Tag: Jérémy Bacchi

  • Jérémy Bacchi : « Colère et indignation »

    Jérémy Bacchi : « Colère et indignation »

    Jérémy Bacchi (PCF) est sorti de ses gonds à l’annonce de la volonté du président de la Métropole d’annuler toutes les gratuités dans les transports dont celle de l’ex-Pays d’Aubagne. « Je ressens beaucoup de colère et d’indignation », indique-t-il à La Marseillaise. Scandalisé sur le fond, il l’est aussi sur la forme : « Le maire d’Aubagne apprend cela par voie de presse, c’est totalement inacceptable et irrespectueux. Comment parler de Métropole des maires quand on a cette attitude ? »

    « On nous explique que c’est pour faire des économies sur la fin de l’exercice 2026 puisqu’il faut trouver 53 millions d’économies. Mais comment la Métropole va-t-elle installer toute la billettique et recruter des dizaines de contrôleurs dans ces conditions et à quel coût ? », interroge-t-il.

    Pour le parlementaire, « c’est une mesure purement idéologique prise dans un contexte de flambée des prix du carburant. Mettre fin à la gratuité, c’est un non-sens économique, social et environnemental ».

    Jérémy Bacchi ne veut pas en rester là. « Ce qui a été annoncé peut être défait », affirme-t-il en appelant à la mobilisation des élus toutes couleurs politiques confondues et de la population.

    L.P.

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : La gauche n’est pas majoritaire au Sénat. Pourquoi est-ce que les grands électeurs devraient voter pour vous ?

    Pour plusieurs raisons. La première est le bilan des sénateurs de gauche sortants… Je rappelle que Marie-Arlette Carlotti, Guy Benarroche et moi-même avons été élus pour la première fois en 2020. Un bilan notamment sur la riposte que nous avons menée aux différents gouvernements sur les coûts budgétaires aux collectivités, mais aussi un bilan de proximité sur l’ensemble des communes et départements où nous avons travaillé, notamment pour la défense des services publics. Je pense aux bureaux de poste, contre les fermetures de classes, quelle que soit, d’ailleurs, l’étiquette politique des mairies en question, parce que quand on œuvre dans l’intérêt général, on le fait dans l’intérêt des populations, sans se soucier d’ailleurs de l’étiquette politique des maires.

    Dans la période qui s’ouvre, le Sénat risque de jouer un rôle majeur. En fonction de ce qui sortira des urnes, j’espère pas le pire, en 2027, le Sénat sera une chambre de contre-pouvoir et je crois que l’expression de la gauche républicaine, dans cet hémicycle, doit être encore plus forte que ce qu’elle a été ces six dernières années.

    Léo Purguette : Vous cherchez donc à mordre, y compris sur un électorat qui n’est pas vraiment acquis ?

    La priorité des priorités, c’est de sécuriser le socle de gauche, écologiste, citoyen. Je rappelle aussi que nous avons une liste qui ressemble à notre territoire, avec plusieurs maires, Éric Garcin maire de Jouques, Loïc Gachon maire de Vitrolles, Hélène Gaillard maire de Gréasque, Jean-Pierre Squillari maire d’Aubagne, que l’ensemble des territoires du département sont représentés. Alors oui, effectivement, nous avons la vocation de s’adresser à tout le monde. D’autant que, en 2026 peut-être encore plus que sur les élections précédentes, on peut avoir une municipalité où le maire est étiqueté divers droite, sans étiquette ou de droite, et dans le conseil municipal, il
    y a 6, 7, 8, 9 personnes qui sont plutôt de sensibilité de gauche. Parce que quand vous créez une liste dans une commune, dans un village, parfois, vous faites appel aux bonnes volontés.

    Division à gauche

    Didier Gesualdi : La gauche arrive quand même avec un front divisé, comme la majeure partie des représentations politiques. Comment allez-vous réussir à faire la synthèse de tout ça ?

    Mon objectif est clair : nous avions fait 987 voix lors de l’élection sénatoriale de 2020, il faut que nous progressions en nombre de voix aujourd’hui, parce que nous avons cette capacité-là. Ensuite, on verra, et je le souhaite bien évidemment, si cette progression en nombre de voix est suffisante à l’obtention d’un quatrième siège. Mais il dépend de tellement de facteurs et notamment du résultat des autres listes… En tout cas, c’est l’objectif que l’on peut s’assigner.

    Léo Purguette: Dans nos colonnes vendredi, Benoît Payan pointe les divisions à gauche et indique que ces listes pourraient faire élire un sénateur d’extrême droite supplémentaire. Qu’avez-vous à dire à ceux des grands électeurs qui hésitent ?

    Effectivement, le mode de scrutin a plutôt tendance à favoriser les listes qui font le plus grand nombre de voix, parce que le mode de calcul est à la plus forte moyenne. En portant les suffrages sur la liste que j’ai l’honneur de conduire, on prend à la fois moins de risques avec l’élection d’un ou d’une sénatrice supplémentaire, soit d’extrême droite, soit éventuellement de droite aussi, ce n’est pas à exclure, et donc on a plutôt intérêt à jouer serré aujourd’hui.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : Le Rassemblement national est entré en force dans les collectivités territoriales et va désormais peser beaucoup plus, probablement, au Sénat, comme sur les futures les échéances nationales.

    De quelle façon le combattez-vous ?

    D’abord, en dénonçant la supercherie du Rassemblement national, notamment sur les collectivités. Le Sénat, c’est la chambre des collectivités. On ne peut pas dire que le RN ait été l’ami des collectivités, et encore moins des communes, au cours des dernières années, notamment sur la casse du service public, notamment sur la baisse des dotations en collectivités.

    Je rappelle les votes, notamment de Franck Allisio à l’Assemblée nationale, sur l’austérité à l’égard des collectivités. En réalité, tous ces gens-là, une fois qu’ils sont à Paris, prônent l’austérité, la casse des services publics, etc. Et lorsqu’ils sont ici, sur le territoire, ils vont faire des photos avec les maires ou des conférences de presse pour dire à quel point ils aiment les maires et que les maires n’ont pas assez d’argent pour boucler le budget. C’est un scandale, une schizophrénie assez insupportable. Mais j’observe quand même que sur le terrain, les maires ne sont pas dupes.

    Austérité

    Léo Purguette : Vous refusez l’austérité, mais quelles sont vos propositions concrètes pour redonner de l’air aux communes, aux maires ?

    Tout d’abord, il faut permettre que les baisses de dotation cessent, qu’il y ait une politique de rattrapage, qu’il ne puisse plus y avoir de transfert de charges ou de compétences de l’État sans compensation à l’euro près pour les communes.

    On se rend bien compte, dans une période de crise – sociale, sanitaire, environnementale… – que les communes sont un amortisseur essentiel pour des millions de Françaises et de Français. Je dirais même plus, un acteur économique essentiel, parce que les trois quarts de la commande publique émanent des collectivités locales et pas nécessairement de l’État. Quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France dans son ensemble. Donc, il faut redonner aux communes les moyens d’agir et les moyens financiers d’agir.

    Rentrée sociale

    Didier Gesualdi : 2027 s’annonce compliquée au niveau politique, la CGT appelle à une énorme manifestation le 29 septembre pour répondre au projet de rigueur du budget de Sébastien Lecornu, des Gilets jaunes redescendent dans la rue… Quelle est votre analyse ?

    Je me réjouis que les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités soient en capacité de s’organiser et de riposter face à l’ensemble de ces mauvais coups. En tant que communiste, on fera en sorte évidemment d’y participer, mais de réussir ces journées d’action. En parallèle, sur le travail budgétaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, avec nos parlementaires, nous croiserons le fer pour donner à voir qu’il y a d’autres logiques que les logiques d’austérité voulues par Sébastien Lecornu.

    Didier Gesualdi : Vous ne croyez pas que cette situation compliquée ouvre une voie royale pour Marine Le Pen en 2027 ?

    Je ne sais pas si elle y arrivera ou elle n’y arrivera pas. Ce que je sais en revanche, c’est que nous avons, nous, la capacité d’enrayer un scénario prédit à l’avance par un certain nombre d’observateurs politiques. Nous y travaillons, bien évidemment. Et je crois que les mobilisations sociales des jours et semaines à venir sont une manière, aussi, de recentrer le débat sur les préoccupations premières des Françaises et des Français, le pouvoir d’achat, les salaires, le mieux vivre, le prix de l’énergie et des problématiques qui sont, pour le coup, portées par l’ensemble des forces de gauche et par le Parti communiste français, évidemment.

    Léo Purguette : Et pourtant, la gauche est encore très faible dans les intentions de vote.

    Vos arguments pour convaincre ces Français qui se sont détournés de la gauche et qui sont pourtant confrontés à l’urgence sociale ?

    Les guerres intestines de la gauche ont rabougri le rassemblement. Aujourd’hui, il faut que l’ensemble des composantes historiques de la gauche – la social-démocratie, on verra par qui elle est incarnée, une gauche réformiste radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon, on verra le score qu’il réalisera, une gauche révolutionnaire incarnée par le Parti communiste français et Fabien Roussel – fassent le plein des voix de leur périmètre. C’est ça qui redonnera demain à la gauche dans son ensemble la capacité à être majoritaire et à gouverner dans le pays.

    Fibre excellence

    Léo Purguette : Sur le dossier emblématique de Fibre Excellence, quelle alternative êtes-vous en mesure de porter ?

    Je suis intervenu au printemps dernier, notamment auprès du ministère, on avait des garanties de la part du ministre de rachat notamment du kilowattheure augmenté de 20% etc. Ils ont refusé l’offre de Matthieu Pigasse, je n’ai pas eu l’offre dans les détails, mais c’est quand même assez surprenant vu le contexte actuel industriel.

    Je crois, et Sophie Binet en parle très bien dans les colonnes de La Marseillaise, qu’il existe un nouveau projet. Il faut qu’on pousse là-dessus, les travailleuses et les travailleurs de l’usine connaissent mieux la situation que quiconque. Il faut que les pouvoirs publics, que l’État s’empare du dossier et accompagne, parce que nous avons besoin d’une filière de pâte à papier en France, c’est aussi une question de souveraineté nationale, et évidemment comme je le fais depuis plusieurs mois, je me tiendrai à leurs côtés.

    Métropole

    Didier Gesualdi : Sur la Métropole, comment sortir de l’impasse budgétaire ?

    Il y a deux sujets. Un sujet de gouvernance qui est à travailler sur le plus long terme et un sujet financier. Je prône l’augmentation du versement mobilité parce que c’est sur la partie transport que le bât blesse en matière budgétaire. Ce n’est pas mon premier choix, mais la piste d’un établissement public spécifiquement dédié aux transports ne me choque pas.

    Léo Purguette : En 2027, il semblerait que les difficultés de la Métropole vont s’accroître.

    Ne risque-t-elle pas l’explosion ?

    Soit on arrive à créer les conditions de sa réussite par un rapport de force. Soit il faudra réfléchir à une autre forme de métropole, à d’autres formes de coopération intercommunale.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Julie :

    Vous avez indiqué à la télé que vous avez contribué à l’écriture du programme de Fabien Roussel pour 2027. Quelles mesures aimeriez-vous personnellement voir figurer dans ce programme ? Votre expérience de sénateur vous aidera-t-elle ?

    Il faut être modeste. Je suis en charge de l’animation de la rédaction du programme de Fabien Roussel en 2027. Nous avons un certain nombre de commissions dans le parti, d’experts, qui vont nous accompagner à la rédaction.

    Sur l’ensemble des mesures que j’aimerais voir personnellement dans le programme, on le voit bien aujourd’hui, il faut des mesures de rupture avec ce que nous vivons, notamment sur la question du pouvoir d’achat. Une autre mesure que j’aimerais voir portée et que nous allons porter, je ne m’avance pas trop en disant ça, c’est la réduction du temps de travail qui peut s’articuler sur deux aspects : soit une réduction hebdomadaire du temps de travail, soit sur la durée de cotisation. Nous sommes pour le retour de la retraite à 60 ans et à taux plein. Et ça, c’est une mesure qui figurera dans le programme de Fabien Roussel, à laquelle je tiens évidemment beaucoup, parce qu’on est dans une situation où on a besoin de mieux répartir le travail pour permettre à notre jeunesse, qui est très lourdement touchée par le chômage, de pouvoir rentrer sur le marché de l’emploi et de pouvoir aussi contribuer activement à la vie de notre société.

  • La liste de Jérémy Bacchi pour les sénatoriales dévoilée

    La liste de Jérémy Bacchi pour les sénatoriales dévoilée

    Trois sénateurs sortants, quatre maires, et un large rassemblement politique. C’est par un communiqué de presse ce mercredi après-midi qu’ont été dévoilés les dix noms de la liste d’union de la gauche pour les sénatoriales du 27 septembre prochain dans les Bouches-du-Rhône.

    TITULAIRES

    1. Jérémy Bacchi

    Tête de liste en 2020, le communiste marseillais élu à l’âge de 34 ans, a fait partie des benjamins de la Haute assemblée. Secrétaire départemental du PCF, assistant social de profession, il conduit à nouveau la liste d’union de la gauche s’appuyant sur un travail de proximité avec les élus et le monde du travail du département. Opposé à l’austérité qui enraye le fonctionnement de la Métropole et défenseur de la commune comme échelon primordial de la République, il entend bénéficier du renforcement des progressistes lors des dernières municipales dans les Bouches-du-Rhône. Initiateur de « l’Appel de Marseille », signé par de nombreuses personnalités progressistes pour une réponse globale au fléau du narcotrafic, il s’est aussi investi pour la défense de l’exception culturelle française dans le cinéma.

    2. Marie-Arlette Carlotti

    Ancienne ministre et ancienne députée européenne, la socialiste est sénatrice sortante. À 74 ans, elle sollicite le renouvellement de son mandat. Depuis 2023, elle est la première femme de la Ve République à occuper le poste de questeure au Sénat. Les questeurs gèrent tous les aspects matériels et administratifs de la vie du Sénat et disposent à cet effet, d’un pouvoir financier, réglementaire et de nomination.

    3. Guy Benarroche

    Sénateur écologiste sortant, Guy Benarroche, ancien élu de La Bouilladisse aura notamment à affronter Michelle Blanchard-Svoboda, élue de la même commune et tête de liste insoumise. Rapatrié d’Algérie, professionnellement investit dans la direction d’une entreprise spécialisée dans la vente et la maintenance d’équipements destinés aux bateaux, il est, à 72 ans, vice-président de la commission des Lois du Sénat.

    4. Clara Jaboulay

    L’adjointe au maire de Marseille déléguée à la vie culturelle, à la création artistique et à la nuit marseillaise est la benjamine de la liste conduite par Jérémy Bacchi. Ancienne présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), elle pourrait, à 27 ans, devenir la quatrième sénatrice de gauche du département.

    5. Loïc Gachon

    Le maire socialiste de Vitrolles réélu pour la 4e fois dans cette commune qui a été l’un des symboles de la gestion catastrophique de l’extrême droite retrouvera Fabien Bravi l’adversaire RN qu’il a battu aux dernières municipales en numéro 2 sur la liste de Marie-Pierre Callet (ex-LR, RN). Ancien ingénieur au sein de l’Agence régionale pour l’Environnement a 52 ans.

    6. Hélène Gaillard

    À 52 ans, la maire (DVG) de Gréasque a gagné les municipales dans cette commune de l’ancien bassin minier à la tête d’une équipe diverse en misant notamment sur le développement durable.

    7. Éric Garcin

    Réélu dès le premier tour à plus de 81% des suffrages, le maire (DVG) de Jouques a 62 ans. Il s’est particulièrement investi sur la question sociale dans sa commune de 4500 habitants du nord du Pays d’Aix en participants notamment à l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée ».

    8. Anne Brotot

    L’adjointe au maire de Fontvieille chargée de l’urbanisme est également conseillère communautaire de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles. Dans ce village de 3 500 habitants, cette ancienne directrice de l’école d’animation 3D MoPA à Arles accompagne le maire Gérard Garnier, élu depuis 2018.

    SUPPLÉANTS

    1. Jean-Pierre Squillari

    Le maire (DVG) d’Aubagne qui a rendu la commune de 47 000 habitants à la gauche, à la tête d’une équipe d’union soutenue notamment par le PCF, occupe la place de premier suppléant. L’ancien sapeur-pompier, âgé de 74 ans, est un défenseur assumé des services publics.

    2. Nathalie Hetsch

    Femme de conviction, la veuve de l’ex-maire socialiste de Fos-sur-Mer, Jean Hetsch, colistière (DVG) de Remi Esnault lors des dernières municipales est élue d’opposition au maire d’extrême droite de cette commune de 16 000 habitants.

  • [Sénatoriales] La liste de la gauche unie dans les Bouches-du-Rhône dévoilée

    [Sénatoriales] La liste de la gauche unie dans les Bouches-du-Rhône dévoilée

    Trois sénateurs sortants, quatre maires, et un large rassemblement politique. C’est par un communiqué de presse ce mercredi après-midi qu’ont été dévoilés les dix noms de la liste d’union de la gauche pour les sénatoriales du 27 septembre prochain dans les Bouches-du-Rhône.

    Les trois parlementaires sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV) avaient déjà annoncé, le 10 juillet dernier, qu’ils repartaient dans le même ordre qu’en 2020 pour conduire cette liste. Ils sont suivis, en quatrième position, potentiellement éligible, par Clara Jaboulay (DVG), ajointe au maire de Marseille.

    Viennent ensuite le maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon, la maire (DVG) de Gréasque Hélène Gaillard, le maire (DVG) de Jouques Eric Garcin, l’adjointe au maire (DVG) de Fontvieille Anne Brotot. Quant aux deux suppléants, il s’agit du maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari et de la conseillère municipale (DVG) d’opposition à Fos-sur-Mer, Nathalie Hestch.

    Une liste «conçue avec le souci particulier de refléter la richesse géographique et la pluralité de notre département», explique le communiqué de presse, avec l’ambition d’accorder «autant d’importances aux grands territoires urbains et aux plus petites communes rurales».

    Plus d’informations dans La Marseillaise du 10 septembre.

  • Fibre Excellence : les salariés appellent à sécuriser le site de Tarascon

    Fibre Excellence : les salariés appellent à sécuriser le site de Tarascon

    « S’il pleut ce soir, on se retrouve avec tous ces produits nocifs dans le Rhône », lance Jean-Michel Bulinge, secrétaire CGT Fibre Excellence Tarascon devant l’usine à l’arrêt suite à la liquidation judiciaire prononcée en juillet dernier. Il appelle le mandataire de mettre en route la station d’épuration avant que la pluie, qui est bien tombée ce mardi 8 septembre en soirée, ne fasse couler les produits accumulés dans les égouts directement dans le Rhône. Malgré les alertes, rien n’a été fait. Des dizaines de milliers de litres de produits polluants se sont potentiellement déversés dans le Rhône dans la nuit.

    La préfecture de Région est également intervenue aux
    alentours de 17h. Contactée par La Marseillaise, elle confirme qu’un arrêté de réquisition a été signé et notifié dans la journée, mais, qu’il « ne fait que demander l’application de l’arrêté du 03.09.2026 ». Qui n’aura donc pas été appliqué en ce mardi 8 septembre.

    La décision prise ce jeudi 3 septembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, exigeait le redémarrage de la pomperie au Rhône et de la station d’épuration. Ce, après les premières alertes des salariés concernant des incidents. Ce que confirmait le préfet dans son arrêté, considérant après inspection que « cette situation constitue un manquement aux obligations réglementaires ». Et affirmait que la pomperie et la station d’épuration ne pouvaient être arrêtées « que sur demande justifiée et motivée et après accord explicite de l’inspection des installations classées ».

    Mais celle-ci ne fonctionnait toujours pas en début de matinée ce mardi. « Dans les égouts, on retrouve toutes les liqueurs noires qui ont été déversées ces derniers jours ainsi que d’autres produits », assure la CGT. Qui ajoute également que les badges d’accès au site des responsables syndicaux ont été bloqués par le mandataire. Autour de ces derniers, quelques dizaines d’ex-salariés attendaient de pouvoir intervenir sur place. Une situation qui alertait également Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône, représenté sur place par une assistante parlementaire. « Le maintien à l’arrêt du site fait peser un risque sanitaire et environnemental considérable. Les conséquences d’un tel incident seraient désastreuses pour l’ensemble de l’économie locale en aval, notamment la riziculture camarguaise et les bassins ostréicoles », rappelle-t-il.

    Baguette magique

    Avec la présence d’élus locaux, l’occasion de remettre également une couche sur la possibilité de continuer l’activité. « On a un projet pour repartir avec de faibles moyens », assure François Batista, secrétaire de l’UD CGT 13. Avec l’idée de travailler sur la revalorisation de déchets et éventuellement de fabriquer de la pâte à papier à partir de cartons recyclés. Mais subsiste un problème. « Dans une liquidation normale, il faudrait un mois pour que les produits soient retirés, mais ils ont décidé de procéder autrement. S’ils arrêtent l’usine comme ça, il sera impossible de la redémarrer. C’est le seul acteur qui est contre l’ensemble des autres et cherche par tous les moyens à ce que l’usine ne puisse plus redémarrer », peste-t-il. Et demande l’aide de la Région, qui était représentée par le conseiller régional et élu municipal arlésien Cyril Juglaret. « On se rencontre régulièrement. On n’attend pas que l’État fasse une table ronde car ils ne le font pas. Mais on n’a pas non plus de baguette magique », pose-t-il. « En attendant, on tombe dans la précarité et personne ne fait rien », peste Martine, ex-salariée qui assure ne pas avoir reçu les papiers nécessaires pour s’inscrire à France Travail.

  • Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque samedi à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La Métropole

    Didier Gesualdi : La Métropole rediscute de son budget ce jeudi. En aura-t-elle un avant la fin de l’année ?

    Je serai évidemment là le 10 septembre pour ces votes, quels qu’ils soient. On va voir, ça peut encore évoluer, mais l’ordre du jour est fixé. On a eu une évolution : « la Métropole des maires » je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Pour le moment, un peu comme l’avait proposé Éric Woerth dans son rapport, ça s’est matérialisé par la désignation d’un représentant du maire de Marseille à la première vice-présidence, que la maire d’Aix soit deuxième vice-présidente et que le maire de Martigues soit le troisième. C’est une façon de montrer que les maires sont impliqués. Maintenant se pose la question du budget. La compensation de la taxe professionnelle est versée à la Métropole qui nous la reverse. Si on venait à y toucher, que ce soit une volonté de la Métropole, une injonction de la préfecture, ce serait catastrophique pour la ville de Martigues et toutes celles qui ont accueilli les industries dans le passé. Accueillir l’industrie, cela voulait dire accueillir les travailleurs en créant des écoles, des logements, des gymnases, des équipements culturels, sociaux et sportifs. Il faut les faire fonctionner.

    Didier Gesualdi : Vous allez vous laisser faire ?

    Non, pas plus que depuis le premier jour, chacun connaît ma position concernant la Métropole. Mais j’ai fait des propositions. Il est de notoriété publique que je ne trouvais pas très responsable de ne pas présenter de budget, mais une majorité s’est dessinée pour aller dans ce sens. Moi, j’ai proposé de toucher à la fiscalité. Il ne doit pas y avoir de dogme en la matière. J’ai proposé de maintenir tout ce qui concernait les associations qui font vivre le lien social.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a révélé que la Métropole s’apprêtait à réévaluer des taxes prélevées sur les entreprises. C’est une bonne nouvelle ?

    Oui, bien sûr que oui. Cela peut faire évoluer un peu ce dogmatisme. Mais, à vrai dire, ce sont des exonérations qu’on va annuler. Ça fait 26 millions d’euros de recettes fiscales en plus. En réalité, on ne parlait pas vraiment de ça. On parlait du versement mobilité des entreprises et de la taxe foncière. Le versement mobilité dépend directement de la loi, donc on ne l’aura pas avant la présidentielle, ni les législatives. La taxe foncière dépend de la Métropole, on n’a pas choisi ce chemin-là, je le regrette. On pouvait le faire modérément et on réglait les problèmes.

    L’avenir de l’institution

    Léo Purguette : La Métropole peut-elle fonctionner dans ces conditions ?

    Il faut donner une chance à cette Métropole. J’entends dire « il faut faire péter, il y en a marre ». J’étais de ceux-là, mais depuis, la loi a été votée. Elle existe. Il manquait 75 millions d’euros pour le budget 2026. On est à trois mois de la fin de l’année. Le lendemain matin du 10 septembre, il faudra commencer à travailler le budget 2027 qui ne va pas être facile non plus. Au-delà de cette année, j’ai des propositions qui, je l’espère, seront entendues. Je pense qu’il faut regarder le périmètre géographique, le périmètre des compétences aussi. Les grandes compétences stratégiques peuvent être à la Métropole, ok. Aménagement du territoire, développement économique, industrie… D’accord pour tout ça. Les compétences opérationnelles en revanche, franchement quand ça tournait bien, il faut les rendre à la proximité.

    Léo Purguette : Avez-vous senti un changement de fonctionnement au quotidien de l’institution depuis que son président l’a décrétée « Métropole des maires » ?

    J’ai une expérience qui date de quelques jours. Il y a l’éternel problème de la collecte des ordures ménagères. J’ai rencontré le vice-président Perottino et le directeur. Ils ont marqué la volonté d’apporter des solutions adaptées ici ou là, en fonction des possibilités. Ça m’intéresse cette façon de faire. Le sujet du traitement des déchets demeure. L’État n’est plus favorable à ce qu’on appelait des « décharges ». Ça veut dire qu’il ne restera que l’incinération et qu’il faudra développer ça.

    Nicolas Isnard et Benoît Payan

    Didier Gesualdi : Qu’auriez-vous à dire au président de la Métropole et au maire de Marseille ?

    Je les ai souvent au téléphone… Je crois qu’on a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole. J’avais proposé, en son temps, dans un ouvrage, d’emprunter d’autres voies. Il faut se mettre ensemble pour voir ce qui peut aller et ce qui franchement ne va pas. La question des ressources, en particulier, celles qui viennent de l’État à travers la fiscalité, doit être débloquée. Je ne suis pas très optimiste. J’ai entendu M. le Premier ministre sur le budget 2027. Il ne va pas durer longtemps dans ses fonctions, son budget non plus. Mais en disant « on ne touche pas à la fiscalité », je crois qu’on fait fausse-route.

    Didier Gesualdi : Est-ce que c’est bloquant pour l’avenir de Martigues ?

    Quand on parle de l’avenir de Martigues, on parle de celui de ses habitants et des perspectives que l’on peut avoir en matière d’épanouissement individuel d’une part et de propositions collectives dans tous les domaines. Je pense à l’accès à la formation, à l’éducation, à la culture, au sport, au logement… Oui Martigues a de l’avenir, nous le préparons notamment au prix d’efforts colossaux pour s’adapter au changement climatique dans nos écoles par exemple.

    La rentrée

    Léo Purguette : Avez-vous tenu compte des fortes chaleurs constatées cette année pour aménager les écoles ?

    Mai, juin et septembre sont désormais des mois de fortes chaleurs. Il y a la nécessité d’adapter chaque classe de nos écoles à ces conditions. On a fait un travail remarquable, en sept semaines, qui avait été préparé avant bien évidement, dans les classes, sur les sols dans les cours de récréation, pour l’ombre. On a formidablement travaillé. Merci aux services publics municipaux. On a mis dans chacune des 205 classes de Martigues deux brasseurs d’air, des brise-lumières. Dans les écoles maternelles, une clim’ pour les dortoirs. Des cours replantées d’arbres…Nous travaillons aussi beaucoup sur un axe tout aussi urgent et volontariste, c’est l’accessibilité des établissements, que ce soit pour les enfants ou les adultes. On a désormais deux écoles avec un ascenseur dans chacune d’elle.

    L’hôpital

    Léo Purguette : Que peut le maire de Martigues vis-à-vis de l’hôpital où les agents se sont mobilisés récemment ?

    Nous avons déjà fait beaucoup. Avec d’autres, nous avons fait des efforts considérables pour que dans le cadre de la nouvelle industrialisation et de la décarbonation, nous soyons retenus sur deux points : la rénovation de l’hôpital et le contournement de Martigues-Port-de-Bouc. Le plan de rénovation de l’hôpital est insuffisant à 65 millions d’euros, mais c’est bien, on va faire. C’est déjà un grand pas.S’agissant de l’hôpital, qu’est-ce que je peux faire ? La position de maire-président du conseil de surveillance est utile car c’est un endroit où on peut parler avec l’ARS, la direction de l’hôpital etc. Clairement cet hôpital manque de moyens financiers, immobiliers, technologiques et en personnel. Sur l’immobilier on s’est mobilisé pour obtenir la rénovation, sur la technologie on s’est doté d’un robot utile pour soigner en urologie, gynécologie et dans d’autres domaines. Le personnel est en grande souffrance. On ne peut pas tripatouiller pour leur piquer 20 minutes de pause repas quand ils ont travaillé six heures. On a besoin d’entendre les personnels. Il paraît que c’est une priorité nationale !

    L’actualité politique

    Didier Gesualdi : Vous avez pris position pour la liste d’union conduite par votre camarade Jérémy Bacchi aux sénatoriales. Quel est l’enjeu de ce scrutin ? C’est l’occasion de faire entendre la voix des territoires ?

    Le Sénat, c’est l’assemblée qui représente le mieux les maires. On a besoin d’y envoyer une force. Si on peut y envoyer trois ou quatre sénateurs dans cette assemblée qui a aujourd’hui une majorité un peu différente de celle que j’espère, on y prendra notre part. Je crois qu’on peut réussir, sur les huit sénateurs que comptent les Bouches-du-Rhône, à avoir ces trois ou quatre élus. J’y crois. Je compte sur mes collègues maires qui peuvent faire confiance à ces sénateurs sortants de gauche qui ont bien travaillé, mais aussi à des gens qui parlent comme moi pour qu’on aille soutenir le 27 septembre cette liste.

    Didier Gesualdi : Il y a un risque à l’élection présidentielle et probablement aux élections législatives qui suivront, de voir le RN s’imposer en France. Vous avez dû batailler contre le RN pour être réélu maire. Quel est le message que vous avez envie de faire passer ?

    Je ne peux pas me satisfaire d’entendre ce discours matraqué en boucle sur les chaînes de télévision. Les futurs candidats d’extrême droite reconstruisent l’histoire pour la rendre conforme à leur vision de haine, d’exclusion, repliée sur elle-même. L’autre jour, une des leurs racontait que l’on ne devait pas notre système de retraites par répartition au Conseil national de la Résistance mais à Vichy, sans que personne ne bronche sur le plateau ! Je ne peux pas l’accepter. On a besoin d’autre chose dans ce pays. On est dans une phase où il y a de nombreux candidats. Ça va se décanter.

    La présidentielle

    Léo Purguette : Les communistes sont consultés jusqu’à ce dimanche sur la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle. Quel sera votre vote ?

    Je suis d’accord pour que notre candidat Fabien Roussel soit présent jusqu’au bout. On a besoin de faire entendre ces voix, de dire quelles sont les valeurs que nous portons. C’est-à-dire tout ce dont on vient de parler. Moi, je défends l’hôpital, les services publics, l’éducation. Rendez-vous compte de l’état de l’éducation ? Nous n’en avons pas assez parlé. Les enseignants souffrent notamment de rémunérations qui sont franchement indignes.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Asmae :

    Bonjour M. le Maire. J’ai vu que vous avez fait la rentrée à Notre-Dame des Marins. Est-ce que c’est pour un vous un symbole ?

    Oui, c’est un symbole. C’est un quartier en politique de la ville qui souffre de la non-réhabilitation depuis des dizaines d’années des logements de 13 Habitat. Il y a eu un petit sursaut lorsque Madame la ministre Méadel est venue visiter à l’été 2025. À chaque cage d’escalier, elle s’étranglait devant l’état des lieux. Elle est revenue, constatant que les améliorations étaient très insuffisantes, elle avait supprimé des moyens financiers à 13 Habitat. Rien n’a changé pour autant. Quant à 13 Habitat, on a une succession de présidents. Maintenant, c’est Martial Alvarez, le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On va parler avec lui. Il y a longtemps que l’investissement pour construire Notre-Dame des Marins a été amorti. Un projet de réhabilitation de plusieurs dizaines de millions d’euros existe, mais 13 Habitat n’a pas bouclé le financement et prévoit donc des augmentations de loyers de 8% à partir de 2032, après la fin des travaux. Ça ne peut pas le faire ça ! Pas du tout ! Je ne suis pas d’accord pour entendre ce genre de choses. Les habitants payent leur loyer, ils font beaucoup d’efforts pour cela. C’est bénéfice net pour le bailleur. Ce n’est pas acceptable. J’ai fait des propositions pour aérer le quartier en relogeant tout le monde, bien sûr, car les bâtiments avaient été construits les uns sur les autres. Si j’ai fait la rentrée scolaire là-bas, c’est parce que l’école comme le centre social sont au cœur du quartier. Nous, à Martigues, on est aux côtés des habitants, les services publics n’abandonnent pas ce quartier d’habitat social.

  • [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    La Marseillaise : Cette année, vous prononcez le discours de rentrée du PCF 13 à la place du secrétaire fédéral, Jérémy Bacchi ?

    Natacha Malet : Jérémy s’apprête à être une deuxième fois papa, donc on a préféré collectivement assurer le fait qu’il soit potentiellement absent ce jeudi. Je suis honorée qu’il m’ait confié cette responsabilité. Après, il est normal que chacun apporte sa contribution à la réussite de cette rentrée.

    Quelle sera la teneur de ce discours ?

    N. M. : Ce sera un discours dynamique et offensif, après une période estivale compliquée. Je tire mon chapeau à tous les pompiers qui ont bravé ces incendies avec des moyens constamment en baisse, et y compris pour leurs interventions au quotidien auprès des plus précaires avec la canicule. Après on sort, nous communistes, d’un congrès national qui veut porter un communisme de conquête. Donc, même si on a mené une campagne estivale intense sur le département, on veut amplifier cela dans une rentrée qui s’annonce explosive avec un gouvernement ne prête pas cas de ce qui se passe réellement dans le pays.

    Quels sont les chantiers de cette rentrée pour le PCF ?

    N. M. : On va en avoir plusieurs dans le cadre de notre plan climat, avec une rentrée sociale dense, nous serons de toutes les mobilisations-actions en septembre : le 15, il y a la manif régionale de la santé et de l’action sociale, la fonction publique se mobilise le 29, les énergéticiens… Après on va faire ce qu’on sait le mieux faire : aller au contact des citoyens, s’approprier le terrain, les entreprises, comme on l’a fait cet été, à Haribo ou à Fibre Excellence.

    C’est un dossier sur lequel les communistes sont impliqués ?

    N. M. : On voit, plus encore aujourd’hui, que l’alerte des travailleurs a du sens. On était à leurs côtés quand le mandataire a voulu intervenir pour démanteler l’entreprise. Une entreprise Seveso avec tous les risques environnementaux que ça comporte… On était là parce qu’on ne souhaite pas que cette entreprise ferme. Il en reste deux en France et quand on parle de réindustrialisation, on ne peut pas l’accepter. Et puis, il y a aussi ce budget d’austérité qui s’annonce pendant que celui de l’armement explose. Les communistes portent des propositions, Fabien Roussel l’a clairement exprimé lors de l’université du parti à Toulouse. On veut maintenir cette dynamique, l’amplifier et renverser cette tendance à voter à l’extrême droite qui est un leurre, car elle n’a jamais porté de vraies conquêtes sociales. Pour cela on est au contact du plus grand nombre et des entreprises pour gagner ce pari en 2027.

    Comment va se dérouler le vote sur la candidature de Fabien Roussel ?

    N. M. : L’ensemble des communistes va être invité à voter pour la proposition de candidature de Fabien Roussel qui a été validée au Congrès. Le vote ouvre jeudi et se termine dimanche. Tout a été fait pour que l’ensemble des communistes, travailleurs, travailleuses, retraités puissent voter sur plusieurs jours. C’est un moment important, éminemment démocratique où l’ensemble des voix des communistes sont prises en compte. C’est inscrit dans nos statuts, on ne peut qu’en être fiers. Comme on a su le faire dans le cadre du texte de base commune.

    L’autre grand rendez-vous, c’est la Fête de l’Humanité ?

    N. M. : Parfaitement. La vente des bons de soutien s’est faite dans à peu près toutes les sections du département pour permettre au plus grand nombre de soutenir et participer. Là encore, c’est un axe fort pour montrer qu’on est sur une démarche de conquête pour enfin sortir de ce système d’économie de guerre et d’austérité qu’on vit sous Macron. La paix sera au cœur de notre démarche et de notre campagne. C’est en occupant le terrain et en organisant le débat entre nous qu’on arrivera à convaincre.

    Vous êtes optimiste ?

    N. M. : Ce n’est pas de l’optimisme. On veut gagner ces jours heureux et mettre tout le monde à contribution, en réaction, j’ai envie de dire, aux propos de David Lisnard au Medef. On veut gagner l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des travailleurs, y compris de nouveaux droits pour les jeunes étudiants, la retraite à 60 ans… Ce ne sont pas des slogans, c’est ce qu’on veut aller chercher. Et les communistes seront au rendez-vous dès aujourd’hui, de façon à ce qu’on puisse dynamiser les AG de rentrée dans nos sections.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignait–il. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • La direction communiste renouvelle son exécutif

    La direction communiste renouvelle son exécutif

    Suite logique du XLe congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est dotée, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié.

    Composé à parité, il compte 36 membres*. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Parmi les principales responsabilités, Igor Zamichiei est en charge de la vie du parti, Christophe Grassullo de la trésorerie, Charlotte Balavoine de l’international, Cécile Cukierman des élections, Frédéric Mellier du monde du travail ou encore Léon Deffontaines de la communication.

    Cinq membres issus de nos régions

    Dans le sud de la France, Jérémy Bacchi (Bouches-du-Rhône) se voit confier le projet communiste, Sophie Delfino (Hautes-Alpes) le suivi des nouvelles adhésions, Clara Gimenez (Hérault) le développement des cellules, Patricia Tejas (Vaucluse) l’économie et Sylvie Vinceneux (Var) le logement.

    Enfin, Pierre Dharréville continuera d’animer la commission culture nationale mais ne sera plus membre du CEN.

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