Tag: gratuité

  • Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Il n’est pas encore 19h ce samedi, mais la queue est déjà longue devant la place Bargemon à Marseille (2e). Tous attendent avec impatience de goûter le couscous concocté par les salariés de l’association d’insertion E.P.I.C.E.S.

    Organisé dans le cadre du festival Kouss Kouss et de l’Été marseillais, ce sont 5 000 assiettes qui ont été servies. Plus de 90 salariés, dont deux sur trois sont en réinsertion, ont tamisé, coupé, épicé et fait mijoté les légumes et la semoule pour cette soirée. « Ça fait trois jours que l’on travaille dans deux grandes cuisines pour pouvoir servir autant de plats », raconte Florian Rieu, co-président de l’association E.P.I.C.E.S.

    Couscous vert

    Herbes et aromates étant le thème de cette édition de Kouss Kouss, la recette a été un peu revisitée : semoule à l’aneth, fèves et artichauts pour accompagner les légumes traditionnels arrosés d’une sauce verte à la menthe et au persil. Une réussite pour Fethi, venu d’Aix-en-Provence pour y goûter, avec son épouse, sa nièce et ses enfants. « J’ai pas l’habitude des couscous végétariens, mais il est vraiment très bon », sourit-il.

    À la table d’à côté, Leila et Fatma dégustent elles aussi leur couscous en savourant la vue sur la Bonne Mère qu’offre la place Bargemon. Même si le « couscous vert » n’a pas convaincu le minot de Leila, la mère et la fille sont ravies d’être là. Venues de la Rose et Malpassé (13e), c’est par le biais du centre social qu’elles ont entendu parler de l’événement. « C’est super, ça nous permet de nous rassembler dans une ambiance festive, explique Leila, et ça fait sortir un peu. Et puis on va voir le maire », sourit-elle.

    Organisé en partenariat avec la Ville, la gratuité de l’événement est importante pour le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan : « ça permet à des personnes qui n’oseraient pas venir de partager ce moment. Et dans un monde où on commence à se haïr, on veut proposer à Marseille un contre modèle où la solidarité prime. »

  • Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Compte tenu de la vague de chaleur qui ne cesse de sévir sur le département des Bouches-du-Rhône et la cité phocéenne placés en vigilance orange, la municipalité a reconduit les différentes mesures et dispositifs afin de permettre à tous de bénéficier d’un peu de fraîcheur. Les piscines municipales restent gratuites, la plage des Catalans restera également accessible de jour comme de nuit tandis que les parcs et jardins sont ouverts ce vendredi jusqu’à 21h. Une carte interactive, accessible sur le site de la Ville, a été mise en place pour que chacun puisse trouver un coin de fraîcheur parmi les quelque 500 points référencés : des établissements sénior, aux centres d’animation, jusqu’aux squares, établissements culturels ou fontaines.

  • [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    Plusieurs paillotes proposent également buvette et restauration en journée et soirée. La nouveauté de cette année est l’installation d’un village sportif « les pieds dans l’eau » animé par la Ville de Martigues et proposant des activités sportives gratuites de 11h30 à 14h30 jusqu’au 13 août. Des éducateurs diplômés proposeront paddle, water-polo, ou encore du kayak, précédés de 9h à 10h30 de l’aquagym et du Pilates.

  • Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Pour sa 10e édition, l’ambition du programme « Coach bien-être » est de faire découvrir au plus grand nombre des activités sportives terrestres et aquatiques, « tout en encourageant la lutte contre la sédentarité par la pratique d’une activité physique », insiste Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Ce vendredi, le rendez-vous était à la Pointe Rouge, mais le dispositif ne consiste pas uniquement en des sports aquatiques, parfois, certains cours se font dans des parcs de la ville ou même à la plage de Corbières, mais à chaque fois, ils affichent complet, car la quinzaine de places par séance est réservée en quelques minutes.

    « Allez, allez, allez ! On va jusqu’au bout là-bas et on revient ! », lance la coach pleine d’énergie avant d’entraîner le petit groupe pendant une heure d’aquagym. L’équipe composée en grande majorité de femmes va enchaîner les exercices dans l’eau, avec des frites, sans frites, pour les bras, pour les jambes… « Pendant les cours on bouge bien ! Ce que j’aime par rapport à un cours de gym normal c’est qu’on n’a pas de douleurs après, c’est beaucoup plus doux et j’ai la forme pour la journée ! Le seul bémol est le nombre de places et la rapidité à laquelle elles partent », explique Francesca, retraitée habituée des cours de coach bien-être. Allant du yoga au cardio boxe, trois niveaux existent selon l’intensité recherchée : doux, remise en forme ou sportif. Gratuits dans le cadre de l’Été marseillais du 22 juin au 28 août, les cours se prolongent même au-delà, entre le 1er avril et le 30 septembre, pour la modique somme de 2 euros hors Été marseillais. Un site dédié aux inscriptions et au programme des activités a été créé par la Ville de Marseille.

    Louis Golliot

  • Les cent jours de mandat qui ont déjà changé Nîmes

    Les cent jours de mandat qui ont déjà changé Nîmes

    Vincent Bouget réussit-il une entrée en matière quasiment parfaite ? Pour l’heure, ni l’opposition de droite, toujours fracturée par les divisions, ni la démagogie du RN ne sont parvenues à faire tanguer la nouvelle équipe.

    Pourtant, après 25 ans sans alternance, lancer une nouvelle dynamique dans une administration centrale peu habituée à s’adapter était un véritable défi. Mais le nouveau maire de Nîmes s’est attaché en premier lieu à travailler avec les agents de la collectivité. C’est d’ailleurs sur ce point que Vincent Bouget a ouvert sa conférence de presse consacrée aux cent premiers jours de son mandat. « Nous avons réalisé huit réunions, organisé 60 ateliers avec 1 300 agents où la parole a été libre. Il fallait entendre les agents qui portaient des questions personnelles et globales. Ils ont fait 1 600 propositions pour rendre un meilleur service public », a présenté l’édile en précisant qu’un projet d’administration serait réalisé à l’automne.

    Ce dialogue, Vincent Bouget l’a également lancé avec les habitants de la Ville grâce à l’organisation de sept réunions publiques. Une restitution publique de ces discussions se tiendra d’ailleurs le 8 juillet à 18h30 au Parnasse.

    Des avancées concrètes

    Outre la méthode, Vincent Bouget s’est aussi félicité de plusieurs réalisations concrètes malgré « un budget 2026 décidé par l’ancienne équipe ». Parmi elles, le maire note la bonne organisation de la feria avec la mise en place des transports gratuits le week-end, expérience qui sera renouvelée pour la feria des Vendanges.

    « Nous sommes aussi allés plus vite que prévu pour le déblocage de fonds et de moyens humains pour le poste de police de Pissevin », s’est-il félicité. En effet, lors de son déplacement dans la capitale du Gard, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, avait annoncé le déblocage d’une enveloppe de 620 000 euros pour la construction du poste de police dans le quartier populaire nîmois et l’arrivée de 16 policiers au 1er septembre au commissariat de Nîmes. Vincent Bouget a également confirmé que les élus de la majorité avançaient sur « les projets au long cours » comme la végétalisation de la ville et de ses écoles, la création des fameuses places communes, les questions de mobilité et la réhabilitation du stade des Costières.

    S’il n’a pas voulu s’éterniser sur les squelettes laissés dans le placard par l’équipe précédente, il a confirmé qu’en plus du fort endettement de Nîmes Métropole et de la situation du stade des Costières, qui étaient connus, la Ville connaît une « dette grise », c’est-à-dire que nombre d’infrastructures n’ont pas été entretenues ou rénovées. « Deux écoles ont connu une rénovation énergétique, il en reste 81. Ici, au Carré d’art, le toit fuit quand il pleut », a-t-il illustré.

    Gratuité des bibliothèques

    Si Vincent Bouget a tenu à réunir la presse au Carré d’Art, c’est surtout pour annoncer plusieurs nouveautés concernant la culture et l’éducation. Ainsi, les bibliothèques seront gratuites à partir du 1er septembre « comme dans 60% des collectivités de France ». Le coût de la mesure est estimé à 75 000 euros. En parallèle, tous les enfants entrant en CP recevront désormais une carte de bibliothèque. Concernant la jeunesse érigée en « priorité », 10 euros de fournitures scolaires ont aussi été débloqués par élève de primaire, s’ajoutant aux 50 euros de dotation totale par enfant déjà consentis. La mesure coûtera 50 000 euros.

    Vincent Bouget a aussi confirmé la gratuité totale du musée des cultures taurines à la rentrée et l’extension de la gratuité dans les trois autres musées municipaux (musée des beaux-arts, muséum d’histoire naturelle et musée du vieux Nîmes) pour les moins de 26 ans. Toutes ces mesures seront votées lors du conseil municipal du 4 juillet.

    Vincent Bouget a conclu en donnant rendez-vous aux habitants le 13 juillet aux Jardins de la Fontaine pour un nouveau rendez-vous : « À la Table de Marianne ». Le principe est simple, les Jardins seront ouverts jusqu’à minuit pour un « pique-nique géant familial », où le partage autour des valeurs républicaines sera à l’honneur, avec en prime des animations culturelles.

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • À Marseille, la gratuité des cantines étendue à 5 000 élèves

    À Marseille, la gratuité des cantines étendue à 5 000 élèves

    C’est une promesse de campagne qui se concrétise. Ce vendredi, au milieu d’un ordre du jour principalement consacré à l’attribution de subventions et à l’examen des comptes financiers de l’année écoulée, le conseil municipal de Marseille doit approuver l’extension de la gratuité des cantines à 5 000 écoliers supplémentaires dès la rentrée de septembre prochain, sur les près de 60 000 repas servis quotidiennement. « Il y a une urgence sociale, alimentaire pour de nombreuses familles. Il était important d’appliquer au plus tôt ces promesses pour que dès la rentrée 2026, il n’y ait plus de familles sous le seuil de pauvreté qui continuent de payer la cantine pour leurs enfants, qu’ils puissent manger convenablement », explique l’adjointe (PP) à l’éducation Pascaline Lécorché. Déjà, après le gel des tarifs depuis 2020, une première révision avait été adoptée en décembre 2024, qui avait instauré la gratuité pour 10 000 élèves marseillais. Désormais, les familles ayant un quotient familial inférieur à 433 euros pourront bénéficier de cette gratuité (contre 351 euros actuellement).

    Petits-déjeuners gratuits

    « Cela participe d’une amélioration continue sur la pause méridienne, nous avons plus que doublé le budget des cantines en améliorant les repas avec plus de bio et de productions locales, moins d’additifs », met en avant l’élue. Si elle ne s’exprime pas sur le manque à gagner avec cette mesure – plus d’un million d’euros selon nos estimations – celui-ci sera compensé, au moins en partie, par une hausse des tarifs pour les familles les plus aisées. Le prix d’un repas passera de 3,67 à 4,70 euros pour celles qui ont un quotient familial supérieur à 1 850 euros. « Ce sont des familles qui gagnent au moins 70 000 euros par an [pour un couple avec deux enfants, Ndlr.], ce coût est supportable, bien en deçà de ce que la Ville paie », justifie Pascaline Lécorché.

    À ces mesures s’ajoute aussi l’expérimentation de petits-déjeuners gratuits, déjà menée dans quatre écoles et qui à partir de la rentrée bénéficiera à six autres établissements, pas encore choisis. « C’est un bénéfice pour l’enfant qui peut être plus concentré à table parce qu’il a le ventre plein, et c’est un temps dans lequel les familles peuvent entrer dans l’école », sourit l’adjointe. De quoi s’ajouter aux kits scolaires déjà revalorisés.

  • Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    « Il est hors de question que nous supprimions la gratuité des transports tel que nous l’avons obtenu », scande Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’Union syndicale des retraités (USR) des Bouches-du-Rhône. C’est devant la préfecture que l’USR 13 s’est rassemblée, ce mardi à Marseille, pour contester une suppression de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans, menacée dans la cadre du déficit de la Métropole.

    De nombreux retraités utilisent désormais cette mesure, qui a fait preuve de son utilité. « Avant, je ne prenais jamais le bus, je faisais tout en moto. Mais maintenant que c’est gratuit, je me déplace quasiment qu’en métro », témoigne Jacques Racanelli, syndiqué à l’USR 13. La gratuité permet également de réaliser des économies, avec des retraites parfois très précaires. « J’économise environ 480 euros à l’année » , souligne Aubert Ananos, lui aussi syndiqué.

    Rendre les transports gratuits, c’est aussi lutter contre la pollution. Nicole Blanquart, retraitée, vit à Aubagne et ne se déplace qu’en transports en commun, gratuits depuis 17 ans dans cette ville. « J’envisage à titre responsable de ne plus avoir de véhicule. Alors, s’il n’y a plus de transport, comment on va bouger ? », demande-t-elle. Un avis partagé par Marie-Claude Mausset, Vitrollaise, syndiquée à l’USR 13 depuis 1969 : « En plus de payer l’essence, on va payer les parkings. Je me sens moins stressée dans un bus. »

    « Un choix de société »

    pour le maire d’Aubagne

    Avec la mise sous tutelle de la Métropole Aix-Marseille, l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes préconisait 91 millions d’euros de coupes. Le préfet a notifié à la collectivité son budget, ce mardi [lire par ailleurs]. « Le coût de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans représente 10 millions d’euros. Alors, supprimer la mesure ne réglera pas le trou de la Métropole. C’est une véritable régression sociale et environnementale », pointe Jean Pugens, du bureau de l’USR 13.

    Face aux risques de remise en cause de cet acquis, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), indique avoir saisi officiellement le préfet des Bouches-du-Rhône : « Nous ne laisserons pas démanteler ce qui fait notre cohésion. Nous défendons un choix de société, un investissement politique assumé pour la transition écologique. » Le maire propose une alternative : l’alignement du taux du Versement mobilité des grandes entreprises sur les standards parisiens.

  • L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    Le coup d’envoi de l’Été marseillais, organisé pour la 7e année consécutive par la Ville de Marseille, se fera au diapason du début de la saison estivale : le 21 juin, piétons et musiciens pourront envahir la corniche Kennedy (7e) en toute sécurité, à l’occasion d’une édition nocturne de l’opération la Voie est libre. De 17h à 23h, Marseillaises et Marseillais pourront donc célébrer la Fête de la musique au bord de l’eau, où seront installées cinq scènes aux styles musicaux éclectiques : latino, musiques urbaines, hits, musiques électroniques et disco. Une première étape d’un été qui s’annonce chargé.

    Côté musique, la traditionnelle Scène sur l’eau, installée au Vieux-Port, accueillera pas moins de 24 artistes marseillais, francophones et internationaux pour un total de dix concerts gratuits (lire sur lamarseillaise.fr). C’est Julien Clerc, icône de la chanson française, qui ouvrira le bal le 3 juillet, à la veille de la Pride Marseille. De nouvelles scènes feront aussi leur apparition cette année, notamment au stade nautique Florence-Arthaud (8e).

    Autre nouveauté : des DJ sets seront proposés tous les vendredis dans le cadre des « week-ends guinguette ». Dès 19h, ils se tiendront à l’Espace Mistral, à l’Estaque (16e) en juillet, puis au parc du Grand séminaire (14e) en août. Le karaoké géant, qui offre à tous la possibilité de devenir la star d’un soir, reviendra lui aussi, le 15 août, à partir de 19h sur l’esplanade du J4 (2e). Il sera suivi d’un feu d’artifice et d’un spectacle de drones.

    Sports, culture

    et convivialité

    Les parcs de la ville seront aussi mobilisés, chaque mercredi, pour divertir les plus jeunes. En juillet, c’est le spectacle Boom boom ! qui fera la tournée des espaces verts, suivi, en août, du jeu de piste Protocole Panthera.

    Côté sport, la Ville proposera aux petits Marseillais, entre le 7 juillet et le 29 août, plusieurs « journées tremplin sport », implantées directement au cœur des quartiers. Les volontaires pourront profiter d’activités sportives encadrées sur des équipements multisports. En parallèle, quatre bassins mobiles seront déployés dans les 3e, 9e, 13e et 16e arrondissements, pour favoriser l’apprentissage de la natation. Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à 17h, ils accueilleront les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les adolescents, les associations et le grand public.

    À cela s’ajoutent les activités nautiques gratuites proposées à la base de Corbière (16e) et Florence-Arthaud, du 6 juillet au 31 août. Jeunes et moins jeunes sont invités, du lundi au vendredi, à découvrir gratuitement le voilier collectif, le kayak ou encore le paddle.

    La culture n’est bien sûr pas oubliée, avec le retour des emblématiques séances de « ciné plein air » et l’apparition des « jeudis à la Vieille Charité » (2e). Deux jeudis par mois, le bâtiment édifié au XVIIe siècle ouvrira ses portes, à partir de 19h, pour que le public puisse découvrir sans frais les expositions temporaires au rythme d’événements musicaux imaginés par quatre collectifs d’artistes différents.

    La saison se clôturera avec la Grande braderie, le 6 septembre, organisée de 10h à 19h dans le centre-ville et dans plusieurs noyaux villageois.

    Plus d’informations sur le site de la Ville de Marseille

  • [Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »

    [Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »

    Son élection

    Didier Gesualdi : Vous avez tourné assez violemment la page François Bernardini à Istres. Comment analysez-vous avec un peu de recul ce séisme politique ?

    On parle nous aussi de séisme. Nous aussi, l’écart de voix nous a surpris. On sentait qu’on avait une dynamique, on y croyait – il faut y croire – mais c’est vrai que le score a été assez net, d’autant que nous étions en triangulaire avec le RN. On fait 60% des voix, il en fait 30 et le RN 8. Il y a un vrai soutien de la population. Ça me satisfait parce que ça veut dire qu’on a coché toutes les cases. Je pense que ça s’explique à la fois par une lassitude, un rejet de M. Bernardini et de son équipe, mais aussi par une déconnexion qu’ils avaient sur les attentes des Istréens, qu’on a su peut-être mieux identifier et capter. Comme je le dis toujours à mon équipe : c’est très flatteur d’être élu à 60% en triangulaire, mais derrière, il y a un très haut niveau d’attente, une très grande exigence qu’il ne faut pas décevoir.

    Léo Purguette : Vous n’avez pas été très soutenu par votre famille politique et vous avez mis le RN très bas, comment l’expliquez-vous ?

    Les élections municipales, c’est peut-être le dernier scrutin qui est encore décorrélé des identités ou des idéologies politiques. Les gens n’ont pas voté pour moi parce que je suis de droite, ou parce que je ne suis pas de gauche, je ne sais pas comment le dire. Ils ont voté pour moi parce qu’ils me connaissent, que j’ai grandi avec eux, que je respire le même air qu’eux. L’exemple que j’ai pris durant la campagne : quand on dit qu’il faut rénover le centre-ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? J’en sais rien, il faut le faire, c’est du bon sens, faisons-le. Quand on dit qu’on bétonne trop dans la ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? Même si je n’ai pas été soutenu trop fort par les anciens de ma famille politique ou certains qui en font toujours partie, ce n’est pas bien grave parce que ce ne sont pas eux, mais les gens qui font l’élection.

    La Méthode

    Didier Gesualdi : Vous avez fait campagne sur la fin du « système Bernardini ». Ça signifiait quoi à l’époque et ça signifie quoi aujourd’hui ?

    Ça signifie qu’on va avoir une conception différente, moins verticale et plus horizontale. On a commencé à la faire en considérant mieux l’opposition. Une des premières mesures que je vais prendre, en tant que maire, sera d’élargir les droits de l’opposition.

    Didier Gesualdi : Vous êtes masochiste ? Vous voulez plus d’opposition ?

    J’ai été opposant moi-même et j’ai subi ce fonctionnement très centralisé où on verrouillait tout et où on ne nous donnait pas la possibilité d’exister vraiment, je ne veux pas le faire subir moi-même à mes propres opposants. Ils ont été élus aussi, ils ont une légitimité populaire, même s’ils ont perdu les élections. Le meilleur moyen de respecter les électeurs qui n’ont pas voté pour moi, c’est de donner la possibilité à leurs représentants de s’exprimer correctement. C’est ce qu’on a fait en travaillant ensemble le règlement du conseil municipal. On va aussi faire plus de transparence pour les citoyens en leur donnant accès aux replays des conseils municipaux, en mettant en ligne les documents budgétaires et en ouvrant la très grande terrasse qui me sert de balcon à la mairie pour profiter des feux d’artifice cet été. On va ouvrir la maison commune au peuple.

    Léo Purguette : On attend la copie de la Chambre régionale des comptes après votre refus de voter le budget de la Métropole. Faut-il réduire les attributions de compensation, qui sont pourtant vitales pour beaucoup de communes ?

    On s’est retrouvé au pied du mur. Le ver était dans le fruit, la Métropole a été mal montée depuis le début. Mon attribution de compensation, c’est-à-dire la subvention donnée à la Ville d’Istres au regard de l’histoire intercommunale, c’est 57 millions, soit la moitié du budget de la Ville. Si on me bouge cette somme d’1 ou 2% il faut trouver dans les caisses 1 à 1,5 million d’euros, c’est juste impossible. Toutes les Villes concernées se retrouveraient à leur tour à rendre leur budget à la Chambre régionale des comptes, on ferait tous faillite et la Métropole va s’effondrer sur elle-même. La piste n’est pas là. On peut se poser la question de la dotation de solidarité communautaire, il y aura un plan d’économies que le président Isnard a commencé à engager.

    Le procès

    Léo Purguette : Le procès de François Bernardini s’est ouvert lundi. Vous avez finalement décidé de vous porter partie civile en tant que commune. Pourquoi ce choix ?

    J’ai beaucoup réfléchi, beaucoup hésité. Je n’étais pas du tout dans cette logique au début. J’ai toujours expliqué, pendant la campagne, que je n’étais pas magistrat, pas procureur, mais un homme politique en campagne et qu’il fallait que chacun reste à sa place. Maintenant, les responsabilités qui sont les miennes en tant que maire d’Istres, c’est de défendre les intérêts de la Ville et dans le cadre de ce dossier avec plusieurs sujets qui peuvent toucher les finances communales, la question c’est : est-ce qu’on est victime ou pas ? On doit toute la vérité aux gens et aux agents, certains attendent que leur honneur soit lavé. Le meilleur moyen de savoir si des dérives concernent les finances publiques, c’est de se porter partie civile à ce procès. Aujourd’hui, on veut avoir accès au dossier, être partie à l’audience, sans esprit de revanche. Moi, je ne viens pas rejouer un match qui est déjà plié. Ce n’est pas mon objectif.

    L’incinérateur

    Didier Gesualdi : Vous avez dit qu’Istres n’avait pas vocation à accueillir tous les déchets du territoire. Ça veut dire que le projet de Suez ne se fera pas ?

    En tout cas, on fait tout pour que ça ne se fasse pas et j’ai bon espoir qu’on y arrive. Ça fait partie des surprises du début de mandat. J’ai découvert ça le 1er avril, comme une mauvaise blague. 250 000 tonnes de déchets, des centaines de camions qui viennent dans la ville.

    Léo Purguette : Suez conteste la qualification d’incinérateur, de quoi s’agit-il selon vous ?

    À partir du moment où vous brûlez des déchets, ça s’appelle de l’incinération. On peut toujours mettre des cache-sexes, décrire ça comme un petit poêle autour duquel on va se réchauffer en se balançant sur une chaise à bascule, ce n’est pas la réalité. La gestion des déchets doit se faire à l’échelle régionale. Notre territoire a déjà largement pris sa part avec la décharge d’Entressen, où étaient enterrées les poubelles des Marseillais et avec la construction de force de l’incinérateur de Fos. Il y en a marre. Place aux autres.

    Les projets

    Léo Purguette : Vous semblez vouloir arrêter beaucoup de choses, mais quels sont vos projets ? Vous venez d’être élu maire, que restera-t-il de Robin Prétot dans 7 ans ?

    On a créé des commissions extra-municipales lors du dernier conseil municipal pour pouvoir associer la population et les personnes qualifiées. Ça va être d’abord la rénovation du centre-ville qui est fortement dégradé. C’est le fameux « plan Phénix » qu’on va lancer pour injecter un peu d’argent et des moyens mutualisés avec la Métropole pour rénover de fond en comble ce centre-ville, et redonner du souffle à nos commerces et à notre vie touristique. Le deuxième sujet, c’est le parc de Boisgelin qu’on a promis pendant la campagne. On va lancer la première réunion de travail pour caler le modèle juridique et technique. On a présenté aussi le « plan de Coubertin » pour rénover les gymnases. Plutôt que d’en construire des nouveaux, il faut investir pour valoriser ces équipements.

    La droite

    Léo Purguette : La « Métropole des maires » qui conjugue droite et gauche tiendra-t-elle ?

    Cette Métropole a été prise en otage par une forme de prolongation du match des élections municipales de Marseille. Le président de la Métropole n’est ni Marseillais, ni Aixois, on peut sortir de ces logiques-là. Tous les maires, de droite ou de gauche, ont été élus légitimement par leurs électeurs, ils doivent être respectés. Je serai constructif. M. Payan comme les autres est légitime.

    Léo Purguette : Catherine Pila et Ludovic Perney briguent la tête des LR 13. Quel est votre choix ?

    À titre personnel, je soutiens la candidature de Ludovic Perney. Je suis un maire jeune qui prône le renouveau, je ne peux que soutenir un candidat jeune qui prône le renouveau. Ce n’est pas du tout en opposition à Catherine Pila, mais Ludovic, je le connais depuis longtemps, il a le bon profil.

    Didier Gesualdi : Les LR subissent des départs vers l’extrême droite. Peuvent-ils disparaître ?

    Non, je crois au clivage droite-gauche. Il existe dans tous les pays. Le spectacle national est pitoyable, je m’en tiens éloigné.

    La gestion

    Didier Gesualdi : François Bernardini a permis à Istres d’avoir un certain standing. C’est la forme de son action qui n’allait pas selon vous ?

    On vivait au-dessus de nos moyens. On a eu cette culture-là à la vieille époque du SAN Ouest Provence, où l’argent coulait à flots avec la taxe professionnelle. On pouvait beaucoup investir, avoir la folie des grandeurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il faut être raisonnable avec l’argent public. C’est facile de construire un gymnase avec 70% de financement d’autres collectivités, mais après, il faut le faire fonctionner. Il faut bien payer l’eau, l’électricité, les agents…

    Léo Purguette : Vous avez fait le choix, avec le nouveau président de la Métropole, d’interrompre le processus menant vers l’ouverture du grand théâtre d’Istres. Pourquoi ? Les habitants ne vont-ils pas en pâtir ?

    On n’a pas interrompu le processus dans le sens où les travaux continuent. Il y aura trois mois de retard à cause d’une entreprise qui se décharge d’un lot très précis.

    Léo Purguette : Une fois fini, il n’ouvrira pas au public à la date prévue…

    Le but c’est qu’il ouvre au public. Mais ce qu’on dit, c’est qu’il n’ouvrira pas tant qu’on n’aura pas trouvé de solution idéale pour le supporter. Ce qu’on a fait c’est tirer la sonnette d’alarme. Cet équipement va être une pépite pour la commune, mais on ne doit pas se poser la question de son fonctionnement le jour où on coupe le ruban. Une fois qu’on aura trouvé le modèle, j’ai bon espoir qu’on arrive à une ouverture comme prévu en septembre 2028. Je pense qu’on y arrivera.

    Léo Purguette : Vous pensez à quoi ? Une privatisation ? Une délégation de service public ?

    Ça peut être une délégation de service public ou un modèle un peu hybride. c’est pour ça qu’il faut qu’on mette les techniciens juridiques, financiers et les professionnels du milieu culturel pour voir quel est le bon modèle. À mon niveau, je n’ai pas la bonne solution.

    Didier Gesualdi : Vous voulez cesser de bétoniser, mais que dites-vous aux Istréens qui cherchent à se loger ?

    Il y a une juste mesure entre construire 0 logement et 1 000 logements par an comme aujourd’hui. C’est deux fois plus qu’Aix-en-Provence alors que l’on a que 45 000 habitants. Martigues, Aubagne ou Salon en font entre 150 et 200 par an. Il faut loger les gens bien sûr, mais dans une juste mesure, car une fois qu’on a des logements, quid des parkings, des routes, des services publics, des places en crèches ? On ne se pose jamais ces questions.

    Didier Gesualdi : Si je vous écoute, j’ai l’impression que je vais avoir affaire à un maire gestionnaire alors qu’il y avait un maire bâtisseur. Ça ne fait pas rêver. Comment faire rêver les Istréens ?

    Ce qui ne fait surtout pas rêver, c’est de se retrouver quand il faut payer sa taxe foncière avec une nouvelle hausse d’impôt. À titre personnel, je vis dans 110 m², je paye 2 300 euros de taxe foncière pour un appartement au centre-ville. Je trouve que c’est hors-norme. Le but d’avoir un maire gestionnaire, c’est de préserver l’avenir, de pouvoir avoir des équipements avec en face des bonnes recettes pour ne pas avoir de mauvaises surprises et venir encore chercher le contribuable.

    Léo Purguette : Pour ou contre la hausse du versement mobilité ?

    Je suis favorable au déplafonnement du versement mobilité. Cette taxe que payent les entreprises peut se faire de manière différenciée sur le territoire. Dans le golfe de Fos, toutes les entreprises se plaignent qu’il est mal desservi pour leurs salariés.

    La République c’est quoi ?

    Robin Prétot : « On dit souvent que c’est le modèle le «moins pire» pour une société, pour moi, c’est le meilleur modèle démocratique. Il promeut le pouvoir au peuple, c’est ce qu’on essaye de faire à l’échelle locale, à Istres. C’est un système qui ne doit pas s’exonérer du concept de nation qui va avec. La République, c’est un système institutionnel qui ne fonctionne que si, derrière, il y a une nation unie. »

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Luc Rovinelli :

    Bonjour. Pourquoi cette hostilité contre la gratuité ? Si ce sont les habitants qui payent alors qu’avant c’était gratuit, où va l’argent ?

    D’abord, la gratuité, il y a toujours quelqu’un qui paye en réalité. C’est généralement le contribuable. Moi je préfère toujours faire payer l’usager plutôt que le contribuable parce que, par principe, c’est plutôt à ceux qui utilisent un service de le payer. Les taux d’imposition à Istres sont déjà hors-norme. Voilà pourquoi je suis contre le tout gratuit. En plus, cela donne l’impression aux gens que c’est vraiment gratuit, alors qu’il y a quelqu’un qui paye, ça crée l’illusion que c’est la fête alors qu’il manque de l’argent partout. Il y a des réalités économiques, financières et budgétaires aujourd’hui qu’il faut bien réaliser. Ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas avoir des tarifs sociaux selon les niveaux de revenus, par exemple sur la cantine.

    Léo Purguette : Si on suit votre raisonnement, vous allez donc baisser la fiscalité ?

    Pour l’instant, il n’y a surtout pas de hausse. Il y a eu trois hausses successives lors du dernier mandat. On est à 54% de taxe foncière, quand je dis ça aux autres maires, ils hallucinent. On est au max ! La règle number one c’est : « on n’augmente plus du tout les impôts ». Et dès qu’on pourra les baisser, on les baissera. Dans la campagne, j’ai dit qu’on prendrait le temps de voir. C’est le but de l’audit.