Tag: Gratuité des transports

  • La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    À une semaine de l’adoption du premier budget métropolitain de la mandature, avec quelque 123 millions d’euros à trouver pour équilibrer les comptes, la conférence métropolitaine des maires, qui se tient ce mardi après-midi au Pharo, aura du pain sur la planche. Une rencontre qui sera l’occasion de poser la première pierre de cette « Métropole des maires » que promettait son nouveau président (LR) Nicolas Isnard, et d’en éprouver la solidité des fondations.

    « Cette instance a pour ambition de fonder les piliers d’une gouvernance métropolitaine renouvelée, reposant sur la transparence et la reconnaissance pleine et entière du rôle des maires dans l’action publique locale », défend celui-ci dans le courrier d’invitation envoyé aux maires le 9 avril dernier.

    « Fenêtre d’opportunité »

    Mais, ce mardi, l’urgence budgétaire supplante le reste. « Ce temps d’échange nous permettra de réaliser un point de situation exhaustif sur les finances de notre institution (…) afin d’arrêter ensemble les décisions structurantes pour l’avenir », promet Nicolas Isnard dans son invitation.

    Côté pile, les opposants aux projets métropolitains emblématiques que sont le Boulevard urbain Sud (BUS) et le tramway des Catalans espèrent obtenir enfin gain de cause. « Bien sûr qu’il y a des projets qui pourraient être revus », répondait Nicolas Isnard à l’issue du débat d’orientations budgétaires face à la presse. Dès le 16 avril, dix associations écologistes l’ont interpellé avec le maire de Marseille pour qu’ils se prononcent « pour l’arrêt immédiat du prolongement du Boulevard Urbain Sud ».

    « Il y a une fenêtre d’opportunité politique », reconnaît de son côté la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard, qui doit exprimer sa position sur l’extension du tramway jusqu’à la place du 4-Septembre en conseil d’arrondissement lundi. « Il faut vérifier le niveau d’engagement des dépenses et remettre la somme pour un autre projet de transports », défend-elle, alors que s’ouvre le 4 mai prochain une enquête publique.

    Côté face, la menace plane en particulier pour la gratuité dans les transports en commun, dans le pays d’Aubagne ainsi que pour les plus de 60 ans et moins de 11 ans sur le réseau RTM. « La gratuité elle n’existe pas », répète ainsi Nicolas Isnard.

    Reste donc à savoir si la conférence des maires aboutira sur un front uni pour demander à l’État une augmentation du plafond du versement mobilité que peut lever la Métropole, et si la promesse de son président qui assurait que « les attributions de compensations [les sommes reversées aux communes] sont intouchables » tiendra. Tout comme les promesses de campagne, notamment sur la propreté. « On fera avec les moyens qui sont les nôtres », répondait Nicolas Isnard, alors que reste en suspens la question de l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre Marseille et les autres communes.

  • La mobilité des Avignonnais, défi majeur pour les acteurs locaux

    La mobilité des Avignonnais, défi majeur pour les acteurs locaux

    Ce jeudi 26 mars, il n’y avait pas que des étudiants et des enseignants à l’université d’Avignon. Car se tenait dans les locaux de l’établissement la 4e édition du Forum de la mobilité, organisé en partenariat avec France Travail.

    Un sujet majeur dans le département. Car en dehors des grandes communes, Avignon en tête, l’accès aux transports en commun est difficile et de nombreux foyers n’ont pas de voiture. « D’après des études, 30% des personnes ont abandonné une opportunité professionnelle car il y avait un problème de mobilité pour s’y rendre. Aujourd’hui est l’occasion de montrer qu’il y a des accompagnements et des aides pour que ce ne soit plus le cas », explique Sophia Kantach, conseillère France Travail. « Et cela concerne tout le monde. Il faut enlever ces freins », abonde sa collègue à France Travail, Solange El Kasser.

    La coopération avec l’université ne doit rien au hasard : l’établissement rencontre lui-même des problématiques liées aux déplacements. « On s’est rendu compte que 50% de notre bilan carbone vient des déplacements. On cherche à éloigner le plus possible les étudiants et salariés de la voiture individuelle », précise Stéphane Sammartino, enseignant-chercheur et chargé de mission sur la mobilité à Avignon Université. Différentes pistes sont étudiées sur les deux campus, dont celui de l’Agroparc, situé à quelques kilomètres. Parmi les projets : des casiers pour laisser des affaires sur place et ainsi favoriser l’usage du vélo.

    Étoile ferroviaire

    La mobilité était également un des grands thèmes des dernières élections municipales en Cité des papes. Avec le plan Faubourg qui a notamment été vivement critiqué. Ou encore la gratuité des transports en commun, sujet notamment porté par les candidats de gauche et, depuis plusieurs années, par les élus écologistes. Les adeptes du vélo, comme Marie-Lise, bénévole pour l’association Roulons à Vélo, se réjouissent « d’un bel effort » sur le développement des pistes cyclables, ces dernières années. Un travail de collaboration entre la municipalité et l’université qui devrait se poursuivre. « C’est un partenariat de longue date. L’université est un vecteur d’attractivité avec 10 000 étudiants sur le territoire. Ce qui oblige à travailler sur la mobilité de ces personnes et à les accompagner, car c’est un sujet complexe. De montrer qu’Avignon est une ville où il est facile de bien vivre », pointe Olivier Marquet, directeur de la mobilité à la Ville d’Avignon.

    Des améliorations sont à attendre, notamment avec le développement du projet de RER métropolitain, dans lequel la Ville d’Avignon était jusqu’ici pleinement mobilisée. La poursuite de cet engagement n’est cependant pas assurée avec la nouvelle mandature. Le dossier final doit être déposé auprès des services de l’État en cette fin d’année 2026. Ce Serm, pour Services express régionaux métropolitains, devrait également desservir le Gard et le nord des Bouches-du-Rhône. Des études ont été lancées par plusieurs collectivités pour un total de 1 million d’euros. L’État en porte la moitié, le reste étant partagé par la Région (200 000 euros), le Grand Avignon (110 000), la Ville d’Avignon (50 000) et, de manière moindre, par les Départements de Vaucluse et du Gard, ainsi que les intercommunalités de Carpentras, Luberon Monts de Vaucluse, Sorgues du Comtat, Pays des Sorgues et Monts de Vaucluse et Terres de Provence – au nord des Bouches-du-Rhône.

  • L’urgence sociale bouscule la campagne

    L’urgence sociale bouscule la campagne

    Ce mercredi après-midi, militants du RN et du Printemps marseillais se regardent en chiens de faïence, face aux portes du supermarché de la place du 4-Septembre, dans le 7e arrondissement de Marseille. Les premiers parlent aux passants de « salles de shoot », d’une « union des droites ». « Avec Benoît Payan, pour votre pouvoir d’achat ! », répètent en boucle les seconds.

    C’est que l’envolée des prix des carburants a mis un brutal coup de projecteur sur les questions de pouvoir d’achat. À la pompe à essence voisine, le prix au litre du gazole frôle les 2 euros. Presque cinquante centimes de plus que le pic d’octobre 2018, déclencheur de la mobilisation des gilets jaunes. « Je suis surpris de voir à quelle vitesse on arrive à un panier de 100 euros », partage un préparateur de commandes du supermarché, au moment de prendre sa pause. Le lien entre la vie chère et les municipales n’est pourtant pas évident pour lui. « Ce sont des problématiques trop dépendantes des politiques internationales, pointe-t-il. Mais les mesures de gratuité, oui, cela correspond plus aux municipalités. »

    Gratuité des transports

    Ainsi ce lundi, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal s’était-elle empressée de promettre un « bouclier carburant », avec un ticket unique pour les transports en commun et des parkings relais gratuits « dès que le prix moyen du Sans-Plomb 95 ou du Gazole dépasse 2 euros le litre ». Le Printemps marseillais de son côté a fait tirer des tracts « pour le pouvoir d’achat » ce mercredi. Façon de boucler une campagne qui avait commencé en janvier sur les enjeux de solidarité. « À un moment où l’État ne joue plus son rôle, nous devons nous montrer ambitieux et assumer notre rôle de bouclier social et financier pour accompagner les Marseillais », insiste le maire (DVG) sortant, Benoît Payan.

    Les communes ont beau ne pas avoir la main sur les hausses du Smic, des pensions ou des minima, elles ont beau ne pas être, comme les conseils départementaux les chefs de file de la solidarité, elles restent en effet l’institution la plus proche des habitants. Déjà mises en place dans de nombreuses municipalités, les mesures pour faciliter l’accès aux droits, au service public, les gratuités d’usage se déclinent aujourd’hui dans de nombreux programmes, principalement à gauche.

    À Marseille, le Printemps marseillais met ainsi en avant le doublement de valeur du kit scolaire distribué à chaque rentrée aux écoliers, la demande auprès du ministère d’un encadrement des loyers, un tarif progressif sur l’eau avec les premiers mètres cubes gratuits, la gratuité de la cantine scolaire pour 15 000 écoliers ainsi que des petits-déjeuners distribués dans les établissements des quartiers prioritaires… Mise en place dans le pays d’Aubagne depuis quinze ans, la gratuité des transports en commun est désormais défendue jusqu’à 26 ans à Marseille aussi bien par les insoumis que par Benoît Payan ou par Martine Vassal, qui l’a déjà étendue jusqu’aux moins de 11 ans et propose aujourd’hui la gratuité des fournitures scolaires. Chez LFI, qui a épargné de ses critiques pourtant violentes le bilan social de la majorité sortante, c’est la cantine qui doit être totalement gratuite. « L’école est gratuite pour tous, la cantine aussi doit l’être », défendait Aurélien Bournoeuf (17e sur la liste) début mars.

    Mutuelles communales

    D’autres propositions ont fait largement leur entrée dans le débat public à l’occasion de ces municipales. C’est ainsi le cas des mutuelles communales, défendues notamment par les communistes. Elles sont inscrites dans les programmes de la gauche de Marseille à Aix-en-Provence en passant par Aubagne. « Par le volume de contrats que la Ville est en capacité de poser sur la table, on peut faire baisser considérablement le prix, résumait en janvier l’adjointe sortante (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. On estime à peu près à 30% le coût minoré des mutuelles municipales par rapport à une mutuelle individuelle ou d’entreprise. » Une réponse directe à l’envolée des tarifs après les coups de boutoir des gouvernements macronistes successifs contre la Sécurité sociale.

    Retour sur la place du 4-Septembre. Au bord de la route, les militants du Printemps marseillais insistent face aux passants sur le barrage contre l’extrême droite. « Pour combattre le RN, il faut des choses concrètes, rétorque une ancienne adhérente du PS, cabas à la main. Il leur demander ce qu’ils proposent sur l’économie. Rien ! C’est là-dessus qu’il faut se battre ! »

  • Le plan mobilités de « Nîmes en commun »

    Le plan mobilités de « Nîmes en commun »

    Au cœur de son projet municipal, Nîmes en commun fait des mobilités un levier central de justice sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique. La première mesure phare concerne la gratuité immédiate des transports scolaires, afin de mettre fin à une inégalité territoriale : à Nîmes, les familles paient encore quand la Région, ailleurs, prend en charge les déplacements des élèves. La liste conduite par Bouget propose également la gratuité pour les personnes en situation de précarité, le maintien de celle existante pour les plus de 70 ans, ainsi qu’un demi-tarif pour les retraités de moins de 70 ans. À cela s’ajoute une gratuité par l’usage, progressive, avec des trajets offerts après un certain nombre de voyages, pour encourager l’utilisation régulière du réseau.

    Des transports accessibles, fréquents et sécurisés

    Sur l’offre de transport, la liste défend un renforcement des fréquences et des amplitudes horaires, notamment tôt le matin et tard le soir, pour répondre aux besoins des salariés aux horaires décalés. Tous les quartiers doivent bénéficier du même niveau de desserte, avec une attention particulière portée à la mobilité des femmes le soir et à la desserte des équipements publics, comme l’hôpital ou les zones d’activité. Autre pilier du programme : un plan vélo ambitieux, avec la création d’environ 50 km de pistes cyclables supplémentaires sur le mandat. L’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le linéaire, insiste Nîmes en commun, mais de garantir la continuité, la lisibilité et la sécurité des itinéraires en reliant les quartiers, les établissements scolaires, les pôles d’emploi et les gares. Des stationnements sécurisés et un accompagnement à la pratique, notamment pour les jeunes et les seniors, sont également prévus.

    Enfin, sans opposer les modes de transport, la liste propose un plan pluriannuel d’investissement sur la voirie, partagé avec les habitants et les comités de quartier. Objectif : sécuriser les déplacements, améliorer l’état des routes et des trottoirs, désengorger les axes saturés et offrir de véritables alternatives à la voiture individuelle pour celles et ceux qui n’en ont pas aujourd’hui.

  • Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Lieu hautement symbolique, la gare de Nîmes, avenue Feuchères. C’est ici, au carrefour des trains, des bus, des vélos et des piétons, que la liste « Nîmes en commun » a choisi de poser l’un des marqueurs forts de sa campagne municipale : faire des mobilités un droit effectif pour toutes et tous.

    Entouré de Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des transports et de Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée aux mobilités, Vincent Bouget a dressé un constat sévère de la situation nîmoise. Retards accumulés, inégalités territoriales, dépendance persistante à la voiture : pour le candidat de l’union de la gauche (hors LFI), la majorité sortante « a péché sur les transports comme sur d’autres grands dossiers structurants ».

    À Nîmes, la mobilité reste aujourd’hui un facteur d’exclusion. Fréquences insuffisantes, horaires inadaptés aux travailleurs précaires, dessertes inégales entre quartiers, coût du transport scolaire… Autant de freins quotidiens qui enferment une partie de la population dans une forme « d’assignation à résidence ». « Se déplacer, ce n’est pas technique, c’est social, écologique et quotidien », martèle Vincent Bouget, rappelant que la mobilité conditionne l’accès à l’emploi, aux études, aux soins et à la vie sociale. Face à ce diagnostic, Nîmes en commun assume une rupture politique : replacer le service public de transport au cœur du projet municipal et communautaire. Gratuité ciblée, renforcement de l’offre, plan vélo structurant, voirie sécurisée pour les piétons : l’objectif affiché est clair, réduire la dépendance à la voiture sans opposer les usages.

    Nîmes à l’échelle régionale

    Pour Nîmes en commun, l’enjeu est aussi territorial. Troisième ville d’Occitanie, Nîmes ne peut plus penser ses transports en vase clos. La présence de Julie Frêche illustre cette volonté de décloisonnement. À Montpellier, la gratuité des transports en commun et le développement massif des mobilités actives ont profondément transformé les usages. « Les mobilités sont un outil de cohésion sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique », souligne l’élue montpelliéraine, plaidant pour une coopération renforcée entre les deux agglomérations. Rail du quotidien, liaisons ferroviaires plus fréquentes, complémentarité plutôt que concurrence entre équipements structurants : pour elle, Nîmes doit pleinement s’inscrire dans une dynamique métropolitaine élargie.

    Même message du côté de Jean-Luc Gibelin, pour qui la question dépasse largement les frontières communales. La Région Occitanie a fait du train une priorité, avec la gratuité d’usage pour les jeunes, le train à 1 euro, l’augmentation significative des fréquences et la réouverture de certaines lignes. Résultat : la fréquentation est passée de 60 000 à près de 100 000 voyageurs quotidiens. « Nîmes mérite un engagement total de tous ses partenaires », affirme-t-il, appelant à une meilleure articulation entre bus urbains, cars régionaux, vélo et ferroviaire, notamment autour de pôles stratégiques comme la gare centre ou celle de Saint-Césaire.

    Au-delà des annonces, la séquence de la gare Feuchères vise aussi à crédibiliser un projet municipal fondé sur la coopération : avec la Région, avec Montpellier, mais aussi à l’échelle de l’agglomération nîmoise, dont le fonctionnement actuel est régulièrement pointé comme un frein. Pour Vincent Bouget, l’enjeu est clair : « partager les ambitions, accepter les contraintes et agir ensemble » afin de garantir une mobilité équitable, lisible et accessible. En somme, faire des mobilités un service public central, au service de l’unité de la ville, de la justice sociale et de la transition écologique.

  • À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    Ainsi, lors d’un débat organisé le mardi 10 février dernier par la CPME, le Medef et l’U2P, David Fournier (PS) a évoqué la création de 100 places « flash » en intra-muros et la gratuité des parkings payants entre midi et 14h, afin d’inciter à consommer dans les restaurants du centre-ville. Une gratuité déjà mise en place en centre-ville lors des fêtes de fin d’année par la municipalité actuelle, tandis que deux parkings gratuits se trouvent à une dizaine de minutes de marche. Mathilde Louvain (LFI), elle, insiste davantage sur la gratuité des transports en commun et sur le développement de navettes gratuites pour accéder au cœur de ville. Stéphan Fiori (DVD) se pose en défenseur du petit commerce, qu’il estime viable seulement si les clients peuvent se garer au plus près des devantures. L’entrepreneur souhaite un « retour maîtrisé de la voiture en centre-ville, sauf les mercredis et samedis après-midi ». Il plaide pour « la création de places dépose-minute devant les commerces de proximité » ou « 1h30 de parking gratuit inclus dans tous les horodateurs ».

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • L’accueil des femmes victimes

    L’accueil des femmes victimes

    Partir est une chose, encore faut-il savoir où aller. Les femmes victimes de violence sont particulièrement précarisées par leur condition, notamment lorsqu’elles réussissent à quitter le domicile conjugal. En matière d’hébergement, le champ de compétence est normalement étatique, compétence pleine permise par des lois de décentralisation. Une prise en charge à titre supplétif est cependant permise par l’article L222.5 alinéa 4 du Code Social, pour les femmes avec enfants de moins de 3 ans. Un moratoire de 2017 disposait qu’en l’absence de solution dans un contexte d’embolisation pour l’État, le Département s’engageait à héberger les femmes et ce même avec des enfants de + de 3 ans sur une durée maximale de 2 mois.

    Des manquements multiples

    Cet accord reposait notamment sur l’engagement de l’État censé prendre le relais à la fin de ladite période. Promesse non tenue. Étranglé, le Département a été contraint de remettre en question l’accord passé et de se rabattre sur une durée de prise en charge plus courte. Ainsi, dès le 1er février 2025 le Conseil départemental a continué d’assurer une prise en charge à titre subsidiaire de 15 jours non renouvelables s’il était avéré que le 115 ne pouvait être en capacité de proposer une mise à l’abri. Alors, désengagement étatique ou réelles restrictions budgétaires ? Le rapport sénatorial sur l’évolution des financements de la lutte contre les violences faites aux femmes du 3 juillet 2025 déplore des financements qui, quoiqu’en augmentation, restent morcelés. La Cour des comptes l’avait déjà relevé dans son rapport de 2023, les manquements sont multiples : absence de politique globale, services chargés du pilotage peinant à assurer leur fonction, moyens budgétaires peu lisibles. L’État a cependant mis en place des actions concrètes telles que le protocole portant gratuité des transports sur tout l’Hérault pour les femmes victimes de violence.Cela permet ainsi aux femmes isolées notamment d’un point de vue géographique de se déplacer vers les dispositifs mis en place. Il existe uniquement deux structures en Hérault destinées à l’accueil des femmes victimes de violence : le Centre Bouissonnade et l’Amicale du Nid. Suite à un diagnostic commandé par la DDETS (direction départementale de l’emploi du travail et des solidarités), des places supplémentaires ont été ouvertes par l’Amicale du Nid. D’autres associations d’hébergement qui ne reçoivent habituellement pas ce genre de public ont également ouvert leurs portes afin de pouvoir pallier au maximum aux défaillances étatiques. Autant mettre un pansement sur une plaie béante.

    Les politiques publiques se doivent d’évaluer afin de répondre aux besoins de ces femmes et permettre une prise en charge effective qui ne continue pas de tirer sur un système déjà essoufflé.

    Par Inès Trambouze, SAF Montpellier

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  • Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Mettre « l’enfant au centre » : la formule est devenue un axe de campagne pour Nîmes en commun, qui décline une série de propositions allant de la petite enfance à l’adolescence, avec une idée directrice : une ville pensée pour les plus jeunes est aussi plus vivable pour tous.

    Côté petite enfance, la liste annonce le développement des structures d’accueil et l’élargissement des horaires, un accès facilité aux modes de garde et des aides municipales ciblées, notamment pour les familles monoparentales. Sur le pouvoir d’achat des familles, le collectif met en avant la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, la gratuité des bibliothèques, et la mise en place d’un séjour vacances dès l’été 2026.

    Le cœur du volet école repose sur un plan d’urgence d’adaptation climatique et de rénovation pour les 83 écoles, complété par la renaturation des cours et un projet éducatif territorial renforcé : tutorat, accès au sport, éducation artistique et culturelle, ludothèque itinérante, réseau d’entraide parentale. La liste évoque aussi une refonte du Projet de réussite éducative pour mieux accompagner les enfants et familles en difficulté.

    Redonner la parole

    Enfin, sur la citoyenneté, le collectif veut créer un conseil municipal des enfants, élu dans les écoles, avec engagement de réponse publique à chaque proposition. Objectif affiché : agir tôt contre les déterminismes sociaux et rendre aux enfants une liberté réelle dans l’espace public. A.J

  • Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Ce jeudi 12 février, le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), s’est rendu à l’école école Cyprien-Pillol de Pont-de-Crau pour évoquer les grandes lignes du programme, échanger, proposer, écouter, prendre note des attentes au plus près des habitants. Parmi les thèmes abordés : mobilité, trafic automobile, voies cyclables, gratuité des transports en commun, démocratie participative ou encore projets immobiliers, dont les riverains déplorent qu’ils soient « menés sans concertation ». Prochain rendez-vous ce 15 février à 11h au Gageron.