Tag: jazz

  • L’Académie Jazz joue la note jubilatoire avec le jeune public

    L’Académie Jazz joue la note jubilatoire avec le jeune public

    « C’est du jazz mais c’est marrant ! » la phrase préventive de Flore Benguigui (ex-voix de L’impératrice) s’applique à la lettre à la programmation de l’Académie Marseille Jazz des Cinq Continents qui fait vivre le jazz intensément. De concerts en ateliers de créations collectives, c’est la méthode jubilatoire qui va s’appliquer sur les communes du département des Bouches-du-Rhône tout le mois de novembre.

    Démystifier en regardant l’envers du décor, ça commence à Gardanne pour les scolaires et centres sociaux. L’Académie propose un tour en coulisses pour une rencontre avec les onze artistes d’Orchestre Kamil à la Maison du peuple de Gardanne, le 5 novembre avant le concert.

    Décloisonner, se laisser vibrer au gré des notes, mêmes fausses, des pianos, contrebasses et autres saxos, ça continue au théâtre de Pertuis avec Flore Benguigui & the Sensible Notes qui reviennent à leurs premières amours et twistent d’un swing à l’autre en piochant dans tous les tendances historiques sans vergogne et avec un amusement non feint. Et ça se poursuit à la salle polyvalente de Ceyreste avec une proposition magique qui devrait embarquer loin les tout-petits et leurs accompagnants le 8 novembre. La fée Morgane Dessislava et son quartet enchanté revisitent le répertoire Disney avec bonne humeur.

    À Pélissanne, départ pour Rio le 20 novembre depuis la salle Malacrida. Les rythmes brésiliens et les sonorités électriques du Florian Pellissier Quintet devraient éveiller la curiosité des plus jeunes. Plongée dans les archives également avec une médiation avant le concert au théâtre La Colonne de Jowee Omicil, qui assume pleinement de marcher dans les sillons du grand Miles Davis. L’Académie invite les minots à découvrir l’histoire du musicien venu jouer en 1988 à Miramas. Le voile sera aussi levé sur les secrets de l’improvisation pour mieux comprendre et s’interroger, et vivre le concert autrement.

    Puis c’est à Martigues que les jeunes iront échanger avec le trompettiste Airelle Besson qui partage la scène avec Clémence Colin, artiste sourde. Et chansigneuse. Cette technique applique langue des signes à la musique et au chant. La musique se regarde, se ressent et se partage. « Les gestes, les mouvements et les expressions deviennent un langage à part entière, expliquent les organisateurs, un rencontre qui incarne pleinement nos engagements en faveur d’une culture plus inclusive, accessible à tous ». Cette fois c’est à l’issue du concert que l’échange avec les artistes aura lieu.

    Final au Silo le 4 décembre

    Une parfaite préparation au chansigne que le festival met à l’honneur lors de la fête de fin d’année. Le Silo accueillera le 4 décembre, un spectacle musical pour petits et grands porté par Vincent Peirani. Inspiré du roman d’Astrid Lindgren, Ronja, embarque son public dans une aventure onirique avec l’amitié et la liberté pour clés. Une séance sera réservée aux scolaires et centres sociaux. Pour mieux préparer son jeune public, l’Académie a mis en place des ateliers depuis septembre, dans le cadre de son programme Inspira-Sons. Au centre social Les Bourrely, dans le 15e arrondissement de Marseille, les minots se mettent au diapason des percussions et rythmes signés, du beatbox et du slam sous les conseils avisés des artistes du collectif Sekouss, Joos et Daemon.

  • À 20 ans, le Nîmes Métropole Jazz n’a pas fini d’improviser

    À 20 ans, le Nîmes Métropole Jazz n’a pas fini d’improviser

    Les premières notes sont tombées dès jeudi 10 septembre avec le Off et les Bonbons Swingueurs au Pablo Croco Bar. Mais le grand départ sera donné vendredi 11, devant le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine. Concert debout, gratuit, et une basse qui ne devrait pas laisser grand monde immobile : l’Américaine Nik West ouvrira les 20 ans avec son mélange de funk, rock et jazz. Une manière de rappeler, dès l’entrée, que le genre ne se réduit ni aux clubs feutrés ni aux initiés.

    Le week-end poursuivra le voyage à ciel ouvert. Samedi 12, le château de Nages, à Caissargues, prendra des airs de Caraïbes avec le trompettiste Franck Nicolas, puis le pianiste cubain Roberto Fonseca associé au violoncelliste Vincent Ségal. Dimanche 13, direction le château de Campuget, à Manduel, pour les couleurs blues et soul de Justine Blue puis la flûte vagabonde de Jî Drû, entouré notamment de Sandra Nkaké. Deux châteaux, trois communes, des esthétiques qui débordent les cases : le décor résume bien l’esprit de la maison.

    La découverte en fil rouge

    Car le NMJF s’est construit loin du modèle du grand festival concentré derrière une enceinte. À Langlade, Rodilhan, Garons, La Calmette, Cabrières ou Milhaud, des salles des fêtes et foyers socioculturels deviennent, le temps d’un soir, des clubs de jazz. « Dans les villages, c’est les yeux dans les yeux », résume son directeur artistique Stéphane Kochoyan. Une proximité parfois compliquée à organiser, mais qui a permis en 20 éditions de faire passer de grandes pointures internationales dans des lieux où elles ne se seraient probablement jamais arrêtées autrement.

    La suite, du 29 septembre au 17 octobre, ressemble à une traversée des frontières musicales. Le Tremplin Jazz 70 ouvrira la reprise au théâtre Christian-Liger, en donnant la scène à trois groupes émergents de la région. Thomas Enhco fera dialoguer Mozart et l’improvisation à Saint-Gilles. À Marguerittes, Paolo Fresu, Omar Sosa et Trilok Gurtu formeront un trio de haut vol, précédé par François Mardirossian autour du mythique Köln Concert de Keith Jarrett. Puis viendront Lakecia Benjamin à Rodilhan, China Moses à Garons ou encore Kyle Eastwood à La Calmette.

    Le 11 octobre, Paloma fera sauter une autre frontière avec Abd Al Malik et Odeza pour une soirée « From jazz to hop ». Deux jours plus tard, Langlade virera cubaine avec Las Panteras et El Comité. Et pour refermer la boucle, le festival replongera dans l’ombre tutélaire de Miles Davis : Jowee Omicil et le Trio Zéphyr lui feront écho à Cabrières le 16 octobre, avant Kenny Garrett à Milhaud le lendemain. Le saxophoniste, qui joua avec Miles Davis dans les arènes de Nîmes en 1986, avait déjà clôturé la toute première édition du festival 20 ans plus tôt.

    Ce retour des anciens ne doit pas masquer l’autre fil rouge de l’événement : la découverte. Le Off, les concerts gratuits et le tremplin régional prolongent une idée simple : le jazz peut être exigeant sans être réservé à quelques-uns. À Nîmes, où cette histoire musicale remonte au moins à 1946, le festival en fournit depuis deux décennies une démonstration concrète. Pour souffler ses 20 bougies, il n’a finalement rien trouvé de mieux que de continuer à ouvrir les portes.

  • Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Le plus grand port militaire d’Europe s’apprête à souffler les 400 bougies de la Marine. Depuis la décision du cardinal Richelieu de doter la France d’une véritable puissance navale jusqu’à la construction programmée du nouveau porte-avions nucléaire de nouvelle génération Le France libre, son histoire étant indissociable de celle de Toulon.

    Quatre siècles plus tard, la Marine nationale est toujours là. Elle a changé de navires, de technologies, de missions mais continuer d’influer sur le devenir de la ville et sa prospérité. La base navale du Port du Levant restant le premier employeur du département avec plus de 20 000 personnels civils et militaires, ce qui représente un habitant sur cinq de l’agglomération toulonnaise.

    L’arsenal de Toulon marque également l’histoire sociale de la ville avec de grandes luttes menées par les ouvriers de la sorbe pour la conquête de leurs droits et contre les guerres coloniales. Notre titre a d’ailleurs longtemps été interdit de franchir la porte de cette enceinte protégée, les syndicalistes le glissant en cachette sous leur veste pour faire prospérer les idées d’émancipation.

    Les rues mêmes de la ville conservent l’empreinte des soirées endiablées des marins en goguette le temps d’une escale très alcoolisée. Du petit Chicago, comme il était appelé, avec ses néons criards et ses entraîneuses auprès de qui beaucoup venaient chercher de la compagnie et lever le coude. Et même s’il ne reste plus grand-chose de ces bars de nuit malfamés depuis la rénovation du centre-ville, un hôtel a conservé le nom de la cité américaine et la mémoire s’est perpétuée au travers des anecdotes des anciens. Tout comme le dicton populaire qui prétendait que toucher le pompon des appelés portait bonheur aux filles les plus téméraires.

    Une mémoire vive

    Tout cela est bien derrière nous. Depuis le ministère de la Défense a hélas fait place à celui des Armées et les missions des personnels ont changé, plus centrées sur la construction d’armements que sur l’entretien de la flotte.

    Cette date anniversaire mérite donc qu’on se tourne vers l’épopée de cette institution dans la ville préfecture. Une omniprésence vécue par moments comme un peu étouffante, notamment par rapport aux accès à la mer qu’elle interdit sur une longue bande littorale. Même si une partie aujourd’hui a été restituée aux Toulonnais, de la Tour Royale à la Mitre. Une fête donc qu’on ne peut ignorer ne serait-ce que pour occuper le terrain et ne pas laisser le récit accaparé par la communication de la Royale et la militarisation des esprits.

    Ouvert à tous, cet événement a vocation de mettre en lumière la Marine pour en faire découvrir les missions et les équipages, tout en rassemblant le public dans une ambiance conviviale, explique-t-on. Ce samedi après-midi sur la place de la Liberté, les visiteurs pourront pour cela participer à des ateliers pédagogiques, rencontrer les marins et découvrir des expositions de maquettes.

    Et après la cérémonie militaire à 18h, la musique sera également au rendez-vous, avec à un concert de jazz, avant qu’un DJ prenne le relais de 20h à 22h.

    « Ces célébrations rappellent une réalité essentielle : si la Marine agit chaque jour sur toutes les mers et tous les océans du globe, son efficacité et sa capacité d’action reposent sur l’engagement et le soutien de l’ensemble de la Nation », en profite pour glisser le ministère.

    L’occasion de rappeler aussi, avec la CGT, qui dressera le 18 septembre sur la place d’Armes son Village de la paix, que pendant que des militaires défilent dans les classes et que des forums sont organisés pour vanter les métiers de la défense aux lycéens, les budgets de l’école fondent. « La jeunesse mérite une école qui apprend à penser, pas à obéir », réaffirme la CGT.

  • [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    « Avec la photographie, c’est tout l’inverse : tout reste. » En pointant le portrait de Léo Ferré et son célèbre « Avec le temps, va, tout s’en va », Jean-Éric Ely, photographe et initiateur de l’événement donne le ton de « Musiques en Aix ». Organisée par le Collectif Ely pour le patrimoine photographique et iconique d’Aix-en-Provence (Ceppia), l’exposition fait dialoguer mémoire photographique et mémoire musicale.

    Henry, Hugo, Jean et Jean-Éric Ely, quatre générations de photographes, ont immortalisé la vie musicale aixoise, retranscrite dans près de 300 clichés. « L’objectif est de faire perdurer la mémoire de vedettes passées par Aix et des lieux mythiques de la scène musicale locale », explique le photographe lors de la visite de l’exposition.

    Des orchestres du début des années 1900 aux grandes voix de Piaf, Joséphine Baker ou encore Aznavour, le parcours suit une organisation chronologique puis thématique par familles musicales. Onze appareils photo de la famille Ely montrent l’évolution des techniques. Après un an de travail, 288 photos ont été retenues sur 1 604 : « Mon père a toujours dit “choisir, c’est sacrifier”. Il a raison, cela a été un choix draconien », souligne Jean-Éric Ely.

    Au fil des salles, le photographe balaie et commente les clichés. Devant la première édition du Festival d’art lyrique d’Aix, en 1948, il s’arrête : « On est les seuls au monde à l’avoir celle-ci ! », s’exclame-t-il. Plus loin, classique, jazz, rap et reggae se mêlent. « C’est mon bébé chéri », sourit-il à propos du jazz. Avant de s’épancher longuement sur l’unique photo prise hors d’Aix, un Miles Davis photographié à Miramas : « J’étais obligé de mettre le génie des génies. »

    Pour résumer l’essence de l’exposition, Jean-Éric Ely pointe un tableau qui juxtapose une scène de Fête de la musique qu’il a captée en 2001 et un bal des Thermes photographié par son grand-père 63 ans plus tôt. « À elles seules, elles montrent l’évolution de la musique et de la photo », résume-t-il. Jusqu’au 1er novembre, le responsable de l’exposition espère susciter la curiosité des visiteurs : « Je veux qu’ils repartent en se disant “Ah ouais tout ça s’est passé ici ?” », conclut-il.

    Jusqu’au 1er novembre, Hôtel de Boadès. Du mercredi au dimanche. Tarifs : 10 euros ; réduit 7 euros ; – 12 ans gratuit.

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    « J’ai à cœur de rassembler tout le monde », déclare Nicolas Dautricourt, violoniste professionnel et directeur artistique des Accords de Cassis. « La musique classique ou le jazz, ça peut faire peur à un public non initié, mon grand challenge, c’est de réussir à parler à tout le monde », annonce-t-il. De Paul Lay, « une grosse pointure du piano jazz », à Mozart, en passant par Bach, Schumann ou encore Dvorák, le directeur artistique raconte « chercher chez les artistes, l’œuvre qui va captiver l’auditoire du début à la fin ».

    Quatre soirées d’exception

    Ayant à cœur de réunir musiciens amateurs et professionnels au sein du festival, Nicolas Dautricourt explique proposer « un format assez unique avec des concerts de prestige le soir et, en journée dans les rues de Cassis, des concerts offerts aux passants par des musiciens amateurs bénévoles ». Le soir, en attendant les artistes internationaux, des concerts « Happy Hour » seront également proposés de 19h à 20h. C’est l’Orchestre des Colibris qui ouvrira le festival sur l’esplanade Aristide-Briand, le mercredi 19 août. « C’est un petit orchestre coup de cœur, formé par des jeunes sourds ou malentendants. Ils sont appareillés pour la plupart d’entre eux. Ils jouent très bien, ça va être magnifique », s’impatiente Nicolas Dautricourt.

    « Cette première soirée est presque 100% marseillaise », se félicite le directeur artistique pour qui « c’est un effort symbolique d’ouvrir le festival international avec des ensembles de la région ». « Le but de ces quatre jours, c’est que Cassis résonne de musiques festives, c’est un festival très éclectique, très rassembleur aussi », se réjouit Nicolas Dautricourt qui se dit « heureux et fier de ces moments de partage ».

    Le violoniste professionnel explique qu’il s’entoure de musiciens rencontrés au « gré des festivals ici et là. Ce sont tous des artistes internationaux très reconnus, mais aussi des personnes qui s’adressent au public », se félicite-t-il.

    « La dernière soirée sera festive, avec un final en feu d’artifice ! », annonce Nicolas Dautricourt.

    Alors que les derniers préparatifs se mettent en place, le directeur artistique se réjouit de retrouver le public : « J’ai l’impression que les Cassidains attendent cet événement, même les jeunes. On se dit qu’on ne travaille pas pour rien, ça fait vraiment plaisir », conclut-il avec fierté.

    Andréa Goyard-de Castro

    Renseignements : 06.12.28.65.93

    Réservations : www.lesaccordsdecassis.fr

  • Les remparts d’Aigues-Mortes aux premières loges d’un festival

    Les remparts d’Aigues-Mortes aux premières loges d’un festival

    « Ouverture et métissage ». Ce sont les mots qui, selon Nadim Garfi, directeur artistique, caractérisent au mieux le festival Les Nuits des remparts, qui va se tenir les 13, 14 et 15 août, à Aigues-Mortes. Des textes très poétiques, chantés en arabe littéral par l’artiste ENEL, aux classiques réinterprétés par le quintette du Hot club de France, le tout en passant par les sonorités proposées par le Mario Calonge Trio, la programmation se veut éclectique. Musique du monde et jazz seront donc à l’honneur, au sein d’un morceau du patrimoine camarguais.

    Interrogé sur le choix de ce lieu, Nadim Garfi répond : « C’est un lieu tellement magnifique ». Violoniste de formation, le directeur artistique se souvient d’ailleurs de ses propres représentations dans la ville fortifiée, entre vestiges médiévaux et patrimoine local.

    « Je garde un très bon souvenir de l’acoustique et de l’ambiance générale, qui se prête vraiment à ce type d’événements », sourit le directeur artistique, à l’évocation d’un concert qu’il a lui-même donné à la lumière des bougies dans le cadre des représentations Candlelight.

    « Un cadre très stimulant »

    Dans un souci d’adaptation au lieu emblématique que constituent les remparts et la tour de Constance, l’organisation du festival a tenu à coopérer avec le Centre des monuments nationaux, leur permettant d’aller « chercher des lieux originaux, plutôt que d’aller dans un théâtre ». Une décision qui casse volontairement les codes.

    À l’occasion de cette première édition du festival, près de 550 places ont été mises en vente pour chacune des soirées. « On a imaginé un public assis », décrit le directeur artistique, créant une réelle proximité entre les artistes et leur auditoire. « C’est un cadre très stimulant », ajoute Nadim Garfi.

    Avec une programmation issue de divers horizons, l’organisation espère que le public le sera tout autant. « L’objectif, c’est d’attirer Monsieur Tout-le-monde », lance le directeur artistique du festival, comptant également sur la présence de nombreux mélomanes. « J’espère, par le choix des spectacles, réussir cette édition », conclut-il.

    Les Nuits des remparts, place Anatole-France, à Aigues-Mortes. Du 13 au 15 août 2026. Tarifs entre 25 € et 37 €.

  • Du piano à gogo dans l’écrin du parc de l’orangerie

    Du piano à gogo dans l’écrin du parc de l’orangerie

    Pour glisser en douceur vers septembre « Un piano sous les arbres » revient, comme chaque année, adoucir la fin de l’été en musique dans le cadre fabuleux du parc de l’Orangerie, transformé pour l’occasion en scène à ciel ouvert.

    Ce festival municipal porté par la commune de Lunel-Viel fête cette année ses 18 ans, la majorité, tout en restant fidèle à son esprit de départ : « proposer une programmation à la fois exigeante et populaire », résume le directeur de la manifestation, Fabrice Fenoy. Quatre jours de spectacles et de concerts en plein air, gratuits pour beaucoup, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… « On peut faire un tour du monde avec tout ce qu’il est possible de jouer au piano ! » assure Fabrice Fenoy. « En cassant les barrières entre les styles de musique, on casse aussi les barrières entre les gens », estime-t-il.

    Comme chaque année, des concerts de classique (Max Walsh, Alessio Massi et un concert à 4 mains des deux musiciens) seront proposés dans l’Orangerie. À la rubrique jazz, un coup de cœur du programmateur (2 août, 21h30) : l’étonnant hommage d’Édouard Ferlet au Köln concert de Keith Jarrett, « l’album de piano-jazz le plus vendu dans le monde. Ce qu’il y a de très original, c’est qu’il fait ça avec le concours d’un deuxième piano, piloté par IA, auquel il a appris à répondre à ses traits d’improvisation. Je l’ai vu à Marseille l’année dernière et j’ai pris une claque monumentale. Le résultat est esthétiquement bluffant ! », assure Fabrice Fenoy.

    Tankus, Magyd Cherfi, Charlie Winston…

    Autre temps fort de cette édition, qui promet une ambiance explosive : le groupe anglais Tankus (21 août, 21h30). « Des artistes qui jouent du piano, et du très bon, il y en a plein. Par contre trouver du piano énergique, c’est plus dur. Très souvent le piano va être classique, jazz, ou accompagner de la chanson, mais c’est rarement très pêchu. Là au contraire on est dans le registre bêtes de scène. C’est rock, avec une base New Orleans au départ et beaucoup de soul, parce qu’il y a des cuivres. C’est très festif : en live c’est vraiment fabuleux », promet le directeur du festival.

    Autre coup de cœur 2026, plutôt musique du monde cette fois : la chanteuse d’origine iranienne Ariana Vafadari proposera un récital qui mêle chant lyrique et musique persane, joués au oud et au piano (concert gratuit, 23 août, 16h30). « J’ai trouvé qu’il y avait quelque chose d’unique », confie Fabrice Fenoy.

    Deux têtes d’affiche sont également invitées cette année. Magyd Cherfi (23 août, 14h30, gratuit), le chanteur de Zebda également écrivain, proposera une lecture musicale d’extraits de ses textes (Ma part de Gaulois, La vie de ma mère !) et Charlie Winston, l’auteur du hit “Like a hobo”, clôturera quant à lui ces 4 jours de vagabondage musical (23 août, 21h30). « J’avais plutôt l’image du guitariste chanteur de folk, mais en fait c’est un très bon pianiste. Ce qu’il fait est très délicat, très mélodique », décrit le programmateur.

    À ne pas manquer non plus, parmi les nombreuses propositions, la sieste musicale sous les arbres offerte par Bojan Z (22 août, 16h, gratuit), « un des pianistes de jazz les plus pointus du moment. » On citera également les concerts sous les étoiles, à 23h (gratuit) qui permettront de découvrir Stéphanie Elbaz et ses reprises des morceaux des Beatles au piano (21 août) ainsi le crooner anglais Charlie Wood (22 août).

    Comme chaque année, les pianistes amateurs seront encouragés à s’exprimer eux aussi, avec une scène ouverte le 22 août à midi et un piano crochet le 23 août à 18h30 à la buvette. Les enfants quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités (grimpe aux arbres, manège “à propulsion parentale”, concert jeune public le 23 août à 15h…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, pour nourrir les papilles autant que les oreilles !

    * Toute la programmation sur : www.unpianosouslesarbres.com

  • Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Voilà plus de 20 ans que la Ville de Lunel a décidé d’offrir un grand rendez-vous culturel gratuit au cœur de l’été, à une période où peu d’animations venaient prolonger les festivités de La Pescalune. D’un seul concert au départ, le Lunel jazz festival a peu à peu étoffé sa programmation, porté par le succès. Les grands noms du jazz ne s’y sont pas trompés : Manu Dibango, Rhoda Scott, Scott Hamilton, Marcel Azzola, David Reinhardt, Maurice Vander, Maxime Saury, Daniel Sidney Bechet, Dany Doriz, Éric Lutter, Al Colpey ou encore Sandy Patton sont venus se produire à Lunel. Aujourd’hui, la manifestation est devenue un rendez-vous attendu qui rassemble un public fidèle, composé à la fois d’habitants, d’amateurs de jazz et de touristes venus partager trois soirées de musique dans un cadre exceptionnel.

    Pour cette 23e édition, qui se déroulera du 6 au 8 août, six concerts gratuits seront proposés (deux par jour), répartis entre le « off » sur la place des Caladons (dès 19h) et le « in » au parc Jean-Hugo (à partir de 21h30).

    « Le jazz est une musique qui a plus de 100 ans d’histoire. J’ai donc voulu, sur les 3 jours, retracer un peu cette histoire. Nous partons sur une esthétique qui naît à la Nouvelle-Orléans et qui évolue dans le temps », explique Eric Serra, du Labory Jazz Club. Directeur artistique du festival depuis deux ans, il a fait le choix « de n’inviter que des artistes locaux du grand sud ».

    Les festivités s’ouvriront donc jeudi 6 août à 19h place des Caladons sur des airs de fanfare funk, avec le Royal Brass Band, un groupe de Montpellier. Ce sera le prélude au concert du pianiste marseillais Julien Brunetaud (21h30 parc Jean Hugo), « qui a vécu à la Nouvelle Orléans et a accompagné énormément d’artistes connus dans ce milieu ». Vendredi 7 août, en première partie de soirée, place aux Dixie Froggies, jazzmen venus d’Avignon qui feront revivre au public les premières heures du swing, avant un concert de Renaud Gensane, originaire de Perpignan, qui fut le dernier trompettiste de Johnny Hallyday et accompagne également Véronique Sanson, Christophe Mae, Ben l’oncle Soul ou Ibrahim Maalouf. Samedi 8, enfin, pour la soirée de clôture, les Hot jazz brothers de Nîmes replongeront dès 19h les visiteurs dans l’ambiance de la Nouvelle Orléans avant de laisser les Macadam Farmers, « 5 musiciens totalement déjantés qui cuisinent les plus grands tubes intemporels avec une saveur folk rock et swing », clore le festival en beauté !

  • Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Créé par l’association éponyme, le festival Song d’une nuit d’été a pour objectif de proposer des concerts de qualité, dans une région plutôt difficile d’accès : les Hauts Cantons de l’Hérault. « Depuis sa première édition en 2024, la manifestation se veut intergénérationnelle, explique Bérangère Casanova, présidente de l’association. Cette année encore, il y aura donc trois soirées sur cinq dédiées à des genres musicaux spécifiques. » Le vendredi 7 août mettra ainsi la pop et le rock à l’honneur, avec un concert du groupe Macadam Farmer à 21h, sur la scène de l’abbaye. La soirée jazz se déroulera le 8 août avec la chanteuse Sandra Mounam, qui reprendra le répertoire envoûtant de Nina Simone. Enfin, le dimanche 9 août, la soirée sera dédiée à la musique classique avec le Trio Borsalino, qui se produira toujours à 21h, sur la scène de l’abbaye.

    Le festival propose également une soirée « gastronomie et musique », sur réservation. Cette année, celle-ci aura lieu mercredi 5 août, autour du thème « Un soir en Argentine  ». Le chef du gîte de l’abbaye de Villemagne préparera donc un menu inspiré des saveurs du Nord-ouest argentin, qui sera commenté et accompagné en musique par le trio Tikismikis.

    Par ailleurs, des concerts gratuits auront lieu tous les jours à 18h30. « Le jeudi 6 août, nous assisterons par exemple à une déambulation des Mandadors : deux artistes échassiers, mi-hommes, mi-arbres, qui jouent de l’accordéon et du violon de manière très poétique », se réjouit Bérangère Casanova.

    Du 4 au 9 août, l’Hôtel des Monnaies de Villemagne-l’Argentière accueillera par ailleurs une exposition d’instruments anciens. « C’est une grande chance d’accueillir cette exposition qui tourne partout en France. Elle est recommandée pour les familles, puisque les visites ne sont pas guidées, mais jouées », précise l’organisatrice. Avant de conclure : « Ce festival est une belle aventure humaine, mais ce n’est pas toujours facile dans une économie culturelle aussi défavorable. Si nous continuons, c’est parce que nous bénéficions d’une grande solidarité, d’une grande volonté de nos bénévoles, ainsi que du soutien de nos prestataires techniques.  »