Tag: gratuité

  • Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Reconnaissables de loin à leur couleur bleu ciel et leur panier accroché au guidon, les nouveaux vélos à assistance électrique promis par la municipalité sont arrivés fin août dans les rues gapençaises. L’objectif : offrir aux habitants « une alternative à la voiture pour les déplacements en ville ».

    Les trottinettes électriques font quant à elles leur grand retour. Déployées dans un premier temps il y a quatre ans au centre-ville par l’entreprise Bird, elles avaient ensuite disparu de la circulation en 2025, suite à la fin du contrat. Bird revendiquait 943 utilisateurs réguliers et 178 trajets par jour, en moyenne, en 2024.

    Sécurité avant tout

    Souhaitant poursuivre sur cette lancée, la Ville avait lancé, en mai dernier, un appel à manifestation d’intérêt, remporté par la société ZYP. 120 trottinettes (150 en été) et 50 vélos sont disponibles sur cinquante emplacements, situés aussi bien au centre-ville qu’en périphérie. Les trottinettes sont utilisables uniquement de mi-mars à mi-novembre et les vélos toute l’année.

    « Nous tenons à ce que ces modes de transport de micro-mobilité s’intègrent au mieux aux autres moyens de déplacement, tout en veillant particulièrement à la sécurité des piétons », a communiqué la Ville de Gap. Elle rappelle que des limitations de vitesse sont imposées par l’application en fonction des lieux où circule le véhicule : 25 km/h maximum de manière générale, 6 km/h maximum en centre-ville, et arrêt du véhicule s’il se trouve hors de la ville. Géolocalisé, il adaptera automatiquement sa vitesse. Certaines zones de Gap sont même interdites d’accès.

    Pour limiter les inquiétudes liées à la sécurité, plusieurs consignes ont été données : « Interdiction de circuler sur les trottoirs, de tenir un téléphone en main, de porter des écouteurs et d’être à plusieurs sur la trottinette ou le vélo ». Les mineurs n’ont par ailleurs pas le droit d’utiliser le service. Le port du casque n’est pas obligatoire, mais vivement recommandé.

    Ces nouveaux moyens de transport viennent compléter l’offre de bus gérée par la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance. Ces cars sont gratuits, mais les vélos et trottinettes ne le sont pas. Sans l’abonnement, il faut débourser 25 centimes pour une minute de trajet à vélo et 20 centimes en trottinette. Sans compter les frais de réservation et de déverrouillage qui s’élèvent à 1,90 euro pour un vélo et 1,60 euro pour une trottinette. Il est également nécessaire de disposer d’un smartphone, car le paiement et la réservation se font uniquement via l’application ZYP.

    Si les vélos se développent à Gap, encore faut-il que la ville soit adaptée. En 2025, le baromètre vélo, une étude nationale de la Fédération française des usagers de la bicyclette, pilotée à Gap en partie par l’association locale Mobil’idées, attribuait à la commune la note globale de 2,86 sur 6. L’étude qualifie Gap de ville « plutôt défavorable » à la pratique du vélo, sur des critères de confort, de sécurité ou encore de facilité de stationnement. Reste à voir si la mise en place de ces vélos fera augmenter la note pour la prochaine édition du baromètre.

    Agathe Di Lenardo

  • À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    Au milieu de la cour récemment refaite de l’école Clair-Soleil, dans le quartier de Bon Secours (14e arrondissement), les élèves s’empruntent de déballer les fournitures distribuées par les élus, mardi, en cette matinée de rentrée scolaire. « Ils nous ont mis bien, je n’avais pas ça en CM1 », commente Myriam en sortant les nouveaux compas, rapporteurs, équerres de son sac frappé aux armoiries de la Ville. Se faisant du haut de ses 10 ans et demi l’ambassadrice des nouveautés proposées par la municipalité pour cette rentrée, la première de ce nouveau mandat du Printemps marseillais.

    Pour le premier conseil municipal de cette saison 2 au mois d’avril, la majorité de gauche largement renforcée avait en effet approuvé une augmentation de 2 millions d’euros pour les fournitures scolaires des écoliers. De quoi adapter désormais le contenu du kit scolaire à chaque niveau de classe. « Quand on est en CP, on n’a pas les mêmes besoins qu’en CM2, commente le maire (DVG) Benoît Payan, après être allé à la rencontre des écoliers. Et nous avons des kits dont le prix a augmenté : ils valaient à peu près 80 euros, aujourd’hui, ce sont 110 euros par élève, qui vont leur permettre de pouvoir rentrer à l’école avec les mêmes chances. » La mesure a du sens dans cette école, la troisième la plus pauvre de la ville : lorsque le maire demande combien d’élèves ont vu la mer cet été, à peine la moitié lève la main. Elle contraste d’autant plus pour cette rentrée où d’autres municipalités ont elles fait le choix de supprimer les fournitures gratuites, que ce soit la majorité de droite d’Avignon ou celle d’extrême droite à Nice.

    Renforcer le périscolaire

    Avec cette rentrée entre également en vigueur la nouvelle grille tarifaire des cantines, votée lors du dernier conseil municipal le 26 juin, qui doit permettre d’étendre la gratuité à 5 000 écoliers supplémentaires, ainsi que la distribution de petits-déjeuners étendue à neuf écoles. « Des promesses de campagne », rappelle l’adjointe (Place publique) à l’éducation Pascaline Lécorché, tandis que le maire garde le regard dans le rétroviseur : « Je me souviens encore, conseiller municipal, arpenter les écoles de la ville et voir des centaines d’enfants qui n’étaient pas inscrits. Il y avait un problème énorme qu’il a fallu résoudre. »

    D’autres encore restent sur la table. Dans un courrier adressé ce lundi au maire, les élus d’opposition Romain Simmarano (Ren.) et Stéphane Pichon (DVD) pointent les difficultés du périscolaire. « La pause méridienne, qui concerne neuf enfants sur dix, demeure trop souvent dégradée », écrivent-ils, réclamant notamment un taux d’encadrement plancher. « Si la Région et le Département nous aident, on le fera très volontiers », évacue Benoît Payan. « Le périscolaire va être une des pierres angulaires du mandat », promet Pascaline Lécorché, qui affiche son ambition de structurer davantage la filière animation, alors qu’un marché a été lancé cet été, qui prévoit l’extension des horaires d’accueil dès 2027.

  • Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Il n’est pas encore 19h ce samedi, mais la queue est déjà longue devant la place Bargemon à Marseille (2e). Tous attendent avec impatience de goûter le couscous concocté par les salariés de l’association d’insertion E.P.I.C.E.S.

    Organisé dans le cadre du festival Kouss Kouss et de l’Été marseillais, ce sont 5 000 assiettes qui ont été servies. Plus de 90 salariés, dont deux sur trois sont en réinsertion, ont tamisé, coupé, épicé et fait mijoté les légumes et la semoule pour cette soirée. « Ça fait trois jours que l’on travaille dans deux grandes cuisines pour pouvoir servir autant de plats », raconte Florian Rieu, co-président de l’association E.P.I.C.E.S.

    Couscous vert

    Herbes et aromates étant le thème de cette édition de Kouss Kouss, la recette a été un peu revisitée : semoule à l’aneth, fèves et artichauts pour accompagner les légumes traditionnels arrosés d’une sauce verte à la menthe et au persil. Une réussite pour Fethi, venu d’Aix-en-Provence pour y goûter, avec son épouse, sa nièce et ses enfants. « J’ai pas l’habitude des couscous végétariens, mais il est vraiment très bon », sourit-il.

    À la table d’à côté, Leila et Fatma dégustent elles aussi leur couscous en savourant la vue sur la Bonne Mère qu’offre la place Bargemon. Même si le « couscous vert » n’a pas convaincu le minot de Leila, la mère et la fille sont ravies d’être là. Venues de la Rose et Malpassé (13e), c’est par le biais du centre social qu’elles ont entendu parler de l’événement. « C’est super, ça nous permet de nous rassembler dans une ambiance festive, explique Leila, et ça fait sortir un peu. Et puis on va voir le maire », sourit-elle.

    Organisé en partenariat avec la Ville, la gratuité de l’événement est importante pour le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan : « ça permet à des personnes qui n’oseraient pas venir de partager ce moment. Et dans un monde où on commence à se haïr, on veut proposer à Marseille un contre modèle où la solidarité prime. »

  • Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Compte tenu de la vague de chaleur qui ne cesse de sévir sur le département des Bouches-du-Rhône et la cité phocéenne placés en vigilance orange, la municipalité a reconduit les différentes mesures et dispositifs afin de permettre à tous de bénéficier d’un peu de fraîcheur. Les piscines municipales restent gratuites, la plage des Catalans restera également accessible de jour comme de nuit tandis que les parcs et jardins sont ouverts ce vendredi jusqu’à 21h. Une carte interactive, accessible sur le site de la Ville, a été mise en place pour que chacun puisse trouver un coin de fraîcheur parmi les quelque 500 points référencés : des établissements sénior, aux centres d’animation, jusqu’aux squares, établissements culturels ou fontaines.

  • [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    Plusieurs paillotes proposent également buvette et restauration en journée et soirée. La nouveauté de cette année est l’installation d’un village sportif « les pieds dans l’eau » animé par la Ville de Martigues et proposant des activités sportives gratuites de 11h30 à 14h30 jusqu’au 13 août. Des éducateurs diplômés proposeront paddle, water-polo, ou encore du kayak, précédés de 9h à 10h30 de l’aquagym et du Pilates.

  • Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Pour sa 10e édition, l’ambition du programme « Coach bien-être » est de faire découvrir au plus grand nombre des activités sportives terrestres et aquatiques, « tout en encourageant la lutte contre la sédentarité par la pratique d’une activité physique », insiste Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Ce vendredi, le rendez-vous était à la Pointe Rouge, mais le dispositif ne consiste pas uniquement en des sports aquatiques, parfois, certains cours se font dans des parcs de la ville ou même à la plage de Corbières, mais à chaque fois, ils affichent complet, car la quinzaine de places par séance est réservée en quelques minutes.

    « Allez, allez, allez ! On va jusqu’au bout là-bas et on revient ! », lance la coach pleine d’énergie avant d’entraîner le petit groupe pendant une heure d’aquagym. L’équipe composée en grande majorité de femmes va enchaîner les exercices dans l’eau, avec des frites, sans frites, pour les bras, pour les jambes… « Pendant les cours on bouge bien ! Ce que j’aime par rapport à un cours de gym normal c’est qu’on n’a pas de douleurs après, c’est beaucoup plus doux et j’ai la forme pour la journée ! Le seul bémol est le nombre de places et la rapidité à laquelle elles partent », explique Francesca, retraitée habituée des cours de coach bien-être. Allant du yoga au cardio boxe, trois niveaux existent selon l’intensité recherchée : doux, remise en forme ou sportif. Gratuits dans le cadre de l’Été marseillais du 22 juin au 28 août, les cours se prolongent même au-delà, entre le 1er avril et le 30 septembre, pour la modique somme de 2 euros hors Été marseillais. Un site dédié aux inscriptions et au programme des activités a été créé par la Ville de Marseille.

    Louis Golliot

  • Les cent jours de mandat qui ont déjà changé Nîmes

    Les cent jours de mandat qui ont déjà changé Nîmes

    Vincent Bouget réussit-il une entrée en matière quasiment parfaite ? Pour l’heure, ni l’opposition de droite, toujours fracturée par les divisions, ni la démagogie du RN ne sont parvenues à faire tanguer la nouvelle équipe.

    Pourtant, après 25 ans sans alternance, lancer une nouvelle dynamique dans une administration centrale peu habituée à s’adapter était un véritable défi. Mais le nouveau maire de Nîmes s’est attaché en premier lieu à travailler avec les agents de la collectivité. C’est d’ailleurs sur ce point que Vincent Bouget a ouvert sa conférence de presse consacrée aux cent premiers jours de son mandat. « Nous avons réalisé huit réunions, organisé 60 ateliers avec 1 300 agents où la parole a été libre. Il fallait entendre les agents qui portaient des questions personnelles et globales. Ils ont fait 1 600 propositions pour rendre un meilleur service public », a présenté l’édile en précisant qu’un projet d’administration serait réalisé à l’automne.

    Ce dialogue, Vincent Bouget l’a également lancé avec les habitants de la Ville grâce à l’organisation de sept réunions publiques. Une restitution publique de ces discussions se tiendra d’ailleurs le 8 juillet à 18h30 au Parnasse.

    Des avancées concrètes

    Outre la méthode, Vincent Bouget s’est aussi félicité de plusieurs réalisations concrètes malgré « un budget 2026 décidé par l’ancienne équipe ». Parmi elles, le maire note la bonne organisation de la feria avec la mise en place des transports gratuits le week-end, expérience qui sera renouvelée pour la feria des Vendanges.

    « Nous sommes aussi allés plus vite que prévu pour le déblocage de fonds et de moyens humains pour le poste de police de Pissevin », s’est-il félicité. En effet, lors de son déplacement dans la capitale du Gard, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, avait annoncé le déblocage d’une enveloppe de 620 000 euros pour la construction du poste de police dans le quartier populaire nîmois et l’arrivée de 16 policiers au 1er septembre au commissariat de Nîmes. Vincent Bouget a également confirmé que les élus de la majorité avançaient sur « les projets au long cours » comme la végétalisation de la ville et de ses écoles, la création des fameuses places communes, les questions de mobilité et la réhabilitation du stade des Costières.

    S’il n’a pas voulu s’éterniser sur les squelettes laissés dans le placard par l’équipe précédente, il a confirmé qu’en plus du fort endettement de Nîmes Métropole et de la situation du stade des Costières, qui étaient connus, la Ville connaît une « dette grise », c’est-à-dire que nombre d’infrastructures n’ont pas été entretenues ou rénovées. « Deux écoles ont connu une rénovation énergétique, il en reste 81. Ici, au Carré d’art, le toit fuit quand il pleut », a-t-il illustré.

    Gratuité des bibliothèques

    Si Vincent Bouget a tenu à réunir la presse au Carré d’Art, c’est surtout pour annoncer plusieurs nouveautés concernant la culture et l’éducation. Ainsi, les bibliothèques seront gratuites à partir du 1er septembre « comme dans 60% des collectivités de France ». Le coût de la mesure est estimé à 75 000 euros. En parallèle, tous les enfants entrant en CP recevront désormais une carte de bibliothèque. Concernant la jeunesse érigée en « priorité », 10 euros de fournitures scolaires ont aussi été débloqués par élève de primaire, s’ajoutant aux 50 euros de dotation totale par enfant déjà consentis. La mesure coûtera 50 000 euros.

    Vincent Bouget a aussi confirmé la gratuité totale du musée des cultures taurines à la rentrée et l’extension de la gratuité dans les trois autres musées municipaux (musée des beaux-arts, muséum d’histoire naturelle et musée du vieux Nîmes) pour les moins de 26 ans. Toutes ces mesures seront votées lors du conseil municipal du 4 juillet.

    Vincent Bouget a conclu en donnant rendez-vous aux habitants le 13 juillet aux Jardins de la Fontaine pour un nouveau rendez-vous : « À la Table de Marianne ». Le principe est simple, les Jardins seront ouverts jusqu’à minuit pour un « pique-nique géant familial », où le partage autour des valeurs républicaines sera à l’honneur, avec en prime des animations culturelles.

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • À Marseille, la gratuité des cantines étendue à 5 000 élèves

    À Marseille, la gratuité des cantines étendue à 5 000 élèves

    C’est une promesse de campagne qui se concrétise. Ce vendredi, au milieu d’un ordre du jour principalement consacré à l’attribution de subventions et à l’examen des comptes financiers de l’année écoulée, le conseil municipal de Marseille doit approuver l’extension de la gratuité des cantines à 5 000 écoliers supplémentaires dès la rentrée de septembre prochain, sur les près de 60 000 repas servis quotidiennement. « Il y a une urgence sociale, alimentaire pour de nombreuses familles. Il était important d’appliquer au plus tôt ces promesses pour que dès la rentrée 2026, il n’y ait plus de familles sous le seuil de pauvreté qui continuent de payer la cantine pour leurs enfants, qu’ils puissent manger convenablement », explique l’adjointe (PP) à l’éducation Pascaline Lécorché. Déjà, après le gel des tarifs depuis 2020, une première révision avait été adoptée en décembre 2024, qui avait instauré la gratuité pour 10 000 élèves marseillais. Désormais, les familles ayant un quotient familial inférieur à 433 euros pourront bénéficier de cette gratuité (contre 351 euros actuellement).

    Petits-déjeuners gratuits

    « Cela participe d’une amélioration continue sur la pause méridienne, nous avons plus que doublé le budget des cantines en améliorant les repas avec plus de bio et de productions locales, moins d’additifs », met en avant l’élue. Si elle ne s’exprime pas sur le manque à gagner avec cette mesure – plus d’un million d’euros selon nos estimations – celui-ci sera compensé, au moins en partie, par une hausse des tarifs pour les familles les plus aisées. Le prix d’un repas passera de 3,67 à 4,70 euros pour celles qui ont un quotient familial supérieur à 1 850 euros. « Ce sont des familles qui gagnent au moins 70 000 euros par an [pour un couple avec deux enfants, Ndlr.], ce coût est supportable, bien en deçà de ce que la Ville paie », justifie Pascaline Lécorché.

    À ces mesures s’ajoute aussi l’expérimentation de petits-déjeuners gratuits, déjà menée dans quatre écoles et qui à partir de la rentrée bénéficiera à six autres établissements, pas encore choisis. « C’est un bénéfice pour l’enfant qui peut être plus concentré à table parce qu’il a le ventre plein, et c’est un temps dans lequel les familles peuvent entrer dans l’école », sourit l’adjointe. De quoi s’ajouter aux kits scolaires déjà revalorisés.

  • Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    « Il est hors de question que nous supprimions la gratuité des transports tel que nous l’avons obtenu », scande Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’Union syndicale des retraités (USR) des Bouches-du-Rhône. C’est devant la préfecture que l’USR 13 s’est rassemblée, ce mardi à Marseille, pour contester une suppression de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans, menacée dans la cadre du déficit de la Métropole.

    De nombreux retraités utilisent désormais cette mesure, qui a fait preuve de son utilité. « Avant, je ne prenais jamais le bus, je faisais tout en moto. Mais maintenant que c’est gratuit, je me déplace quasiment qu’en métro », témoigne Jacques Racanelli, syndiqué à l’USR 13. La gratuité permet également de réaliser des économies, avec des retraites parfois très précaires. « J’économise environ 480 euros à l’année » , souligne Aubert Ananos, lui aussi syndiqué.

    Rendre les transports gratuits, c’est aussi lutter contre la pollution. Nicole Blanquart, retraitée, vit à Aubagne et ne se déplace qu’en transports en commun, gratuits depuis 17 ans dans cette ville. « J’envisage à titre responsable de ne plus avoir de véhicule. Alors, s’il n’y a plus de transport, comment on va bouger ? », demande-t-elle. Un avis partagé par Marie-Claude Mausset, Vitrollaise, syndiquée à l’USR 13 depuis 1969 : « En plus de payer l’essence, on va payer les parkings. Je me sens moins stressée dans un bus. »

    « Un choix de société »

    pour le maire d’Aubagne

    Avec la mise sous tutelle de la Métropole Aix-Marseille, l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes préconisait 91 millions d’euros de coupes. Le préfet a notifié à la collectivité son budget, ce mardi [lire par ailleurs]. « Le coût de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans représente 10 millions d’euros. Alors, supprimer la mesure ne réglera pas le trou de la Métropole. C’est une véritable régression sociale et environnementale », pointe Jean Pugens, du bureau de l’USR 13.

    Face aux risques de remise en cause de cet acquis, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), indique avoir saisi officiellement le préfet des Bouches-du-Rhône : « Nous ne laisserons pas démanteler ce qui fait notre cohésion. Nous défendons un choix de société, un investissement politique assumé pour la transition écologique. » Le maire propose une alternative : l’alignement du taux du Versement mobilité des grandes entreprises sur les standards parisiens.