Tag: haine

  • La maison des communistes de Martigues à nouveau dégradée

    La maison des communistes de Martigues à nouveau dégradée

    « Chaque année, notre local est cible de tags et de dégradations » pointe la secrétaire de la section de Martigues du PCF, Laetitia Sabatier, dans un communiqué, mercredi.
    À nouveau, la maison des communistes et deux véhicules qui y étaient stationnés ont été recouverts de tags « je suis Israël » et « Dieu bénisse Israël », accompagnés de croix gammées, le jour du 7 octobre. « La croix gammée est le symbole du nazisme, de ses crimes et de la Shoah. L’afficher sur le local du parti dont les militants ont combattu le fascisme au prix de leur vie est une provocation », écrit la responsable. « La répétition témoigne du climat de haine et d’une extrême droite de plus en plus décomplexée, à Martigues comme ailleurs. Nous condamnons sans ambiguïté le racisme, l’antisémitisme et toute forme de haine. Nous refusons que le conflit au Proche-Orient serve de prétexte à des violences et des intimidations » conclut Laetitia Sabatier, indiquant avoir déposé plainte.

  • Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Les « brebis galeuses », le terme est surexploité par le Rassemblement national dès qu’il est question de justifier les prises de paroles, écrits de ses partisans et cadres à caractère raciste, antisémite, de haine envers les musulmans, la communauté LGBT+, l’IVG… et la liste est longue. Dans ce domaine, la Provence se distingue par son lot de personnages particulièrement haineux qui pourraient former à eux seuls un troupeau.

    Ainsi, Frédéric Boccaletti, pourrait en faire partie. Ancien membre d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Maurras le désormais maire de Six-Fours a tenu dans les années 90 une librairie nommée Anthinéa à Toulon, ville voisine. Commerce dans lequel l’élu d’extrême droite vendait des ouvrages négationnistes et antisémites. Dans sa course victorieuse à la mairie, il a emporté Alain Trillat, compagnon de longue date. Désormais conseiller municipal, délégué aux cérémonies patriotiques, aux anciens combattants et correspondant défense, ce dernier avait été épinglé par Libération pour avoir republié sur Facebook des contenus à la gloire du maréchal Pétain.

    En mars dernier, La Marseillaise révélait que Lucas Conill, l’un des colistiers du candidat RN déchu à la mairie de Gardanne Bruno Priouret, s’affichait bras suffisamment tendu pour que l’on détecte un salut fasciste sur une photo publiée sur son propre compte Facebook. À Gap, la parole se joint aux gestes lorsque Yannick Magnier, candidat sur la liste lepéniste portée par Raphaël Leroux chante, dans une vidéo exhumée par Le Media et l’association Rec (Résistons ensemble contre la cyber-haine) : « la balade des sales rebeus », « les chambres à gaz c’était le bon temps » mais surtout « je suis un nazi », « heil Hitler ». Le parquet de Gap a ouvert une enquête à son encontre pour « provocation à la haine raciale », « injure publique en raison de l’origine » et « apologie de crime contre l’Humanité ».

    Que dire de l’élue d’opposition RN à la mairie d’Avignon Anne-Sophie Rigault, épinglée par le collectif No Pasaran pour avoir mené campagne avec des proches du groupuscule antisémite Amitié et Action française, scission du mouvement royaliste.

  • Le communiste André De Ubeda étrille le RN Amaury Navarranne

    Le communiste André De Ubeda étrille le RN Amaury Navarranne

    Sous ses dehors de gendre idéal, drôle et brillant, Amaury Navarranne parvient parfois à dissimuler à l’observateur peu vigilant l’idéologie mortifère qui guide sa réflexion, ses prises de position… et ses amitiés. Ainsi, le fait de s’afficher aux côtés d’Yvan Benedetti lors de l’hommage rendu au général factieux Raoul Salan en dit très long.

    Pour mémoire, l’ancien cadre du Front national, dirigeant de l’Œuvre française puis des Nationalistes, Yvan Benedetti représente l’une des figures de l’ultradroite française. Condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine envers les Juifs et contestation de crimes contre l’humanité, le militant continue de diffuser ses idées de haine, notamment dans le Var, où ses proches organisent régulièrement des actions et rassemblements.

    Le conseiller municipal d’opposition RN joue au sot, ce qu’il n’est certainement pas, et répond à notre confrère de Var Matin qu’il ne voit pas vraiment le problème, puisqu’il lui arrive de saluer l’ancien conseiller municipal communiste André De Ubeda. Furieux, celui-ci tient à apporter une sévère correction à l’élu d’extrême droite. « M. Navarrane a osé me comparer à un néo nazi multicondamné pour des faits de diffamation, de rébellion, d’outrage ou de violence. C’est une grave insulte », commence-t-il. Et de rappeler dans la foulée que « ce dangereux extrémiste invité par le RN est un négationniste de la Shoah et revendique être pétainiste, poutiniste et antisémite ».

    André De Ubeda ajoute : « C’est avec eux qu’il rend hommage à un général factieux, coupable d’attentats notamment contre de Gaulle, et à Jean-Marie Le Pen ».

    Drôle de dédiabolisation

    Puis, encore plus incisif encore : « On sait avec ses amitiés ce qu’il aurait fait dès 1939 lorsque les communistes étaient fusillés… » Et de conclure : « Ses mensonges et ses insultes, fussent-elles indirectes, m’honorent donc. Mais je ne le salue pas ».

    En tout cas, en guise de dédiabolisation, on assiste davantage à une démystification de l’extrême droite française, en la montrant telle qu’elle est et restera. Si cela pouvait aider à ouvrir les yeux !

  • Sonia Bellina : l’enquête avance, la haine misogyne éclate

    Sonia Bellina : l’enquête avance, la haine misogyne éclate

    Le 21 août, l’enquête sur la mort de Sonia Bellina a franchi une étape décisive. Un homme de 32 ans, domicilié dans le Gard, a été mis en examen pour « assassinat » et placé en détention provisoire. Le suspect, présumé innocent, a reconnu avoir rencontré la jeune femme la veille et la nuit des faits dans le cadre d’une relation tarifée, mais n’a pas reconnu l’avoir tuée et a exercé son droit au silence. Selon le parquet, plusieurs éléments laissent penser qu’il aurait été son dernier contact.

    Déjà condamné pour violences conjugales en 2023, il portait un bracelet anti-rapprochement destiné à protéger son ex-compagne. Un second homme, placé en garde à vue, a été remis en liberté et mis hors de cause à ce stade. Pour rappel, le corps de Sonia Bellina, 29 ans, avait été découvert le 12 août partiellement carbonisé dans des vignes à Saint-Gilles. Son identité a été confirmée une semaine plus tard par ADN. L’information judiciaire doit désormais préciser le déroulement et le mobile du crime.

    La misogynie

    jusque dans la mort

    Si la justice retient à ce stade la qualification d’« assassinat  », plusieurs associations et responsables politiques parlent déjà de féminicide. Le mobile misogyne n’est pas établi par l’enquête. Mais la misogynie s’est manifestée avec violence après sa mort : commentaires sur son corps, sa vie privée ou encore son activité supposée d’escort-girl, jusqu’à des messages affirmant qu’elle aurait « mérité » son sort. Une mécanique bien connue des associations féministes : disséquer une vie et des choix pour chercher à expliquer, relativiser voire excuser la violence subie.

    Sa famille, par la voix de son avocat Me M. Battikha, a dénoncé une « double peine » et annoncé vouloir poursuivre les auteurs de ces publications. Au-delà de l’enquête, l’affaire Sonia Bellina met une nouvelle fois en lumière la persistance d’une culture de culpabilisation des femmes victimes de violences, jusque dans la mort.

    « Un féminicide supplémentaire »

    La section nîmoise du PCF indique dans un communiqué son « horreur » après l’assassinat de Sonia Bellina et adresse ses condoléances à sa famille. Pour son secrétaire Jacques Chabalier, ce crime constitue « un féminicide supplémentaire » et rappelle l’urgence de faire des violences faites aux femmes une priorité nationale. Le parti dénonce aussi les « logiques masculinistes » et les propos misogynes diffusés depuis la mort de la jeune femme sur les réseaux sociaux, appelant à des plaintes et des condamnations. A.J.

  • Ciblé par Stéphane Ravier, Théo Challande réagit

    Ciblé par Stéphane Ravier, Théo Challande réagit

    Dix jours après avoir été pris pour cible par le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, l’ancien adjoint (EELV) à la lutte contre les discriminations Théo Challande Névoret indique ce dimanche à La Marseillaise qu’il va porter plainte face aux menaces reçues. En se filmant au volant de son véhicule, le parlementaire l’accuse de « christianophobie » pour avoir organisé dans le bar LGBT le Boum, (6e) une « fête de la v(i)erge » le jour de l’Assomption. « C’est dégueulasse, c’est ignoble » lâche le sénateur qui désigne l’ex-adjoint comme un « artisan assumé de l’islamisation de la ville », tandis qu’en réponse des commentaires appellent à « réorganiser les croisades et les milices » ou estiment que « la peur doit changer de camp ».

    « Quand cela s’est passé, j’étais très en colère, cela nous prend du temps, de la santé mentale, reconnaît Théo Challande Névoret. Mais nous nous sommes rendu compte qu’il valait mieux en rire, retourner la situation en continuant à caricaturer, à être drôles, à dénoncer un utilisant un langage non violent, artistique plutôt que de propager des haines ». Face aux menaces, la publication a été immédiatement signalée sur la plateforme du ministère de l’Intérieur Pharos, et une plainte devrait être déposée cette semaine face aux propos tenus en commentaire. « Nous nous réservons le droit de déposer une plainte si le sénateur à un comportement délictuel à mon encontre », précise l’ancien adjoint. Il dénonce surtout le procédé employé par le parlementaire : « Ce qu’il fait, c’est désigner une cible et sans le dire il ouvre la voie aux violences. L’extrême droite montre de manière franche qu’elle veut nous censurer, que l’on n’a pas le droit d‘avoir une pensée laïque, de caricaturer, que l’on n’a pas le droit à la liberté artistique ».

  • [Tribune] Marseille libre et républicaine

    [Tribune] Marseille libre et républicaine

    Par 60 signataires de moins de 40 ans se revendiquant de l’héritage du gaullisme

    Qu’est-ce que le gaullisme, en 2026 ? À l’heure précise où, sur tous les bancs de l’Assemblée nationale, on se réclame du général de Gaulle, la question mérite d’être posée. À plus forte raison à Marseille, notre ville, forte de vingt-six siècles d’histoire, cité libre capable de survivre à tous les régimes, toutes les tempêtes et tout le fracas de l’histoire.

    L’appel du 18 juin 1940 résonne d’une façon différente, cette année. La guerre d’Ukraine menée par la Russie vient de dépasser, en durée, la Première Guerre mondiale. Le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences posent la question de la stabilité du monde. Les modèles issus de l’après-guerre semblent se déliter, inlassablement.

    Et la France, dans tout cela ?

    Et Marseille ?

    La grande singularité de la France Libre tient à ce qu’elle sut rassembler bien au-delà des clivages et des luttes qui avaient émaillé le pays dans les années 1930. Sous la Croix de Lorraine, se retrouvèrent des femmes et des hommes venus d’horizons politiques, philosophiques et sociaux différents – voire opposés. Des communistes aux monarchistes, des bonapartistes aux socialistes, des croyants aux libres-penseurs, tous acceptèrent de se mettre au service d’une seule cause : la France.

    Bien sûr, à chaque époque, ses mœurs. Pourtant, cette leçon demeure d’une brûlante actualité. Dans les périodes de tensions, de fractures et d’incertitudes, la tentation est grande de céder à l’affrontement permanent, aux postures et aux radicalités. Et si, en riposte, Marseille devenait le creuset d’un nouveau gaullisme ?

    Précisément parce qu’à Marseille, nous nous trouvons au cœur de ce combat devenu mondial et civilisationnel à la fois !

    Et nous, signataires de cette tribune libre, nous faisons le choix de la constance, de la cohésion et de la clarté.

    Nous sommes tous différents. Nous avons des parcours, des sensibilités et des approches distinctes. Cependant, nous partageons une conviction commune et presque sacrée : Marseille est républicaine, Marseille est notre trésor commun et seule Marseille compte.

    C’est pourquoi nous l’affirmons aujourd’hui : nous continuerons, sans ambiguïté, à nous opposer à l’impasse des extrêmes.

    Nous voulons incarner une alternative exigeante, fidèle à la République, fondée sur les principes de liberté, de responsabilité, de justice et de rassemblement.

    Oui, le débat démocratique peut exister sans sombrer dans la haine.

    Oui, on peut se combattre politiquement sans se haïr, ni se condamner mutuellement.

    Oui, on peut construire plutôt que détruire. Dans notre cité libre plus encore qu’ailleurs !

    Nous ne sommes pas les héros de 1940, tout simplement parce que les circonstances restent – par bonheur – différentes. Mais, en nous hissant sur les épaules de ces géants, nous pouvons croire au sursaut : un sursaut fondé sur un courage politique.

    Nous le devons aux futurs enfants de 2040, au monde, au pays et à la ville dans lesquels ils naîtront, un siècle après l’appel.

    Beaucoup voudraient nous voir basculer. Ceux-là voudraient nous convaincre que la lâcheté est une fatalité. Mais toute l’histoire de l’humanité, dans sa grandeur, montre que c’est faux.

    À l’occasion de cet anniversaire de l’appel du 18 juin, souvenons-nous que les plus belles pages de notre histoire ont été écrites par le rassemblement et le courage.

    Nous l’affirmons aujourd’hui par cette tribune : nous continuerons à nous battre sur le terrain des idées, avec détermination, lucidité et sans outrance. Avec fermeté républicaine et sans sectarisme, en restant fidèles à ce que nous sommes et que nous resterons toujours.

    Des Marseillais, des Français, des Républicains et des gaullistes. Voilà la source de notre engagement, au service de notre ville !

    Rédacteurs : Lionel MODRZYK, collaborateur politique, militant LR et Génération Marseille ; Romain SIMMARANO, président du collectif Génération Marseille, conseiller municipal et métropolitain

    Signataires : Sandra BLANCHARD, avocate, secrétaire général de Génération Marseille ; Marine PUSTORINO, conseillère départementale, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain DI GIOVANNI, conseiller départemental, porte-parole de Génération Marseille ; Aurore BRUNA, conseillère régionale, coordinatrice Cap sur l’avenir 13 ; Marion BAREILLE, conseillère d’arrondissements du 13/14, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain SOUVESTRE, conseiller d’arrondissements du 11/12, porte-parole de Génération Marseille ; Alison DEVAUX, conseillère départementale, membre de Génération Marseille ; Jordan MANGANI, président des Jeunes avec Martine Vassal ; Djihane DIB, référente des Jeunes en marche Bouches-du-Rhône ; Léo KHOZIAN, responsable départemental adjoint des jeunes LR ;

    Juliette BACHELIER, membre de la direction nationale des Jeunes Horizons ; Gérard BLANC, avocat, délégué Renaissance 3e circonscription des BDR ; Thomas ARCADU, jeunes UDI Marseille ; Louise RAMOS, coordinatrice régionale des Jeunes en Marche ; Jean-Sébastien BOURGOGNE, responsable départemental des Jeunes Horizons 13 ; David SOUID, président de France Finance Patrimoine ; Nicolas LAMBERTI, membre des Républicains 13 et de Génération Marseille ; Julien AMAROU, référent régional des Jeunes Horizons ; Emmanuelle CHAIX, militante du Parti Radical ;

    Hamza BAGGOUR, président d’association marseillaise

    Nathan COHEN, avocat, membre de Génération Marseille ; Joachim FERNANDEZ, délégué de section LR de la 4e circonscription, membre de Génération Marseille ; Maxime BOUDET, cadre Renaissance Bouches-du-Rhône ; Kevin CORTI, juriste, membre de Génération Marseille 9/10 ; Audrey BERR, ancienne cheffe de cabinet, petite-fille de résistant et de déporté ; Maxime BOURREL, membre de Cap sur l’Avenir ;

    Amel AMARI, chef d’entreprise ; Sébastien DE HARO, collaborateur politique ; Arnaud BOYER, professionnel de santé ; Simon MARTINO, membre de Génération Marseille ; Karim BENNAMAR, membre de Génération Marseille ; Alexandre CAMARASA, athlète olympique, membre de Génération Marseille ; Mustapha DJEBLOUNE, fondateur d’une Equipe Marseillaise ; Liam ESCARTEFIGUES, référent Jeunes Horizons Marseille ; Lucas SIMON, membre de LR 13 et de Génération Marseille ; Lilian GINOUX, membre du bureau politique de Renaissance 13 et de Génération Marseille ; Tom RICCI, référent Horizons Jeunes ; Mathias MARKARIAN, co-délégué Horizons ; Jed PEILLEX, membre de Génération Marseille ; Ghania BENKEDIA, membre de Génération Marseille ; Yann BESNARD, militant Renaissance Marseille ; Danijela KOVACEVIC, membre de Génération Marseille ; Igor KOVACEVIC, citoyen marseillais et olympien, membre de Génération Marseille ; Yacin BERRABAH, promoteur de boxe ; Lucile DUMON, chargée de projet, membre de Génération Marseille ; Vincent COLONNA D’ISTRIA, chef d’entreprise, membre fondateur de Génération Marseille ; Mathieu MIRGUET, agent du service public ; Ethan LEVI-VALENSI, jeune engagé pour Marseille ; Vincent CANAVESE, chef d’entreprise, membre de Génération Marseille ; Estelle DE CAROLI, juriste, membre de Génération Marseille ; Nicolas PIETRI, cadre infirmier ; Raphaël RUBIO, professeur de philosophie, écrivain ; Hamza HARBI, membre de Génération Marseille ; Baptiste LUCCIONI, élu au Conseil des jeunes métropolitains ; Keltoum TACHEKAFT HASSANI, membre de Génération Marseille ; Gilles FOLIOT, membre de Génération Marseille ; Jimmy VILLEBOIS, agent du service public ; Deïla LEON-RUIZ, militante Horizons Marseille ; Clément FORTIER, membre de Génération Marseille ; Nicolas BONTRON, militant LR 13 ; Harris OVONE MOULENGUI, militant Renaissance 13 ; Sacha PARTOUCHE BARON, chef d’entreprise; Antoine CIRILLO, fondateur de L’Elan.

  • 8-Mai, leçons pour nos temps troublés

    8-Mai, leçons pour nos temps troublés

    La capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, le 8-Mai 1945, symbolise la victoire des Alliés sur une armée et, surtout, une idéologie mortifère aux multiples crimes de guerre et contre l’humanité, dont le génocide des juifs d’Europe, avec la complicité d’États collaborateurs zélés, à l’instar du gouvernement de Vichy, en France.

    C’est, à ce titre, bien plus qu’une page de notre Histoire. Car les mécanismes qui ont accouché du fascisme et du nazisme semblent se remettre en branle, en ce premier quart du XXIe siècle. Il est donc impérieux de tirer les leçons de l’ascension de ces idéologies racistes et antisémites, qui charrient la haine de l’autre.

    Le patronat mise sur le RN

    Car leurs héritiers, les partis d’extrême droite contemporains, misent sur l’amnésie quatre-vingt-un an après la capitulation nazie. L’entreprise leur est facilitée par les partis conservateurs, dits de droite classique, qui font leurs les thèmes obsessionnels de l’extrême droite : la famille, la patrie, la xénophobie, le nationalisme, la guerre… En 2007, Nicolas Sarkozy crut avoir dompté le FN. Près de vingt ans plus tard, le parti des Le Pen a avalé la droite. Désormais, le patronat français mise clairement sur le RN.

    La mécanique est la même outre-Rhin. Qui aurait pu croire que le parti des héritiers des nazis, l’AfD, puisse obtenir des scores records et supplanter les conservateurs ? L’accession de l’extrême droite au pouvoir est-elle résistible ? Oui, si les forces progressistes se réveillent et font déferler un tsunami de progrès social comme ce fut le cas après-guerre. C’est la grande leçon du 8-Mai.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes le mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les Unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle-même. »

    La CGT Var en attente

    de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice ». Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle‑même. »

    La CGT Var en attente de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. » Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.