Tag: Jean-Marie Bernard

  • Dans les Hautes-Alpes, le combat d’un maire et de ses habitants pour une déviation

    Dans les Hautes-Alpes, le combat d’un maire et de ses habitants pour une déviation

    « Remollon est un village-rue », déplore Bertrand Baulet, le maire la commune. Difficile de lui donner tort en parcourant l’axe principal du village, le cinquième plus petit des Hautes-Alpes. Les trottoirs y sont minuscules, voire inexistants sur certaines portions : les poussettes ou fauteuils roulants ne peuvent pas envisager d’y circuler. La porte de certaines maisons se trouve à quelques centimètres de la voie, tandis que des impacts de camions sont visibles dans un bloc de béton et sur un balcon.

    En moyenne, 330 poids lourds traversent chaque jour le village via la RD900B, sans compter les centaines de voitures. « Ce n’est pas une simple départementale : c’est l’unique voie qui désenclave la vallée de l’Ubaye, l’axe emprunté quotidiennement par les poids lourds italiens transitant par le col de Larche et par les flux touristiques estivaux et hivernaux vers Barcelonnette », indique le maire. Depuis des décennies, les habitants et les élus successifs attendent une déviation.

    Bertrand Baulet ne compte pas lâcher l’affaire. « La déviation permettrait d’améliorer la santé et la sécurité des habitants, qui sont quotidiennement confrontés au bruit, à la pollution, aux vibrations… Il faut rendre le village aux habitants ! » Cet été, un accident a eu lieu : un poids lourd a percuté une camionnette dans la portion la plus étroite du village. « Cela permettrait aussi de valoriser l’immobilier au bord de l’actuelle voie, assure le maire. Plusieurs bâtiments ne sont pas utilisés, mais pas vendus car avec cette route ils ne valent rien ! » Selon le maire, environ 80% des habitants sont très favorables à la déviation. Parmi les quelques personnes qui s’y opposent, il y a « les 5-6 familles » dont la résidence se trouve aux abords de la future déviation, et quelques commerçants du village, notamment du restaurant, qui craignent de perdre des clients.

    Dès 1998, un financement de 6 millions d’euros avait été validé, « puis tout a été mis en pause ». En 2000, les habitants avaient bloqué la départementale pour se faire entendre. Aujourd’hui, le projet est estimé à 26 millions d’euros. « Le problème, c’est que ce n’est pas une priorité pour le Département, qui est en charge de la déviation. Son attitude, c’est l’esquive ». Le président du Département, Jean-Marie Bernard (LR), assure son soutien au projet : « Le Département est à l’origine du projet de déviation, dont on parle depuis longtemps et dont j’estime qu’il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. En février dernier, l’Assemblée départementale a validé l’avant-projet et m’a autorisé à solliciter le préfet pour l’ouverture d’une enquête conjointe publique et parcellaire afin de procéder aux acquisitions foncières ». Jean-Marie Bernard rencontrera le maire mi-octobre pour « évoquer les prochaines étapes ». « Il y a de grandes chances que ce soit une bonne nouvelle », se réjouit Bertrand Baulet.

    Agathe Di Lenardo

  • Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Après « un été gravé dans nos esprits », selon le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard, le conseil départemental a fait sa rentrée ce mardi matin. L’élu a commencé la réunion en rappelant les événements « déstabilisant » de la saison estivale, comme l’incendie au pays des Écrins et les glissements de terrains à de multiples endroits.

    Suite aux crues torrentielles qui ont détruit la route d’accès au Pré de Madame Carle, neuf véhicules sont toujours bloqués. Le Département a décidé de prendre en charge 10 000 euros sur les 15 000 nécessaires à l’évacuation, qui se déroulera par hélicoptère le 24 septembre. « C’est un scandale que les compagnies d’assurances aient refusé de prendre en charge leurs clients », s’est exclamé le président du Parc des Écrins Arnaud Murgia. Début du mois, les élus avaient annoncé que la route ne sera pas reconstruite à l’identique. « Ce serait irresponsable techniquement et financièrement », a justifié Jean-Marie Bernard, tout en affirmant que tous les acteurs compétents travaillent à rétablir l’accès. « Depuis 2023, je vis un jour sans fin, je crains toujours la crue d’après », a dit la maire de Vallouise-Pelvoux Gaëlle Moreau. Pour elle, il est « vital » d’installer une solidarité financière amont-aval dans la gestion Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). « L’échelle intercommunale n’est pas la bonne pour une telle compétence, a complété le président du Département. Il est urgent d’agir, faute de quoi nous pourrons avoir de grandes difficultés pour assurer de manière pérenne l’approvisionnement en eau du sud de la France. » Il a précisé que le préfet de région a été sensibilisé à ce sujet la semaine dernière.

    Aide à l’arboriculture

    Autre délibération majeure : un investissement de 6 millions d’euros pour la filière arboriculture, « pilier de l’agriculture haut-alpine » et victime de la canicule, selon Christian Hubaud, conseiller départemental délégué à l’agriculture. Dans un contexte de fermeture prochaine d’une importante plateforme de précalibrage, la société Valpom Tri & Jus bénéficiera de cet apport financier pour mettre en service dès 2027 une unité de précalibrage « nouvelle génération », qui permettra notamment de trier les poires, « une première en France ». Une unité de pressage sera également créée pour transformer localement les fruits déclassés, qui sont aujourd’hui perdus ou envoyés hors du département. « Un million de bouteilles de jus pourront être produites, et cela créera de l’emploi », a assuré l’élu.

    Agathe Di Lenardo

  • Au tour du grand col du Noyer de faire peau neuve

    Au tour du grand col du Noyer de faire peau neuve

    Cyclistes, randonneurs, touristes… À 1 664m d’altitude, sur le Col du Noyer, où s’achève abruptement le massif du Dévoluy pour laisser place à la vallée du Champsaur, règne une agitation de petit centre-ville. C’est pour mieux gérer ces croisements de flux que la signalétique, les espaces de stationnement, le mobilier public et les supports pédagogiques ont été repensés au Col du Noyer. Des aménagements que le président du Département Jean-Marie Bernard (LR) est venu inaugurer ce lundi matin sur place.

    Depuis plusieurs années, le Département s’est lancé dans une politique de réaménagement des « Grands cols », au Galibier, à Agnel, à Vars, à l’Izoard, au Lautaret, au Noyer et au Granon. « Je me suis interrogé en circulant dans le département, explique Jean-Marie Bernard. On voyait des cols un peu abandonnés, le col du Lautaret il y avait de vieux bâtiments et pas d’aménagements, le Noyer pareil, le col de l’Isoard, il n’y avait qu’une stèle ancienne qui datait de la guerre de 40, des stationnements un peu n’importe comment… Bref, rien d’organisé. Ce n’était pas la bonne solution pour valoriser la montagne haut-alpine. » Après le Noyer, Jean-Marie Bernard projette de terminer les travaux du Col du Lautaret avant la fin de l’année, ceux des cols Agnel, du Galibier et de Vars sont à l’étude. Au total, les opérations, à hauteur de 6 millions d’euros sont prises à 80% en charge par l’État, l’Europe et la région Paca. Enjeu spécifique du Noyer, le réaménagement a permis de mieux préserver les sols polygonaux, des renfoncements et surélévations des sols, formés durant la dernière ère glaciaire quaternaire.

    Protéger les sols polygonaux du Noyer

    Au printemps, une végétation spécifique pousse dans ces aspérités, dessinant ainsi des lignes et des motifs qui rappellent des polygones. « Le col était peu organisé et parcouru de manière libre et un peu anarchique, et les sols polygonaux étaient parfois utilisés comme zone de stationnement ou zone de déambulation motorisée, explique Guillaume Laulan, paysagiste concepteur chez Topo Grafik, entreprise qui a participé aux travaux. Or, c’est une formation géologique assez exceptionnelle, on en trouve dans l’Himalaya mais aussi et surtout sur Mars, car ce sont des sols qui se forment dans des moments très froids et des conditions géologiques très particulières. » Désormais, le stationnement réorganisé préserve ces sols que l’on peut observer depuis l’un des sentiers créés autour du col.

  • La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    Plus long, plus large, plus solide. La reconstruction de la galerie de la Marionnaise, tunnel paravalanche construit dans les années 1970 et devenu trop fragile, est désormais achevée. Un chantier inauguré ce jeudi par le président du Département, Jean-Marie Bernard, ainsi que par les maires du Monêtier-les-Bains et de Briançon, Jean-Marie Rey et Arnaud Murgia.

    La galerie se situe à 200 mètres sous le col du Lautaret, à 2 000 mètres d’altitude, sur l’un des plus hauts cols de France ouverts toute l’année à la circulation. Débuté au printemps 2024, le chantier s’est déroulé dans des conditions météorologiques complexes, entre vents violents et enneigement. Un défi de taille pour Razel-Bec, entreprise mandataire du groupement en charge des travaux. La contrainte consistait également à intégrer cette construction dans le paysage d’une zone classée Natura 2000, tout en maintenant une circulation alternée sur l’axe routier pendant les travaux…

    « Ici, au niveau climatique, en 200 mètres d’altitude, on dirait qu’on est montés de 1 000 mètres, a reconnu Terence Cusin, directeur régional Paca de Razel-Bec. C’était un chantier complexe aussi du fait de la circulation, très dense ici en été, avec beaucoup de véhicules et de cyclistes. » Au total, ce sont 490 mètres de tunnel reconstruits et 110 mètres d’extension. Les travaux, jour et nuit, ont nécessité 3 700 m3 de béton coulé et le travail de 80 ouvriers, pour un coût total de 27 millions d’euros, financé à 40% par le Département et par un cofinancement de l’État et de la Région.

    « Paradoxalement, ce n’est pas forcément la neige qui va le plus bloquer la circulation, mais le vent, qu’on appelle la tourmente, un vent tourbillonnant très positionné dans cet endroit. Le fait que le tunnel soit plus long va apporter plus de sécurité à ce niveau-là », a apprécié Arnaud Murgia. Le maire de Briançon a également salué l’installation d’une piste cyclable dans les deux sens de circulation ainsi que le maintien du trafic durant toute la durée du chantier. « C’est évidemment l’objectif pour les saisons hivernales puisqu’on vit du tourisme, et quand le tunnel ferme, Le Monêtier se retrouve avec des bus et des gens qu’il faut loger, donc, on ne veut plus que ça arrive », a-t-il rappelé, tout en mentionnant l’importance stratégique du col pour « avoir une logique de circulation entre les futurs pôles olympiques à Lyon et le Briançonnais ».

    « La galerie, il la faudrait tout le long »

    Pour autant, le vice-président du Département chargé des routes, Marcel Cannat, a rappelé les nombreuses fragilités qui demeurent sur le réseau routier haut-alpin. « On est face à un changement climatique avec des orages qui éclatent entraînant des coulées de boue à des endroits où ça n’était encore jamais descendu, anticipe-t-il. La galerie de la Marionnaise, il la faudrait tout le long, mais le coût de ce projet c’est 28 millions ; je rappelle le budget des routes, que je gère, c’est 30 millions par an. Notre département n’a pas assez de financement, donc on fait des rustines. »

    Enfin, Arnaud Murgia a donné rendez-vous à la délégation, dans quelques semaines, « 200 mètres plus haut », pour la présentation de la rénovation de l’ensemble du col du Lautaret dans le cadre du projet « Grands Cols » du Département.

  • Jean-Marie Bernard visite le futur site scolaire à Serres

    Jean-Marie Bernard visite le futur site scolaire à Serres

    Bâti sur le site de l’actuel collège, le but est de redynamiser celui-ci, confronté à une baisse structurelle d’effectifs. « Le collège ne comptait plus qu’une centaine d’élèves. Avant même que le bâtiment n’ait vu le jour, le collège de Serres a retrouvé son attractivité. Il compte aujourd’hui 150 élèves », a affirmé Jean-Marie Bernard. Une première partie du bâtiment sera mise en service à l’automne avec l’installation des collégiens dans la partie « école » de la structure. La totalité du projet doit être livrée fin 2027 ou début 2028.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • [Entretien] « “La Marseillaise” dans les Hautes-Alpes, ça montre qu’on est attractif »

    [Entretien] « “La Marseillaise” dans les Hautes-Alpes, ça montre qu’on est attractif »

    La Marseillaise : Comment percevez-vous l’arrivée de « La Marseillaise » dans votre département à partir de ce samedi ?

    Jean-Marie Bernard : On ne peut que se féliciter de l’arrivée d’un nouveau journal dans le département des Hautes-Alpes. C’est un interlocuteur supplémentaire pour nous. Je pense que cela va renforcer la cohésion du territoire en apportant une vision ouverte sur toute la région. C’est bon signe pour vous mais aussi pour nous parce que ça montre que notre territoire est attractif !

    Quelles sont les thématiques qui marquent, d’après vous, ce territoire ?

    J.-M. B. : Pour ce qui est du conseil départemental, la compétence numéro 1 c’est la solidarité. On fait beaucoup sur l’insertion des personnes en difficulté qui sont allocataires du RSA. La question des déplacements est aussi très importante dans un département comme le nôtre. La Région va réaliser de nombreux chantiers pour l’amélioration de la ligne ferroviaire Marseille-Briançon.

    Ces travaux interviennent en vue des JO. Comment vont-ils transformer le territoire au-delà des transports ?

    J.-M. B. : Tout le monde connaît la partie sportive. Ce que je vois dans les Jeux, c’est l’implication de l’État et des Régions pour favoriser la mise en place d’améliorations accélérées. Par exemple sur le réseau routier, ce qui va se faire en 5 ans, j’aurais mis peut-être 15 ans à le financer seul. On va faire 350 millions d’euros de travaux sur la voie ferrée qu’on n’aurait jamais pu faire sans les JO, idem pour les 180 millions sur le réseau routier départemental et national. On va en profiter aussi pour enterrer des parkings dans les stations pour camoufler les voitures et améliorer la vue depuis ces très beaux sites. Et puis on espère beaucoup de la transformation du village olympique à Briançon en quartier de ville où on trouvera des logements de qualité, des logements sociaux, des lits hôteliers…

    Les JO sont aussi l’occasion de réfléchir à l’avenir en prenant en compte le changement climatique. Elle ressemblera à quoi la montagne de 2050 selon vous ?

    J.-M. B. : On va continuer à faire du ski. Peut-être qu’au lieu de faire des saisons de 120 jours, on en fera de 100 jours. Les Hautes-Alpes vont vivre encore longtemps avec les sports d’hiver mais il faudra diversifier, trouver des accroches pour un tourisme d’été et de demi-saison. On s’aperçoit que les vacances de Toussaint ou de printemps sont attractives aussi. On va démultiplier les accroches.