Tag: Jean-Marc Coppola

  • Philippe Foulquié, fondateur de la Friche Belle de Mai, n’est plus

    Philippe Foulquié, fondateur de la Friche Belle de Mai, n’est plus

    Né en 1944, au Maroc, Philippe Foulquié a eu mille vies. Jeune homme, il prend la direction de Lyon pour des études de médecine militaire durant quatre années. Il croise la route de l’Unef.

    C’est au sein du syndicat étudiant qu’il vit son premier engagement. Pas à n’importe quelle période : mai 1968 survient. Passionné de théâtre, il rencontre Roger Planchon, directeur du théâtre de la Cité à Villeurbanne qui deviendra le Théâtre national populaire (TNP). C’est dans cette institution qu’est rédigé un manifeste, le 25 mai 1968 proclamant le rôle politique, au sens noble, des créateurs.

    La grande rupture de 1968 marque pour lui une bifurcation de son chemin de vie. On le retrouve dans la Drôme dans une ferme où il côtoie un paysan engagé au Mouvement de défense des exploitations familiales (Modef). Il adhère au PCF en 1969 où il milite jusqu’en 1979.

    La vie rurale n’est peut-être pas faite pour lui mais il faut surtout subvenir aux besoins de son premier enfant. Le voilà infirmier remplaçant, notamment à la prison de Fresnes. Toujours passionné de culture, il est sollicité à Paris par le théâtre de l’unité pour un projet sur l’esthétique du football et la fascination des supporters. 8 mois de spectacles s’ensuivent. Après cela, il travaille pour la Compagnie la Grenète à Villeurbanne : un théâtre de marionnettes.

    Une nouvelle expérience décisive qui le conduit à se lancer, à Marseille, dans la création du Massalia, nouveau théâtre de marionnettes. Un lieu très petit‚ chaleureux‚ en centre-ville‚ plein de possibilités‚ mais en même temps « très limité scénographiquement », concède-t-il des années plus tard. Un lieu chargé d’histoire aussi : il avait accueilli le Théâtre quotidien de Marseille et vu passer des personnalités comme Antoine Vitez.

    Dans une Marseille qui battait alors le record du plus bas budget dédié à la Culture des grandes villes de France. Un tournant, impulsé par le maire d’alors, Robert-Paul Vigouroux, et son adjoint à la Culture, Christian Poitevin alias Julien Blaine, prend forme.

    Philippe Foulquié participe au mouvement. En 1990, tandis que la crise économique et les délocalisations frappaient durement Marseille, germe l’idée folle d’une réappropriation culturelle des espaces industriels laissés en friche.

    « Une figure essentielle

    de la vie culturelle »

    En 1992, la Friche Belle de Mai voit le jour. Il s’agit de transformer une friche industrielle en un pôle culturel festif, un laboratoire artistique, un lieu d’initiation artistique et de formation permanente, un projet d’exportations et d’échanges de spectacles, d’œuvres, de projets culturels et artistiques en Méditerranée. Philippe Foulquié en est le directeur jusqu’à sa retraite. Il transforme le système associatif initial en système coopératif avec la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) regroupant des artistes-résidents. Son nom reste indissociable de ce lieu qu’il est parvenu à arracher durablement aux appétits des promoteurs.

    Dans un message d’hommage, Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15-16 et ancien adjoint au maire de Marseille chargé de la Culture, exprimait ce mardi sa « profonde tristesse » après le décès d’un homme qu’il décrit comme un « visionnaire, qui a su transformer une friche industrielle en un haut lieu culturel, avec ses complices Alain Fourneau, Christian Poitevin et Jean Nouvel. […] Marseille perd une figure essentielle de sa vie culturelle. »

    Un soutien constant de notre journal

    Lors des difficultés que La Marseillaise a traversées, Philippe Foulquié s’est toujours tenu au côté de notre journal. « C’est simplement le meilleur des quotidiens régionaux en France. On y trouve de vraies enquêtes sur de vrais sujets. Il y a une question de déontologie des journalistes derrière cette volonté, mais pas seulement. On sent l’envie d’aller à la source pour livrer une information juste et la comprendre vraiment. Ils livrent une actualité dans laquelle ils s’engagent. Est-ce que La Marseillaise peut encore réveiller les consciences ? Je réponds «oui» », avait-il notamment déclaré. La Marseillaise présente à Nicole, sa compagne, à ses enfants et à ses proches, ses plus sincères condoléances. Elle s’associe à leur peine et exprime sa gratitude à l’égard d’un homme d’exception.

  • [Rue de la République] Jean-Marc Coppola : « Les 15e et 16e arrondissements sont l’avenir de Marseille »

    [Rue de la République] Jean-Marc Coppola : « Les 15e et 16e arrondissements sont l’avenir de Marseille »

    la victoire du Printemps marseillais

    Didier Gesualdi : Le Printemps marseillais l’a emporté pour la deuxième fois. Vous aviez été élu en 2020 sur la promesse de réduire la fracture de la ville. Estimez-vous l’avoir fait ?

    Je considère qu’en 6 ans nous avons beaucoup réparé Marseille. En 2020, on ne s’imaginait pas d’ailleurs, l’ampleur des chantiers et des défis qui étaient devant nous. Nous étions une équipe très engagée, 98% de nouveaux élus, tout le monde s’est mis à la tâche dans un travail collectif intelligent. Nous avons beaucoup réparé mais vous le savez, nous sommes la troisième ville pour l’impôt sur la fortune et en même temps, nous connaissons beaucoup de pauvreté. On a fait une partie du chemin et on veut amplifier ce qui a été fait.

    Didier Gesualdi : On a beaucoup entendu les équipes du Printemps marseillais dire « on vient d’arriver, ça prend du temps ». C’est un argument que vous n’aurez plus cette fois.

    C’est vrai que ça a mis un peu de temps au départ. Le temps de l’état des lieux. On n’avait même pas d’inventaire des équipements municipaux… Vous imaginez ?! Il y a eu la crise Covid aussi au milieu mais je crois qu’on s’est mis très vite à la tâche. J’étais de ceux qui disaient « on ne regagne pas sur un bilan » mais le bilan est positif, il y a une reconnaissance. Aujourd’hui le résultat est amplifié par rapport à 2020. C’est un encouragement à continuer.

    Léo Purguette : Quelle interprétation avez-vous du message des urnes. Votre d’adhésion ou rejet de la perspective RN pour Marseille ?

    Il y a les deux. L’adhésion au travail qui a été fait et aux projets qui vont sortir de terre dans les années qui viennent. Et puis, il y a un rejet des divisions, des discriminations, des racismes, même si le score du RN est très préoccupant. Je ne me réfugie pas derrière le fait que c’est un phénomène national voire européen et mondial. Il faut regarder de très près ce que cela signifie. Il y a des gens qui expriment un certain racisme mais aussi une forme de déclassement. On le voit très bien dans la carte de la ville avec deux secteurs au RN. Il y a l’effondrement de la droite qui n’a pas respecté le front républicain. Mais on ne construit pas des politiques publiques sur des divisions, en attisant les haines, le racisme et la xénophobie.

    Didier Gesualdi : Comment faire reculer le RN ? Est-ce possible ?

    Il n’y a aucune fatalité. Il faut redonner du sens à l’action publique. Pendant 25 ans, on a vendu Marseille aux privés. Redonner des services publics, redonner du sens au rassemblement autour des valeurs de la République, Liberté, Égalité, Fraternité, c’est ce qui fait la force de Marseille. Il faut reconnaître les Marseillais dans leurs qualités, leurs compétences. Que chacun trouve sa place.

    LA CULTURE

    Léo Purguette : Durant six ans vous avez été adjoint à la Culture. De quoi êtes-vous le plus fier et qu’est-ce qui vous semble inachevé ?

    Franchement, je pense que c’est la plus belle des délégations. Je ne regrette pas de l’avoir choisi et qu’on me l’ait confiée, à la fois Michèle Rubirola et Benoît Payan. Ça a été éprouvant, il a fallu mouiller la chemise. J’ai rencontré des gens fabuleux. Tout au long du mandat j’ai répété aux acteurs culturels que je n’ai jamais eu la même responsabilité d’un mandat à l’autre. Pourquoi ? Parce que je veux sortir de ma zone de confort, être curieux, travailler. Après la jeunesse, le tourisme, les lycées, à la Région, je voulais voir ce que je pouvais apporter sur la culture. Les plus belles satisfactions, ce sont les projets à l’image de la médiathèque Loubon, la première antenne de la cinémathèque française en province mais aussi d’avoir redonné du sens à la lecture publique, d’avoir atteint un record de fréquentation dans les musées en 2025 et puis l’été marseillais bien sûr ! C’est la culture pour toutes et tous. J’ajoute l’éducation artistique et culturelle. J’y tiens, il va falloir continuer et amplifier l’éveil des sens dès le plus jeune âge, c’est un des fondements de la construction de la personnalité et de la citoyenneté. Beaucoup de choses restent à faire, à commencer par faire connaître ce qui existe. Je pense que c’est aux acteurs culturels d’aller vers les habitants. C’est ce qu’ont a fait dans les 15-16 la cité des arts de la rue, l’Alhambra, la gare franche…

    MAIRE DE SECTEUR DES 15-16

    Léo Purguette : Maire des 15-16, c’est un symbole pour votre famille politique dans un secteur longtemps à direction communiste. Qu’auriez-vous envie de dire à vos camarades qui vous ont précédé et qui ne sont plus là ?

    J’espère être à la hauteur des valeurs et des actions qu’ils ont portées. Ce n’est pas rien. Lors de mon élection j’ai vu que beaucoup de présents ignoraient que François Billoux avait été ministre de la Santé, de l’Économie nationale, de la reconstruction de 1944 à 1947. Pascal Posado, premier maire de secteur dans les 15-16 avait organisé dans les années 1980 des manifestations dans les rues, avec les familles, pour obtenir le tout-à-l’égout dont étaient privés les quartiers nord. C’est le symbole de la pratique politique qui est la mienne. C’est-à-dire : on a des responsabilités, comment on restitue ce pouvoir pour mobiliser les habitantes et les habitants. Et Guy Hermier, bien entendu, député, qui était connu et reconnu pour son action, par toutes les familles politiques d’ailleurs.

    Léo Purguette : Vous avez fait consensus pour devenir maire en recueillant une voix de plus que celle du Printemps marseillais dans un secteur où il y a pourtant eu une très grosse bagarre à gauche. Ça vous a surpris ?

    Oui bien sûr. Je m’attendais à 25 voix sur 33. 26, ça veut dire que je réunis au-delà. Ça veut dire aussi qu’on peut avoir des divergences, qu’il faut exiger d’être respecté et respecter les autres aussi.

    LE CONTEXTE INTERNATIONAL

    Léo Purguette : L’instabilité mondiale pèse sur la vie quotidienne. Quel regard portez-vous sur elle ?

    À travers les guerres et les conflits, il y a des enjeux politiques, économiques phénoménaux. Les guerres dopent les profits. Quand on a compris ça, quand on saisit que Trump et Poutine veulent cette domination de territoires pour aller piller les richesses, les choses s’éclairent. Quand on voit les ultra-riches avoir leur fortune décuplée mais c’est indécent ! C’est insolent ! Surtout quand parallèlement il y a la famine et les inégalités qui explosent. Il faut cesser ces guerres. J’espère que le cessez-le-feu au Moyen-Orient s’appliquera en Iran mais aussi au Liban. Il faut que la paix regagne dans toute la planète. Sinon ce sont les peuples qui payent. La guerre, c’est la destruction de vies civiles, militaires mais plus largement de la planète. Aujourd’hui, tout le monde s’ébahit qu’on puisse faire le tour de la Lune, explorer d’autres planètes mais il faut sauvegarder la nôtre ! Cela commence par la paix.

    LES ENJEUX DANS LES 15-16

    Didier Gesualdi : Les 15-16 ont une population peu favorisée qui se plaint des difficultés qu’elle rencontre notamment pour se déplacer. Avec vous bon espoir que la Métropole nouvelle version puisse répondre à cette attente ?

    On va tout faire pour. D’abord des actions ont été engagées. Le tramway qui va jusqu’à Capitaine Gèze doit maintenant être prolongé vers le lycée Saint-Exupéry et la Bricarde. Pourquoi pas d’ailleurs d’autres modes de transports collectifs ? Le métro, on sait que c’est un projet de longue haleine qui est coûteux mais il ne faut rien exclure. L’essentiel, c’est que les transports collectifs se développent. Vous savez, j’avais obtenu en 2016 de Jean-Claude Gaudin – ce qui était assez unique – qu’un conseil municipal extraordinaire se tienne sur l’emploi. Quand nous avons auditionné une cinquantaine d’acteurs économiques et sociaux, à la question « pour vous, quel est le premier obstacle à l’emploi ? », tous ont répondu « les transports ». Surtout dans nos quartiers où la moitié des familles n’a pas de voiture ou pas le permis, c’est une question essentielle dans ce secteur qui est l’avenir de Marseille.

    Didier Gesualdi : De nombreuses questions se posent autour du narcotrafic. Vous le liez à la désertion des services publics. Quelles réponses à ce problème ?

    Aujourd’hui je suis maire mais cela fait 30 ans que je parcours ce territoire, que je suis de nombreuses batailles pour sauver des entreprises qui fermaient, des services publics, une poste qui fermait… Il faut maintenant redonner des services publics de proximité, on va s’attacher à cela. La mairie centrale va amplifier la rénovation des écoles, la lutte contre les copropriétés dégradées, implanter un commissariat de police municipale dans le 15e et un autre dans le 16e. Nous aurons désormais une Métropole qui doit être au service des communes. Non seulement la Métropole punissait Marseille mais ne respectait pas un certain nombre de ses obligations. On va revenir à la normalité. Et j’espère un contrat Région/Marseille comme nous le faisions avec Michel Vauzelle. Tout cela, avec l’intervention et les responsabilités de l’État, participe à l’action contre le narcotrafic.

    Didier Gesualdi : Qu’attendez-vous de l’État qui ponctionne souvent les collectivités ?

    On l’a bien vu, si on n’était pas allé chercher l’État sur la question des écoles nous n’aurions pas pu avancer. C’est d’ailleurs ce qu’aurait dû faire le prédécesseur de Benoît Payan. Ce n’est pas possible dans une République une et indivisible que la 2e ville de France ne soit pas considérée. On l’a fait pour les écoles, il faut le faire dans d’autres domaines aussi.

    LA RÉGION

    Léo Purguette : Vous avez été élu à la Région, comment réagisez-vous à l’annonce de Renaud Muselier qui s’apprête à laisser son fauteuil de président ?

    C’est son choix. Il veut aller vers d’autres aventures. J’espère seulement que le futur président ou la future présidente, mais il semblerait qu’il s’agisse d’un président, s’intéresse à Marseille. Le fait qu’il soit d’un autre département, il aura peut-être plus d’attention. Marseille, c’est la capitale de la Région. Je sais que ça a toujours fait peur mais soit on a une capitale dynamique qui tire tous les autres territoires vers le haut soit on la marginalise et tout le monde est perdant. Vous avez compris que je choisis la première option.

    Léo Purguette : N’est-ce pas le signe que les régionales seront très rudes pour la droite ? La gauche pourra-t-elle sortir du rôle de spectatrice qu’elle occupe depuis 2015 ?

    À chaque jour suffit sa peine. On a beaucoup de travail. L’année prochaine il y a la présidentielle et les législatives. Viendront ensuite les départementales et les régionales. Qu’une partie de la population ne soit plus représentée depuis 2015 est anormal.

    LE VIVRE ENSEMBLE

    Léo Purguette : La paix, c’est aussi un enjeu de cohésion de la ville avec des tensions entre les communautés qui sont attisées par le contexte international.

    Bien sûr. Je crois qu’il faut beaucoup de dialogue et cesser de diviser les populations autour de tel ou tel enjeu. En Israël, en Palestine, au Liban, en Iran, il y a des tas de femmes et d’hommes qui aspirent à la paix, au dialogue, à sortir de l’obscurantisme. Qu’on mette au rancart la haine. J’ai beaucoup accompagné des lycéens à Auschwitz. Il y avait Ginette Kolinka, survivante du camp d’extermination, qui a aujourd’hui 100 ans. Elle ne leur faisait pas de longs discours mais disait simplement : « Chassez de votre tête le mot haine. » C’est ce qu’il faut inculquer aux jeunes générations.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Habib :

    Bonjour Monsieur le maire, est-ce que vous ne trouvez pas pertinent d’avoir un métro jusqu’aux plages de l’Estaque et connecté à l’hôpital nord en plus du tramway prévu jusqu’à St-Antoine ? Cela permettrait peut-être d’aménager enfin la zone des Riaux pour densifier le 16e arrondissement et permettre à davantage de personnes d’y vivre au vu de la beauté de ce côté du littoral.

    Bonjour. Je veux dire qu’il faut réfléchir de nouveau avec les habitantes et les habitants, les collectifs, les associations, qui sont assez fournies, dynamiques, les CIQ pour trouver les bons modes de transports. Je n’oublie pas qu’on a aussi le train qui passe sur le littoral et à l’Estaque, c’est le cheminot qui parle. Le train est sous-utilisé, il faut que les gares soient connectées aux réseaux de transports collectifs de la RTM. Il serait plus pertinent vers l’Estaque d’avoir le tramway. Sur l’hôpital nord je sais qu’il y a débat entre métro et tramway, le métro étant coûteux et long à mettre en place. Moi je n’exclurai aucune hypothèse. Je pense, au risque de surprendre, qu’il faut réfléchir à toutes les solutions, téléphérique y compris. Il faut regarder ce qui existe dans d’autres villes où les transports fonctionnent bien. Ce qu’on veut ce sont des transports collectifs, rapides, sûrs, gratuits, qui puissent desservir largement le territoire. On a une ville hypersaturée, on a besoin de retenir à l’est et au nord les voitures pour oxygéner la ville. Je m’investirai personnellement pour qu’on avance.

  • Marseille 15-16 : l’élection de Jean-Marc Coppola célébrée à la Maison du peuple

    Marseille 15-16 : l’élection de Jean-Marc Coppola célébrée à la Maison du peuple

    Présente à cette occasion, Samia Ghali a délivré un message d’unité avec les communistes qui lui rappelle une période « qui fait du bien ». Quant à Jean-Marc Coppola, il a redit sa conviction que les 15-16 sont l’avenir de Marseille tout en rendant un hommage appuyé à François Billoux ancien ministre et député communiste des quartiers Nord, mais aussi à ses prédécesseurs en présence de Danielle Posado, fille de Pascal et d’Anne Hermier, fille de Guy.

  • [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    À chaque nom d’adjoint, ce sont des acclamations, des applaudissements nourris. Ce dimanche soir, la mairie de secteur des 15e-16e était comble, dans le Parc François-Billoux, pour l’élection de l’ancien adjoint PCF à la culture, Jean-Marc Coppola, qui succède à Nadia Boulainseur (DVG). Une élection avec vingt-six voix sur son nom, au-delà des seuls rangs du Printemps marseillais dans le secteur.

    Dans le fond de la salle, le député LFI Sébastien Delogu reconnaît avoir voté pour l’ancien syndicaliste cheminot. « Le pire a été évité et on a le meilleur », rit-il. Allusion directe à la rumeur d’une candidature de l’ex-adjoint (PS) aux sports, Sébastien Jibrayel, condamné pour violences en juillet dernier.

    Les bulletins dépouillés, c’est la maire adjointe (DVG) Samia Ghali qui remet à Jean-Marc Coppola son écharpe tricolore. « Nous avons souvent mené des combats ensemble, nous nous sommes aussi confrontés, mais toujours en partageant les mêmes objectifs », salue celui qui était candidat face à elle en 2020. Il rend surtout hommage aux maires communistes qui ont dirigé ce secteur jusqu’en 2008, le ministre François Billoux, les anciens députés Guy Hermier « qui aura formé toute une génération de militants » et Pascal Posado. « Je suis l’héritier de leur abnégation d’être au service des autres, de leur attachement aux valeurs de solidarité », partage-t-il.

    « Au moment où nous vivons des guerres, des conflits que nous n’aurions pas imaginés, au moment où les forces de l’argent attisent et profitent de ce chaos, nos enfants et nos familles ont besoin d’être protégés. La ville a besoin qu’on répare ses fractures et qu’on prépare son avenir », martèle le nouveau maire du secteur. Il promet d’ores et déjà d’œuvrer pour développer les services publics, renforcer la tranquillité, défendre l’accès au sport et à la culture, le droit à vivre dignement. « Les 15-16 sont l’avenir de notre cité », appuie-t-il.

    Pour cela, il peut compter sur une équipe largement rajeunie, qu’il réunira mardi, « pour aller très rapidement sur le terrain ». Après vingt-cinq ans de mandats dans le secteur, Nadia Boulainseur, de son côté, n’a pas désiré y reprendre de responsabilités, espérant un rôle d’adjointe au conseil municipal, qu’elle n’a pas eu. « Je suis surtout ravie de savoir que c’est Jean-Marc Coppola qui reprend les rênes du secteur, sourit-elle. Nous allons pouvoir pérenniser ce qui a été mis en place ».

    Les adjoints

    Saïd Ismaila, 1er adjoint ; Férouz Mokhtari, 2e adjointe ; Karim Djebali, 3e adjoint ; Sadjia Oudina, 4e adjointe ; Anthony Biondo, 5e adjoint ; Aïcha Mansouri, 6e adjointe ; Eugène Christo-Foroux, 7e adjoint ; Catherine Vestieu, 8e adjointe ; Nadia Zerdab, adjointe de quartier ; Akim Benrezkallah, adjoint de quartier ; Sabrina Hout, adjointe de quartier.

  • Jean-Marc Coppola sera le prochain maire des 15 -16 à Marseille

    Jean-Marc Coppola sera le prochain maire des 15 -16 à Marseille

    C’était l’inconnue du 3e tour. Dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, où le Printemps marseillais porté par Samia Ghali (DVG) était arrivé en tête au second tour des municipales le 22 mars, la question du maire de secteur restait entière.

    Entrée dans l’exécutif municipal samedi dernier, en devenant 3e adjointe au maire de Marseille, l’ancienne sénatrice ne pouvait plus briguer le poste de maire de secteur, en raison des règles du non‑cumul.

    Une situation similaire à 2020 lorsque Samia Ghali avait laissé les rênes de la mairie à Nadia Boulainseur (DVG). Après six années de mandat, cette dernière ne souhaitait pas rempiler. Elle l’a annoncé dans la matinée de mercredi dans un post Facebook.

    Quelques heures plus tard, Samia Ghali a donc annoncé que le communiste Jean‑Marc Coppola faisait consensus pour prendre la tête de la mairie du 8e secteur. Il était en deuxième position sur sa liste. L’élection aura lieu dimanche soir.

    Adjoint au maire de Marseille en charge de la culture sous la première mandature du Printemps marseillais, ce dernier n’avait pas intégré l’exécutif municipal lors du conseil d’installation.

    « Je suis très heureux que mon ami Jean-Marc Coppola soit le prochain maire des 15e-16e arrondissements de Marseille », a réagi le sénateur communiste, Jérémy Bacchi. « Bravo à Samia Ghali pour sa belle campagne qui a permis ce succès. Il prendra la tête du secteur ce dimanche pour porter les couleurs du Printemps Marseillais ».

    De 1983 à 2008, la mairie du 8e secteur, dans les quartiers nord de Marseille, a toujours été dirigée par un maire communiste jusqu’à ce que Samia Ghali en prenne la tête en 2008, succédant à Frédéric Dutoit.

  • Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Le dimanche pascal s’annonce chargé aux quatre coins de Marseille. Deux semaines après le 2d tour des municipales, une semaine après l’élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale, les 303 conseillers d’arrondissements des huit mairies de secteur vont à leur tour élire leur maire. Des votes pour la plupart sans surprise, la prime majoritaire de 50% pour la liste en tête, écrasant les oppositions.

    À gauche, parmi les maires sortant de la majorité du Printemps marseillais (PM), Sophie Camard (GRS), 19 sièges sur les 25 des 1er et 7e arrondissements, Anthony Krehmeier (PS), 21 sièges sur les 27 dans les 2-3, Didier Jau (EELV), 24 élus sur les 33 des 4-5, et Olivia Fortin (Mad Mars), 32 élus sur les 42 du conseil d’arrondissements des 6-8, seront reconduits. L’incertitude concerne les 15-16.

    Dans ce secteur, terre d’élection de Sébastien Delogu (LFI), Samia Ghali, tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, a largement remporté au second tour (46,07%, 25 sièges) la triangulaire qui l’opposait au candidat d’extrême droite, Thibaut Charpentier (RN, 32,30%, 5 sièges) et à l’insoumise Rabyata Boinaheri (21,62%, 3 sièges).

    Sauf que, comme en 2020 dans un contexte certes différent, Samia Ghali a intégré samedi, l’exécutif municipal : 4e adjointe au maire de Marseille, elle dispose à nouveau du titre spécifique de maire-adjointe et un rutilant portefeuille de délégations devrait suivre. Une situation qui ne l’autorise pas à mener l’exécutif du secteur. Qui prendra sa place, rue de Lyon ? Beaucoup de bruits circulent même si pour l’heure, « Samia Ghali reste la maire », rappelle son entourage.

    Boulainseur, Mze,

    Coppola ou Jibrayel ?

    En 2020, Nadia Boulainseur (DVG) avait relevé le défi avec beaucoup d’à-propos. Six ans plus tard, les choses semblent pourtant moins évidentes. Contactée, celle qui apparaissait en 3e position sur la liste du PM sur le secteur, n’a pas répondu à notre sollicitation. Sur Facebook, un compte à tendance insoumise a même lancé un appel à venir soutenir la « boss lady » devant la mairie, dimanche.

    Derrière elle, les choix ne sont pas légion. Une situation qui rappelle celle des 6-8 en 2020, lorsqu’il s’était agi de trouver un remplaçant à Olivia Fortin qui avait consacré le début de son mandat à la réforme de l’administration municipale. Sur les huit premiers de la liste, trois ont accompagné Samia Ghali dans l’exécutif municipal : Hedi Ramdane, Josette Furace et Hanifa Taguelmint. Restent les communistes Jean-Marc Coppola et Ibrahim Mze, et le socialiste Sébastien Jibrayel.

    Adjoint à la culture de 2020 à 2026, le premier assure se destiner à d’autres ambitions en mairie centrale. Ibrahim Mze, fait, lui, ses premiers pas au conseil municipal. Et Sébastien Jibrayel, ex-adjoint aux sports, ne fait pas l’unanimité au Printemps marseillais depuis sa condamnation pour « violences en réunion » en 2025. Sa présence sur la liste avait d’ailleurs fait des remous. « C’est en interne », observe une membre de la liste, « mais ce n’est pas le plus important. La mairie de secteur est un outil à disposition de la mairie centrale, donc peu importe, ce qui compte c’est que la personne agisse en proximité et dans l’intérêt des habitants du secteur ».

    Dans le VIIe secteur voisin, à la mairie de Saint-Joseph, les choses sont plus claires. Après un mandat avec Stéphane Ravier et sa nièce (RN), puis six années de gestion de droite, la gauche revient aux commandes des 13-14 et aligne enfin le secteur sur la mairie centrale. Une situation qui n’était plus arrivée depuis 1986. Tina Biard-Sansonetti (DVG), dans ce secteur le plus peuplé de la ville disposera de 41 sièges sur les 53 du conseil d’arrondissements.

  • Un nouveau Printemps se dessine pour Marseille

    Un nouveau Printemps se dessine pour Marseille

    L’émotion était sincère. Caricaturé en maire non élu ces cinq dernières années, Benoît Payan a retrouvé samedi son fauteuil de maire (DVG) de Marseille. Il était seul en lice. Un vote sans suspense et à l’unisson de la solide majorité du Printemps marseillais (73 sièges), une semaine après la victoire dans les urnes face au Rassemblement national.

    « Le maire de Marseille, le mieux élu de la Ve République », se plaisait-il à rappeler après une séance sans fausse note, suivie en tribune par le député- candidat insoumis, Sébastien Delogu. Sous ses yeux, l’extrême droite (34 sièges) a fait bonne figure dans ce conseil d’installation très formel. Tout juste l’élue (RN) des 9-10, Anne-Marie Gregori, a-t-elle été remise sur les rails lorsque son discours inaugural, autorisé par son statut de doyenne, a pris une tournure politique. La menace d’un « rappel au règlement » ramènera sa parole à la raison.

    Quinze nouveaux adjoints

    « Ils se présentent à des élections, ont des élus, on verra s’ils se comportent de manière républicaine », analysait Benoît Payan sans vouloir faire de « procès d’intention », après la séance. « Évidemment s’il y a des dérapages racistes, xénophobes, antisémites, homophobes ou sexistes, je les sanctionnerais et j’enverrais au procureur de la République ceux qui, même si la liberté d’expression est pleine et entière, dépassent le cadre de la loi. » Le RN dont une autre élue, Marie Bermejo, a officié comme secrétaire de séance en tant que benjamine de l’hémicycle, constituera la principale opposition ces sept prochaines années.

    Un « marathon », soufflait Romain Simmarano, le porte-parole (Ren.) de campagne de Martine Vassal, avant de faire ses premiers pas au conseil municipal. Malgré le soutien de ses proches, le directeur de cabinet de Renaud Muselier, est apparu bien seul pour représenter la droite républicaine (4 sièges), en l’absence de deux élus. D’autant que Martine Vassal, la présidente (DVD) du Département, s’est vite éclipsée. Quel sera son champ d’expression ? « Sur le temps de parole on verra », répond le maire, « mais j’ai suffisamment souffert qu’on me dise que je n’avais pas droit à la parole dans l’opposition, pour ne pas reproduire ce que j’ai condamné. Ce n’est pas ma conception de la démocratie. »

    Installés dans l’hémicycle par ordre alphabétique, les conseillers municipaux ont aussi désigné les adjoints au maire. Un exécutif élu à l’unanimité des voix du Printemps marseillais. Ils seront 33 mais leur délégation n’est pas encore arrêtée. Des changements apparaissent toutefois par rapport au précédent.

    « La mandature qui vient est la continuité du travail engagé depuis six ans sur la base d’une équipe renouvelée », note la 5e adjointe Audrey Garino (PCF). « On partait de pas grand-chose, on a beaucoup réparé, maintenant on va pouvoir déployer nos politiques publiques avec encore plus de force. » Quinze nouveaux adjoints font leur apparition dont Amine Kessaci (4e). Sous escorte, il a fait des débuts émouvants à Bargemon, officiant comme secrétaire de séance lors du vote des adjoints.

    Nouvelle organisation

    « On mesure la responsabilité et l’honneur. Le premier mandat a permis de poser les bases, celui-ci doit être un tremplin et cette écharpe un levier pour accélérer cette transformation de Marseille », poursuit Pascaline Lecorché (PP). Avec Hanifa Taguelmint, elle fait partie des deux autres entrants parmi les dix premiers adjoints. « C’est un moment lourd de sens, la campagne a été intense, on a vu une ville fracturée et on a sept ans pour la recoudre. Je mesure le travail et la charge qui nous attendent », a réagi la militante antiraciste assise samedi juste à côté de l’extrême droite.

    La présence de Samia Ghali, en 3e position, avec son titre de maire adjointe, indique qu’elle laissera comme en 2020 les rênes de la mairie des 15-16. À qui ? « Suspense », répond son entourage. Parmi les adjoints sortants encore élus, figure Lisette Narducci (DVG) chargée jusque-là des anciens combattants, Patrick Amico (GRS) qui était au logement, ou Jean-Marc Coppola (PCF) qui avait la culture.

    « Ce résultat nous oblige peut-être encore plus fortement. Il faut qu’on garde le cap de la dignité et de l’intérêt général. Je sais que les acteurs culturels comptaient sur moi, j’ai pris beaucoup de plaisir avec des femmes et des hommes extraordinaires mais ce n’est pas un abandon, je serai utile autrement », explique celui qui prendra la direction du groupe PCF dans l’hémicycle. Un autre rôle qui dessine une nouvelle organisation de la majorité.

    Mais les yeux sont déjà tournés vers le conseil métropolitain (7 ou 8 avril). « Je veux une Métropole à la hauteur des attentes, qui redeviennent enfin un outil au service de notre ville », a martelé Benoît Payan dans son discours, promettant de « dépasser les clivages et les blocages, pour dialoguer et convaincre
    de cette absolue nécessité
     ».

    « Marseille a besoin d’être rassemblée
    et protégée, qu’on répare ses fractures
    et prépare
    son avenir. »

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.

  • L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    C’est devant un parterre de professionnels de la culture, au Musée d’histoire de Marseille, ce mardi 20 janvier, que Jean-Marc Coppola (PCF), adjoint au maire en charge de la culture, a adressé ses vœux aux acteurs de la culture. L’élu a d’abord évoqué avec enthousiasme l’accueil du Festival interconnecté de la bande dessinée, qui débutera à la fin du mois de janvier dans l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière. Un rendez-vous proposé suite à l’annulation de l’édition 2026 du festival international d’Angoulême (lire notre édition du 2 janvier). « C’est une première pour la ville de Marseille », a souligné l’adjoint.

    « Une affaire de vie

    et de gens »

    Jean-Marc Coppola s’est aussi félicité de l’augmentation historique du nombre de visiteurs dans plusieurs institutions culturelles de la ville : « Je souligne la fréquentation record dans l’ensemble des musées municipaux de la ville et nous en sommes fiers. » En 2025, plus de 880 000 personnes ont en effet franchi les portes de ces musées, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente (lire notre édition du 2 janvier).

    Les acteurs culturels de la ville sont « indispensables », insiste Jean-Marc Coppola, qui poursuit : « Je vous remercie pour votre engagement envers la culture, la création, la transmission et le partage. » Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat aux élections municipales, a également pris la parole. « Nous entrons dans une période qui nous empêche de dire ce que nous aimerions dire, campe le candidat. La culture, c’est une affaire de vie et de gens. ». Benoît Payan a formulé un vœu « d’espoir pour cette nouvelle année ».

    Les politiques d’éducation artistique et culturelle (EAC), portées par la Ville, ont été évoquées lors de cette cérémonie. Ce dispositif a pour objectif affiché de placer la population au centre des dispositifs culturels. C’est dans cette perspective qu’en 2026, l’accent sera mis sur « le développement de la pratique artistique » ainsi que « l’éveil des sens des enfants, des crèches et des écoles », se réjouit Jean-Marc Coppola. Après le vote, en décembre, du conseil municipal actant l’acquisition par la Ville des locaux des Galeries Lafayette, cet espace devrait accueillir, dans les années à venir, « une philharmonie des enfants ».

    « Une plus grande maîtrise des outils »

    Jean-Marc Coppola a mis en avant une année de « reconquête culturelle » destinée à faire face « à la loi du plus fort qui piétine le droit (…), et aux prédateurs qui utilisent les réseaux pour bouleverser la société (…) ». L’élu a affirmé son souhait de développer l’éducation aux pratiques numériques : « Je pense qu’il faut une plus grande maîtrise de ces outils. Il faut développer l’éducation artistique et culturelle (EAC) dès le plus jeune âge, pour permettre aux enfants de maîtriser ces technologies. » La Plateforme, située dans l’ancien Dock des Suds et qui abrite actuellement l’école du numérique, a pour but de favoriser ce croisement entre technologies et propositions culturelles.

    Marseille, ville cosmopolite, « ne renoncera pas à une culture pour toutes et tous », martèle l’adjoint : « C’est l’accessibilité à tout le monde, à tous les âges, aux arts et à la culture. » Il ajoute : « C’est une invitation à la pratique artistique. Quand je parle de l’EAC, je souhaite les inviter [les spectateurs, Ndlr] à se confronter à l’autre, à la différence et à l’altérité dont on s’enrichit. »