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  • MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    Akwaba, c’est bonjour en ivoirien. Et les Marseillais de l’immobilier en Afrique (MIA’s) ont l’intention de décliner le mot à la sauce marseillaise. Cette société de conseils et de services tournée vers l’Afrique francophone créée en 2017 par huit associés, professionnels de l’immobilier, veut passer la vitesse supérieure.

    Depuis octobre 2024, Antoine Viallet, président des MIA’s, s’est installé à Abidjan pour développer l’offre commerciale. Il y a mené depuis plus de 200 rendez-vous pour « comprendre les besoins, réactualiser l’offre et bâtir une stratégie avec nos partenaires locaux. On a une fine lecture des problématiques immobilières et d’urbanisme en Afrique. » Dans une ville de 6 millions d’habitants et qui enregistre 200 000 nouveaux arrivants chaque année, les opportunités ne manquent pas.

    La formation est au cœur de leur démarche. Antoine Viallet y développe notamment une plateforme dédiée aux métiers de l’immobilier : « On vit en live les Trente Glorieuses dont on a toujours entendu parler. Un des sujets clés, c’est la compétence, il manque par exemple 20 000 urbanistes au Nigeria. »

    Renaud Tarrazi, architecte urbaniste, rappelle l’origine marseillaise du projet : « Notre parcours commun vient du Club de l’immobilier de Marseille, créé il y a 30 ans pour rassembler tous les métiers de la chaîne immobilière. L’idée, c’est de travailler en meute pour créer du business ensemble. » Cette dynamique collective s’exporte en Afrique avec une volonté : « Il ne s’agit pas de reproduire un modèle France-Afrique mais de travailler là-bas avec eux (…) On partage une langue, un socle juridique mais on doit avoir un regard pertinent. »

    Les MIA’s interviennent déjà sur plusieurs projets comme une gare routière à Cotonou, un immeuble mixte à Douala. L’offre de cette équipe pluridisciplinaire se présente comme un « couteau suisse » : promotion, gestion, ingénierie, architecture, audit, formation… « On adapte notre réponse aux réalités locales, sans donner de leçons », poursuit Renaud Tarrazi.

    Geneviève Langlois, promotrice et seule femme du groupe, a rejoint l’aventure après le salon Dakar 2020. Elle a été frappée par « la vitesse de développement des projets et la qualité des intervenants mais il reste beaucoup à structurer, notamment sur la copropriété et la sécurisation de la propriété foncière ».