Tag: Iran

  • [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    « Livre, intimité, poème, silence/Voilà pour moi l’ivresse de la vie/Qu’importe de n’avoir pas voie à l’Éden/Si en mon cœur est un éternel paradis », ainsi parlait Forough Farrokhzâd. Féministe, progressiste, et iconoclaste, la figure incontournable de la poésie iranienne est née à Téhéran en 1934, et morte dans un accident de voiture en 1967. À la faveur de la traduction et de l’avant-propos de Leili Anvar, elle revient à la vie pour entonner son hymne à la beauté, écouter le chant du chagrin, s’envoler au pays rose des fées de l’oubli.

    Gallimard, 10,40 euros.

  • L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    « Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée », a déclaré le président américain selon ses propos rapportés par un journaliste de la chaîne Fox News.

    L’armée jordanienne a déclaré mercredi avoir abattu cinq missiles iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir visé des installations militaires américaines en Jordanie. Donald Trump a dit que « les forces américaines n’ont eu que quelques minutes pour abattre ces missiles balistiques iraniens qui arrivaient », selon le journaliste Trey Yingst, qui s’est entretenu hors antenne avec le président.

    Le reporter l’a aussi interrogé sur les bombardements menés par les États-Unis et de l’Arabie saoudite contre des positions de groupes armés pro-iraniens en Irak, en réponse à des attaques contre des cibles américaines et des installations pétrolières saoudiennes. Le président américain « a dit que ces frappes étaient coordonnées avec le gouvernement irakien », a déclaré le journaliste.

    Peu avant, la présidence irakienne a pourtant dénoncé, sans nommer les États-Unis ni l’Arabie saoudite, « les bombardements qui ont visé les bases du Hachd al-Chaabi », une alliance de groupes armés irakiens qui inclut des factions pro-iraniennes, les considérant comme une « attaque inacceptable et une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak, visant ses institutions officielles ». Selon le Hachd al-Chaabi, qui dénonce une « agression », au moins 20 de ses membres ont été tués et 32 blessés dans ces frappes. Donald Trump a, selon ses propos rapportés par Fox News, « qualifié ces milices pro-iraniennes de cancer pour le monde et dit qu’il envisageait des mises en garde supplémentaires contre les soutiens de l’Iran ».

    La reprise des hostilités au Moyen-Orient survient après une accalmie de plusieurs jours dans le conflit.

    Cours du pétrole

    à la hausse mercredi

    De son côté, la télévision d’État iranienne a annoncé mercredi que les États-Unis avaient mené des frappes sur une ville du nord-ouest du pays, à la frontière avec l’Irak. « Il y a quelques minutes, un secteur situé dans la région frontalière de Piranshahr a été touché par des frappes aériennes de l’ennemi américain », a rapporté la télévision d’État. Une puissante alliance armée pro-Iran irakienne a jugé mercredi « inévitable » une riposte aux frappes américano-saoudiennes meurtrières qui ont ciblé l’Irak, après que des missiles en provenance du pays ont visé l’Arabie saoudite. « Notre riposte contre l’ennemi américain est inévitable, et pourrait frapper ses instruments en Arabie saoudite », a affirmé dans un communiqué la Résistance islamique en Irak, nébuleuse qui a revendiqué des centaines d’attaques contre des installations américaines dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

    Les cours du pétrole repartent à la hausse mercredi en raison de la reprise des frappes au Moyen-Orient qui suscite des inquiétudes pour l’approvisionnement en or noir, après une accalmie des hostilités de plusieurs jours. « Ces évolutions jettent un froid sur l’idée d’une désescalade rapide » dans le Golfe, estiment les analystes du cabinet d’économistes ING Warren Patterson et Ewa Manthey. Avec les infrastructures pétrolières saoudiennes de plus en plus prises pour cible, le risque de perturbations de l’approvisionnement prolongées augmente », affirment-ils.

  • [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    La victoire de l’Espagne remportant la Coupe du Monde de football avec une équipe de jeunes, au jeu rigoureux et collectif, représentative d’une Espagne métissée, diverse, fraternelle, solidaire et cette victoire fêtée par tout un peuple heureux de communier, de se rassembler, laissant au vestiaire les différences, les animosités, l’individualisme, et sur la touche le racisme, donne de l’espoir à ceux qui désespèrent de l’être humain et déplorent la dérive vers un monde guerrier et fascisant.

    Ça, c’était en début de semaine. Mercredi, à peine trois jours plus tard, les tenants de la haine, les disciples de Trump, les propagateurs d’une idéologie nauséabonde, les champions de l’exclusion et du racisme qui jouent dans la même équipe que Marine le Pen et Jordan Bardella, se sont illustrés au parlement de la communauté autonome de Valencia en faisant voter, une première en Espagne depuis Franco, une loi régionale, indigne, de « Priorité nationale ».

    La droite (Parti Populaire) et l’extrême droite (Vox) votent donc la « priorité nationale » et les budgets qui vont avec dans cette communauté de 5,4 millions d’habitants. L’extrême droite dans toutes les régions où elle participe à l’exécutif essaye de faire adopter cette loi, alors qu’elle n’y parvient pas au niveau national. C’est donc par le biais des régions, que ce parti pro franquiste instille son poison raciste, et donc la communauté valencienne aura le triste privilège de mettre en place cette politique d’exclusion d’une partie de la population. Une région qui devient première au classement des champions de l’indignité régionale. Cette loi de « priorité nationale » défendue par Vox concerne notamment l’accès au logement et les aides sociales. Avec ces budgets votés ce mercredi c’est la troisième fois que votent ensemble la majorité constituée par le Parti Populaire et Vox depuis 2023. Voilà qui, après l’euphorie de cette belle fête autour de cette jeune et belle équipe d’Espagne, a de quoi rappeler la réalité politique du pays. D’une part une Espagne exemplaire en Europe, parce que progressiste et le démontrant en portant une politique volontariste, en faveur des migrants et des Palestiniens, une politique sociale dans le pays avec des avancées certes insuffisantes mais qui n’ont jamais été aussi loin, une Espagne qui refuse à Trump l’usage de ses bases pour bombarder les populations civiles en Iran, et d’autre part une droite et extrême droite qui mine le terrain de la démocratie, un PP qui jure qu’il ne s’alliera pas avec Vox pour gouverner au plan national, mais qui use de l’autonomie des régions pour expérimenter une alliance droite extrême droite déjà en place. Alors pour revenir à cet événement sportif, cette victoire, qui a enthousiasmé toute l’Espagne et bien au-delà, on se prend à rêver d’un monde sans guerres, humain et solidaire, je partage ce commentaire que j’ai relevé sur les réseaux sociaux après le match de la finale : « Ce soir, beaucoup de citoyens à travers le monde n’ont pas seulement vu onze joueurs en maillot rouge soulever une coupe : ils ont vu un symbole, une revanche, un petit moment où le récit du monde semblait pencher du côté des justes. » Mais aussi on a pu voir un grossier personnage, président des États-Unis déçu de la défaite de l’Argentine qui a voulu s’imposer sur la photo de l’équipe espagnole triomphante. Insupportable pour ce va-t’en guerre, obligé de remettre des médailles aux joueurs de l’équipe d’un pays qu’il ne supporte pas.

    Finalement, Trump fut « exfiltré » du champ des caméras, la fête a pu continuer pour les champions heureusement débarrassés de l’intrus. Encore une belle image porteuse d’espérance.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    La signature officielle du protocole d’accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre doit se tenir, dans la journée, dans un hôtel de luxe en Suisse. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fait savoir qu’il ne viendrait pas. La venue du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du vice-président américain JD Vance avaient été annoncées en début de semaine, mais aucune information n’a filtré depuis. Le président américain tente, lui, de défendre ce texte face au scepticisme dans son pays. Faut-il s’attendre à un nouveau revirement ?

    La Marseillaise : Quels sont les points à retenir dans cet accord ?

    Adel Bakawan : Tous les éléments qui sont considérés comme urgents et importants. L’urgence, c’est le détroit d’Ormuz, les avoirs iraniens gelés, les sanctions primaires et secondaires sur la République islamique d’Iran et, bien évidemment, la guerre qui doit s’arrêter immédiatement, pas seulement entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi sur tous les fronts, notamment au Liban. Les points importants sont ceux qui concernent l’avenir du programme atomique iranien et des 440 kilos d’uranium enrichi. Des points sur lesquels nous n’avons aucune précision, aucun détail et dont les négociations sont reportées dans 60 jours. Cette période est prolongeable de manière illimitée. Ça pourrait donc aller jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump et il pourrait laisser ce dossier, après son départ, à celui ou celle qui arrive après lui.

    Sur ces seuls éléments, peut-on dire que l’Iran est vainqueur ?

    A.B. : Le 6 mars 2026, Donald Trump dit la chose suivante : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran autre qu’une capitulation sans conditions ! » Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on a comme accord ? Est-ce que Donald Trump a récupéré le programme atomique iranien ? La réponse est non. Est-ce que les Iraniens lui ont livré les 440 kg d’uranium enrichi ? Non. Les Iraniens ont-ils fourni leur programme balistique à l’administration américaine ? Non. Est-ce qu’ils ont coupé leurs liens, soutiens financier et militaire aux proxys qui sèment la terreur au Moyen-Orient : le Hezbollah, les houthis, les milices irakiennes, le Hamas, le Jihad islamique etc. ? Non, ce n’est absolument pas abordé. En revanche, est-ce que les Iraniens ont obtenu la levée du blocus américain sur le détroit d’Ormuz ? Oui, bien sûr, immédiatement. Autrement dit, les Américains ont donné l’occasion aux gardiens de la Révolution islamique de récupérer, sans péage, sans frais de service, juste par la vente du pétrole et des produits pétrochimiques 100 milliards de dollars par an. Est-ce que les Iraniens vont avoir accès à la totalité de leurs avoirs gelés ? La réponse est oui. Verront-ils la suppression de toutes les sanctions non seulement américaines mais aussi des Nations unies ? Oui. C’est la capitulation de Donald Trump. Et oui, clairement, les Iraniens ont gagné.

    De qui proviendront ces 300 milliards de dollars du plan visant à reconstruire le pays ?

    A.B. : Les États-Unis disent que ça ne proviendra pas d’argent public mais privé. Au moins 100 milliards de dollars devraient provenir d’entreprises américaines, européennes et golfiennes qui seront sollicitées. On mettra des centaines de milliards de dollars à la disposition des gardiens de la Révolution, une organisation qu’on a considérée comme terroriste il y a quelques mois.

    Comment expliquer que tous les États du G7 aient salué ce texte ?

    A.B. : Tous les pays du G7 saluent cet accord parce que tout le monde souhaite la fin de cette guerre. Ce ne sont pas eux qui perdent contre l’Iran. Au contraire, ils ne sont absolument pas mécontents de cet accord, de cette capitulation de Donald Trump. Il a maltraité la totalité des chefs d’État du G7, des pays européens et arabes, puis désormais, le Premier ministre israélien. Tous les médias au monde vont monter en puissance pour aborder la capitulation de Donald Trump. Avec cet accord, on enterre ce Donald Trump historique qu’on a connu jusqu’à aujourd’hui. C’est la fin, plus personne n’a peur de lui. Tout le monde a compris que c’était un homme avec une grande gueule qui a la main qui tremble. Les États du Moyen-Orient qui avaient acheté avec des milliards de dollars le parapluie sécuritaire américain se voient dans l’obligation à la fois de négocier individuellement avec les Iraniens parce que Téhéran a parfaitement réussi à fracturer les pays du Golfe, et à chercher d’autres alternatives.

    En janvier, Trump avait appelé les Iraniens à poursuivre leur mobilisation. Puis, le peuple a subi les bombardements israélo-américains et le régime s’est renforcé. C’est le grand perdant ?

    A.B. : Avant la guerre, il y avait une marge de manœuvre pour manifester. Il y avait à la fois les ayatollahs qui modéraient l’action des Pasdaran et des modérés étaient arrivés au pouvoir comme le président Massoud Pezechkian. Désormais, les gardiens de la Révolution pensent que grâce à eux l’Iran a gagné la guerre et donc doivent avoir le dernier mot sur tout. Le régime s’est militarisé et va probablement se brutaliser davantage. La première victime sera le peuple iranien et tous les autres peuples de la région, les Arabes, les Israéliens, les Kurdes, les Turcs, qu’on a jetés dans les bras des gardiens de la Révolution.

  • Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    « Ce G7 est objectivement un succès », « il a été un moment d’unité » après une longue période « marquée plutôt par de la fragmentation, des divisions ou des désaccords », s’est targué le président français, hôte trois jours durant de son homologue américain et des autres dirigeants de ce club de grandes puissances (Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans la ville thermale des Alpes. Sur l’Ukraine, il a évoqué une « remobilisation du G7 » jugée « extrêmement importante » pour accroître la pression sur Moscou : les pays membres, États-Unis inclus, ont « acté » selon lui qu’il n’y avait « pas de volonté sérieuse de la Russie » de négocier une fin du conflit.

    Pour Emmanuel Macron, « il y a eu un moment Evian à coup sûr, sur l’Ukraine », « un changement très profond de l’approche » de Donald Trump, plus à l’écoute du président ukrainien Volodymyr Zelensky après l’avoir humilié dans le bureau ovale. Habituellement réticent à soutenir Kiev, le président américain a estimé mardi que la Russie « devrait conclure un accord », et que Washington pourrait réimposer des sanctions levées. Les États-Unis et les pays européens du G7 vont en outre produire « sous licence » en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaérienne, des armements réclamés avec force par Volodymyr Zelensky.

    Déclarations conjointes

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a quant à lui confirmé que les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens. Interrogé, l’imprévisible milliardaire républicain s’est dit prêt à l’envisager, sans s’y engager clairement. Dans une rare déclaration conjointe incluant Donald Trump, réticent à apposer sa signature sur des textes issus de ces grands-messes multinationales et qui avait même quitté prématurément le précédent sommet au Canada, le G7 « reconnaît l’intégrité territoriale ukrainienne », a même assuré Emmanuel Macron. La formulation du communiqué est un peu plus subtile, puisqu’elle affirme que les dirigeants du forum sont « unis » dans leur « soutien indéfectible à l’Ukraine alors qu’elle défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Emmanuel Macron, qui a assuré avoir « toujours eu confiance » en son homologue américain, a en tout cas réussi son pari de faire rester Donald Trump, avant un dîner au château de Versailles dans la soirée.

    Les dirigeants européens, canadien et japonais se sont répandus en félicitations pour l’accord conclu par les États-Unis avec l’Iran juste avant le sommet, qui permet de mettre fin à une guerre dont ils n’avaient pas voulu, que Trump a déclenché seul aux côtés de son allié israélien, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, dont le blocus pesait sur toute l’économie mondiale. Ce protocole d’accord « offre une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », ont-ils salué dans une rare déclaration conjointe, publiée dans la nuit de mardi à mercredi. À l’avant-veille de la signature en Suisse du texte, Donald Trump a néanmoins encore menacé de recommencer à « balancer des bombes en plein dans [les] têtes » des dirigeants iraniens s’ils « ne se comportent pas bien ». Qui sait ce qu’il décidera demain.

  • Le Mondial 2026 approche et les tensions géopolitiques persistent

    Le Mondial 2026 approche et les tensions géopolitiques persistent

    Lundi soir, la Fifa a annoncé qu’un arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami (Floride) en provenance d’Istanbul, n’officierait finalement pas durant la Coupe du monde. Un premier gros couac pour la Fédération internationale, qui a expliqué dans un communiqué qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».

    Omar Abdulkadir Artan disposait pourtant d’un visa en règle, selon un haut conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.

    L’Irak a également connu des tracas administratifs à son arrivée aux États-Unis. Selon le Guardian, l’attaquant vedette des Lions de la Mésopotamie Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.

    Quant à l’Iran, il fait toujours l’objet d’une attention particulière, dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par des attaques américano-israéliennes.

    Le flou règne toujours sur les conditions d’accès aux États-Unis de la Team Melli, qui a pris ses quartiers dimanche à Tijuana (Mexique) au lieu de Tucson (Arizona) comme initialement prévu, en raison du refus des autorités américaines de délivrer des visas de longue durée.

    Manifestations prévues

    à Mexico

    L’équipe iranienne doit disputer ses trois matches du premier tour aux États-Unis (Los Angeles et Seattle). Or, si les joueurs et l’encadrement ont bien reçu leurs visas, une quinzaine d’accompagnants n’ont pas obtenu le précieux sésame, dont le président de la fédération Mehdi Taj, qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.

    En attendant, les regards sont tournés vers Mexico, où aura lieu jeudi le match d’ouverture de cette 23e édition, entre le Mexique et l’Afrique du Sud, au mythique stade Aztèque de Mexico.

    « Nous allons garantir (…) que la célébration de l’inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité », alors que des manifestations massives d’enseignants sont prévues dans la capitale, a déclaré lundi la présidente mexicaine Sheinbaum.

  • Un cessez-le-feu qui peut exploser à tout moment

    Un cessez-le-feu qui peut exploser à tout moment

    Si le cessez-le-feu annoncé le 8 avril a largement mis un coup d’arrêt à la guerre déclenchée par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, le contexte reste inflammable. Washington a présenté une liste de cinq points, exigeants notamment que l’Iran ne maintient qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux États-Unis, a rapporté l’agence de presse Fars. Selon cette même source, les États-Unis ont également refusé de débloquer « ne serait-ce que 25% » des avoirs iraniens gelés à l’étranger ou de verser des réparations pour les dommages subis par l’Iran pendant la guerre. De son côté, l’agence Mehr a affirmé que les États-Unis n’avaient accordé à l’Iran « aucune concession tangible », dénonçant « des conditions excessives » imposées par Washington.

    Frappes sur une centrale nucléaire émiratie

    Lundi, la diplomatie iranienne avait indiqué que Téhéran avait appelé, dans ses propositions, à une cessation immédiate des hostilités dans la région, notamment au Liban, ainsi qu’à la levée du blocus imposé à ses ports par la marine américaine. L’Iran a également réclamé le dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, visés de longue date par les sanctions américaines.

    Par ailleurs, un incendie s’est déclaré après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, sans faire de blessés ni provoquer de hausse de la radioactivité, ont annoncé dimanche les autorités locales. L’incident survient alors que des monarchies du Golfe accusent l’Iran d’avoir mené des frappes de drones sur leur territoire malgré le cessez-le-feu. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exprimé « sa profonde préoccupation » dans un message publié sur X. « Toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire est inacceptable », a ajouté le chef de l’agence onusienne.

    Au début du mois, les Émirats avaient déjà imputé à Téhéran une frappe de drone contre une installation énergétique à Fujaïrah, dans l’est du pays, accusation démentie par l’Iran. Téhéran accuse de son côté des pays du Golfe d’avoir permis aux forces américaines d’utiliser leur territoire pour mener des attaques contre la République islamique.

    La tension est encore montée cette semaine après des informations de presse faisant état de frappes menées directement par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite contre l’Iran pendant la guerre.

    Des Européens négocient le passage par Ormuz

    Malgré la trêve, la République islamique continue de bloquer le détroit d’Ormuz tandis que les États-Unis maintiennent leur propre blocus des ports iraniens. La télévision d’État iranienne a affirmé samedi que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d’obtenir des autorisations pour franchir cette voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

    « Après le passage de navires en provenance de pays d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd’hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution » pour traverser le passage, a annoncé la télévision d’état sans préciser les noms de ces pays. Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

    CHRONOLOGIE

    1957

    Lancement du programme nucléaire iranien par la signature entre le Shah et les États-Unis en 1957 d’un accord de coopération civile sur l’utilisation pacifique de l’atome nommé « Atome pour la paix ».

    1968

    L’Iran s’engage pour le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qu’il ratifie en 1970.

    1974 Création de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran (OEAI) et début de la construction de deux sites industriels atomiques à Bushehr.

    1979

    La révolution iranienne éclate, le programme nucléaire est suspendu. La France refuse de remettre à l’Iran l’uranium enrichi inclut dans l’accord d’Eurodif pour lequel Téhéran a avancé 1 milliard de dollars. Une série d’attentats éclatent. La République islamique créé un centre de technologie nucléaire pour assurer sa propre production.

    2002

    Des opposants exilés iraniens dévoilent l’existence de sites nucléaires jusqu’alors inconnus. Quelques mois plus tard, l’AIEA se rend sur place et demande à l’Iran de prouver qu’elle ne développe pas l’arme nucléaire.

    2015

    Un accord historique est conclu entre l’Iran et le groupe des « 5+1 » (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) après des années de négociations. Donald Trump s’en retire dès son arrivée à la Maison Blanche.

    2025

    Israël déclenche ce qui sera nommé la guerre de 12 jours contre l’Iran qui réplique. Les États-Unis bombardent les sites nucléaires qu’elle dira alors avoir totalement détruits… Jusqu’au déclenchement d’une nouvelle attaque en février 2026.

  • [Entretien] Mohammad Omidvar : « Cette guerre a eu un impact dévastateur sur l’Iran »

    [Entretien] Mohammad Omidvar : « Cette guerre a eu un impact dévastateur sur l’Iran »

    La Marseillaise : Quelle est la situation en Iran entre la guerre lancée par Israël et les États-Unis et la répression accrue de la République islamique ?

    Mohammad Omidvar : Il n’y a aucune justification internationale à cette agression qui a été menée sous de faux prétextes. Cette guerre a eu un impact dévastateur sur l’Iran. Près de 3 millions de personnes se sont retrouvées sans abri ou déplacées à la suite de la destruction de près de 60 000 maisons, immeubles d’habitation et autres bâtiments. Un grand nombre de petites et moyennes entreprises ont fait faillite, non seulement à cause de la guerre, mais aussi en raison des coupures d’Internet. Des centaines de milliers de travailleurs ont été licenciés parce que les usines ne tournent plus ou ont été détruites. La situation économique devient tout à fait insupportable. Même les classes moyennes puisent dans leurs économies juste pour survivre. La guerre impérialiste menée contre le pays a considérablement affaibli le mouvement populaire contre le régime. Les gens descendaient dans la rue depuis des mois, voire des années, pour manifester quotidiennement. Désormais, sous la menace d’une occupation, les gens se disent qu’il faut sauver le pays. Le régime se trouve renforcé : il joue la carte du patriotisme et se pose en défenseur de la nation. En réalité, il a profité de la situation pour lancer une campagne d’arrestations et d’exécutions. Selon un rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, au cours des dernières semaines, plus de 4 000 personnes ont été arrêtées et chaque jour, nous recevons des informations faisant état d’exécutions de prisonniers politiques en Iran.

    Comment qualifier la République islamique sur un spectre politique ?

    M.O. : Les gens ont tendance à l’oublier mais le régime iranien est ouvertement capitaliste dans son orientation. Au cours des dernières décennies, il a mené des politiques économiques néolibérales qui ont plongé une grande partie de la population dans une extrême pauvreté. La République islamique a mis en œuvre ces politiques conformément aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale, qui l’ont félicité pour cela. Selon les statistiques officielles, près de 40% de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté défini par le gouvernement lui-même. Nous avons connu une inflation galopante, la dévaluation de notre monnaie et un chômage de masse dans certaines provinces, à cela s’ajoute la corruption systémique perpétuée par le régime, son cercle restreint, ses forces de sécurité et les Gardiens de la révolution. C’est une dictature théocratique qui représente les intérêts de la grande bourgeoisie en Iran. Nous la divisons en deux : la bourgeoisie marchande et la bourgeoisie bureaucratique, c’est-à-dire celle qui s’est développée au sein du système étatique, comme les Gardiens de la révolution et la milice Bassidji. Il n’est pas surprenant que, juste avant l’attaque l’an dernier, nous ayons eu plus de 2 700 grèves et manifestations de travailleurs à travers le pays. Cela s’ajoute aux manifestations quasi quotidiennes des retraités, des femmes, des étudiants, de la jeunesse. Le régime avait largement perdu sa légitimité.

    Le Tudeh est l’un des plus anciens partis communistes au monde. La plupart de vos membres ont été contraints à l’exil. Face à cela, comment organiser une alternative politique en Iran ?

    M.O. : Nous faisons face à un régime dont le bilan désastreux est à la fois bien documenté et bien établi, et qui a brutalement réprimé toute forme de dissidence. Une attaque de grande ampleur a été lancée contre notre parti en 1983. Ils ont arrêté plus de 10 000 membres et sympathisants, soit la quasi-totalité de la direction, du comité central, du bureau politique et du secrétariat du parti. Certains d’entre eux avaient été emprisonnés dans les geôles du Shah pendant 25 ans et libérés lors de la Révolution de 1979. Ils n’ont été libres que trois ou quatre ans avant d’être à nouveau arrêtés, horriblement torturés puis exécutés en masse en 1988 par le régime. Ils ont fait la même chose avec les membres du Fadaian, les Moudjahiddines, les forces kurdes et même des religieux. Malgré l’arrestation de 10 000 personnes, ils n’ont pas réussi à détruire le parti. Celui-ci a survécu et s’est rapidement réorganisé avec des personnes qui étaient en exil. Le parti bénéficie toujours d’une solide base de soutien à l’intérieur du pays, bien que ses membres ne puissent s’organiser ouvertement. De nombreuses autres organisations de gauche suivent aussi les lignes du parti que le régime considère toujours comme la menace principale venant de la gauche. C’est pourquoi, depuis l’attaque, il n’y a pas eu un moment où ils n’ont pas tenté de nous déstabiliser. Nous sommes l’unique organisation de gauche à disposer encore d’un comité central qui se réunit toutes les deux semaines.

    Trump a une nouvelle fois menacé de détruire l’Iran si le pays n’acceptait pas les termes de son plan de paix. Le cessez-le-feu peut-il tenir ?

    M.O. : Personne ne connaît les détails exacts de la proposition américaine ni de la contre-proposition iranienne. L’Iran a raison de ne pas accepter la capitulation, ce n’est pas la Seconde Guerre mondiale. Le pays a le droit de défendre sa souveraineté nationale. Et ce, en dépit de ce que nous pensons du régime. C’est une guerre d’agression contre notre pays. Certaines rhétoriques provenant de la Maison Blanche et de Trump sont effroyables. Il parle de détruire toute une civilisation, d’attaquer les cibles civiles, ce qui, selon l’ONU, constituerait des violations flagrantes et graves de sa Charte et du droit international. Ce seraient des crimes de guerre. Ce qui est ironique, c’est que l’accord dont Trump s’est retiré stipulait déjà que l’Iran ne devait pas dépasser un certain niveau d’enrichissement d’uranium et qu’il devait être soumis à une surveillance étroite et régulière. Il y a désormais des points de tensions autour du détroit d’Ormuz et Téhéran a le droit de dire qu’il a la souveraineté sur cette zone, ça a toujours été ainsi. Trump cherche désespérément à se sortir de ce pétrin. Ce n’est pas ce que veulent les Israéliens.

    Benjamin Netanyahu est un criminel. Il veut des guerres sans fin pour se maintenir au pouvoir et échapper à la menace imminente de poursuites judiciaires. Il devrait être en prison, non seulement pour crimes contre l’humanité, mais aussi pour détournement de fonds et toutes sortes d’autres infractions qu’il a commises en Israël. Ils survivent grâce à cette guerre et à la mise en œuvre du « Grand Israël », qui consiste à occuper autant de territoire que possible dans la région et à en faire une colonie de Tel-Aviv. Nous avons affaire à un gouvernement criminel qui a violé à peu près toutes les lois internationales imaginables et qui agit avec la bénédiction totale non seulement de l’impérialisme des États-Unis mais aussi de l’Europe, qui a systématiquement failli à condamner ouvertement et sans équivoque cette agression.