Tag: Habitat

  • Les locataires des Bourrely privés de gaz

    Les locataires des Bourrely privés de gaz

    Un mois sans gaz et des angoisses… Depuis l’installation de détecteurs de monoxyde de carbone, mi-juin, les habitants des Bourrely Perrin (15e) subissent des coupures intempestives à la moindre alerte. Résultat : plus d’eau chaude, plus de possibilité de cuisiner. « Dans mon immeuble, les marins pompiers et GRDF nous ont dit que moins deux, ça explosait » assure Cynthia, qui témoigne de ruptures de service touchant des appartements ou carrément un de la trentaine de bâtiments de cette cité construite en 1965. Entourée d’autres habitants en colère, réunis ce vendredi 10 juillet devant le centre social, elle raconte le manque d’information, la peur d’absorber un gaz inodore et dangereux.

    « Vous vous rendez compte ? On a ici des personnes très âgées mais aussi des enfants en bas âge, des mamans seules, tout ça en pleine canicule » poursuit-elle. L’une d’entre elles, Yamina, a pris ces deux petits sous le bras pour être hébergée chez une amie. « Mes enfants ont été hospitalisés parce qu’ils avaient relevé 490 ppm dans l’air chez moi » affirme la jeune femme quand une exposition à 400 ppm après 3 heures cause des maux de tête intenses.

    Le sommet de l’iceberg

    La mairie de secteur a ouvert le stade de La Martine pour permettre à ceux qui le peuvent de venir prendre une douche. Une réunion s’est tenue en urgence jeudi après-midi avec un représentant de Treize Habitat. « On nous a expliqué que les pigeons ont fait leur nid dans les bouches d’aération empêchant l’air de circuler et on nous a distribué des plaques électriques qu’on nous demande de restituer par la suite car le problème va se reproduire » s’indigne la jeune femme.

    Surtout ces coupures ne sont que le sommet de l’iceberg des « conditions de vie déplorables de près de 5 000 personnes précaires » résume Cynthia. Photos à l’appui, chacun témoigne des moisissures sur les murs, des colonnes d’évacuation amiantées qui débordent, des fuites d’eau qui provoquent des charges indues, du balcon dont les rambardes tiennent avec des bouts de ficelle… « On va se constituer en collectif, aller à la maison de l’avocat pour entamer un recours » promet Cynthia.

    De son côté, la direction de Treize Habitat précise dans un communiqué que « plusieurs logements du bâtiment 15 » sont concernés et qu’une « dizaine de locataires a été prise en charge pour des gênes respiratoires, sans gravité ». Le gaz a été coupé « par mesure de sécurité » et « ne pourra être rétabli qu’après diagnostic de Qualigaz ». La direction du bailleur ajoute que « dans l’attente, des plaques d’appoint vitrocéramiques, électriques, ont été distribuées aux locataires présents » et que « tout est mis en œuvre pour rétablir le gaz le plus rapidement possible ». Elle impute le problème « aux fortes chaleurs actuelles, qui ralentissent la bonne ventilation dans le bâtiment et l’aspiration verticale naturelle du monoxyde de carbone par les gaines » et se félicite que les détecteurs de monoxyde de carbone installés par ses soins dans les logements aient « joué pleinement leur rôle ».

  • Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    « Une résidence à taille humaine et de qualité », soulignent les protagonistes. Ce projet
    « illustre notre volonté de préserver l’âme de Cassis et de permettre aux actifs, aux familles et aux jeunes de pouvoir se loger ici ! », a rappelé Danielle Milon. Plus d’une vingtaine de familles cassidaines devaient dès juin amménager dans les logements flambant neuf.

  • Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    « Un projet construit en dialogue permanent avec les habitants », affirme Fairouz El Hayti, directrice territoriale d’ICF Habitat lors de l’inauguration de la résidence « Les Jardins de Cazaulx » ce mardi 30 juin. La construction de ces 88 logements marque la première des 7 phases d’un projet plus vaste de renouvellement patrimonial des plus de 1 000 logements sociaux de la Grande Bastide Cazaulx dans le 12e arrondissement de Marseille à l’horizon 2050. Chaque phase respecte la même logique : de nouveaux logements sont construits afin de loger des habitants d’anciens appartements pour pouvoir les libérer, les détruire et reconstruire.

    Afin d’améliorer la qualité du logement et de réduire les coûts énergétiques pour les habitants, la directrice se félicite d’une opération « exemplaire sur le plan environnemental ». En effet, en plein épisode caniculaire, la réponse aux enjeux du changement climatique était au centre de la présentation. Pour Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, ce projet est à la fois « adapté aux besoins des habitants » mais aussi « aux enjeux de demain ».

    Ces habitants sont au cœur de la conception du projet comme le rappelle André Cargnino, membre du comité régional Action Logement qui a financé à hauteur de plus d’1,6 million d’euros l’opération et pour qui la priorité reste d’« accueillir, héberger et loger les salariés ». Le maire de secteur d’extrême droite, Olivier Rioult, se contente lui de commentaires sur l’esthétique des constructions…

    Un enthousiasme partagé par les habitants

    « C’est beaucoup mieux qu’avant », savoure Mohamed, habitant de la résidence, qui note l’amélioration du confort et des aménagements. Chaque appartement dispose maintenant d’un espace extérieur (terrasse ou jardin) et une majeure partie des unités sont équipées d’ascenseurs afin de garantir l’accessibilité de la résidence. Des efforts d’adaptation salués par Patrick, résident en fauteuil roulant qui se réjouit de pouvoir se « déplacer beaucoup plus facilement ». Pourtant, ce dernier émet une réserve : selon lui certains bâtiments de la résidence ne sont pas accessibles aux ambulances, camions de pompiers ou de police.

    Finalement, alors que tous les logements sont déjà occupés, la préfète Isabelle Epaillard, met en garde sur la situation du logement social, « il n’y en a pas assez ! ». Elle félicite néanmoins le département qui a dépassé les objectifs de reconstitution de l’offre de logement l’année passée et voit ce projet comme la continuité de cette dynamique.

  • Noailles : les habitants se sentent esseulés suite à l’effondrement

    Noailles : les habitants se sentent esseulés suite à l’effondrement

    « On a cru qu’on allait mourir. Et en fait, non. Puis, il y a eu de l’incompréhension, de la sidération et de la colère. Ils nous ont niqués nos vies pour un bon moment », rappelle, les yeux embués mais le cœur vaillant, Jihane El Meddeb. Délogée de son appartement du 3, rue Vacon, suite à l’effondrement, jeudi 18 juin à 21h, d’un immeuble en chantier de la SPLA-IN situé sur la place Halle-Delacroix, elle ne cesse d’enrager contre cette société publique locale d’aménagement d’intérêt national. « J’ai demandé hier [vendredi] un point d’information au responsable des relations citoyennes de la SPLA-IN mais zéro retour. Tout est tombé mais comment peut-on savoir ce qu’il s’est vraiment passé ? », s’interroge-t-elle en ce samedi 27 juin, tandis que les deux passages vers la Halle-Delacroix, condamnés, ne font qu’entendre les engins des ouvriers qui s’y activent.

    « Je me sens méprisée. On est en France quand même. On attend toujours des informations sur la chaîne de responsabilités dans le chantier. J’ai très envie de retourner chez moi, mais j’ai aussi très peur. On ne sera jamais rassurés », ajoute Jihane El Meddeb, pendant que certains riverains participent à un point d’information tenu par le Collectif du 5 novembre et l’Assemblée des personnes délogées. « Il y a une fiche pour les habitants du quartier qui veulent porter plainte contre X, déjà pour avoir accès aux documents et savoir ce qu’il se passe pour l’enquête », indique au micro la militante Anissa Harbaoui.

    « Mutualiser nos infos »

    Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui. « Oui, il y a eu des erreurs, quelque chose d’anormal qui s’est passé. C’est un incident majeur dont je ne connais pas les causes réelles », expliquait il y a quatre jours à La Marseillaise Franck Caro, directeur général de la SPLA-IN. « Ce n’est pas possible de ne pas nous informer. La réunion de ce matin est un moyen de mutualiser nos informations », explique Jihane El Meddeb. Délogée elle aussi, Margaux rappelle que, « malgré qu’on ne puisse pas accéder à nos logements, nous devons quand même payer nos loyers. Nos propriétaires ou les agences immobilières s’en foutent et disent que ce n’est pas à eux de gérer cela. »

    Traumatismes

    Juste avant, Mona, enfant d’une petite dizaine d’années, témoigne de sa « peur » lors de la nuit de l’effondrement. « Depuis une semaine, nous sommes relogés dans un appart’hôtel et nous sommes toujours dans le stress », confie-t-elle. Autant de traumatismes ravivant le drame de l’effondrement des numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne qui avaient coûté la vie à huit Marseillais, le 5 novembre 2018, à quelques mètres de la Halle-Delacroix. « On a l’impression que l’histoire se répète », regrette Laurent, du Collectif du 5 novembre. « Le soir des effondrements, on a assisté à la même incohérence et au chaos des autorités qu’à l’époque. Dans un premier réflexe, très grave, les pompiers disaient aux gens d’aller chez des amis. Il existe pourtant à Marseille une charte du relogement pour laquelle on s’est battus. Les délogés doivent être pris en charge jusqu’à la fin du sinistre », dit cet habitant de Noailles et militant qui exhorte l’auditoire à se « monter en interassociations. On a vraiment besoin d’un accompagnement juridique pour répondre aux gens dans la panade. »

  • Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Filiale de la caisse des dépôts et consignation, CDC Habitat, premier bailleur de France, compte poursuivre sa dynamique en région Paca. En 2025, 1 919 logements neufs ont été livrés, indique son directeur, Pierre Fournon, qui espère maintenir « ce train d’activité soutenu ». Dans un contexte de demande « forte » dans le locatif, « nous avons la volonté de continuer à produire de manière forte tout en travaillant sur notre patrimoine » poursuit-il. Au sein de son parc de 29 987 unités, le bailleur panache logements sociaux, intermédiaires et libre moyennant 422 millions d’investissements en 2025. Des logements répartis de Menton à Fos-sur-Mer, essentiellement « sur la frange littorale et le long des axes autoroutiers », précise le directeur interrégional.

    Démolition, construction, rénovation, l’entreprise sociale mène de front différents projets au fil des politiques publiques locales. On la retrouve notamment à Marseille sur un « recyclage d’habitat dégradé » à Saint-Mauront, avec une quarantaine de logements sociaux qui devraient être livrés à l’automne. Dans le cadre d’une concession d’aménagement pour le compte de la Métropole Aix Marseille, CDC Habitat est aussi partie prenante de la réhabilitation du parc Corot, vaste co-propriété dégradée, de six bâtiments. Le bâtiment A a été démoli, la tour C va suivre d’ici septembre-octobre.

    De la ville sur la ville

    À la Maurelette, un contingent de 756 logements, CDC Habitat va passer la main, la résidence faisant partie des quatre ORCOD-IN sur Marseille, un programme massif de travaux destiné à lutter contre le logement indigne par le biais d’une convention entre État, Ville de Marseille, Métropole, Agence nationale de l’habitat et Établissement public foncier.

    Sur son patrimoine, le bailleur « essaie de reconstruire de la ville sur la ville car le foncier est rare », précise Pierre Fournon. Comme Boulevard Schloesing (9e), où 56 logements vont être détruits pour en remettre 67 sociaux et intermédiaires. à Aix-en-Provence, la résidence Bellevue va passer de 42 à 100 logements.

    Pour ses 199 logements rénovés en 2025, CDC Habitat a aussi fait dans le qualitatif en agissant sur le confort thermique, à Roquefort-la-Bédoule, ou en tentant la peinture réfléchissante sur le toit terrasse à Canto-Perdrix, à Martigues.

  • Face à l’habitat indigne, les acteurs locaux prônent une réponse collective

    Face à l’habitat indigne, les acteurs locaux prônent une réponse collective

    À Marseille, selon l’Adil, 27 770 logements sont aujourd’hui qualifiés de potentiellement indignes dans le parc privé : moisissures, risque d’effondrement, concentration de plomb… Le sujet n’est pas nouveau. L’Hôtel du Département a accueilli, ce mercredi, une conférence-débat dédiée à ce sujet, organisée par l’Adil des Bouches-du-Rhône. « Un habitat est considéré comme indigne lorsqu’un logement possède des conditions qui ne répondent pas à des exigences minimales, portant atteinte à la santé ou à la sécurité des personnes », explique Thierry Moallic, directeur de l’Adil 13.

    Les acteurs locaux de l’habitat tentent de répondre « collectivement » à ce fléau. La plateforme « Signal Logement », lancée par le gouvernement, permet aux habitants de signaler en ligne leur situation. 3 475 signalements ont été réalisés dans le département en 2025, selon l’Adil.

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’Égalité des chances, rappelle l’importance du relogement : « Il faut proposer un logement pendant les travaux du bâtiment, et pas seulement dans les hôtels. Il est nécessaire d’anticiper ces besoins avec la Métropole. » Autre volonté : étendre le « permis de louer » actuellement appliqué dans le quartier de Noailles, à Marseille : « Dès le préavis de départ, les professionnels de l’immobilier ont l’obligation de prendre connaissance des problématiques. On ne peut pas louer un logement insalubre », déclare Laurence Pont, présidente de la Fédération nationale de l’immobilier des Bouches-du-Rhône.

    Des variables sociales

    Plusieurs conditions favorisent l’habitat indigne. « Les offres dignes et abordables sont insuffisantes. Les ménages sont de plus en plus précaires et la résolution des désordres est complexe et très longue, témoigne Cyrille Guiraudou, membre de l’Association de défense des locataires HLM (ADLH). Il y a un sentiment de redevabilité envers le bailleur qui a été le seul à fournir un toit, mais aussi un sentiment de honte et une peur de se retrouver à la rue. »

    Selon Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement et présidente de l’Office Provence Métropole Logement, une vingtaine de propriétaires ont été condamnés, cette année.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Amine Kessaci

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Amine Kessaci

    Jeunesse, narcotrafic, Marseille habitat, actualité marseillaise…

    À vous la parole ⬇️

  • Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    L’insertion commence par le logement », affirme Michel Mané, secrétaire en charge de la gestion locative adaptée. Pour l’association Habitat & Humanisme, le logement est « un droit universel pour tous ». Les bénévoles de l’association interviennent sur deux départements (le 04 et le 05).

    L’enjeu de lever des fonds

    Cette association agit sur trois axes : le logement accompagné, logement d’urgence et médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, fait l’objet d’une recherche de fonds importante pour sa rénovation. Un financement participatif est en cours.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Leurs nouveaux locaux à Sisteron seront inaugurés à l’automne et, en plus des bénévoles, un travailleur social a été recruté.

    Des projets conditionnés aux financements

    Cette association aide entre autres à l’obtention d’un logement d’urgence – notamment pour les femmes victimes de violences – ou médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, est à l’étude.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des projets qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements. « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Marie Moreau

  • Les acteurs du bâtiment forces de propositions pour le logement

    Les acteurs du bâtiment forces de propositions pour le logement

    C’est entre les quatre murs de l’une des futures salles de la fédération du logement, place aux Huiles (1er) que Grégoire Charpentier, président de l’OIP ouvre la conférence. « Ces propositions que nous allons vous présenter sont essentielles dans cette période post-électorale, car les mandats sont relativement courts. Un contexte qui ne nous laisse que très peu de temps pour agir », se justifie-t-il.

    Encourager la construction de neuf

    L’Observatoire immobilier de Provence rassemble différentes organisations régionales du logement comme la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), celle du bâtiment et des travaux publics (FBTP13), et l’AR Habitat Social (ARHLM) pour répondre aux défis de l’habitat. Alors que Grégoire Charpentier remercie ses soutiens financiers, Cyril Sauvat, président de la FBTP 13 insiste sur les « aides budgétaires encore trop rares de la part des collectivités locales ». Un constat qu’il justifie à travers divers dispositifs coûteux, « nécessaires » , appuie-t-il. Des programmes parfois déjà en place, que le président entend vouloir étendre. « Nous devons simplifier la préparation administrative des chantiers. Notre dispositif Ras le Vol, un processus d’accompagnement des services de police dans les chantiers, freine les blocages mafieux, le vol, et la dégradation dans certains secteurs. »

    Et d’afficher une volonté de « booster la construction de nouveaux logements », soutient Sébastien Lieutaud, président de l’Unis Marseille Provence, qui ajoute vouloir « réhabiliter les logements indignes » sans pour autant défendre le permis de louer, qu’il considère être une « tension supplémentaire pour le marché locatif ».

    Dans les différentes propositions figurent aussi des dispositions pour les biens publics comme les HLM « connotés de manière bien trop négative dans les consciences collectives », poursuit Robin Hamadi. « Un comble » pour le directeur de l’ARHLM Paca Corse qui précise que « les problématiques d’architecture et de tensions sociales ne concernent que 20% des HLM. Les 80% restants sont un tremplin financier efficace. Si nous logions tous les demandeurs de logement social d’Aix Marseille, cela nous rapporterait 140 millions d’euros par an ». De quoi « rembourser la dette de la Métropole et bien plus », conclut-il.

  • Audrey Garino devrait prendre la tête d’HMP

    Audrey Garino devrait prendre la tête d’HMP

    Office Public de l’Habitat rattaché à la Métropole Aix-Marseille-Provence, Provence Métropole Logement était présidé par Solange Biaggi (LR), après le ralliement du précédent président, Patrick Papallardo au RN pour les municipales de Marseille. Provence Métropole Logement gère actuellement plus de 14 500 logements et a vocation à intervenir dans les 92 communes du territoire métropolitain.