Tag: Hervé Granier

  • Les dispositifs pour les plus précaires en débat au conseil municipal de Gardanne

    Les dispositifs pour les plus précaires en débat au conseil municipal de Gardanne

    Dernier conseil municipal et dernière lecture de l’ordre du jour avant la fin du mandat. « Le conseil de décembre étant très conséquent, les dernières délibérations sont calées à aujourd’hui », justifie, en début de conseil, Hervé Granier, maire (LR) sortant. Parmi les derniers sujets à l’ordre du jour, étudiés ce jeudi 8 janvier, quatre ont été dédiées aux attributions de subventions, notamment à destination du centre communal d’action sociale (CCAS). À ce sujet, Samia Gamèche, élue d’opposition au sein du groupe Collectif Gardanne Biver (CCGB), mené par Claude Jorda (PCF), s’est saisie de la question pour s’insurger d’un « manque » d’assistants sociaux sur la commune. Selon l’élue, en 2023, quatre assistantes sociales composaient les équipes du CCAS. Contre « une et demie aujourd’hui, à peu près », estime Samia Gamèche, la seconde n’occupant son poste que « 80% » du temps précisera Noura Arab, élue en charge du CCAS. Autre interrogation posée par l’élue : « En cette période de grand froid, des personnes dorment dans nos rues. Pourtant des logements vacants existent. Dans votre bilan de 30 pages vous dites être contre l’assistanat. Mais la solidarité, ce n’est pas ça, c’est éviter que des gens meurent. Il faut immédiatement ouvrir des logements (supplémentaires) pour l’hiver. Aujourd’hui, il est également urgent de recruter les assistants sociaux manquants, titulariser les agents précaires et ouvrir immédiatement des logements d’urgence qu’on libère. » Samia Gamèche appellera notamment à pérenniser le poste « vacataire » et « précaire » d’un agent municipal, en charge d’une troisième tournée de portage de repas, récemment mise en place par la municipalité… « Il sera déprécarisé, c’est dans notre volonté de titulariser nos agents, comme les 104 autres que j’ai fait déprécariser sur le mandat », précisera Hervé Granier.

    Besoins « différents »

    Côté municipalité, les comptes au sujet des agents du CCAS sont différents. Un troisième agent serait déjà en cours de recrutement pour le secteur Asell (Accompagnement socio-éducatif lié au logement), selon Noura Arab, qui assure que le poste « évoluera ». L’élue en charge du CCAS ajoute : « Les besoins sont différents. Nous sommes à trois semaines de délai de rendez-vous, contre presque deux mois avec quatre assistantes sociales. » « Si demain (les agents du CCAS) ont besoin d’avoir un poste supplémentaire, ils nous font la demande », ajoute Antonio Mujica, premier adjoint au maire, qui précisera que d’ici la « fin 2026 », les mesures Asell devraient être « reprises par le Département ». « Pour les personnes qui dorment dehors, on a des personnes en charge des tournées. Malheureusement, je répète ce que les agents sur le terrain rapportent, certains ne veulent partir et refusent un logement. On ne peut pas les prendre de force. » Réponse insuffisante, pour l’élue d’opposition, qui insiste : « Mais, ils sont où, les abris pour ces personnes-là ? » L’occasion, pour la municipalité, de rappeler que des espaces sont libérés pour les sans-abri dans les vestiaires du gymnase Jérôme-Palun, situé avenue de Nice, rouvert il y a un an.

  • Hervé Granier, droit dans ses bottes à Gardanne à l’heure du bilan

    Hervé Granier, droit dans ses bottes à Gardanne à l’heure du bilan

    Les Gardannais devraient retrouver dans leurs boîtes aux lettres le détail résumé des actions municipales menées au cours du mandat 2020-2026. Dans sa permanence de campagne du cours Forbin, inaugurée le 16 novembre dernier, Hervé Granier, maire sortant (LR) de la commune présente ce mardi un bilan détaillé de son premier mandat 2020-2026.

    S’il avait déjà dit être « satisfait » de ses actions politiques le jour de l’officialisation de la candidature, à la tête d’une liste sans étiquette, c’est longuement que le maire résume ses six années à la tête de la Ville : « Plus de 80% de nos engagements pris en 2020 ont été lancés ou réalisés. Dans certains domaines, nous sommes même allés au-delà de nos objectifs (…) Ce mandat n’aura en aucun cas été celui de l’immobilisme, mais celui de l’action, celui qui aura fait avancer notre commune, l’aura transformée, modernisée, tout en gardant son âme et en préservant son histoire et en respectant son identité, se félicite Hervé Granier. Malgré un mandat difficile pour les communes. » À commencer par la sécurité. « En matière de délinquance générale c’est 47% d’élucidation des affaires à Gardanne contre 39% au niveau national », précise Hervé Granier.

    Sur le volet éducatif, toujours selon le maire, l’engagement d’une Atsem par classe est respecté. Au sujet de l’environnement, des espaces verts ont été créés. Le Cinéma et la Plateforme, en travaux, seront bientôt inaugurés, la programmation culturelle « s’est développée ».

    Gestion « raisonnable »

    Aussi, « la commune qui a su mettre fin aux constructions verticales et déraisonnées » et « a su privilégier ses habitants dans l’accès aux logements sociaux : 9 sur 10 sont accordés à des Gardannais aujourd’hui, contre seulement 4 sur 10 en 2020 », poursuit le premier magistrat. « Enfin, c’est une commune qui a amélioré sa situation financière, jugée satisfaisante par la Chambre régionale des comptes, qui a réduit sa dette, augmenté sa capacité d’investissement. C’est aussi une commune qui a créé de nouveaux services publics (…) et a su mettre en place de nouveaux moyens pour le bien-être de ses agents », conclut le maire. Toujours sur les finances, Hervé Granier rappelle : « C’est écrit dans notre bilan : nous avons assaini notre dette en nous libérant de l’emprunt toxique, elle est passée de 9,8 millions d’euros en 2020 à 3,8 millions d’euros en 2025. » Excédents de la commune : 14,7 millions d’euros, contre 12,3 millions d’euros en 2020. Ce, malgré -65,5% de dotations de l’État. « On gère la commune en bon père de famille : on va chercher des subventions, mais on fait attention à l’argent public (…) on a eu une gestion communale des deniers publics raisonnée et raisonnable », estime-t-il. Quant aux 20% des projets qui n’ont pas pu aboutir : « On avait imaginé une maison intergénérationnelle, un site paysager et bouliste à Biver (…) on était partis sur une piste d’athlétisme, un agrandissement du gymnase du Pesquier », résume le maire, qui revient par ailleurs sur le projet de Smart City, qui avait fait couler l’encre. « Au-delà d’avoir résilié le contrat, il faut imaginer que la Smart City a quand même été réalisée. On a travaillé sur l’éclairage public, sur la connectivité de la ville… Je rappelle qu’il y a eu trois jugements rendus en faveur de la commune », soutient-il. Un bilan donc, qui pourrait inspirer l’ADN du prochain, qui sera présenté dans les semaines à venir.

  • Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Seul Hervé Rigaud se tenait à la barre du tribunal correctionnel d’Aix. L’ancien conseiller municipal d’opposition et actuel soutien de Jean-Marc La Piana a été reconnu coupable, ce lundi, de diffamation à l’encontre du maire de Gardanne, Hervé Granier candidat (LR) à sa réélection, et condamné à 500 euros d’amende assortie d’un sursis avec obligation de poster sur Facebook un post faisant état de sa condamnation. Tout comme Laurent Deshaies, élu d’opposition du groupe mené par La Piana, absent à l’audience. Les deux hommes, qui n’étaient pas représentés par un avocat, doivent solidairement allouer à Hervé Granier la somme de 1 000 euros, qui sera reversée au CCAS de la commune.

    « Manque de sérieux »

    Les faits ont été ainsi résumés lors d’une première audience le 18 septembre dernier : dans un post Facebook, Hervé Rigaud faisait état d’un éventuel conflit d’intérêts en assurant avoir, clés en main, des éléments de preuve. Une « enquête manquant de sérieux », estime ce jour la cour. Laurent Deshaies avait republié ce texte incriminant « un maire qui croyait pouvoir faire beaucoup pour ses proches. Dans le conseil, il y avait aussi son ex-beau-père qui avait un grand terrain agricole dont l’intérêt d’urbanisation était proche du néant. Dans un élan de générosité le maire accepta de rendre ce lieu constructible et ainsi réserver un lot pour son ex-femme et un autre pour leur fille (…) soucieux d’éviter les affres de la justice, la procédure sera respectée rigoureusement. Mais c’est oublier que le népotisme, les conflits d’intérêts, le trafic d’influence ne sont pas des appréciations procédurales mais managériales. » Les mis en cause feront appel et transmettront les « éléments de preuve recueillis » à SOS Corruption, convaincus du conflit d’intérêts. « La justice a rappelé que la liberté d’expression ne signifie pas que l’on puisse dire tout et n’importe quoi, surtout en accusant un élu de la République d’avoir porté atteinte à la probité, réagit, Hervé Granier à l’issue de jugement. Messieurs Rigaud et Deshaies sont des membres publics et actifs de l’équipe de Monsieur La Piana dont ils sont très proches. Ce candidat compte donc dans son équipe deux personnes condamnées pour avoir commis une infraction pénale. »

  • Un bilan « exceptionnel » revendiqué sur la baisse de la délinquance à Gardanne

    Un bilan « exceptionnel » revendiqué sur la baisse de la délinquance à Gardanne

    « Si vous me demandez quels sont les résultats [en matière de baisse de délinquance Ndlr], venant de la bouche de la gendarmerie, ils sont exceptionnels », se félicite Hervé Granier, maire (LR) sortant, lors du conseil municipal de Gardanne, tenu ce lundi. Interrogé par Samia Gamèche, élue d’opposition au sein du groupe de Claude Jorda (PCF), au sujet d’une demande de subvention pour le déploiement de la vidéosurveillance – dont les sept dernières caméras, sur un total de 108, devraient être installées dans la vieille ville – Hervé Granier a tiré le bilan sécurité de la Ville.

    « Les faits de résolution de délinquance générale en France sont à hauteur de 39%. Ils sont de 45% sur Gardanne. C’est-à-dire qu’un fait sur deux est résolu : les auteurs sont retrouvés et déférés sur les parquets. Cela montre l’efficacité de la vidéoprotection (…) qui déplace la délinquance sur d’autres villes. Les résultats le montrent de manière objective, on a des faits de délinquance qui ont baissé de 5% pendant que, dans d’autres villes, ils augmentent », poursuit le maire.

    « C’est bien beau d’avoir des caméras pour mettre des amendes parce qu’on est mal garés ou que l’on grille un stop, mais ce qui m’inquiète, en ce moment, c’est ce qu’il se passe aux abords des écoles, surtout », tranche Samia Gamèche, qui prêche pour davantage de « prévention ». « On a des effectifs de médiation sur le terrain, un CLSP (Conseil local de sécurité et de prévention) où on fait le point sur toutes les situations, on essaie de trouver des solutions. L’entièreté des chiffres 2025 sera donnée en janvier », précise le maire. La même réponse a été donnée à Jean-Marc La Piana, candidat aux municipales à la tête d’une union de gauche, qui interrogeait sur la diminution des délits.

  • Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Parmi la trentaine de délibérations inscrites à l’ordre du jour, sept concernaient les finances. Et chacune a donné lieu à son lot de passes d’armes entre oppositions et majorité.

    à commencer par le surcoût des charges de personnel annoncé par la majorité : 630 000 euros. « ça paraît quand même surprenant que ce soit décidé en fin d’année alors qu’on sait que le budget du personnel, qui doit passer auprès des services de l’état, est en général voté avant le 8 décembre. ça ne fait pas très sérieux », lance de son côté Jean-Marc La Piana, conseiller municipal d’opposition et à la tête d’une union de gauche en vue des élections municipales 2026. « Ce n’était pas anticipable, cette année, le vote du budget a été particulièrement tardif », rétorque Arnaud Mazille, adjoint au maire et directeur de campagne de l’édile sortant.

    Surcoût sur trois projets

    Quelques minutes plus tard, la tension remonte au moment d’aborder la délibération visant à programmer un crédit de paiement (AP/CP) pour trois projets : la réhabilitation de la Plateforme jeunesse, celle du cinéma et la construction d’un centre de loisirs, tous en surcoût. « Sur ces trois opérations, nous avons la possibilité de passer 30% de la dépense de l’année précédente », justifie Antonio Mujica, premier adjoint, évoquant des augmentations liées aux « surprises » sur les travaux de rénovation.

    « Une augmentation de 30% sur un projet comme celui de la Plateforme : je me pose la question de la gestion financière de ce projet. Vous dites que les trois décisions (…) ont toutes des surcoûts. Ce sont trois projets différents, mais je me pose la question sur une bonne ou mauvaise gestion du projet (plateforme) », interroge Jean-Marc La Piana. « Monsieur La Piana, question : 12 avenants sur le foyer, 7 sur la maison du peuple, quel commentaire vous faites sur votre gestion ? » intervient Hervé Granier, maire (LR), en référence au statut d’adjoint de son opposant sous l’ancienne municipalité. « S’il y a eu des réalités, j’attends de vous une gestion convenable et je suis surpris de cette mauvaise gestion que je retrouve ici », insiste la tête de l’union de gauche. « Vous êtes le plus fort, on va parler du cinéma, ça vous concerne », tranche Hervé Granier.

    Même schéma d’escarmouches sur le dossier du cinéma 3 Casinos, sujet sur lequel Antonio Mujica brandit un document faisant état de trois années de « réflexion » autour du sort du cinéma, sous l’ancienne municipalité. « Je dis juste qu’en trois ans, vous avez fait beaucoup de réflexion et peu d’action. En six ans, on a quand même sorti un cinéma », se targue le premier adjoint. « Mesquin et irrespectueux de notre travail », rétorque Jean-Marc La Piana. « En termes d’inaction, vous avez tout de même été très efficace », ajoutera son concurrent électoral, Hervé Granier.

  • Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Un mandat, ce n’est pas suffisant », justifie Hervé Granier, maire (LR) de la commune depuis 2020. Succédant à Roger Meï (PCF), qui a exercé sept mandats, Hervé Granier, ancien policier municipal, se félicite d’un premier mandat qu’il juge positif : « On a réussi à réaliser 80 % des projets annoncés. Il y a des actions réalisées, d’autres en cours, mais on se dit que ce n’est pas mal, pour un maire néophyte. Je pense humblement, que nous méritons d’être réélus. »

    En matière de sécurité, le maire estime que la ville est devenue « plus sûre, plus apaisée », passant notamment de 12 à 21 policiers municipaux et de 44 à 108 installations de vidéosurveillance. Sont également mis en avant des moyens supplémentaires mis à disposition de « la réussite éducative » pour les près de 2 000 écoliers de la ville. « On a dit : on met une Atsem par classe, on a recréé les Coups de Pouce, on a instauré les études du mercredi, on a lancé la Ville Unicef, fait le Conseil municipal des jeunes… On a donné aux écoliers les moyens d’avoir les bons codes et repères », tient à préciser Hervé Granier. « À la fin du mandat de Monsieur Meï, les parents étaient agacés, le personnel éducatif était en grève toutes les semaines. On a donné les moyens de travailler, en remettant à plat une administration qui était bancale. »

    Ni fusions ni alliances

    Le maire met aussi en avant une culture « redynamisée », un service public « développé et efficient », ainsi qu’un « investissement » dans la transition écologique et énergétique. Il rappelle que la ville compte « 25 % de logements sociaux (…), mais il faut qu’il y ait une mixité dans le logement ».

    « Depuis six ans, j’ai toujours été au plus près, à l’écoute des habitants, la proximité a sans cesse été ma priorité. Humaniste, je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat », martèle Hervé Granier, qui précise : « Trop de social tue le social. Un jeune qui vous demande du travail, on lui tend la main. S’il revient vous le demander une deuxième, c’est terminé. J’aurais eu l’occasion de lui donner sa chance. Il y en a du travail à Gardanne », estime l’élu.

    La campagne sera menée par une liste sans étiquette, bien que le maire lui, reste encarté LR : « Je suis d’une droite républicaine : je veux que tout se passe bien. Sur ma liste, j’accepterais des gens qui auront dans l’esprit de faire avancer la ville, qu’ils soient de gauche, de droite, ou syndicalistes. Les seuls que je n’accepte pas, ce sont les extrêmes.  ». Aucune alliance ne sera faite dans cette campagne. « Depuis le premier jour de mon engagement en 2020, j’ai décidé de faire de la politique autrement, sans petits arrangements entre amis, sans alliances contre nature (…), ils [à gauche, Ndlr.] ne sont pas d’accord, mais ils s’allient quand même. Je demande à ce que ce soit une campagne propre », justifie Hervé Granier. Un bilan plus détaillé sera présenté « dans les prochaines semaines », ainsi que le « projet pour le prochain mandat » et l’équipe « qui m’accompagnera ».

  • Hervé Granier, maire de Gardanne, candidat pour un nouveau mandat

    Hervé Granier, maire de Gardanne, candidat pour un nouveau mandat

    Herve Granier, maire de Gardanne, annonce se représenter “humblement” pour le scrutin 2026 des municipales. Il est à la tête de la commune depuis 2020 et premier maire de droite en plus de 40 ans. Hervé Granier a succédé, il y a cinq ans, à Roger Meï (PCF), resté 43 ans en poste.

    La liste, comme en 2020, sera sans étiquette, indique le maire sortant. Dans les prochaines semaines, le maire “présentera un bilan précis et détaillé” de son mandat. Mais, à ce jour, c’est un état des lieux positif qu’Hervé Granier présente. “En six ans, Gardanne et Biver ont avancé dans tous les domaines”. Sécurité, “réussite éducative”, amélioration du “cadre de vie” des habitants, culture, services publics…

    La Marseillaise détaillera ce bilan dans son édition du week-end. “Je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat”, annonce Hervé Granier, qui souhaite rester “fidèle à ses convictions”. Dans ce sens, le maire sortant précise qu’il ne fera aucune alliance ni fusion “avec aucun de mes adversaires”.

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.

  • Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma des 3 Casinos ne rouvrira finalement pas ses portes à temps pour le Festival cinématographique d’automne, inscrit à l’agenda culturel pour octobre. Dossier culturel épineux depuis près de dix ans, totalement fermé depuis novembre 2022, l’actuelle majorité avait assuré, lors de sa campagne en 2020, prendre à bras-le-corps les rénovations du lieu.

    En conseil municipal, jeudi 25 septembre, le dossier a de nouveau été mis sur la table après une question posée par Jean-Marc La Piana (SE), chef de file d’un des deux groupes d’opposition de gauche : « Est-ce qu’on pourrait avoir un état des lieux sur le cinéma ? ». Dossier d’huissier à l’appui, projeté face à la salle de conseil, le premier adjoint, Antonio Mujica, s’est appliqué à détailler les raisons de ce retard, sur cet « ouvrage ancien » pour lequel il existe une « part d’aléas conséquents, d’un autre type de nature », selon l’élu.

    Première surprise, la présence d’amiante a été découverte lors des premiers travaux de diagnostic. Après désamiantage des zones, l’entreprise chargée d’une dépose découvre « des dizaines et dizaines de mètres cubes de gravats dissimulés sous la scène [fermée en 2013, Ndlr], visiblement issus du chantier de 2011. Le plus grave étant que la majeure partie des déchets étaient constitutifs de déchets amiantés », poursuit Antonio Mujica. Devant la gravité de la situation, nous avons rapidement fait réaliser un constat d’huissier. Ces aléas ne révèlent pas d’un aléa technique classique, mais d’un aléa d’un autre registre que nous vous laissons apprécier. Tant sur le suivi de cette opération que sur la gestion du domaine public », assène le premier adjoint, sans pointer explicitement l’ancienne municipalité. Des défaillances dans la structure ont également été soulignées dans la présentation.

    Ouverture fin décembre

    « Quand vous voyez comment étaient montés les murs, on se demande comment ça a pu tenir autant de temps sans qu’il n’y ait un drame (…) la mise en danger d’autrui se fait à double titre », conclut le premier adjoint. « On ne va pas commencer à faire le procès de l’ancienne mairie, intervient Hervé Granier, maire (LR) de la commune. Les entreprises mandatées par l’ancienne mairie sont, elles, les responsables. Soyons factuels et honnêtes (…), on se retrouve aujourd’hui avec une structure fragilisée. » «  On a l’habitude qu’on dise que c’est de notre faute », intervient de son côté, Jean-Marc La Piana, élu d’opposition de gauche et ancien adjoint à la culture sous Roger Meï (PCF). Ce n’est pas la question, pour Hervé Granier. « On peut juste se dire : tant mieux qu’il n’y ait pas eu d’accident. Je veux juste que les gens comprennent pourquoi on est en retard (…) Par contre, (ces surprises) auraient pu impliquer la responsabilité pénale de M. Meï s’il y avait eu un accident », conclut le maire. La volonté de la municipalité est que ce cinéma sorte rapidement. (…) On a des délais fin décembre, début janvier. Honnêtement, que ce soit ouvert avant ou après les élections, on s’en fiche. »

    En attendant, une salle provisoire reste ouverte en face du chantier toujours en cours.