Tag: jardin

  • Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Venus de la Busserine, de Font-Vert ou de Font Obscure, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour l’inauguration du local de campagne de Tina Biard Sansonetti (DVG), tête de liste du Printemps marseillais dans les 13-14. À l’aise, après avoir fait son entrée sur fond de Jump de Van Halen façon stade Vel’ aux côtés du maire sortant et candidat Benoît Payan (DVG), l’ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph met en avant son expérience de terrain.

    « Je pense à Kamel, le premier jour où j’ai pris mes fonctions au centre où quand on parlait des transports, il m’avait qu’il n’y en a pas car “ils ne veulent pas qu’on descende”, je pense à toutes ces femmes qui se battent tous les jours pour simplement vivre dans des logements dignes, je pense à Élodie, Mounira après 20 ans de bataille pour avoir des écoles dignes, je pense à Daniel, Patricia, Gérard pour remettre du beau et avoir un jardin à Shollchaumel », égrène-t-elle.

    « Le RN, ici, on l’a vécu »

    Elle martèle : « Il est temps de transformer ce secteur » qui doit être traité comme « le premier de la ville » car le plus peuplé. Et de promettre de végétaliser la L2, des « grands équipements » avec un centre urbain du Merlan rénové assorti d’une bibliothèque et d’un cinéma, de créer des places de village pour « vivre ensemble », de réhabiliter les co-propriétés dégradées. Mais la mère des batailles reste la lutte contre l’extrême droite dans un secteur tombé aux mains de ce qui était alors le FN en 2014 avec l’élection de Stéphane Ravier. « Le RN ici on l’a vécu, c’est le clientélisme, le recul des services publics de proximité, la discrimination », rappelle-t-elle, estimant qu’il faudra se battre dès le 15 mars.

    Benoît Payan enchaîne, harangue une foule conquise. « De par l’histoire, vous, habitants de ces arrondissements, vous avez été relégués parce que vous ne votiez pas ou vous votiez mal, ou vous n’étiez pas nés dans le bon quartier. Ce n’est rien d’autre qu’une ville qui s’est coupée en deux qui s’est construite ici. C’est face à ces marchands de haine que nous nous dressons », lance-t-il.

    Il prône une politique faite avec « le cœur », sans « promesse d’appartements ou d’emplois », et appelle à agir « ensemble », dénonçant le poison de la division « dans le camp du progrès et de l’écologie. » Une pique claire au candidat LFI, Sébastien Delogu qui a fait des quartiers Nord son terrain favori.

  • Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Alors que le collectif CANBUS s’active et mobilise pour empêcher le prolongement du Boulevard Urbain Sud (un linéaire prévu sur 8,5 km de l’échangeur Florian jusqu’à la traverse Parangon) et épargner le jardin de la Mathilde, les jardins familiaux Joseph-Aiguier et la pinède du Roy d’Espagne, la Métropole lance un marché pour poursuivre l’isolation acoustique des bâtiments impactés sur les 3 km de la section livrée en 2021 jusqu’au boulevard de Sainte Marguerite.

    A ce jour, les menuiseries de 126 logements ont déjà été remplacées via un dispositif de subventions que la Métropole veut étendre. Pour s’assurer de l’impact réel de l’infrastructure décriée, une mise à jour en juin 2021 de l’étude acoustique de 2016, a mis en évidence « la nécessité de traiter 570 bâtiments supplémentaires par rapport aux 117 bâtiments initialement prévus » et ce en dépit de 5 kilomètres de murs de clôture acoustiques déjà posés.

    La réglementation impose au maître d’ouvrage des mesures de protection en cas de dépassement des seuils de 60/65 décibels le jour (6h-22h) et 50/55 décibels la nuit (22h-6h). Pour donner un ordre d’idée, le niveau sonore à moins de 8 mètres d’un véhicule roulant à 50 km/h se situe autour de 70/75 décibels. La somme de 10 véhicules augmente le niveau de bruit global de 10 décibels, soit 80/85 décibels. Le bruit montant, sa perception est amplifiée aux étages. D’où l’isolation acoustique des façades proposée.

    Un trafic encore sous-estimé

    Autre problématique soulevée, la sous-estimation du trafic pris en compte dans les études. Si du côté de l’A50, il est projeté que le BUS passerait de 40 000 véhicules/jour en 2021 à près de 49 000 en 2040, il était observé en 2021 que du coté de Sainte Marguerite (où les travaux d’aménagement d’un rond-point débutent), le BUS était déjà parvenu à son niveau projeté de trafic 2040 avec près de 28.000 véhicules/jour. « Il est donc possible que le trafic sur le BUS soit sous-estimé sur certaines sections », analyse l’étude de 2021 qui recommande de « refaire une étude de trafic pour mieux apprécier les trafics de long terme, voire de majorer les isolements des bâtiments à traiter dans cette éventualité, surtout que le BUS doit être prolongé vers le sud, ce qui risque d’induire des trafics supplémentaires. »

    D’où la possibilité qui est donnée de réaliser de nouvelles mesures acoustiques par logement « à la demande des propriétaires notamment au regard d’une éventuelle évolution du trafic routier », propose la Métropole.

  • Le jardin Saint-Nicolas, espace de jeux et d’histoire

    Le jardin Saint-Nicolas, espace de jeux et d’histoire

    « C’est un musée à ciel ouvert », déclare, samedi, devant les habitants venus assister à l’inauguration, Fabrice Denis, directeur du musée d’Histoire de Marseille.

    Dans ce jardin du quartier Endoume, dans le 7e arrondissement, « nous avons été sollicités pour enrichir ce site public d’un espace d’éveil à l’histoire de Marseille. Sur la terrasse supérieure où nous nous trouvons, plusieurs éléments nous plongent dans la très longue histoire de ce quartier depuis l’Antiquité », évoque-t-il. « Une grande maquette au 1/20e, pour l’heure en résine mais qui sera remplacée par du béton en janvier, reproduit la carrière antique découverte à l’issue de la fouille archéologique menée par l’Inrap en 2017-2018 », présente-t-il.

    Exploitée entre l’époque grecque archaïque (vers 500 avant notre ère) et la période romaine (Ier et IIe s. de notre ère), elle servait à produire des blocs pour la construction, des sarcophages, dalles funéraires… Signalétique patrimoniale, QR codes à télécharger… permettent au visiteur de s’immerger dans ce passé, ainsi que dans l’histoire du quartier, où se fabriquaient les cordages pour les navires. La carrière antique elle-même, pourtant classée monument historique, a été réenfouie à l’exception d’une petite partie qui ne sera accessible qu’aux scolaires.

    Maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Sophie Camard (GRS) explique : « La Ville a réaménagé tout cet espace, et le jardin de la mairie de secteur qui avant ne comprenait que le petit plateau du milieu en contrebas avec quelques jeux d’enfants, est maintenant devenu un jardin de 2 000 mètres carrés sur 3 niveaux, avec 3 aires de jeux pour enfants de 0 à 12 ans, ce qui était demandé par les habitants, et plus de 50 arbres plantés. Nous avons aussi procédé à la réfection du mur patrimonial Louis XIV ». Nasta, maman de deux petites filles, assure : « On est très contents. On attendait la réouverture du jardin avec impatience ».

  • Les habitants mobilisés contre les rues fermées aux Chutes Lavie

    Les habitants mobilisés contre les rues fermées aux Chutes Lavie

    « Fermer un accès, c’est discriminer un quartier. » Les slogans sont divers ce samedi matin sur le boulevard des Chutes-Lavie, mais le message est le même : le refus de la fermeture de la rue de la Pépinière. À l’appel du collectif des habitants des Chutes-Lavie, ils sont une quarantaine à s’être rassemblés pour réclamer l’ouverture de ce portail, qui complique la vie quotidienne de certains d’entre eux.

    Le « portail de la discorde », se trouve à l’une des entrées de la cité jardin des Chutes-Lavie. Il a été installé par la copropriété de la cité, gérée en partie par Provence Métropole Logement. Depuis 2020, il n’est accessible que grâce à un badge, empêchant les non-résidents de la cité d’emprunter cette rue. Pourtant, elle est le passage le plus rapide pour accéder à la crèche, au centre municipal d’animation et au parc public situé à l’intérieur de la cité. Sa fermeture pousse les habitants à faire un grand détour pour accéder à ces services publics.

    Un kilomètre de détour

    Apolline a renoncé à mettre son fils d’un mois à la crèche. « J’habite rue de la Pépinière. La crèche est à 2 minutes à pied sans ce portail. Mais avec, on doit faire un détour de 1 km et emprunter le boulevard Guigou, où le trottoir est trop étroit pour rouler avec la poussette. On doit marcher sur la route mais les voitures vont super vite, donc c’est dangereux », se désole-t-elle.

    Un boulevard qui complique aussi la vie de Jean, 70 ans. Ancien habitant du quartier, il vient souvent rendre visite à des amis ou de la famille, et est dorénavant obligé de prendre ce boulevard. « Cette montée est très difficile pour les personnes âgées », se désole le septuagénaire, à qui il manque un poumon. « Et le trottoir est impraticable si on a une canne parce qu’il y a plein de trous », témoigne Mylène, membre du collectif.

    La fermeture rend également les commerces situés en haut de la cité moins accessibles. « Quand on a aménagé, il y a 4 ans, on pensait qu’on avait tout à proximité. Mais avec ce portail on est obligé de prendre la voiture », se désole Apolline. Un problème pour les personnes non véhiculées.

    Fermeture d’une école :

    la goutte d’eau…

    Cette entrave à la circulation a entraîné en septembre, la fermeture de l’école maternelle des Chutes-Lavie, par manque d’élèves. « Ce fut l’élément déclencheur à la création du collectif des habitants des Chutes-Lavie, raconte Nathalie Prost, membre de celui-ci. On était plusieurs groupes à lutter contre ce portail. On a donc fait une pétition contre et on a créé un collectif, ce qui nous a permis de nous regrouper. » Le 5 novembre dernier, il a obtenu une rencontre avec Solange Biaggi, présidente (LR) de Provence Métropole Logement, pour trouver une solution concertée. Le bailleur a décidé à la suite de cette réunion que le portail resterait fermé « au nom de la sécurité et de la tranquillité des résidents ».

    La mobilisation a reçu le soutien du maire (EELV) de secteur, Didier Jau, dès 2022 et depuis novembre dernier, celui de la mairie centrale. Dans une lettre, Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille a notamment exigé du bailleur social, l’ouverture contrôlée de la rue de la Pépinière. « On ne demande pourtant pas la lune, juste un accès piéton en journée, pour nous éviter de faire des grands détours », soupire Mylène, membre du collectif.

    Pétition en ligne : bit.ly/Chutelavie

  • La Sainte-Baume à travers les contes

    La Sainte-Baume à travers les contes

    C’est dans cette optique qu’elle organise, ce dimanche, au Jardin des Oliviers à Sanary, une matinée de présentation de contes locaux.

    Des contes pour personnes hospitalisées

    Ces œuvres filmées et réalisées sur le territoire de la Sainte-Baume ont la particularité d’avoir été conçues pour des personnes alitées, hospitalisées et/ou à mobilité réduite.

    « Notre association a été lauréate, début 2025, de l’appel à projet de la mutuelle Mutualia. Ces films, souvent tournés dans un environnement naturel, ont pour but de divertir les patients ou le public qui ne peut pas y accéder, pour apporter une ambiance plus favorable en leur faisant découvrir le monde des légendes », explique Thierry Blondeau, président de l’association.

    Une idée à la base portée par Christian Vacquié, un touche à tout aux multiples casquettes (technicien forestier, conteur, professeur de yoga et musicien) désireux de partager la richesse de ses sorties en nature. Ce dernier est accompagné de quatre autres conteurs, présents ce dimanche avec l’équipe de l’association.

    Les visionnages auront lieu de 10h à midi, après un accueil café à 9h30. Il sera possible de visiter, avec une guide, le jardin des oliviers et son moulin à huile, sa route des oliviers, ses fours à chaux et à cade… à midi, place à un apéritif dînatoire durant lequel vous pourrez déguster de l’anchoïade, de la tapenade, ainsi que du pain cuit au four à bois, préparé directement par une boulangère de la commune de Bras, qui propose aussi des chocolats (sur commande*). Chacun est invité, s’il le souhaite, à compléter ce repas en apportant le met de son choix. Les visiteurs pourront ensuite aller profiter des illuminations sanariennes, pour poursuivre ce dimanche aux accents de Noël.

    *Infos sur guidesaintebaume.fr et sur la page facebook de l’association

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • Dans le quartier de Tassy, à Port-de-Bouc, le compost collectif nourrit le jardin partagé

    Dans le quartier de Tassy, à Port-de-Bouc, le compost collectif nourrit le jardin partagé

    Dans l’air frais du matin, le café chaud fait des volutes de fumée. Le petit groupe habituel qui s’occupe de l’entretien du jardin partagé, créé en 2021, se retrouve devant le centre social Nelson-Mandela et se sert un gobelet du thermos. Ce mercredi 19 novembre, deux agents de la Métropole se joignent à ce rendez-vous pour une matinée dédiée au compostage.

    Dans le quartier de Tassy, cette pratique a été mise en place il y a trois ans. Plusieurs bacs, installés à proximité de la structure municipale, font office de bornes de collecte des déchets alimentaires, « qui représentent 30% des poubelles », précise une fonctionnaire de la Métropole. Les habitants qui souhaitent s’impliquer dans la démarche ont quant à eux des récipients d’apport à domicile, qu’ils remplissent avec leurs épluchures de fruits et de légumes, du marc de café et des coquilles d’œufs. « On les vide ensuite dans le grand bac à déchets humides et on fait un mille feuille de ces épluchures et de matière sèche, comme des broyats de végétaux apportés par les services techniques de la Ville, dans un dernier bac qu’on appelle le bac à maturation », explique encore l’agente.

    Après quelques mois, les habitants récupèrent de l’engrais naturel, un excellent fertilisant pour les sols. Annie, qui participe au compost depuis un an, témoigne : « On s’en sert pour le potager partagé et ça donne des vitamines à nos légumes. Ça les booste, on le voit ! C’est bon pour notre production, mais aussi pour notre santé : ça nous permet de savoir ce qu’on mange. »

  • Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Il y a 10 ans, la France est victime du plus important attentat terroriste de son histoire. Le 13 novembre 2015, 130 personnes sont mortes dans plusieurs attaques simultanées revendiquées par l’organisation état Islamique. Mais, si le temps referme les plaies, les cicatrices sont toujours visibles. à Paris et dans d’autres villes en France, des commémorations s’organisent, en hommage aux victimes et en soutien aux survivants.

    Tout commence par une détonation, entendue en direct lors du match France-Allemagne, le 13 novembre 2015 à 21h16, au Stade de France. Puis, une deuxième quelques minutes après. Ce que le public du match ignore encore, c’est que ce sont deux terroristes qui, ayant échoué à pénétrer à l’intérieur du stade, se sont fait exploser devant l’enceinte. Un troisième islamiste se fait exploser une demi-heure plus tard. Le coup d’envoi d’une nuit macabre.

    Dix minutes plus tard, c’est en plein cœur de Paris que trois autres terroristes ouvrent le feu. Ils visent des terrasses de café, bar ou restaurant dans les quartiers animés des 10e et 11e arrondissement de Paris, tuant 39 personnes. À 21h40, le dernier commando, composé de trois terroristes, pénètre le Bataclan, où se déroule un concert, en tirant dans la foule. Jusqu’à 00h58, le public vit un calvaire dans l’enceinte de cette salle de spectacle parisienne. 90 personnes perdent la vie dans cette attaque commanditée par l’état Islamique. Une soirée de chaos qui laisse de nombreux traumatismes aux rescapés : deux se sont suicidé plusieurs années après, faisant monter le nombre de victimes de ces attaques à 132 morts.

    Des commémorations partout en France

    Une nuit macabre qui a marqué la France entière, par son bilan meurtrier et la multitude des attaques. Une décennie plus tard, la France se recueille et rend hommage à toutes ses victimes. Des commémorations qui ont débuté ce week-end, avec de nombreuses bougies, mots ou fleurs déposées aux pieds de la statue de la place de la République, à Paris. Ce jeudi, le président de la République visitera chaque lieu visé lors de ces attaques, en commençant par le Stade de France à Saint-Denis, puis les bars attaqués et enfin le Bataclan. Des minutes de silence seront observées devant chaque plaque commémorative.

    à 18h, une cérémonie d’hommage aura lieu dans le nouveau jardin du souvenir pour les victimes du 13 novembre 2015, inauguré le jour même à Paris et retransmis en direct sur France 2. Plusieurs discours sont attendus, dont celui d’Emmanuel Macron, mais également de Philippe Duperron et Arthur Dénouveaux, respectivement présidents des associations 13onze15 et Life for Paris. Nombre d’autres villes se joignent à cet hommage national comme Martigues, Avignon ou Aix.

    Justice restaurative

    pour les terroristes ?

    Quelques jours avant cette journée, le dernier terroriste de ces attentats en vie, Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible, a annoncé, par le biais de son avocate Me Olivia Ronen, lors d’une interview à France info, vouloir rencontrer et échanger avec les familles des victimes. Sur X, le président de l’association de victimes Life for Paris, répond à cette proposition : « La justice restaurative, plusieurs victimes des attentats s’y intéressent. » Le directeur de Charlie Hebdo, Riss, dénonce quant à lui une technique perverse du terroriste pour faire de ces attaques des crimes comme les autres. Lundi, la directrice générale de la sécurité intérieure Céline Berthon a affirmé que Salah Abdeslam, toujours « radicalisé ».

    Introduite en 2014 par la loi Taubira, la justice restaurative n’a encore jamais été expérimentée en France dans le cadre d’attaques terroristes. Elle permet à des auteurs de crime ou de délit, qui reconnaissent les faits et qui sont volontaires, de rencontrer leurs victimes ou celles d’autres affaires similaires, pour « trouver l’apaisement par le dialogue », précise le site du ministère de la Justice.

    Les rendez-vous

    Avignon

    À 18h, la municipalité organise sur le parvis de l’hôtel de ville un rassemblement où ceux qui le désirent pourront déposer une bougie.

    Aix-en-Provence

    La mairie organise une minute de silence à 12h sur la place de l’hôtel de ville, pour les victimes.

    Martigues

    La Ville organise un rassemblement à 17h30 dans le hall de l’hôtel de ville pour s’unir aux hommages nationaux.

    Marseille

    Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, rendra hommage aux victimes sur le parvis de la gare Saint Charles, à 14h15.

  • La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    « La loi, à quoi ça sert ? » Autour du jeu de l’oie « graine de droit », installé sous un arbre du jardin de la Porte d’Aix (1er), Ahmer et ses petits camarades se grattent la tête. Il trouve la réponse : « Protéger les personnes ! » Ateliers de sécurité routière avec la police municipale, gestes de premier secours avec les marins-pompiers, centre de loisirs de la police nationale, stands de tir à l’arc, de badminton, escalade avec l’Addap 13… Associations et institutions ont investi la place, au cœur de Belsunce, pour la journée phare, ce mercredi 8 octobre, de la semaine de la prévention et de la protection de la jeunesse organisée par la Ville de Marseille et la mairie des 1er et 7e arrondissements. Dans les centres sociaux, les écoles ou les lycées des projections, animations sont aussi au programme.

    Une formule, qui, en tournant dans les quartiers marseillais depuis deux ans, rencontre un franc succès, se félicite Zoubida Meguenni, conseillère municipale (PM) déléguée aux politiques de prévention, protection et de médiation sociale pour les jeunes. Le but : « Amener la prévention sur les territoires dont beaucoup sont isolés, ici c’est le centre-ville mais il y a des problèmes de drogue et de violence », rappelle l’élue. Avec cette journée, il s’agit aussi d’« occuper le terrain », ajoute-t-elle, et d’informer « tout le monde sur les outils à disposition », en créant par la même occasion une synergie entre tous.

    Zoubida Meguenni aimerait faire plus, plus longtemps avec plus de moyens, déplorant le « grand vide » en matière de prévention. Même s’il y a de légers bougés. Manu*, éducateur à la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse), embauché avec cette mission, « une nouveauté cette année depuis septembre », nous indique Pierre Pibarot, directeur territorial de la PJJ des Bouches-du-Rhône, explique : « Ce qui fait tomber les jeunes dans le trafic c’est l’appât du gain, la rupture avec les institutions telles que la police, l’Éducation nationale et la banalisation de la violence et de la criminalité. C’est un travail sur le temps long, on essaie de mettre tous les moyens possibles. Mais quand ils en sortent, c’est par l’amour… Ou la mort. »

    * Le prénom a été changé

  • Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume

    Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume

    « Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.

    Davantage de vert

    Adjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.

    * Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.