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  • À Saint-Jean de Védas, la rentrée s’ouvre sur un « Festin de rue »

    À Saint-Jean de Védas, la rentrée s’ouvre sur un « Festin de rue »

    Comme chaque année depuis bientôt 20 ans, Saint-Jean-de-Védas met du baume au cœur de la rentrée avec son Festin de rue, festival des arts de rue entièrement gratuit porté par la Ville.

    Les 12 et 13 septembre, le temps du week-end, le cœur de la commune (rues, places, collège…) se transformera en vaste scène à ciel ouvert. « On fait en sorte de proposer des spectacles pluridisciplinaires et variés : danse, cirque, théâtre, acrobatie… Il y a aussi des déambulations, de la pyrotechnie, des spectacles à destination des enfants, d’autres qui proposent des réflexions sur la société », détaille Inès Niederlaender, chargée de la programmation de la manifestation, également directrice du théâtre municipal Chai du Terral.

    20 compagnies « sélectionnées en me rendant sur différents festivals des arts de la rue en France », composent la programmation « in » du festival. 10 autres, retenues sur candidatures (« cette année on a reçu plus de 60 propositions »), constituent la sélection « off ». « Ces compagnies ne sont ni rémunérées ni défrayées, par contre on prend en charge l’ensemble des repas, on cherche des solutions d’hébergement auprès des habitants et à la fin de la représentation, elles peuvent faire tourner le chapeau », explique Inès Niederlaender. « Dans la programmation, on prête une attention particulière aux compagnies domiciliées dans la métropole, et plus largement dans la région Occitanie. Mais nous avons également convié des compagnies d’autres régions », précise la programmatrice.

    Deux concerts en fin de journée les 12 et 13

    Impossible de lister de façon exhaustive la trentaine de spectacles. Mais un petit aperçu permettra, à la façon d’une mise en bouche, d’en mesurer la diversité et la richesse. On retiendra par exemple ADN, spectacle sur le harcèlement scolaire proposé par la compagnie montpelliéraine La Barak. La représentation se déroulera au sein du collège de la commune, « pour essayer de toucher notamment les élèves confrontés à cette problématique ». Le collège Louis-Germain accueillera également une proposition de la compagnie 800 Litres de paille qui adapte, « de façon très moderne, avec beaucoup d’humour », Le Mariage forcé, un classique de Molière.

    Avec Dark, la Bruital compagnie revisite, de son côté, l’histoire de Jeanne d’Arc dans un spectacle très original tout en mime, bruitage et synchronisation labiale. À ne pas manquer également, le spectacle Les cœurs rouges, de la compagnie Carna, où trois hommes s’emparent de la pole dance, souvent associée à un imaginaire érotique et traditionnellement perçue comme une pratique réservée aux femmes. « Avec cette performance décalée, c’est la masculinité qui va être remise en question. Une voix off féminine accompagne ces chorégraphies et se fait, avec humour, la narratrice du récit sociologique des rapports hommes-femmes. »

    On peut encore citer La Françoise des Jeux, de La compagnie la Gazinière, qui revisite de façon humoristique le fameux loto de la Française des jeux en faisant participer les spectateurs ; ou encore Vent d’ouest, sorte de western aérien porté par la compagnie Les P’tits Bras : « dans ce rêve américain à la sauce Tex Avery, cinq artistes fusionnent voltige aérienne, rodéo audacieux et prouesses de cirque autour de la figure du cow-boy ».

    Enfin, moment clé du festival : la grande déambulation du samedi soir (22h) avec percussions et pyrotechnie, proposée par des artistes du Pays basque (compagnie Deabru Beltzak), s’inspirera d’un carnaval ancestral de cette région. « Une célébration chargée de mystère et de traditions » qui se terminera en musique à 23h avec un concert de l’artiste montpelliérain Yog. Le lendemain à 21h, ce sont Les Barbeaux qui cloront, également en musique, ce cru 2026 de Festin de rue.

  • Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    « Le monde est encore un vaste champ de recherche : sous terre, dans les océans, dans l’espace. Nous voulons faire découvrir au grand public les innovations scientifiques et technologiques par le biais des expéditions archéologiques, océanographiques, spatiales… dans le respect des différentes cultures » expliquent les organisateurs de la manifestation, la Société des explorateurs français (SEF).

    Depuis 11 ans, le festival est soutenu par la fondation Iris, la Ville de La Ciotat et l’association Les Lumières de l’Eden. Outre les projections cinéma au sein de l’Eden, Lumexplore est aussi un festival pour tous en plein air et gratuit. À noter, la très belle exposition « Austral, les engagés pour l’Océan » dans la cour de l’Eden. Elle entraîne le public dans les entrailles de la recherche océanographique au large des Terres australes et antarctiques françaises.

    Réalisé à bord du Marion-Dufresne, navire français ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises du sud de l’océan Indien, cet essai photographique, réalisé par Franck Desplanques et Stéphanie Jacquet propose une autre manière de raconter l’océan.

    Une aventure sensible, poétique et profondément humaine dans les coulisses de la recherche en mer. Des expositions sont aussi visibles dans la chapelle des Pénitents, sur la place du 8-Mai et l’esplanade du berceau du cinéma.

    Des projections

    Enfin, à ne pas rater, la visite du bateau 7e continent amarré au port, en présence du chef d’expédition Patrick Deixonne et de son équipage. Animations, stands et visite des bateaux sont totalement gratuits.

    Une compétition est aussi prévue pour des livres, et des Bandes dessinées avec un jury de collégiens. Pas moins de 13 films seront projetés en compétition et 3 hors compétition lors de cette 11e édition. Un jury prestigieux les départagera lors de la soirée de clôture le samedi 12 septembre à 20h30. À noter, la catégorie nommée Lumexplore junior qui ouvre ses portes aux plus jeunes depuis la création de l’événement et c’est sans doute la grande originalité de ce festival. Il leur permet de participer en tant que réalisateurs avec des prix à gagner au même titre que les adultes.

    « Une façon de les sensibiliser et de mettre en avant leurs idées sur les thèmes de la science et de l’environnement. Nous souhaitons leur donner les outils pour mieux se protéger dans l’avenir en les informant des dernières techniques et de l’état de la planète, mais aussi écouter ce qu’ils ont à nous dire », détaille la SEF. Et d’alerter : « En inspirant les jeunes générations, nous plantons les graines de la curiosité et de l’innovation qui façonnent notre avenir. L’exploration n’est pas seulement l’apanage des grands explorateurs du passé. »

    La mémoire des figures emblématiques est entretenue, mais les moyens sont aussi donnés aux plus jeunes pour poursuivre des recherches et découvrir de nouveaux horizons. La fondation Iris, finance une expédition chaque année. Le résultat est présenté durant le festival, avec les intervenants.

    Projections à l’Eden du 9 au 13 septembre. Expositions, animations sur les stands et visites des bateaux : gratuites.

  • Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    En ce premier dimanche de rentrée, l’entrée gratuite des expositions temporaires des musées municipaux marseillais* offre l’occasion de s’accorder une parenthèse culturelle… et fraîcheur, en famille, entre amis ou en solitaire. Un moment privilégié pour découvrir une programmation mêlant patrimoine, photographie, art contemporain et questions de société.

    Au Château Borély, l’exposition « Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles » met à l’honneur une période foisonnante de la création artistique et industrielle. Mobilier, céramiques, objets décoratifs, vêtements et pièces rares racontent une ville ouverte aux influences et à l’innovation. Un voyage élégant dans le Marseille du tournant du XXe siècle.

    Direction ensuite le Centre de la Vieille Charité où Adrien Vescovi déploie son exposition « Dormir comme le soleil ». Entre tentures monumentales et jeux de lumière, l’artiste transforme l’espace en paysage poétique. Une expérience immersive qui invite à prendre le temps de regarder et de ressentir.

    Derniers jours pour La vie climatique

    Les amateurs d’art contemporain trouveront leur bonheur au [mac]. La grande exposition « La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées », présentée dans le cadre de la Triennale De leur temps, s’achève bientôt. Elle réunit une centaine d’artistes autour des bouleversements environnementaux et des nouvelles manières d’habiter le monde. Dans un autre registre, « AFRICA » de Louisa Babari propose une immersion sensible où dialoguent héritages antiques, cultures berbères et créations contemporaines.

    Le Musée d’Histoire n’est pas en reste avec « Marseille vue par les Detaille, 164 ans de photos ». À travers plusieurs générations de photographes, c’est toute l’évolution de la cité phocéenne qui y défile. Visages, rues, événements et paysages composent un récit fascinant de la mémoire de Marseille.

    Pour ceux qui préfèrent explorer le vivant, le Muséum d’Histoire naturelle propose « Biodiversité marseillaise, entre mer et collines », un parcours consacré aux richesses naturelles qui entourent la ville. Tandis qu’au MAAOA, « Rendez-vous manqués ? » questionne les regards portés sur les collections africaines, océaniennes et amérindiennes.

  • Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    C’est la rentrée des classes, et avec, celle de la cité de l’art contemporain (Frac Sud), qui vient de révéler les rendez-vous attendus en septembre. Au programme, notamment : un partenariat avec le festival Actoral, centré autour des arts et des écritures contemporaines.

    Parmi les rendez-vous notables, celui du 29 septembre pour assister, de 18h à 20h, gratuitement sur réservation, à Hurlevent Carcasse, un récit lu par la comédienne Constance Dollé (Un village français), qui « amplifie le livre [Les hauts de Hurlevent] d’Emily Brontë ». L’ambition : « faire retentir sa puissante modernité », promet le Frac dans son résumé. L’autrice « Claudine Galea [ancienne responsable culture à La Marseillaise, ndlr] plonge dans cette matière, entrelace des voix dans un corps à corps effréné et aiguise à l’os le récit d’amour fusionnel et de haine fatale, décrit le programme. Explorant toutes les formes de domination à l’œuvre, elle révèle le fondement colonial de cette histoire de passion, de mépris de classe et de haine de soi, au sein d’une société victorienne en pleine expansion capitaliste ». Une lecture novatrice d’un ouvrage majeur de la littérature du XIXe siècle, constituant un « texte canonique sur la passion amoureuse, la vengeance et la folie ». En bref, « un roman furieux et cruel ».

    D’autres rendez-vous sont attendus en cette rentrée, notamment les 25 et 26 septembre, de 18h à 20h30, avec la performance de Gaëtan Rusquet dans Back-and-Forth. Un spectacle « sérieusement ludique », qui « cumule différents niveaux de lecture » et où « la lumière devient peau, le geste architecture », nous indique le site du Frac.

    Les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez

    Toujours le 26, mais de 16h à 18h, une projection de Randa Maroufi, de L’MINA, est attendue dans les locaux du Frac, suivie d’une discussion avec la réalisatrice. L’MINA propose une reconstitution du travail actuel dans les puits de Jereda, ville minière au Maroc où l’exploitation du charbon, bien qu’officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui. Le décor a été conçu en collaboration avec les habitants de la ville, mis en scène dans leur propre rôle. Enfin, le 29 septembre encore, en parallèle d’Hurlevent Carcasse, Antoine Volodine, principale signature et porte-parole du post-exotisme, qu’il définit lui-même comme « un objet poétique marginal et rien d’autre », est de passage pour une soirée « exceptionnelle », de 19h30 à 21h. Les échanges se structureront autour de Retour au goudron. Dernière livraison, l’un des 11 livres publiés chez 11 éditeurs différents, qui composent le 49e et dernier volume du mouvement, mettant un terme à une aventure littéraire entamée en 1985. Grand temps fort, les 15 et 17 septembre, de 18h à 22h, avec la performance Quoi qu’on vous dise, n’y croyez pas proposée par les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez.

  • Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Reconnaissables de loin à leur couleur bleu ciel et leur panier accroché au guidon, les nouveaux vélos à assistance électrique promis par la municipalité sont arrivés fin août dans les rues gapençaises. L’objectif : offrir aux habitants « une alternative à la voiture pour les déplacements en ville ».

    Les trottinettes électriques font quant à elles leur grand retour. Déployées dans un premier temps il y a quatre ans au centre-ville par l’entreprise Bird, elles avaient ensuite disparu de la circulation en 2025, suite à la fin du contrat. Bird revendiquait 943 utilisateurs réguliers et 178 trajets par jour, en moyenne, en 2024.

    Sécurité avant tout

    Souhaitant poursuivre sur cette lancée, la Ville avait lancé, en mai dernier, un appel à manifestation d’intérêt, remporté par la société ZYP. 120 trottinettes (150 en été) et 50 vélos sont disponibles sur cinquante emplacements, situés aussi bien au centre-ville qu’en périphérie. Les trottinettes sont utilisables uniquement de mi-mars à mi-novembre et les vélos toute l’année.

    « Nous tenons à ce que ces modes de transport de micro-mobilité s’intègrent au mieux aux autres moyens de déplacement, tout en veillant particulièrement à la sécurité des piétons », a communiqué la Ville de Gap. Elle rappelle que des limitations de vitesse sont imposées par l’application en fonction des lieux où circule le véhicule : 25 km/h maximum de manière générale, 6 km/h maximum en centre-ville, et arrêt du véhicule s’il se trouve hors de la ville. Géolocalisé, il adaptera automatiquement sa vitesse. Certaines zones de Gap sont même interdites d’accès.

    Pour limiter les inquiétudes liées à la sécurité, plusieurs consignes ont été données : « Interdiction de circuler sur les trottoirs, de tenir un téléphone en main, de porter des écouteurs et d’être à plusieurs sur la trottinette ou le vélo ». Les mineurs n’ont par ailleurs pas le droit d’utiliser le service. Le port du casque n’est pas obligatoire, mais vivement recommandé.

    Ces nouveaux moyens de transport viennent compléter l’offre de bus gérée par la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance. Ces cars sont gratuits, mais les vélos et trottinettes ne le sont pas. Sans l’abonnement, il faut débourser 25 centimes pour une minute de trajet à vélo et 20 centimes en trottinette. Sans compter les frais de réservation et de déverrouillage qui s’élèvent à 1,90 euro pour un vélo et 1,60 euro pour une trottinette. Il est également nécessaire de disposer d’un smartphone, car le paiement et la réservation se font uniquement via l’application ZYP.

    Si les vélos se développent à Gap, encore faut-il que la ville soit adaptée. En 2025, le baromètre vélo, une étude nationale de la Fédération française des usagers de la bicyclette, pilotée à Gap en partie par l’association locale Mobil’idées, attribuait à la commune la note globale de 2,86 sur 6. L’étude qualifie Gap de ville « plutôt défavorable » à la pratique du vélo, sur des critères de confort, de sécurité ou encore de facilité de stationnement. Reste à voir si la mise en place de ces vélos fera augmenter la note pour la prochaine édition du baromètre.

    Agathe Di Lenardo

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    Au milieu de la cour récemment refaite de l’école Clair-Soleil, dans le quartier de Bon Secours (14e arrondissement), les élèves s’empruntent de déballer les fournitures distribuées par les élus, mardi, en cette matinée de rentrée scolaire. « Ils nous ont mis bien, je n’avais pas ça en CM1 », commente Myriam en sortant les nouveaux compas, rapporteurs, équerres de son sac frappé aux armoiries de la Ville. Se faisant du haut de ses 10 ans et demi l’ambassadrice des nouveautés proposées par la municipalité pour cette rentrée, la première de ce nouveau mandat du Printemps marseillais.

    Pour le premier conseil municipal de cette saison 2 au mois d’avril, la majorité de gauche largement renforcée avait en effet approuvé une augmentation de 2 millions d’euros pour les fournitures scolaires des écoliers. De quoi adapter désormais le contenu du kit scolaire à chaque niveau de classe. « Quand on est en CP, on n’a pas les mêmes besoins qu’en CM2, commente le maire (DVG) Benoît Payan, après être allé à la rencontre des écoliers. Et nous avons des kits dont le prix a augmenté : ils valaient à peu près 80 euros, aujourd’hui, ce sont 110 euros par élève, qui vont leur permettre de pouvoir rentrer à l’école avec les mêmes chances. » La mesure a du sens dans cette école, la troisième la plus pauvre de la ville : lorsque le maire demande combien d’élèves ont vu la mer cet été, à peine la moitié lève la main. Elle contraste d’autant plus pour cette rentrée où d’autres municipalités ont elles fait le choix de supprimer les fournitures gratuites, que ce soit la majorité de droite d’Avignon ou celle d’extrême droite à Nice.

    Renforcer le périscolaire

    Avec cette rentrée entre également en vigueur la nouvelle grille tarifaire des cantines, votée lors du dernier conseil municipal le 26 juin, qui doit permettre d’étendre la gratuité à 5 000 écoliers supplémentaires, ainsi que la distribution de petits-déjeuners étendue à neuf écoles. « Des promesses de campagne », rappelle l’adjointe (Place publique) à l’éducation Pascaline Lécorché, tandis que le maire garde le regard dans le rétroviseur : « Je me souviens encore, conseiller municipal, arpenter les écoles de la ville et voir des centaines d’enfants qui n’étaient pas inscrits. Il y avait un problème énorme qu’il a fallu résoudre. »

    D’autres encore restent sur la table. Dans un courrier adressé ce lundi au maire, les élus d’opposition Romain Simmarano (Ren.) et Stéphane Pichon (DVD) pointent les difficultés du périscolaire. « La pause méridienne, qui concerne neuf enfants sur dix, demeure trop souvent dégradée », écrivent-ils, réclamant notamment un taux d’encadrement plancher. « Si la Région et le Département nous aident, on le fera très volontiers », évacue Benoît Payan. « Le périscolaire va être une des pierres angulaires du mandat », promet Pascaline Lécorché, qui affiche son ambition de structurer davantage la filière animation, alors qu’un marché a été lancé cet été, qui prévoit l’extension des horaires d’accueil dès 2027.

  • [Festival Visa pour l’image] À Perpignan, « Visa » prend le pouls du monde en images

    [Festival Visa pour l’image] À Perpignan, « Visa » prend le pouls du monde en images

    « Alors que le célèbre festival* de photojournalisme de Perpignan ouvre une grande fenêtre sur le monde pour présenter en images, comme chaque année l’actualité des 12 derniers mois, son fondateur Jean-François Leroy, est décédé ce 31 août à Paris à 69 ans des suites d’un cancer. Une édition endeuillée, donc, qu’il a toutefois « participé à préparer de A à Z », assure la directrice générale de Visa pour l’image, Delphine Lelu. « C’est l’âme de ce festival, il l’a porté à bout de bras depuis la première édition, en 1989. Il nous laisse un grand héritage. Il a toujours voulu que Perpignan soit un phare pour les photojournalistes, on va faire en sorte que le festival continue de briller», a-t-elle ajouté.

    Une manifestation qui, près de 40 ans après sa création (en 1989) et en plein essor de l’Intelligence artificielle (IA), avec les conséquences qu’on sait sur la fiabilité de l’information, connaît de plus en plus de succès. « On a des taux de fréquentation qui augmentent, avec un public qui évolue, notamment de jeunes photographes qui démarrent », se félicite Delphine Lelu. L’an dernier, les expositions ont ainsi rassemblé plus de 220 000 visiteurs, parmi lesquels 22 000 scolaires. « On reçoit également entre 1 200 et 1 500 professionnels d’une cinquantaine de pays durant la première semaine », souligne la directrice adjointe. À l’heure de la multiplication des images générées ou manipulées via l’IA -2026 s’est ouverte sur une fausse photographie du président vénézuélien Nicolás Maduro, menotté et encadré par des militaires américains- Visa pour l’image est la garantie de pouvoir profiter d’une information vérifiée.

    25 expositions gratuites, six soirées de projection et de nombreuses rencontres sont proposées à l’occasion de cette 38e édition, qui s’ouvre le 29 août. « Nous présentons à la fois le travail de jeunes photographes, qui sont les talents de demain, des photographes confirmés que le public connaît déjà un peu et de grands photographes bien ancrés dont on essaie de faire redécouvrir le travail. »

    Parmi eux, cette année, une rétrospective est consacrée au célèbre photographe et cinéaste Raymond Depardon, à travers « une sélection inédite autour de l’actualité nationale et internationale qu’il a couverte. Il s’agit d’images différentes de ce que le public a l’habitude de voir de Raymond Depardon  ». Le festival proposera également une exposition sur l’Inde signée Paolo Roversi, dans un registre différent de celui dans lequel on le connaît habituellement cette légende italienne de la photo de mode. 2026 sera aussi l’occasion d’une rétrospective dédiée à Étienne Montès, qui a couvert, de 1973 à 1987, l’actualité en France, en Espagne, en Afrique, en Amérique centrale et du Sud avant de reprendre l’exploitation des vignes familiales dans le Roussillon. Son travail n’avait jamais été exposé depuis. « Cela va permettre à la nouvelle génération de découvrir ce grand photographe », espère Delphine Lelu.

    Comme chaque année, Visa pour l’Image fera la part belle aux photoreportages documentant les conflits internationaux : l’Iran, le Liban, Israël, la Syrie, le Soudan, l’Ukraine ou encore la Palestine, avec le travail de Khames Alrefi, lauréat 2026 du Visa d’or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sur les civils victimes de la guerre dans la bande de Gaza.

    Parmi les nombreux autres sujets, le public pourra découvrir une exposition de Gerd Ludwig sur « Tchernobyl 40 ans plus tard », un travail de Jérémy Lempin sur l’illettrisme en France, un reportage peu commun de Jérôme Gence sur les mariages virtuels au Japon, qui raconte l’histoire de femmes et d’hommes choisissant d’épouser des personnages de fiction issus de mangas ou de jeux vidéo, le reportage poignant d’Elise Blanchard en Afghanistan sur « les fillettes vendues pour survivre aux sécheresses » ou encore, pour la première fois à Visa, une belle rétrospective des photos prises en Antarctique, aux Philippines et en Corse par le biologiste marin et photographe originaire de Montpellier : Laurent Ballesta. La liste n’est bien sûr pas exhaustive, loin s’en faut. Le mieux est de prendre son Visa et de composer son propre voyage…

    *Le fondateur du festival «Visa pour l’image » est décédé ce 31 août durant l’édition 2026 qui vient de démarrer.

  • [Week-end] Hommage à un grand compositeur d’Hollywood à Aix

    [Week-end] Hommage à un grand compositeur d’Hollywood à Aix

    C’est un rendez-vous majeur du festival musique dans la rue qui est proposé ce samedi avec cette interprétation de
    « Souvenir de voyage » de Bernard Herrmann.

    Psychose d’Hitchcock, Citizen Kane d’Orson Welles, Taxi Driver de Scorsese… Autant de classiques hollywoodiens auxquels Bernard Herrmann est venu ajouter son génie musical. Né à New York en 1911, ses talents de compositeur sont repérés très tôt. Son style, inspiré d’Hector Berlioz, se distingue notamment par l’utilisation de sonorités atypiques et l’utilisation d’instruments originaux, qui lui servent à créer des atmosphères marquantes.

    Une vie de composition

    À l’âge de treize ans, il remporte déjà un premier prix de 100 dollars pour une pièce illustrant Les Cloches de Paul Verlaine. Par la suite, il fera ses débuts dans la composition de fictions radiophoniques, puis vient sa rencontre avec Orson Welles. Celui-ci lui ouvrira les portes d’Hollywood et de la musique de cinéma, pour laquelle il se fera mondialement connaître avec, comme première réalisation, la musique du film Citizen Kane. Celle-ci retentit dans le monde entier. S’ensuit un Oscar de la meilleure partition originale pour un film dramatique et des réalisations telles que celles pour Alfred Hitchcock, pour qui il composera pendant 11 ans. Mais Bernard Herrmann a aussi été chef d’orchestre aux grandes heures de la radio.

    Au total, une cinquantaine de films de tous horizons porteront sa signature musicale, son dernier étant Taxi Driver. Déjà éprouvé par une vie de travail, Bernard Herrmann décédera le dernier soir d’enregistrement de la partition, reconnue singulière et inspirée. Il laisse derrière lui une œuvre qui continue d’influencer de nombreux compositeurs et cinéastes, faisant de lui l’une des figures majeures de la musique de film du XXe siècle. En 1974, il compose Souvenirs de Voyage, le titre qu’il sera possible de voir interprété par un quintette à Aix-en-Provence, gratuitement ce samedi 28 août, dans la cour de l’école Sainte-Catherine… « Plus qu’un récit de voyage, “Souvenirs de Voyage” est une évocation sensible du souvenir lui-même : celui des lieux traversés, des instants suspendus et des émotions qu’ils laissent en nous », témoigne le conservatoire d’Aix-en-Provence.

    Louis Golliot

    Représentation dans la cour de l’école Sainte-Catherine de Sienne,
    de 21h30 à 22h30. Gratuit.

  • [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    En plus, toute la journée, plusieurs chœurs marseillais investiront les allées, sous les arbres et au détour des chemins, pour surprendre les promeneurs par des chants venus du monde entier. À la manière de crieurs publics, les chanteuses et chanteurs surgiront spontanément parmi le public, sans scène ni annonce, pour célébrer musicalement le lancement du festival. Ce projet original des « chanteurs de jardin » est né lors d’un voyage à Pékin en 2007, où des groupes de chanteurs répétaient librement dans les parcs, au bord des lacs ou au sommet des collines, pour le plaisir des passants. Cette façon de faire a séduit les organisateurs. Depuis, ils ont décidé de reproduire cette expérience chaque année dans les espaces verts marseillais.

    Le festival se poursuit jusqu’en octobre et investira différent lieux emblématiques de Marseille tel que la Cité de la musique avec le concert de Leï, « Feu de vie », ou encore l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul accueillant l’ensemble vocal Gyptis dirigé par Bénédicte Pereira.

    Gabrielle Cartellier