Tag: jardin

  • Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le jardin du Mail à Marseille débarrassé des déchets et seringues

    Le parc mitoyen du collège Édouard-Manet est redevenu un jardin praticable dans le 14e arrondissement. Dans notre édition du 16 septembre, des riverains avaient alerté sur son insalubrité, notamment en raison de présence d’un nombre impressionnant de seringues qui jonchaient toutes ses pelouses.

    « Dès le lendemain, à 6h du matin, nos équipes et les agents d’une société spécialisée dans le ramassage de produits liés aux stupéfiants sont intervenus pour débarrasser les déchets divers entassés dans ce jardin », a immédiatement réagi Hedi Ramdane, adjoint au maire délégué à la propreté de la ville, qui s’est donné pour « priorité d’être présent partout où c’est nécessaire ». L’élu reconnaît volontiers que la tâche était ardue au regard du nombre de déchets. « Les agents y ont passé la journée entière, mais les habitants doivent retrouver un cadre de vie décent », considère Hedi Ramdane.

    Si la réaction a été immédiate, il regrette cependant qu’il n’y ait pas eu de signalement au préalable. « Parfois, les gens ne nous alertent pas. C’est le cas sur ce jardin. Trop longtemps, les Marseillais ont trop souffert de ce type de situation sans que rien ne se passe car entre Métropole, Ville ou mairie de secteur, chacun se renvoyait la balle sur la question des responsabilités. » C’est pourquoi l’élu, également conseiller métropolitain, s’est engagé lorsqu’il a pris sa délégation « à trouver une solution à chaque problème, où qu’il se situe, conformément à la volonté du maire ».

    Déplorant également « un manque de moyens de contrôle en raison d’un budget contraint », une adresse mail dédiée a été mise en place pour plus d’efficacité : propreté@marseille.fr.

  • Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    « Même plus on n’ose y promener un chien ! », lâche Lubliana, habitante de la cité du 14e depuis six ans, qui a « formellement interdit » à ses enfants « d’y poser un pied ». Ici, les riverains appellent le jardin du Mail prolongé « le parc aux zombies ».

    Sur les quelque 500 m2 d’espaces verts pentus, traversés par un chemin bétonné, on ne trouve en effet pas un centimètre d’herbe qui ne soit recouvert de détritus et d’une quantité incalculable de tubes ayant contenu des produits stupéfiants et de seringues. « Les toxicomanes viennent se caler là, cachés par les buissons et les arbres », indique Ahmad, quinquagénaire locataire des Flamants, qui y venait, collégien, « après le collège, jouer à la bataille de glands ». De quoi relancer la question d’espaces dédiés pour les consommateurs de stupéfiants.

    Désormais, au pied des chênes, ce sont les matériels utilisés par les usagers de drogues qui s’accumulent, de l’avenue jusqu’au sommet du petit parc. Au milieu, trois matelas abandonnés gisent sur l’herbe. À la sortie du collège, un père de famille s’indigne : « C’est dégoûtant, mais surtout très dangereux. Avant on avait l’habitude de couper par le chemin pour aller au Merlan, maintenant, tout le monde fait le tour ».

    Nettoyage grandeur nature

    Contactée, la Ville prend la mesure du problème pour rendre aux Marseillais ce petit parc praticable : « Cette partie du jardin est nettoyée dans le cadre d’un marché par un prestataire qui effectue un passage trois fois par semaine. Les déchets signalés n’ont pas été constatés dans ce cadre. Une opération de nettoyage spécialisée va être engagée dans les plus brefs délais ».

  • Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour ne pas résumer la démocratie municipale aux seules échéances électorales et aux débats en séance du conseil municipal avec l’opposition, réduite ici maintenant à l’extrême droite, la Ville prend le parti de réactiver ses conseils de secteur et de les doter d’un budget participatif. À charge aux habitants, associations et commerçants qui siégeront dans ses instances avec les élus de se faire force de proposition.

    « Je veux impliquer très concrètement les Toulonnais dans la vie de la cité », explique Josée Massi.

    En tout cinq conseils de secteur de 4 collèges de 5 membres chacun avec outre les élus, des représentants des habitants, des associations et des commerçants qui vont être désignés par tirage au sort le 28 septembre. L’appel à candidature est lancé depuis lundi (jusqu’au 22 septembre) et des urnes disposées dans les mairies annexes recueillent les formulaires d’inscription. La démarche est également sur le site internet de la Ville.

    « Le message que l’on adresse aujourd’hui aux habitants est très simple. Votre quartier compte, votre parole compte, et nous allons vous le démontrer par des actes », ajoute la première magistrate. Et de poursuivre : « Vous connaissez par cœur, ma méthode : écouter, concerter, décider. Donc, j’ai envie de dire aux habitants, engagez-vous ! »

    « L’objectif, c’est de faire monter les idées et les propositions de celles et ceux qui connaissent leur quartier au quotidien », confirme l’adjointe au maire à la Démocratie de proximité, Corinne Jouve.

    Les Toulonnais invités

    à s’engager

    Et d’insister sur « le budget participatif [qui] est une première à Toulon ». Et qui change tout puisque contrairement aux Comités d’intérêts locaux (CIL) qui recueillent essentiellement les doléances des habitants pour les transmettre à la ville, il s’agit ici de construire collectivement des projets. Même si la Ville garde la main décisionnelle, elle s’engage à motiver le cas échéant ses refus.

    Aux représentants de laisser s’exprimer leur imagination et leur créativité pour l’intérêt général. Que ce soit pour installer, une table de jeu d’échecs dans un parc, la création d’un jardin partagé, d’une fresque pour les plus classiques voire des projets beaucoup plus ambitieux.

    Les élus qui vont présider ces conseils de secteurs sont Brigitte Genetelli pour le Nord-ouest, Jean-Charles Brochot pour le Nord-est, Hélène Audibert pour le centre-ville et Saint-Jean du Var, Ali Khalfaoui pour les quartiers Ouest et Albert Tanguy pour ceux du Sud.

    Voilà, reste plus qu’à oser et rêver sa ville et son quartier comme les minots le font pour leurs écoles lorsqu’ils y sont invités.

    Une nouvelle respiration démocratique permettant de confronter les points de vue et de chercher ensemble des solutions. De faire de la politique en somme.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    Dans les quartiers, les Petits Débrouillards montrent que la science est présente dans le quotidien : dans la cuisine, le sport, les transports, les plantes ou les objets qui nous entourent.

    Chacun et chacune est capable de comprendre le monde à condition de disposer des bonnes conditions pour apprendre. Les expériences deviennent ainsi des occasions de découvrir, de s’étonner et de reprendre confiance dans sa capacité à réfléchir.

    À Digne, les enfants ont pu toucher à tout grâce à de nombreuses animations proposées par Perrine et Mathilde : atelier bombe à graines, cartes Pokémon légumes, jeu sur la toxicité d’aliments pour les animaux… avec des ateliers adaptés à leur âge. On met en avant le côté sensoriel des 4-7 ans avec le jardin des sciences et une réflexion plus avancée avec les cités débrouillardes pour les 8-12 ans.

  • [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    Durant toute l’année, des ventes de légumes bio sont organisées le mercredi, de 16h à 18h30, ainsi que le samedi, de 9h30 à 12h, à la ferme municipale du Collet des Comtes. Pendant ces créneaux, la ferme est entièrement ouverte à la visite, de manière libre et gratuite.

    En plus de profiter de produits de qualité cultivés au cœur de Marseille, « des serres, des zones de pâturage, un verger, une mare et un jardin pédagogique complètent ces productions de plein champ. La ferme propose la découverte d’animaux tels qu’un cheval, un âne, des cochons, des agneaux, des lapins, des poules et d’autres oiseaux de basse-cour », précise l’organisation. Au total, une cinquantaine d’animaux sont présents sur l’exploitation, pour le bonheur des visiteurs.

    Une ferme à l’histoire ancienne

    S’étendant sur plus de trois hectares, la ferme se divise en plusieurs bâtiments, dont une bastide du XIXe siècle transformée en locaux pédagogiques. Créée en 1855, la ferme a su se maintenir face aux changements urbains, notamment grâce à son rachat par la Ville de Marseille en 1980.

    Plus d’info sur : ferme-pedagogique-collet-des-comtes.fr

  • [C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise

    [C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise

    Tous les mercredis, samedis et lundis, en fin de journée, la ferme pédagogique du Roy d’Espagne, dans le 9e arrondissement de Marseille, organise un marché durant lequel le site est ouvert au public. Il est possible de visiter la ferme gratuitement en famille et le site est accessible aux personnes en fauteuil roulant.

    Enfants et parents peuvent rencontrer les animaux de la ferme : poules, brebis, chèvres, oies, canards, et les ânes. Il est également possible de découvrir le jardin et le rucher pédagogique. Au marché sont en vente la production des champs, des œufs et des produits d’agriculteurs locaux.

    La ferme organise également des séjours de deux à cinq jours pour les enfants. Le but : leur faire découvrir la vie de la ferme en prenant soin des plantes et des animaux. Les inscriptions se font lors de certains marchés, les informations sont communiquées sur la page Facebook de la ferme.

    Gabrielle Cartellier

  • La gestion du couvent Levat devrait changer de main

    La gestion du couvent Levat devrait changer de main

    La convention d’occupation de l’ancien couvent des sœurs de la congrégation des Victimes du Sacré-Cœur de Jésus arrive à son terme. Pour décider de l’avenir de ce site remarquable de 17 000 m2, dernier poumon vert du quartier, la municipalité va lancer très prochainement un AMI, sur lequel elle devra statuer en janvier 2027.

    Depuis sa bascule dans le domaine communal, le couvent accueille une pépinière d’artistes, des événements culturels y sont programmés et dans son vaste parc, les jardins familiaux continuent à y être cultivés. L’accès au public y était cependant « trop conditionné aux activités des gestionnaires » reprochaient les associations du quartier réunies au sein du Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3).

    Interrogé sur l’avenir du couvent, le maire (PS) du secteur, Anthony Krehmeier nous assurait il y a quelques semaines : « la vocation du site restera artistique et culturelle, la quarantaine d’ateliers d’artistes seront pérennisés, car il en faut, c’est un besoin, et ces cellules de 8 m2 ne permettent guère d’autres usages ». Il précisait que la Ville souhaitait « ouvrir davantage l’accès du jardin au quartier, au public en général, sans toutefois le fragiliser ».

    La préservation du jardin et du verger créés par les religieuses qui y vivaient depuis 1843 en totale autarcie pour se consacrer au silence et à la méditation mérite en effet une attention particulière. En 2023, un manque d’attention lors des manifestations organisées, avait conduit à retirer la gestion de la serre et du verger à la structure gestionnaire, au profit de L’Hydre. Pour la nouvelle convention, la Ville prévoit d’intégrer le jardin au domaine public. Ce changement de statut juridique exige d’en passer par un appel à manifestation d’intérêt (AMI). La gestion future du site est donc ouverte à la concurrence. Mais le jardin devrait tomber sous l’administration de la direction municipale de la Nature en Ville.

    L.E.V.A.T. seul en lice ?

    En janvier 2025, en proie à des difficultés financières, le gestionnaire avait annoncé ne plus souhaiter continuer l’aventure au couvent. Déjà investies sur le site, mais avec une vision collective de la gouvernance, 18 structures du quartier se réunissent au sein d’un collectif L.E.V.A.T. et après 18 mois de réunions, définissent leur feuille de route. Présentée le 11 juillet, elle dresse les grands axes d’un projet pour un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier ». Les 41 ateliers d’artistes y sont maintenus sur les deux étages du bâtiment principal. Le rez-de-chaussée accueillerait des espaces partagés pour les associations avec une cuisine collective.

    Dans un article de Marsactu publié le 11 juillet dernier, Karine Terlizzi, directrice de Juxtapoz, annonçait avoir finalement décidé de répondre à l’AMI. Avec des propos plus que maladroits à l’adresse du collectif concurrent, elle attisait le feu dans la bataille pour la reprise de gestion. Dans une publication sur les réseaux sociaux le 6 août, face au tollé de L.E.V.A.T., cette dernière fait son mea culpa « Des mots que je regrette » admet-elle en présentant des excuses accompagnées d’une volte-face : « Dans ce contexte, nous avons pris la décision de ne pas répondre à l’AMI lancé prochainement par la Ville de Marseille ».

  • [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    Et si vous passiez votre été au musée ? C’est ce que vous suggère fortement la ville de Salon-de-Provence et plus précisément le château de l’Empéri qui propose tout au long de la période estivale de nombreux ateliers à destination des enfants, et des plus grands.

    À chaque jour de la semaine une thématique et des enfants qui sont invités à mettre la main à la pâte avec des ateliers ludiques et créatifs inspirés de l’histoire, du patrimoine et de la nature.

    Ce vendredi c’est un atelier apothicaire qui s’adresse aux enfants à partir de 7 ans pour découvrir les plantes du jardin des Simples avec la confection et la décoration à l’aquarelle d’un sachet d’herbe ou d’un herbier et ainsi percer tous les secrets du jardin de Nostradamus.

  • [C’est l’été] Le jardin du Rocher des Doms à Avignon

    [C’est l’été] Le jardin du Rocher des Doms à Avignon

    À quelques encablures de la bouillante et minérale place du palais des Papes, il faut se donner encore un peu la peine de monter vers la cathédrale et découvrir ce jardin, véritable promontoire sur la ville mais surtout le Rhône. Créé en 1865 par l’architecte-paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps [concepteur du parc Borély à Marseille], le jardin a récemment fait l’objet d’une profonde réhabilitation nécessitant un an et demi de fermeture : désimperméabilisation, reprise du bassin, nouvelle vue vers le palais des Papes, renouvellement de 90% des arbustes et 30% des arbres ont notamment été réalisés. La grande fontaine rocheuse est toujours là, de même qu’une aire de jeux pour enfants.

  • [C’est l’été] Le jardin de la colline Puget à Marseille

    [C’est l’été] Le jardin de la colline Puget à Marseille

    Des bancs en pierre jalonnent le chemin asphalté qui grimpe tout en haut de la colline à l’ombre de grands arbres jusqu’à la vue sur la mer à 180 degrés, du
    Vieux-Port à la tour La Marseillaise. De quoi décompresser, tout en découvrant le plus vieux jardin public de la ville. Tandis que les gabians picorent dans les plates-bandes de lavande, on pourra même admirer les sportifs courageux qui font siffler les cordes à sauter ou siroter en terrasse un rafraîchissement. À voir aussi une statue de l’abbé Dassy, fondateur de l’institut des jeunes aveugles, tout proche, réalisée par le sculpteur Alexandre Falguière.