Tag: Handisport

  • Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Réunissant plus de 47 clubs et associations ainsi que 200 bénévoles, cet événement 100% inclusif et solidaire a permis à des centaines de participants (petits et grands, valides et en situation de handicap) de s’initier gratuitement à des dizaines de disciplines. Portée conjointement par les comités départementaux Handisport et Sport Adapté avec le soutien de la Ville de Toulon, cette première édition réussie a vocation à se pérenniser pour les prochaines années.

  • [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    Pour une personne en situation de handicap, trouver un club sportif adapté peut encore tourner au parcours du combattant : quel club appeler, pour quel handicap, avec quel encadrement ? C’est ce verrou que veut faire sauter ParAccueillant, plateforme gardoise lancée le 9 septembre par le Conseil départemental et les acteurs du mouvement sportif.

    Le principe tient en quelques clics. Discipline, commune, besoins d’accueil : l’outil permet de repérer les structures capables d’accompagner une pratique handisport ou adaptée, puis d’obtenir les coordonnées ou les possibilités d’essai. Derrière l’écran, une réalité très concrète pour les familles. Odette Spica, mère d’un sportif en situation de handicap, se souvient de la difficulté à « trouver des interlocuteurs dans les différents clubs ». La plateforme entend raccourcir cette recherche et rendre visibles des associations peu armées pour communiquer. « Nous, on est fort sur l’eau, pas en informatique », résume Jean-Christophe Gonneaud, du Kayak-Club Terre de Camargue.

    L’outil est co-porté par le Comité départemental olympique et sportif du Gard, les comités départementaux handisport et sport adapté. À son lancement, 52 clubs étaient recensés ; le portail en affiche désormais 68. Parrainée par la pongiste paralympique Flora Vautier et l’ancien capitaine de l’USAM Julien Rebichon, l’initiative veut désormais essaimer.

    Mais ParAccueillant ne prétend pas régler à lui seul tous les obstacles : transport, coût, accessibilité des équipements ou manque d’encadrants restent bien réels. Il peut en revanche ouvrir une porte, mettre en relation et éviter que le premier obstacle soit simplement de ne pas savoir où frapper.

  • Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Hand fauteuil, pararugby, volley assis… Ces trois sports adaptés aux personnes blessées ou en situation de handicap seront proposés ce samedi à Château-Arnoux, pour la deuxième édition du challenge Invictus Days, organisé par le club de handball, présidé par Matthias Autrique, également marin pompier. « Vu que j’ai cette affinité avec les armées, je me suis dit que ce serait bien de rassembler des militaires blessés, des civils blessés, des valides, parce que le hand-fauteuil n’est pas réservé qu’aux blessés, pour pouvoir se rendre compte que l’activité sportive, c’est pour tout le monde », explique-t-il. L’idée est également de mettre en avant la reconstruction par le sport et de « changer le regard sur le handicap », ajoute le président du club.

    Des militaires, des gendarmes et des marins-pompiers blessés de Marseille participeront notamment au challenge ce samedi. L’année dernière, pour la première édition, 150 personnes avaient participé. Pendant que les équipes tournent entre les trois sports dans le gymnase, un minichallenge sera proposé aux enfants au boulodrome adjacent de 10h à 12h. L’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) proposera également une exposition sur les militaires blessés et le sport. Jean-Louis Martinez, un écrivain qui écrit sur les blessés militaires, sera aussi sur place. Le club de volley de Sisteron, qui a une licenciée sélectionnée en équipe de France de volley assis, animera ce sport.

    « L’aboutissement, c’est de créer une équipe de hand fauteuil sur Château », lance Matthias Autrique.

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • La qualité était au rendez-vous du côté de Château-Gombert

    La qualité était au rendez-vous du côté de Château-Gombert

    Après quatre jours de compétition et d’échanges, le palmarès du tournoi de tennis fauteuil de Château-Gombert est connu.

    Dans le tableau principal, c’est Nicolas Peifer qui s’offre la victoire, alors que Jessy Dongal est son dauphin. Dans le deuxième tableau, c’est Julien Habrant qui tire son épingle du jeu, au grand dam de Bastien Rodier.

    Pour Aurélie Sciara, qui a porté ce rendez-vous sur les fonts baptismaux, il y avait une certaine satisfaction d’avoir mené à bien cette seconde édition. « Pour notre club, c’était important de lancer une dynamique. Ce tournoi l’a constituée, et qu’il y ait une seconde édition, c’est une récompense pour tous ceux qui se sont prêtés au jeu ».

    Bien plus qu’un tournoi

    Pour elle, « que cela n’ait pas été qu’un “one shot” est ma première satisfaction. La seconde, c’est que nous savons qu’il va y avoir un troisième, un quatrième voire plus dans le futur. Que ce soit avec ou sans nous ».

    Au-delà des performances sportives, que la canicule n’a pas amenuisées, c’est surtout l’ambiance qui a flotté sur les quatre jours qui fait chaud au cœur d’Aurélie Sciara. « C’était bien plus qu’un tournoi. Nous avons vécu quelque chose de fort. Un véritable partage autour d’une même passion pour la balle jaune. »

    Stefano Cimitile gardera un très bon souvenir de cette cuvée 2026. « Nous avions moins d’engagés que pour la première édition. Cela ne nous a pas empêchés de proposer un tournoi de qualité et de passer de bons moments. Surtout, ce second rendez-vous nous permet de pérenniser le tournoi » souligne le président du club.

    Le pari est donc réussi, à savoir inscrire le tennis dans un lieu marseillais où personne ne l’attendait. Et surtout apporter de la visibilité au tennis-fauteuil, une discipline à forte inclusion. Stefano Cimitile a pu le constater. Il a disputé un match contre Jérôme Raffeto, membre de l’équipe de France de para-tennis.

    « J’étais dans une rolinette, afin d’être en situation. Et je dois avouer que ce n’est pas facile à maîtriser. Surtout en ayant les jambes bloquées » confesse-t-il. Preuve néanmoins que valide et invalides peuvent, sur un court de tennis, rivaliser.

    Ce qui était un pari est donc désormais bien ancré dans les collines de Château-Gombert. « Sur nos courts, plus personne ne voit les fauteuils. Il y a juste des joueurs de tennis » reconnaît Aurélie Sciara.

    À l’issue du tournoi, Nicolas Charrier, membre du club de Château-Gombert, a appris sa sélection en équipe de France pour le prochain championnat du monde de tenniis-fauteuil.

  • Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Quelle différence entre le Handi Mondial et le tournoi classique de La Marseillaise ? Aucune, finalement. La convivialité, la bonne humeur, le fair-play et le niveau de jeu sont bien présents pour cette 6e édition, en partenariat avec l’AJC Marseille. L’association propose à l’année des cours de sport inclusifs, c’est-à-dire en mélangeant les valides avec des personnes en « situation particulière ». Eyvann Morival, responsable sport-santé, détaille l’historique de cette collaboration entre l’AJCM et le Mondial. « Tout d’abord, le projet a été initié par le président de notre association, Patrick Jammes. Il a voulu proposer un concours pour mettre à l’honneur le handicap. Depuis 2023, des qualifications sont organisées en amont du tournoi, à Arles, Salon-de-Provence, Septèmes-les-Vallons et Marseille. Il y a cinq qualifiés à chaque fois et une dernière phase a lieu la veille du Handi Mondial, ici-même, avec 12 qualifiés au final. »

    Cette première matinée de compétition réunissait donc les 32 meilleures équipes de la région et au-delà. Des Savoyards étaient en lice, tout comme des Ardennais et l’équipe ukrainienne. Ces deux triplettes s’affrontaient justement en 16e de finale. Remportée 10-8 par la formation française, la partie a accouché d’un joli moment de fraternité, quand tous les participants ont posé pour une photo avec le drapeau de l’Ukraine.

    Eric, Olivier, Paul et Jean-Luc sont des membres de la Boule Mouzonnaise, au cœur des Ardennes. Ils ont fait 1 000 km pour arriver jusqu’à Marseille. « On va tout faire pour arriver dans le carré final ! Mais si jamais on n’y va pas, on aura passé un très bon moment. Nous sommes arrivés vendredi dernier pour profiter du tournoi. C’était notre rêve La Marseillaise, le club a déboursé entre 8 et 9 000 euros pour venir ici. Nous voulions engager une équipe valide et une équipe handi et c’est chose faite », détaille Eric, président de la Boule Mouzonnaise.

    De 32 à 2 triplettes en lice

    Après trois parties de 40 minutes jouées sous les arbres du parc Borély, les demi-finalistes étaient connus. Deux triplettes se sont imposées d’une courte tête pour participer à la grande finale sur le terrain d’honneur. Frédéric Coppola, Malik Ayud et Philippe Navarro d’un côté, Lazar Vujicic, Frédéric Mille et Sébastien Santiago de l’autre. Chaque équipe comptait une personne handicapée, soit le minimum autorisé par le règlement. Frédéric Coppola était ambitieux avant ce duel. « Je suis content d’arriver en finale, grâce à mes amis qui m’ont supporté toute la journée. Les performances ont été bonnes et j’espère que l’on va gagner. » Une nouvelle édition que l’organisation qualifie de « réussie ».

    Coppola, Ayud et Navarro inscrivent leur nom au palmarès

    La finale de ce Handi Mondial, sixième du nom, s’est déroulée sur le terrain d’honneur et sous une chaleur caniculaire. Cette partie pour le trophée a été dans l’ensemble équilibrée. L’équipe Coppola a commencé fort lors de ce duel limité à 55 minutes. Elle a rapidement mené 6-1 face à la triplette Vujicic. Ensuite, ces derniers ont réussi à recoller à une longueur (6-5). Dans le dernier quart d’heure de jeu, Frédéric Coppola – Malik Ayud – Philippe Navarro ont suffisamment accéléré pour sécuriser la victoire. Leur tireur Malik Ayud a notamment été habile dans les moments clés.

  • Le tennis-fauteuil prend de la hauteur à Château-Gombert

    Le tennis-fauteuil prend de la hauteur à Château-Gombert

    Dans les hauteurs de Château-Gombert, Stefano Cimitile et Aurélie Sciarra avaient le sourire. Et pour cause. Le président engagé et sa vice-présidente passionnée commencent à voir les fruits de quatre années d’investissement en faveur de l’inclusion, une cause qu’ils portent avec conviction au sein du Tennis Club de Château-Gombert, dans ce quartier emblématique du 13e arrondissement de Marseille.

    Dans cette dynamique, le club a lancé l’an dernier son premier Open National de tennis-fauteuil. Une initiative saluée pour « sa qualité et son organisation », qui a naturellement conduit les dirigeants à renouveler l’expérience. La deuxième édition se tiendra du 9 au 12 juillet sur les courts gombertois. « Organiser un tournoi de cette envergure est une source de stress permanente. Nous veillons au moindre détail pour que les joueurs n’aient absolument rien à redire », confie Aurélie Sciarra, directrice du tournoi.

    Consécration d’un périple

    Cette année, elle devra également composer avec la canicule qui frappe une grande partie de l’Hexagone. « Tout sera mis en œuvre pour que les joueurs évoluent dans les meilleures conditions possibles », assure la vice-présidente, heureuse d’avoir une nouvelle fois réuni un plateau de 32 joueurs dans le tableau principal.

    Vainqueur de la première édition, Nicolas Peifer, double champion paralympique, remettra son titre en jeu sur les courts de son propre club. « C’est une immense fierté de compter un joueur de cette dimension dans nos rangs. Il a largement contribué à décrocher cette nouvelle étoile sur notre maillot », sourit Aurélie Sciarra, non sans émotion au moment d’évoquer le parcours qui a conduit le club de Château-Gombert jusqu’au titre de champion de France. Même Stefano Cimitile peine encore à retenir ses larmes. « C’est l’aboutissement et la récompense de tout ce qu’on a construit en quatre ans. Beaucoup de clubs ne vivent jamais un tel moment », savoure le président marseillais.

    En quelques saisons, épaulé par Aurélie Sciarra, il est parvenu à fédérer l’ensemble des licenciés autour d’un véritable esprit de famille. « Le club a toujours eu cette dimension familiale, mais elle s’est encore renforcée. Toute l’année, nous organisons des événements qui rassemblent les parents, les enfants et les bénévoles. Cela crée une vraie unité. Dès qu’il y a besoin d’un coup de main, tout le monde répond présent. Les gens se serrent naturellement les coudes », souligne-t-il.

    Trop peu de soutien public

    Malgré un titre national par équipes et l’organisation de l’un des principaux tournois français de tennis-fauteuil, le Tennis Club de Château-Gombert estime ne pas bénéficier d’un soutien institutionnel à la hauteur de son engagement. « Nous accompagnons énormément de personnes, mais cela représente aussi des coûts importants. Malheureusement, nous ne sommes pas suffisamment soutenus par les institutions », regrette Stefano Cimitile.

    Pourtant, plusieurs élus avaient fait le déplacement lors de la conférence de presse, parmi lesquels l’adjoint à la santé Antoine Cortes (PS) et l’adjoint aux sports Yohann Soler (DVD), récemment élus à la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille, ainsi que Denis Rossi, vice-président (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Selon le président, les aides publiques mobilisées pour cette deuxième édition de l’Open National de tennis-fauteuil représenteraient moins de 10 % du budget nécessaire à son organisation.

    Quand on sait qu’un tournoi de ce type nécessite un budget compris entre 50 000 et 70 000 euros pour voir le jour, il n’est, hélas, guère surprenant que les associations se tournent désormais de plus en plus vers des financements privés.

  • Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Ils se sont jetés à l’eau. Samedi, 23 personnes en situation de handicap, pris en charge dans différentes structures régies par l’association Phar 83, ont participé à un baptême de plongée dans la piscine de l’établissement d’accueil médicalisé le Siou Blanc. Une initiative du Département, pilotée par le Comité départemental Études et Sports Sous-Marins (CD FFESSM 83), avec son programme « Handisub », qui vise à rendre les sports subaquatiques accessibles aux personnes en situation de handicap.

    Plongée en mer le 9 juillet

    Durant toute la matinée, les participants ont été encadrés individuellement, pendant 10 à 15 minutes chacun, par des moniteurs formés à l’accueil de ce type de public. L’objectif était avant tout de « prendre du plaisir », assure Christophe Arciero, référent départemental « Handisub ». L’initiative va un peu plus loin : « Au début, les établissements sont toujours un peu réticents parce qu’ils pensent que certains n’y arriveront pas. Et puis ils découvrent que le champ des possibles est énorme. » Il en va de même pour les bénéficiaires, « parfois un peu stressés au début et qui repartent avec une banane jusqu’aux oreilles ».

    Une première étape pour une dizaine d’entre eux, qui auront l’occasion de participer à une journée de plongée en mer, le 9 juillet, à Hyères. Une action qui s’inscrit dans « l’objectif du conseil départemental du Var, dans sa politique de sport de pleine nature, de rendre accessible la pratique sportive à tous, dont les personnes en situation de handicap », explique Coralie Aubert, du service activités et sports de pleine nature. D’autres initiations sportives leur seront d’ailleurs proposées en septembre et en octobre.

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.

  • Yannick Noah en animateur à Château-Gombert

    Yannick Noah en animateur à Château-Gombert

    Dimitri n’en revient toujours pas. Lui qui participait à sa première séance de tennis-fauteuil a échangé quelques balles avec Yannick Noah.

    « Franchement, je suis tout bizarre. C’est un énorme champion, mais il est très gentil et m’a donné de très bons conseils », a confié le jeune Aubagnais, fan d’AC/DC. Eva, qui découvrait le céci-tennis, savoure, elle aussi, son bonheur. « C’est exceptionnel de vivre un tel événement. Je vais pouvoir raconter ça à mes amis. En plus, il est sympa, génial et avenant. »

    Celui qui était l’entraîneur de l’équipe de France de tennis aux Jeux paralympiques de Paris n’a pas hésité une seconde quand il lui a été demandé de prolonger l’expérience en devenant le parrain du Para-tennis tour, mis en place par la Fédération française de tennis. « J’ai adoré ce que j’ai vécu aux Jeux et continuer à promouvoir le tennis inclusif est un grand plaisir pour moi », a confié le champion, après avoir échangé quelques balles et donné des conseils à plusieurs joueurs, venus découvrir les quatre disciplines du jour.

    « Ce tour de France, c’est l’occasion de faire connaître les passerelles qu’offrent les diverses pratiques du para-tennis. À chaque fois, je partage de très bons moments, chargés en émotions », poursuit-il. Outre de découvrir qu’il est possible, malgré un handicap, de pratiquer un sport, les séances sont autant de rendez-vous thérapeutiques qui aident à la reconstruction.

    Au sein du Tennis Club de Château-Gombert, il y a les structures pour accompagner ceux que cela peut intéresser. Le club est une référence nationale et prête les fauteuils adaptés pour les débutants.