Tag: gratuité

  • L’union de la gauche fait du logement une priorité à Allauch

    L’union de la gauche fait du logement une priorité à Allauch

    « C’est toute une philosophie nouvelle que nous portons, assure le communiste Frédéric Dutoit. La liste “Allauch à gauche” offre une autre perspective. »

    « On doit sortir de la logique “eux contre nous” », donne comme image, peu avant, Dorothée Sudan (LFI), 34 ans. « Allauch mérite mieux que la gestion actuelle. Cette ville de 20 000 habitants n’est plus le petit village provençal. Il faut une gestion beaucoup moins conservatrice, qui accueille les nouveaux arrivants », plaide le socialiste Vincent Coulomb. Après l’ère Roland Povinelli, maire socialiste a qui a enchaîné les mandats (jusqu’à huit, avant de décéder entre les deux tours des municipales de 2020), la commune est tombée dans l’escarcelle du maire (LR) Lionel de Cala.

    Gratuité des transports

    Alors que la présentation chorale du programme se poursuit, Dorothée Sudan annonce : « Le logement est une priorité. C’est un sujet important de notre programme. Nous voulons stopper la pénalité de 1,3 million d’euros par an que paie la commune pour défaut de logements sociaux. » Le jusqu’au-boutisme du maire Lionel de Cala, qui refuse la construction de ces logements, « pousse les jeunes à quitter la commune », dénonce Vincent Coulomb. La liste « Allauch à gauche » veut renverser la vapeur « et relancer la construction de logements collectifs dont la moitié serait financée par des fonds publics ».

    Au chapitre « Protéger », la liste entend par exemple créer « une maison de santé ». « Il y a un hôpital à Allauch, mais il n’y a plus de services d’urgence. Cette maison pourrait déjà faire un premier diagnostic, avant d’orienter les patients vers la Timone à Marseille. » Le quatuor de la liste souhaite aussi « étudier un retour en régie publique de l’eau pour garantir un prix juste ».

    À l’école, les fournitures scolaires comme la cantine deviendraient gratuites. Alors qu’Allauch étouffe à certaines heures sous les gaz d’échappement et une circulation intense, « Allauch à gauche » veut « repenser les déplacements », pour mieux respirer, appuie Denise Triscari (Les écologistes). « Nous voulons également mettre en place la gratuité des transports en commun pour encourager leur usage. » Dans la besace de la liste figure aussi la création d’un parc public. « Cela faisait trop longtemps que les valeurs de gauche n’avaient pas été portées à Allauch », souligne Vincent Coulomb. Tout en alertant : « Il ne faut pas que la commune tombe aux griffes du RN. »

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Novice en politique en 2020, le milliardaire Mohed Altrad a échoué à devenir maire de Montpellier. Troisième avec 13,31% au premier tour (6 899 voix) et à la même place au second tour avec seulement 18,12% (9 226 voix), il a fini d’être plombé par son alliance opportuniste incomprise avec Alenka Doulain (proche des Insoumis) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Pas de quoi refroidir l’homme d’affaires qui jure avoir appris de ses « erreurs ». « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », a-t-il confié à ses 500 soutiens venus l’écouter au Dièze Warehouse. Parmi eux figuraient le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Édouard Philippe), l’ex-secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ancien maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts » avec des plantations à « 435 000 euros l’arbre place de la Comédie ».

    Ultra-protégé avant sa montée sur scène, Mohed Altrad n’a lui aussi pas tardé à dégainer. « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants », prévient le patron du club de rugby (MHR) en conflit avec la municipalité au sujet du stade et de son projet de « village rugby ». Il projette de revoir les attributions de subventions aux associations pour « mettre fin au clientélisme ».

    Cantines gratuites

    et couvre-feu dès 22h

    Pour convaincre les curieux, il a d’abord recyclé sa parabole de « l’enfant du désert » parti de rien pour devenir richissime. Plutôt qu’un « politicien de plus » dont Montpellier dit-il n’a pas besoin, il se présente comme un « bâtisseur ». Fort de son succès dans les affaires, il promet – sans dire comment – de créer 30 000 emplois et de faire de Montpellier une « ville zéro chômeur », ce qui n’existe nulle part ailleurs.

    Au risque que cela déplaise à la frange droitière de son électorat, il souhaite doubler le nombre d’habitats sociaux et favoriser l’accession à la propriété après 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison. » Pour transformer « l’une des villes de sa taille parmi les plus pauvres de France », Mohed Altrad entend « passer de la politique des discours à la politique des actes ».

    Procès en appel en 2026

    Jonglant avec les paradoxes, il critique le coût de la gratuité des transports – « Un jour quelqu’un devra payer la note » – mais n’y touchera pas puisqu’elle est appréciée. Il fustige la « Ville qui vit à crédit » mais promet « des cantines scolaires gratuites pour tous les enfants sans conditions ». Le tout sans hausse d’impôts. Acrobatique.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, Mohed Altrad prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon. » Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas. »

    À bientôt 78 ans, l’entrepreneur qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut son entrée en campagne sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations. » Quand on pèse plusieurs milliards d’euros, c’est plus simple. En revanche pas un mot sur sa condamnation en première instance pour « corruption active, trafic d’influence et abus de biens sociaux » dans l’affaire qui le lie à la Fédération française de rugby. En septembre 2026, les compteurs seront remis à zéro lors du procès en appel. Fin 2022, Mohed Altrad avait écopé de 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité.

  • Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Je suis extrêmement favorable au projet de contournement autoroutier d’Arles » affirme d’emblée le maire Horizons Patrick De Carolis lors du conseil municipal du 18 décembre. À « condition sine qua non de pouvoir circuler librement sur le territoire de la ville », affirme le maire, dans l’idée de « la gratuité d’une partie des péages ».

    C’est le point d’objection principal de l’opposition. Selon le conseiller municipal d’opposition Cyril Girard (EELV) « rien n’est gratuit et l’espérer pour les arlésiens revient à contredire le principe d’équité qui veut que pour un même parcours, on paye la même chose ».

    « C’est l’État qui décidera »

    L’opposante écologiste Virginie Maris enfonce le clou : « la réglementation européenne interdit le report de tarifs sur une section », ce qui veut dire qu’« on ne peut pas exporter le financement d’une section d’autoroute sur celui d’une autre section ». Patrick de Carolis, en réponse, affirme avoir « obtenu la gratuité sur les 2/3 du parcours », mais qu’en définitive, « c’est l’État qui décidera ». Marie-Amélie Ferrand-Coccia, ancienne adjointe passée dans l’opposition, complète : « l’État a fait une exception pour le territoire en la matière ».

    Nicolas Koukas (PCF) parle d’une « illusion de gratuité qui trompe les Arlésiens ». L’élu propose « la mise en œuvre d’une convention citoyenne de 10 mois pour permettre aux habitants de prendre le temps nécessaire pour examiner le projet » et préparer une consultation populaire « pas pour ou contre, mais à choix multiples ».

    L’édile « ne change pas d’avis », même compte tenu de l’opposition de son adjointe Eva Cardini qui « sait depuis 5 ans qu’on ne peut pas faire autrement qu’en faisant payer les Arlésiens ». Motion adoptée.

  • [Tribune] Tunnel Prado-Carénage : et si un péage devenait une opportunité pour les mobilités de demain ?

    [Tribune] Tunnel Prado-Carénage : et si un péage devenait une opportunité pour les mobilités de demain ?

    Le Tunnel Prado-Carénage (TPC) accompagne Marseille depuis plus de trente ans. Sa concession, attribuée en 1990 à la SMTPC, s’achève le 18 janvier 2033. À cette date, un choix déterminant s’offre à nous : répéter le passé ou bâtir l’avenir de nos mobilités. Nous pouvons faire du Tunnel Prado-Carénage un levier de transition ou un symbole du « tout routier ». Notre choix : faire du TPC le moteur financier d’un investissement massif dans les transports collectifs.

    Ni prolongement de la concession, ni gratuité : deux impasses. Prolonger le contrat actuel serait une erreur : c’est se limiter aux investissements routiers, et maintenir un péage pour des actionnaires privés plutôt que des transports publics, au moment même où la collectivité devrait en récolter les bénéfices. Supprimer le péage serait tout aussi grave. Cela reviendrait à demander à tous les contribuables de financer l’usage d’une infrastructure que seule une minorité emprunte. C’est un cadeau qui coûte cher : plus de 10 millions d’euros par an uniquement pour financer maintenance et exploitation, sans parler des rénovations futures. C’est enfin ouvrir les vannes aux voitures au cœur de Marseille, en rendant l’accès plus attractif que la L2. Cela signifie embouteillages massifs, bruit et pollution accrus.

    Baisser ou supprimer le péage, ce serait nuire à l’intérêt général. Les exemples étrangers témoignent : en Espagne, la gratuité post-concession en 2018 a entraîné explosion du trafic, routes dégradées, CO2 en hausse, budgets publics saturés, moins d’alternatives financées. Un modèle perdant. Marseille ne peut pas s’offrir ce scénario. Notre choix est clair : conserver le péage, mais le rendre public. À l’échéance 2033, la dette du Tunnel Prado-Carénage sera amortie. Ce contexte crée un espace inédit : libérer une ressource financière pérenne au bénéfice des mobilités et de la transformation écologique. Notre proposition est simple et transparente : métropoliser le péage pour dégager 30 à 35 millions d’euros par an et en faire un levier d’investissement massif dans un plan métropolitain de transports collectifs. De l’ordre de 30 millions par an, ce n’est pas un détail budgétaire. C’est la colonne vertébrale d’un financement structurant qui, avec l’effet de levier de la dette peut représenter 1 à 2 milliards d’euros d’investissements sur vingt ans. C’est 2 à 4 fois plus que les 500 millions d’euros de subventions apportées par l’État dans Marseille en Grand.

    Une dynamique nationale nous y encourage. Les débats nationaux vont dans ce sens : d’ici 2036, 7 concessions autoroutières arrivent à échéance. Lors de la conférence « Ambition France Transport » (2025), experts et élus ont convergé : conserver les péages est indispensable pour éviter hausse des impôts et explosion du trafic. Le potentiel redéployable vers la transition écologique est estimé à 11 milliards d’euros par an dès 2037. D’autres l’ont déjà fait : le pont de l’Île de Ré ou le contournement nord de Lyon ont vu leur péage devenir public, tout en maintenant une exploitation technique privée. Pourquoi pas ici et maintenant ?

    Mars prochain : un mandat décisif pour notre destin métropolitain. L’élection qui arrive conditionnera la capacité de la Métropole à agir sur les mobilités, sur les inégalités territoriales, sur la qualité de vie, sur notre avenir écologique. Il ne s’agit plus de gérer, mais de changer d’échelle, pour que chacun -jeune, actif, retraité, personne en situation de handicap- puisse se déplacer librement et respirer dans la métropole. Il nous faut un cap, du courage, des financements pérennes et sanctuarisés. Le TPC peut être une clé de cette bascule, de ce futur respirable, connecté, accessible. 2033 n’est pas une échéance technique : c’est une opportunité historique. Saisissons-la.

    Par Pascaline Lécorché et Thierry Dallard*

    * Pascaline Lécorché est déléguée nationale Place publique et Thierry Dallard, président de la Société
    de la Rocade L2, ancien président du directoire de la Société du Grand Paris

  • Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Dans les halls et les allées de la foire internationale de Marseille, ce mardi 30 septembre, on rencontrait en majorité des femmes. Et pour cause, en ce cinquième jour de l’événement, l’entrée leur était offerte. L’occasion, pour celles qui ne pourraient pas se le permettre, de découvrir la richesse des produits, services et animations proposés.

    Pour certaines, la gratuité de l’entrée était un critère essentiel pour se rendre à la foire. « Je suis venue avec ma mère, mes deux tantes et mes trois nièces. On n’aurait jamais pu se permettre de payer sept billets d’entrée », explique Aïcha à la sortie du Grand Palais, dédié aux produits du monde. « Cette gratuité nous a permis de nous offrir un petit restaurant sur place, où nous avons découvert des spécialités brésiliennes », poursuit-elle. Un peu plus loin, Joëlle, retraitée, a profité de cette journée gratuite pour rendre visite aux exposants une « troisième fois » : « j’étais déjà venue avec mon mari et des amis, mais j’avais envie de revenir seule, pour prendre un peu plus le temps de flâner », admet-elle.

    La journée gratuite pour les femmes, lancée il y a plus de vingt ans, est « un rendez-vous historique » pour les visiteuses, souligne Aurélie Prost, nouvelle directrice opérationnelle de la foire internationale de Marseille. Une journée dédiée aux femmes mais sans trop en faire.

    GL Events, aux manettes de l’organisation de cette 100e foire, a conscience de l’impact symbolique d’une telle initiative. « La société a changé depuis 20 ans, alors on se pose des questions pour savoir comment continuer à honorer les femmes sans pour autant basculer dans la caricature », affirme Aurélie Prost. « C’est pour cette raison que, cette année, nous n’avons pas programmé des défilés de mode ou des ateliers beauté, comme cela pouvait être le cas pour les éditions précédentes », ajoute la directrice, qui promet que « contrairement à ce que l’on peut croire, cette journée s’inscrit dans une démarche inclusive, qui vise à valoriser les femmes et les talents féminins ».

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.