre, qui a « tout arrêté en plein master. Trop stressée, angoissée ». Elle avoue avec humour avoir d’abord été décontenancée par le nom de l’école : « Être, ça sonnait comme une secte. » Très vite, elle réalise : « Être c’est pas paraître, c’est exister et c’est important dans cette société capitaliste qui fait des ravages. Ici, on attache plus d’importance à la bienveillance qu’à la réussite. Parfois, la pression d’un diplôme, ça fait oublier pourquoi on le fait. » Travailler à la fois « de ses mains et sur soi, permet de reprendre confiance en soi. Je sais vers quoi je veux aller : un CAP menuiserie », affirme-t-elle.

    Le manque de confiance était également un frein pour Rayan, 25 ans, titulaire d’un CAP climatisation et d’un brevet professionnel d’aménagement paysager. « Démotivé » par une première expérience « d’agent d’entretien, multiservices », par « manque de sens » et « défaut d’assurance », il estime, avec ce parcours, avoir « été poussé à 100% » de ses capacités. « C’est une autre version de moi, qui a gagné en maturité, qui va au bout des projets. »

    Anna entame une formation bois menuiserie en septembre, Tavi s’oriente sur un master agro-écologie et Zinedine, qui avait lâché un master en géologie et s’épuisait autant qu’il se perdait dans des boulots en intérim, a « retrouvé le plaisir de se lever tôt » et démarre une formation d’électricien en juillet. Autre preuve de la réussite sur ce projet : « Les enfants ont adoré la mare, c’est devenu le site d’attraction de Paysan urbain », se félicite Amel. Et les grenouilles ont validé.

    *Formation gratuite avec prise en charge du transport et des repas du midi. Le projet est soutenu par la Ville et la Métropole

  • La relève est bien là !

    La relève est bien là !

    Le Comité départemental a mis à profit ce jour férié pour organiser cette compétition.

    À l’orchestration, Jauffrey Capasso avec la présence des membres de la commission des jeunes Régis Monjo, Anthony Llinares et à l’arbitrage Jacques Montemarano. La compétition se déroule selon le concept Swiss… À savoir 3 parties en 1h de temps+ 2 mènes. Un classement est établi. On enchaîne après avec les quarts de finale selon le canevas bien établi : 1/8 – 2/7 – 3/6 – 4/5

    Pour les six équipes Benjamins c’est sous la forme d’un tournoi que se déroule l’épreuve… Un constat s’impose, en parcourant les différentes parties, qu’il y a chez ses gamins un potentiel de qualité, il y a du talent, ils font preuve d’une grande dextérité. Ils sont aussi passionnés signe que la relève est bien là. Nous devrions retrouver l’essentiel de ces jeunes joueurs au Mondial La Marseillaise Crédit Mutuel des jeunes.

    Fiche technique

    Dans un premier temps nous communiquons les classements après les trois parties.

    Juniors

    1) Sony Guermoud – Dylan Cantarell

    2) Kalvin Lacroix – Tylan Kapfer

    3) Corentin Sarrasin. – Louka Latchoumane

    4) Fabio Marco – Tony Santiago

    5) Ilan Del Rio – Erwan Segu

    6) Camerone Baptiste – Jeten Clément

    7) Miguel Rompra – Dylan Bannuls

    8) Ambroise Lacroix. – Kalenzo Dubois

    Quarts de finale

    1) Guermoud bat Ambroise Lacroix. – Kalenzo Dubois (B. Barquaise) 13 à 7

    2) Lacroix bat Miguel Rompra – Dylan Bannuls (E.N.H.) 13 à 7

    3) Baptiste bat Corentin Sarrasin. – Louka Latchoumane 13 à 5

    4) Marco bat Ilan Del Rio – Erwan Segu

    (B. Le Pélican) 13 à 6

    Demi-finales

    1) Guermoud bat Fabio Marco – Tony Santiago. (E.N.H.) 13 à 12

    2) Baptiste bat Kalvin Lacroix – Tylan Kapfer 13 à 2

    Finale

    Camerone Baptiste – Jeten Clément (B. Camarguaise.) battent Sony Guermoud – Dylan Cantarell (E.N.H.) 13 à 7

    Cadets

    1) Loni Szczotkowski – Mylan Terryn

    2) Maillan Gonzales – Ezekiel Cortesj

    3) Marius Ferrara – Anthony Vierjon

    4) Louis Autuoro – Manon Bert

    5) Jules Chandelier – Noé Emmerich

    6) Marlon Gratier – Nathan Garcia

    7) Thibault Monjo – Julien Rigaud

    8)Evan Justamon -Ruben Lucchesi

    Quarts de finale

    1) Szczotkowski bat Evan Justamon -Ruben Lucchesi (B. Le Pélican) 13 à 8

    2) Gonzales bat Thibault Monjo – Julien Rigaud (E.P. La Batarelle 13 à 4

    3) Gratier bat Marius Ferrara – Anthony Vierjon (E.P la Batarelle) 13 à 9

    4) Chandelier bat Louis Autuoro – Manon Bert (B. Barquaise) 13 à 3

    Demi-finales

    1) Sczcotkowski bat Jules Chandelier – Noé Emmerich (E.P. La Batarelle) 13 à 2

    2) Gratier bat Maïlan Gonzales – Ezekiel Cortes (E.N.H.) 13 à 4

    Finale

    Loni Szczotkowski – Mylan Terryn (B. Aixoise) battent Marlon Gratier – Nathan Garcia (B. Pelican) 13 à 7

    Minimes

    1) Jean Navarro – Vincent Linares

    2) Santiago Gomez – Enzo Milito

    3) Franzy Dubois – Essaie Lucchesi

    4) Anthony Barjolle – Gabriel Verdoya

    5) Milenzo Gonzales – Sacha Mathieu

    6) Kayliann Berartti – Fabio Ricard

    7) Esaie Cortes – Turin Sbrega

    8)Sacha Mearelli – Sunny Mearelli

    Quarts de finale

    1) Navarro bat Sacha et Suny Mearelli (B.Barquaise) 13-2

    2) Gomez bat Esaie Cortes – Tyron Sbrega (B. Barquaise) 13 à 3

    3) Dubois bat Kayliann Beretti – Fabio Ricard (P. La Batarelle) 13-8

    4) Barjolle bat Milenzo Gonzales – Sacha Mathieu (B. Barquaise) 3-13

    Demi-finales

    1) Navarro bat Anthony Barjolle – Gabriel Verdoïa (E.N.H.) 13 à 6

    2) Dubois bat Santiago Gomez – Enzo Milito (E.N.H.) 13 – 0

    Finale

    Jean Navarro – Vincent Llinares (E.P. La Batarelle) battent Franzy Dubois – Esaïe Lucchesi (B ; Le Pélican) 13 à 6

    Benjamins

    Finale

    Léo et Louis Boino battent Marius Justamon – Eyden Baudino 13 à 11

  • Des pros du handball au contact des jeunes à Saint-Zacharie

    Des pros du handball au contact des jeunes à Saint-Zacharie

    Ce partenariat permet aux jeunes Varois de rencontrer des sportifs professionnels, qui participent à ces ateliers dans le cadre de missions d’intérêt général. Ces jeunes filles et garçons ont pris part à des ateliers sportifs, avant de partager un temps d’échange et de dédicaces avec les joueurs.