Tag: innovation

  • Des projets pour l’innovation verte primés

    Des projets pour l’innovation verte primés

    Au cours de cette cérémonie, qui avait lieu à l’hôtel du Département mardi 2 décembre, trois prix ont été remis à des chercheurs qui se sont distingués dans leurs travaux. « Nous comptons plus de 5 000 chercheurs sur le département et cette nouvelle édition se tourne vers l’innovation et l’avenir », a expliqué en préambule Sylvain Di Giovanni, conseiller départemental délégué à la santé, à l’enseignement supérieur et à la recherche, mais aussi président du jury. « La culture scientifique est faite pour être partagée avec l’objectif de la rendre intelligible de tous. »

    « Sauve ta mer, mange un crabe bleu »

    Parmi eux, le Prix spécial, qui a pour objectif de mettre en lumière une découverte et un résultat remarquable en lien avec la thématique annuelle, à savoir « biodiversité, espèces envahissantes et nuisibles : trouver une solution face au réchauffement climatique ». C’est le projet du docteur Guillaume Marchessaux, chercheur au sein de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) qui a été récompensé pour ses travaux sur l’invasion du crabe bleu en Méditerranée. Une espèce marine invasive qui a fait son apparition dans les années 1960 dans l’étang de Berre. Une espèce à la fois opportuniste, agressive et vorace, qui provoque, depuis son arrivée, la disparition locale d’espèces méditerranéennes emblématiques et un effondrement écologique et économique pour la pêche artisanale. Les recherches du docteur Guillaume Marchessaux sont combinées à des actions de sensibilisation du grand public, comme la campagne « Sauve ta mer, mange un crabe bleu », qui mêle ateliers, événements artistiques et valorisation culinaire pour promouvoir une gestion innovante et durable de cette invasion en Méditerranée.

    étaient également présents, lors de l’événement, Gianni La Tonna, président du Conseil départemental des jeunes, et Mostfa Bentousi, conseiller. Ensemble, ils ont « fait entendre la voix des jeunes sur les sujets de demain » en présentant une campagne de sensibilisation réalisée par ce conseil axée sur le frelon asiatique. Une espèce envahissante que l’on retrouve de plus en plus dans la région et en France. « Il y a plusieurs actions de sensibilisations qui sont menées au niveau des communes sur le frelon asiatique et nous avons décidé de nous emparer de ce sujet car l’espèce représente un risque pour la biodiversité et notamment la survie des abeilles », a précisé Mostfa Bentousi.

    Ont également été remis le Prix Jeune Chercheur et le Grand Prix, chacun des lauréats s’étant vu remettre respectivement un chèque de 3 000 et 5 000 euros pour le dernier prix, récompensant ainsi leur travail.

  • Patrons et élus planchent sur la souveraineté lors du forum économique Soft

    Patrons et élus planchent sur la souveraineté lors du forum économique Soft

    « L’Europe : sursaut ou sursis ? ». C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les plusieurs centaines d’entrepreneurs et élus présents pour Soft 2025, forum économique organisé par l’agence de développement de la Région Sud, RisingSud, ce jeudi à Marseille. « C’est l’occasion pour les grands dirigeants d’entreprises […] de parler de transition, innovation, d’industrialisation », résume Bernard Kleynhoff, président de RisingSud et conseiller régional.

    Le tout, avec quelques invités de marque comme l’ambassadeur de l’Ukraine (lire ci-dessous) ou encore le ministre délégué au commerce extérieur, Nicolas Forissier. Ce dernier revenait justement de Chine et a tenté de justifier la stratégie commerciale paradoxale d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. S’il vante « la révolution économique permanente » et la « planification » du pays de Xi Jinping, il juge que la France « verse trop dans la protection ». Même principe sur les accords commerciaux : d’un côté il plaide pour « plus de fermeté dans les négociations » et appelle à « ne pas être dépendant », et de l’autre il loue les accords de libre-échange, comme le Mercosur ou encore le Ceta. « Le Ceta, c’est tout bénef ! Le Mercosur est une opportunité ! », explique-t-il, tout en reconnaissant tout de même « qu’il faut protéger des filières sensibles ». En bref, il résume grossièrement le débat à « l’ouverture commerciale versus le protectionnisme et la fermeture des frontières ». Pas de quoi vraiment éclairer les lanternes des participants qui venaient débattre, par une série d’ateliers et de tables rondes, de la souveraineté européenne et française au sein de celle-ci.

    « On n’a pas de cohésion »

    Le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.) n’a pas manqué de rappeler sa capacité à capter les fonds européens pour des projets locaux : « Quand on est arrivé à la tête de la Région, on prenait 300 millions d’euros de fonds européens. À la fin de cette mandature on aura 10 milliards ! Ça finance d’Iter à Airbus jusqu’aux villages de haute-montagne où l’on refait des églises et des lavoirs. » Mais retombe dans la même forme de paradoxe que le ministre. Il loue l’aide financière de l’État ou de l’Europe en direction des entrepreneurs pour faire face au « souverainisme américain » mais ne veut pas entendre parler de contreparties. « Je suis d’une culture où il faut laisser grandir l’esprit d’entreprise. Nos voisins innovent et avancent pendant que nous, on fabrique des dispositifs de régulation permanents », développe-t-il. Compliqué donc de « redonner un sens à l’Europe » dans ce cadre.

    Finalement, certains patrons se montrent plus lucides. À l’instar d’Elie Girard, PDG d’Alice et Bob, start-up d’informatique quantique qui travaille sur des technologies potentiellement révolutionnaires : « À part Airbus, les géants européens ça ne marche pas vraiment. Le problème c’est que si on devient un géant en Europe, on sera vu comme un géant français pour nos voisins européens… Et ils achèteront américain. On n’a pas de cohésion suffisamment forte. »

  • Hérault : Terratis terrasse le moustique

    Hérault : Terratis terrasse le moustique

    Dans le monde de l’innovation c’est une sacrée reconnaissance. Mi-octobre, la société Terratis a appris qu’elle était lauréate du grand prix I Lab, de Bpi France (Banque publique d’investissement). À la clé : un chèque de 500 000 euros pour continuer de développer son projet d’usine de moustiques stérilisés, destinée à venir à bout du principal nuisible de nos étés. « C’est une belle récompense. Le jury a compris combien notre solution pouvait avoir un impact sur l’habitabilité et sur la santé. Parce que notre technologie permet à la fois de réduire l’usage des pesticides et d’éviter les transmissions de maladie quand on vise le moustique-tigre », détaille Clélia Oliva, chercheuse à l’IRD et fondatrice de Terratis.

    Créée en 2024, la société Terratis s’est donné pour mission d’élever des armées de moustiques mâles stérilisés, avant de les lâcher dans les zones infestées et de les laisser produire des générations entières d’œufs inféconds… Jusqu’à l’éradication locale de l’espèce. Cette année, la société a testé sa technologie auprès de deux collectivités territoriales : à Brive-la-Gaillarde dès le printemps dernier, et dans le quartier Malbosc de Montpellier, depuis mi-août.

    700 000 mâles produits par semaine

    Dans son usine pilote, située à la Mosson, Clélia Oliva et son équipe produisent actuellement 700 000 mâles par semaine. Un effectif capable de couvrir environ 150 hectares. « L’année prochaine, on vise les 1,5 million de moustiques par semaine. Et en 2028, notre future usine aura une capacité finale de 100 millions de mâles stériles par semaine, pour 40 000 hectares », explique la chercheuse.

    Grâce au grand prix I Lab, l’équipe R et D (recherche et développement) de Terratis va passer de 4 à 6 personnes, sur 15 employés au total. Grâce à ces éléments supplémentaires, Clélia Oliva espère pouvoir « pérenniser l’élevage et améliorer les performances du sexage ». Cette opération consiste à séparer les mâles des femelles le plus tôt possible, pour appliquer la technique de stérilisation à un stade précoce.

    Actuellement, la société Terratis est aussi en pleine discussion avec la métropole de Montpellier pour étudier les possibilités d’implantation de la future usine, qu’elle espère proche de l’usine pilote. Courant 2026, elle devrait aussi initier une levée de fonds pour lancer le projet industriel. Une innovation prometteuse, et d’intérêt public.

  • Les candidatures sont ouvertes pour le Prix de l’innovation et de la recherche

    Les candidatures sont ouvertes pour le Prix de l’innovation et de la recherche

    Fort du succès de sa première édition, le Prix de l’innovation et de la recherche du Var revient pour une deuxième édition, en 2026. Son objectif : mettre en avant l’innovation au cœur du territoire et au plus près des habitants, en promouvant ses talents et de nouveaux modèles de développement territorial. Cette action s’inscrit dans la vision plus large du label « Var, terre d’innovation », qui vise à tisser des liens entre politiques publiques, recherche, formation, intelligence artificielle et activités économiques, au service du territoire.

    La campagne de candidature a été lancée le 15 octobre et s’étend jusqu’au 15 janvier. La compétition est ouverte aux étudiants, associations, enseignants-chercheurs, doctorants, vacataires et autres membres du corps scientifique, aux acteurs de l’économie sociale et solidaire et aux collectivités locales. L’idée est ainsi de présenter des projets destinés à « innover pour mieux vivre, produire et comprendre le monde, en améliorant les conditions de vie locales et en accompagnant la construction du Var de demain », décrit le Département, avec une « place prépondérante accordée à l’implication citoyenne ».

    Dotation

    Six prix seront remis, pour une dotation totale de 50 000 euros : les grands prix de l’innovation environnementale, technologique, sociale, le prix thématique « valoriser notre territoire », le prix des collectivités varoises et le coup de cœur du jury. Ce dernier sera composé de six élus départementaux (dont le président), deux représentants universitaires, deux membres de l’administration départementale et trois personnalités qualifiées dans les domaines cités précédemment.

    Les lauréats bénéficieront aussi d’un suivi et d’une exposition propices pour la durabilité de leurs projets et la création de synergies avec d’autres acteurs, à l’image de ceux de l’année dernière. Le prix technologique avait été remporté par « Blue Vital », un patch connecté intelligent développé pour lutter contre la déshydratation des personnes fragiles. Le prix environnemental par la « Super Serre », une serre agricole autonome grâce au stockage d’eau de pluie et à la production d’électricité photovoltaïque, et le prix social par « Thiercelieux », un tiers-lieu social et citoyen au sein de la Communauté de Communes Lacs et Gorges du Verdon, gratuit et ouvert à tous.

  • « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur »

    « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur »

    Initié par Alain Renaudin, fondateur de Biomim’expo, « l’appel du Pharo » a été dévoilé sous la forme d’une tribune collective intitulée « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur ».

    « Hubert Reeves nous alertait déjà en nous disant que nous menions une guerre contre la nature, et que si nous la gagnions, nous étions foutus ! Oui ! Nous n’avons aucune victoire à espérer à détruire le vivant, mais beaucoup à gagner à l’écouter et à le reconstruire, pour notre propre santé et futur d’humanité », débute le texte, qui considère que « demain a déjà démarré, nos écosystèmes regorgent de solutions, de connaissances scientifiques, d’innovations, d’expérimentations qui font leurs preuves sur le terrain et révèlent que d’autres champs du possible existent. Notre enjeu n’est pas toujours de faire du neuf, c’est aussi de faire grandir ce qui est déjà là ».

    Biodiversité et climat

    « La vie est géniale et puissante. Avec ses 3,8 milliards d’années d’expérience et d’évolution, elle est économe en énergie, en ressources, elle travaille en circuits courts, elle ne standardise pas pour être toujours la mieux adaptée localement, elle ne produit pas de déchets et de pollutions, elle privilégie la coopération et les bénéfices symbiotiques. La vie est le cahier des charges et le mode d’emploi de notre futur », s’enthousiasme l’appel du Pharo en avançant l’idée d’une « grande coalition entre biodiversité et climat ».

    Le texte appelle ainsi regarder la biodiversité comme « une solution » au problème du changement climatique car c’est la vie qui stocke du carbone. Il propose en ce sens d’aligner « les budgets biodiversité à hauteur des budgets carbone ».

  • L’innovation naturelle comme boussole au Pharo

    L’innovation naturelle comme boussole au Pharo

    Et si on regardait la nature autrement ? « Le grand salon-showroom innovation & biodiversité », pose ses valises au palais du Pharo, ce mardi, pour sa 9e édition. Une première à Marseille. Biomim’expo, en quelques chiffres, c’est 3 000m2 d’expos, un showroom accueillant près de 130 exposants, plus de 80 conférenciers, vingt fresques et ateliers et près de 1 500 participants attendus pour cette journée. L’idée : fédérer chercheurs, entreprises et citoyens autour d’une idée simple : la nature est notre meilleure alliée pour inventer un futur durable.

    Si le prix d’entrée (30 euros grand public, 15 euros étudiants, 9 euros scolaires) est hésitant, le pitch est, lui, séduisant : « Les constats et alertes ne suffisent plus, le monde a besoin de solutions, de projets, de perspectives, de vie. Depuis 3,8 milliards d’années, le Vivant est champion de la transition et de l’adaptation continue. Basée sur les sciences et la recherche, la bio-inspiration propose d’en tirer leçons et idées pour des activités humaines plus respectueuses et pérennes. »

    Un cycle de neuf conférences sur l’intelligence artificielle, le climat et les océans, le sport, les villes comme territoires de résilience, ou encore l’agriculture du futur viendront alimenter une grande plénière tout au long de la journée, avec des exemples concrets à l’appui. La présentation du projet MaiOasis, une ferme pilote, autonome, agrobiologique à but social et solidaire sur l’île de Maio au Cap Vert, qui invente « une agriculture presque sans eau sur un territoire touché par des sécheresses à répétition », en sera l’un des points d’orgues.

    De l’art du Mycélium

    Au fil des allées, les visiteurs découvriront une multitude d’initiatives (publiques et privées), de prototypes, maquettes, objets, cartes, matières… Tous seront support à une galerie démonstrative et immersive présentant 108 solutions de recherches et projets bio-inspirés, mais aussi à des pitchs et résumés de travaux de recherche, à des séances de design fiction, ou des ateliers pédagogiques et de création collective.

    Au menu également, la projection du film Nature, notre alliée insoupçonnée, qui sera suivie d’un débat avec le producteur du film et de séances de dédicaces dans un salon du livre où seront réunis plusieurs auteurs, dont le journaliste Marc Mortelmans, le biologiste Marc-André Selosse et Aïna Queroz, « exploratrice du monde végétal et animal » et créatrice du podcast Bioinspi, qui vient de publier Biomimétisme et bio-inspiration en cosmétique.

    À découvrir, aussi, plusieurs expositions, dont « FluOREST » présentant la manière dont le vivant fabrique et émet de la lumière au cœur des forêts amazoniennes et d’Asie du Sud-Est, ou « Mycosmos », œuvre de l’artiste et designer marseillais, Côme Di Meglio, présentant les prouesses du Mycélium. Une expérience sensorielle qui pourra se prolonger avec « La Matériauthèque », réunissant près de 400 échantillons de matières, fibres et textiles innovants.

    Celle-ci sera une porte d’entrée pour un défilé de mode bio-inspirée, une première mondiale, dont la nature serait la directrice artistique. L’objectif ici est d’illustrer concrètement la capacité du biomimétisme à interroger la mode.

    Des kimonos vernaculaires à base de matériaux locaux et naturels, des kimonos circulaires fait de déchets recyclés, des kimonos bio architecturés inspirés de structures de la nature, ou des kimonos symbiotiques réalisés à partir de matériaux biocompatibles ou de micro-organismes inviteront les spectateurs à se questionner.

    LES TEMPS FORTS DU « BIOMIM’EXPO 2025 »

    Débats

    10h15. « L’Océan, la Biodiversité, le Climat et nous, destins liés » avec Gilles Bœuf, Maud Lelièvre, Patricia Ricard, Jacques Rougerie, Brune Poirson.

    11h15. « Et si l’Agriculture du futur était déjà là ? » avec Marc-André Selosse, Alain Thibault, Thomas Rabant, Sébastien Roumegous.

    12h. « Cette eau invisible que personne ne compte » avec Esther Crauser-Delbourg.

    14h. « Et si l’IA était profitable à la biodiversité » avec Olivier Rovelotti, Eliot Graeff, François Alexandre Bertrand et Audrey Vermeulen.

    16h. « Villes, territoires et résilience, comment les repenser au service du futur » avec Anne Claudius-Petit, Bertrand Delignon et Grégoire Fabre.

    Initiative

    17h. Lancement de « L’Appel du Pharo », pour « inventer un nouveau monde inspiré par le monde, en communauté de destins liés et fraternels entre le genre humain et l’ensemble des autres habitants de la Terre ».

    Mode

    12h20. « Défilé de mode bio-inspiré », commenté par Audrey Prat et Jocelyn Meire.

    Projection

    13h. Projection du film Nature notre alliée insoupçonnée suivie d’un échange avec le producteur Gilles Dufraisse.

    Concours

    14h. Finale et présentation des Biomim’expo Awards dont les prix (catégories Challenge étudiants, recherche et Startups) seront remis à 16h.

    Découverte

    16h15. Présentation du projet de ferme agrobiologique « MaiOasis » au Cap Vert.

    Programme complet sur biomimexpo.com

  • Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Après Paris en 2024, c’est une première dans la cité phocéenne. Cet événement, à la fois salon et showroom, explore le vivant comme source d’inspiration pour l’innovation, la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

    Avec 130 exposants et 80 intervenants, le Biomim’expo s’adresse à un large public : chercheurs, scientifiques, équipes en recherche & développement, dirigeants, managers, représentants d’organismes publics, économistes, sociologues, universitaires et étudiants.

    Agriculture, biomimétisme, climat, eau ou encore intelligence artificielle font partie des thèmes abordés tout au long de la journée. Natural Solution, entreprise marseillaise, participera à une conférence-débat sur le rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans la préservation de la biodiversité. « Notre ambition, c’est de donner aux écologues des outils d’IA qui parlent leur langue et respectent la nature », explique Olivier Rovellotti, directeur général de Natural Solution et fondateur du projet nommé All Life Intelligence (ALI). Il poursuit : « Concrètement, ALI repose sur des agents intelligents capables d’analyser automatiquement des rapports écologiques, de cartographier des habitats ou de générer des recommandations de restauration. »

    Pour la première fois, la question d’une mode durable s’invite au salon. Un défilé est proposé par Biomim’expo pour stimuler la réflexion et la créativité autour d’une mode plus résiliente et régénérative, avec la nature comme directrice artistique.

    La science invite la mode

    Longtemps centrée sur le modèle de la fast fashion, l’industrie de la mode commence à repenser ses méthodes de conception et de production. En juin dernier, Marseille a accueilli la slow fashion week, semaine de la mode responsable et engagée. Une initiative du collectif Baga. Le thème central : le kimono, décliné en cinq concepts, vernaculaire, symbiotique, circulaire, bio-architecturé multifonctionnel et vivant non humain.

    « à ce jour, 12 kimonos venus d’un peu partout en France nous sont parvenus. Ce n’est pas juste un défilé, mais un parcours réflexif sur ce que la nature nous apprend », relate Jocelyn Meire, membre du comité du pilotage du défilé, fondateur de FASK et président du syndicat Mode in Sud.

    Le 28 octobre au Palais du Pharo. Programme sur le site biomimexpo.com

  • CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    Le groupe CMA CGM s’aligne sur la vision du développement maritime de l’Inde, avec déjà quatre navires immatriculés sous pavillon indien en 2025 et il prévoit le recrutement de 1 000 marins indiens d’ici la fin de l’année, et en embauchera 500 supplémentaires en 2026.

    Le partenariat entre CMA CGM et Cochin Shipyard illustre une volonté commune d’innovation, de durabilité et d’excellence maritime mondiale.

    Les navires seront livrés entre 2029 et 2031, pour le renouvellement de sa flotte conformément aux exigences de transition énergétique.

    Mais cette stratégie n’offre pas de quoi favoriser l’emploi industriel et maritime en France, ni la défense du pavillon français de premier registre qui est le seul à garantir les droits sociaux des travailleurs.

  • Labsud Montpellier, le numérique à portée de tous

    Labsud Montpellier, le numérique à portée de tous

    Au Labsud, on découpe, on imprime, on façonne. Mais surtout, on apprend et on partage. Né dans les années 2000 au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le concept de Fablab, repose sur un principe simple : mettre à disposition des outils numériques de pointe pour créer, prototyper et apprendre.

    À Montpellier, le Labsud incarne parfaitement cette philosophie. Situé en plein cœur de la ville, il est considéré comme l’un des plus grands Fablabs de France, ouvert toute la semaine « du matin au soir », souligne Fast, dirigeant du lieu. Dans cet espace collaboratif, les adhérents ont accès plusieurs machines : imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpe laser, et bientôt un atelier complet pour travailler le bois et le métal.

    L’accès se fait via une adhésion annuelle : 45 euros pour les particuliers et 300 euros pour les pros. Mais au-delà des machines, c’est surtout l’accompagnement qui fait la différence. « Tu viens, tu ne sais pas faire, on t’apprend et on t’assiste. »

    Récemment, le Labsud a franchi un nouveau cap dans sa volonté de démocratisation en réduisant le tarif horaire des imprimantes 3D : de 4 euros à seulement 1 euro. Une initiative qui vise à favoriser l’accès aux machines, plutôt que de les limiter à un cercle restreint. « Les machines sont amorties, notre but ce n’est pas de faire de l’argent, mais que les gens s’en servent », explique Fast.

    Cette baisse ouvre de nouvelles perspectives : fabriquer une pièce de rechange, tester un prototype, ou simplement s’initier à l’impression 3D devient bien plus abordable. Là où quelques heures pouvaient représenter un budget conséquent, elles sont désormais accessibles au plus grand nombre. Une manière concrète pour le Labsud de rester fidèle à sa mission : mettre l’innovation à portée de tous.

  • Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Mardi 2 septembre, le CHU de Nîmes accueillait une rencontre inédite entre soignants, chercheurs et universitaires. Objectif : officialiser l’alliance stratégique avec l’université de Montpellier et lancer un appel à projets commun en recherche translationnelle. Au cœur des discussions, une conviction partagée : seule une dynamique collective permettra d’ancrer l’innovation médicale dans le quotidien des patients et des soignants.

    « Avec Montpellier, nous avons une envie commune fort structurante au service de l’innovation et de la recherche », a affirmé Frédéric Rimattei, directeur général du CHU de Nîmes. Pour lui, cette alliance doit transformer la vitalité académique et hospitalière en levier d’attractivité pour tout le territoire. Chaque année, le CHU investit plus de 3,5 millions d’euros en recherche et innovation dans le cadre du plan Pari 2030. Déjà, des projets concrets émergent : impression 3D pour la chirurgie, dispositifs connectés pour le suivi à domicile, ou encore innovations pharmaceutiques. « Nous devons exploiter cette richesse encore davantage », insiste Rimattei. Michel Prudhomme, président de la Commission médicale d’établissement, parle même d’un « moment historique » : « Cette convergence entre recherche fondamentale et clinique est unique en France. Elle nous oblige à travailler les uns avec les autres, et non plus les uns à côté des autres. » L’université de Montpellier, par la voix de son président Philippe Augé, a rappelé que la finalité reste d’éviter que la recherche ne reste « une idée abstraite ». « Il faut faire en sorte qu’elle se transforme en innovation, au service des patients, des soignants et de la société. »

    Au cours de l’afterwork, plusieurs projets ont illustré ce dynamisme : le dispositif « Peasy » présenté par Xavier Garric, « DM Connect » par Laure Roux, ou encore la plateforme d’innovation pharmaceutique défendue par Ian Soulairol. Autant d’initiatives déjà lauréates de dispositifs du Pôle universitaire d’innovation (PUI) de Montpellier, dont le CHU de Nîmes est membre fondateur. Les axes de recherche structurants ont également été détaillés : infectiologie, immunité, santé de la femme, neurosciences, oncologie, soins critiques et données de santé. Autant de domaines stratégiques pour lesquels l’union entre Nîmes et Montpellier permettra de croiser expertises et moyens.

    À l’issue de la rencontre, Frédéric Rimattei, Michel Prudhomme, Philippe Augé et Jean-Paul Cristol ont annoncé le lancement officiel d’un appel à projets commun UM-CHU. Son ambition : accélérer la recherche translationnelle et soutenir les équipes capables de transformer une découverte scientifique en innovation applicable au lit du malade. Pour les responsables hospitaliers et universitaires, l’alliance entre Nîmes et Montpellier est plus qu’un partenariat institutionnel. Elle constitue le socle d’un véritable écosystème régional de santé, attractif et innovant. « C’est une dynamique que nous devons absolument faire perdurer », résume Michel Prudhomme.

    « Il faut que la recherche se transforme en innovation »