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  • Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Pour sa 10e édition, l’ambition du programme « Coach bien-être » est de faire découvrir au plus grand nombre des activités sportives terrestres et aquatiques, « tout en encourageant la lutte contre la sédentarité par la pratique d’une activité physique », insiste Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Ce vendredi, le rendez-vous était à la Pointe Rouge, mais le dispositif ne consiste pas uniquement en des sports aquatiques, parfois, certains cours se font dans des parcs de la ville ou même à la plage de Corbières, mais à chaque fois, ils affichent complet, car la quinzaine de places par séance est réservée en quelques minutes.

    « Allez, allez, allez ! On va jusqu’au bout là-bas et on revient ! », lance la coach pleine d’énergie avant d’entraîner le petit groupe pendant une heure d’aquagym. L’équipe composée en grande majorité de femmes va enchaîner les exercices dans l’eau, avec des frites, sans frites, pour les bras, pour les jambes… « Pendant les cours on bouge bien ! Ce que j’aime par rapport à un cours de gym normal c’est qu’on n’a pas de douleurs après, c’est beaucoup plus doux et j’ai la forme pour la journée ! Le seul bémol est le nombre de places et la rapidité à laquelle elles partent », explique Francesca, retraitée habituée des cours de coach bien-être. Allant du yoga au cardio boxe, trois niveaux existent selon l’intensité recherchée : doux, remise en forme ou sportif. Gratuits dans le cadre de l’Été marseillais du 22 juin au 28 août, les cours se prolongent même au-delà, entre le 1er avril et le 30 septembre, pour la modique somme de 2 euros hors Été marseillais. Un site dédié aux inscriptions et au programme des activités a été créé par la Ville de Marseille.

    Louis Golliot

  • Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Organisé par le comité des fêtes avec le soutien de la municipalité du Rove, cet événement promet dix jours d’animations et de convivialité.

    Soirées musicales

    Samedi 11 juillet à 19h30, soirée lounge animée par Nico Sax, avec apéritif cocktail. Lundi 13 à 21h30, bal gratuit avec l’orchestre Éric Ferrari. Jeudi 16 à 21h30, place à la danse avec l’orchestre de variétés Depen-Danse.

    Samedi 18 et dimanche 19, le grand orchestre Almeras propose deux bals gratuits (et un spectacle le dimanche à 15h30).

    Mardi 21 à 20h, clôture en apothéose avec la Tournée d’été de La Marseillaise avec la présence de DJ Jean-Marc Sicky.

    Les rendez-vous gourmands

    Lundi 13 à 19h, sardinade. Jeudi 16 à 19h30, soupe au pistou. Dimanche 19 : journée de tradition avec l’apéritif offert à la population à 11h30, suivi à 13h de l’Aïoli traditionnel (inscription en mairie à 25 euros).

    Jeux, rires et animations

    Avis aux amateurs de cartes avec le concours de contrée (10 euros par équipe, nombreux lots) le mercredi 15 à 19h30.

    Vendredi 17 à 21h, un super loto en plein air avec 7 cartons pleins et 21 quines. À gagner : 7 bons d’achat de 300 euros et de nombreux autres lots !

    Lundi 20, une fin d’après-midi dédiée aux enfants avec des jeux dès 17h30, suivie à 21h30 d’une note d’humour avec la pièce de théâtre Résidence mon rêve ! par la compagnie Événement (entrée libre).

    Espace Festi’loisirs

    Du 16 au 20 juillet, dès 18h, ouverture de l’espace Festi’Loisirs. Pour 0,50 euro, les enfants pourront profiter du manège enfantin, structures gonflables, toboggan, taureau rodéo mécanique ou encore manège gyroscopique.

    Restauration lors des soirées. Programme et actualités sur .lerove.fr ou Facebook Leroveinfos.

  • Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    « Notre moteur, c’est d’offrir la culture à tout le monde et mélanger les publics avec des concerts de qualité. Des concerts gratuits, il n’y en a plus beaucoup. Quand vous voyez les prix des places de certains festivals, autour de 50-60 euros, une famille ne peut pas se les payer », souligne Jean-Michel Lasserre, fondateur du Zik Zac Festival. Dans ce monde onéreux, cet événement porté par l’association La Fonderie constitue une joyeuse anomalie dont la 29e édition, gratuite, démarre jeudi 9 juillet au Parc Gilbert Vilers, dans le Théâtre de verdure du Jas de Bouffan.

    Sons en fusions

    Parmi les têtes d’affiche de cette soirée inaugurale, le chanteur et guitariste de reggae Vanupié, le « punk afropop » du groupe congolais, Kin’Gongolo Kiniata, ou les mélodies RnB de la Franco-Malgache Issa Naïmo. « Groupe fusionnant rap multilingue, trip-hop et cumbia dans son album Mozaïk », indique l’organisation du Zik Zac, la Cafetera Roja sera de la partie le lendemain. Au menu aussi, le « funk énervé » de Vaudou Game, qualifie Jean-Michel Lasserre, mais aussi le trio marseillais Sidiaz, qui « réinvente l’héritage sahraoui au carrefour du blues touareg, des grooves sahéliens et d’un rock psychédélique exalté ». Clap de fin de cette 29e édition, samedi, avec Temenik Electric, quintet marseillais, fine fleur de la fusion entre le rock et les musiques du Maghreb, ou encore la rappeuse et chanteuse brésilienne Mariana Da Cruz.

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    Margaux, habitante de Toulon, a ainsi reçu des mains du président de la Région, Renaud Muselier, un « ticket or », qui lui permettra de voyager gratuitement sur le réseau ZOU ! pendant une année entière. Une belle surprise pour la jeune femme, qui emprunte le TER quotidiennement pour se rendre sur son lieu de travail.

  • Nuits Métis : les musiques du monde à bon port à Miramas

    Nuits Métis : les musiques du monde à bon port à Miramas

    Une quinzaine de concerts et spectacles gratuits qui traversent en musique la Méditerranée, voire au-delà, avec des valeurs humanistes toujours chevillées au corps : la 33e édition des Nuits Métis attend à nouveau 15 000 festivaliers du mercredi 24 au samedi 27 juin. Métis, comme le nom de la déesse grecque de l’intelligence et de la sagesse ayant donné son qualificatif aux navigateurs qui savaient affronter les vents contraires et arriver à bon port.

    « Notre ADN, c’est de n’exclure personne grâce à la gratuité », rappelle Benjamin Befort, nouveau directeur de ce festival fondé il y a 34 ans par Marc Ambrogiani, à Marseille, avant de migrer une quinzaine d’années à La Ciotat, puis d’investir Miramas depuis 2009. Un caractère populaire qui rejaillit à l’année sur la ville à travers de nombreuses actions et notamment « un parc d’instruments qu’on prête aux jeunes de la ville pour s’initier à la pratique de la musique, aux centres sociaux, aux personnes âgées… », illustre-t-il en pagaille.

    « Partie immergée » de l’iceberg Nuits Métis, son festival s’élancera dans l’après-midi du 24 juin juin, au Théâtre de la Colonne, avec le baroudeur des cordes Jack Jacko la guitare, avant de proposer le lendemain soir, dans l’amphithéâtre de verdure, une première soirée de concerts. Au menu, Bakir, « trio marseillais de musique électro-méditerranéenne », ou encore le duo maroco-tunisien AÎta mon amour. « Les Aita sont les chants traditionnels des femmes marocaines. Là, ils en donnent une autre version en mélangeant la tradition avec des musiques plus actuelles », décrit Benjamin Befort. La Fanfare Vents métis ouvrira le bal de cette nuit lors de laquelle se produira également La Batuc’en voix, « création musicale vibrante qui mêle l’énergie percussive de la batucada à la puissance des voix chantées ».

    Dialogues entre les générations et les cultures

    Le festival élira domicile, les 26 et 27 juin, au plan d’eau Saint-Suspi. Accents caribéens comme africains prononcés lors de la première soirée avec Ky-Mani Marley en tête d’affiche. Parmi les onze enfants de la légende Bob, ce dernier « viendra avec son propre répertoire », où reggae et hip-hop claquent nonchalamment sur des rythmes rocksteady, « tout en reprenant aussi certains titres » de son paternel, indique Benjamin Befort. Groupe de rock gnawa à la transe contagieuse, Bab L’Bluz lui emboitera le pas, sans oublier le dialogue entre Ablaye Cissoko, joueur sénégalais de kora, cette harpe-luth mandingue, et l’accordéoniste français Cyrille Brotto.

    L’ultime date des 33e Nuits Métis permettra d’écouter Kin’gongolo Kiniata, « projet congolais énergique joué avec des instruments de rue recyclés », le groupe franco-burkinabé Kanazoé Orkestra, comprenant Seydou Diabaté « parmi les plus grands maîtres mondiaux du balafon », cet instrument mélodique et percussif répandu en Afrique. Mais aussi le pianiste palestinien Isam Elias, qui mixe les sonorités du Levant à l’électro, et Mélina Vlachos, chanteuse à la voix de velours revisitant le rébétiko, « chant des âmes grecques », en le « mélangeant à des influences européennes et orientales ».

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Qui dit début de l’été, dit retour des Escapades au Théâtre Durance. Le festival, gratuit, fait la part belle à l’éclectisme, entre promotion des artistes locaux et ouverture aux musiques d’ailleurs. « On travaille sur la découverte musicale, amener le public vers autre chose que ce qu’il a l’habitude d’écouter. L’esprit c’est la qualité artistique et la découverte », explique la programmatrice Elsa Gobert.

    Pour la première fois, le festival démarre ce jeudi soir avec ALA.NI, artiste londonienne originaire de Grenade qui propose « un son assez music-hall mais pas que. Elle peut nous emmener aussi jusqu’aux îles Caraïbes d’aujourd’hui, c’est assez solaire, détaille Elsa Gobert. Ensuite, ce sera Mélissa Lavaux, Une artiste d’origine haïtienne très engagée, qui a livré un dernier album très personnel où elle raconte toutes les fois où elle a frôlé la mort. Un sujet qu’elle aborde d’un point de vue poétique. Elle n’en rit pas mais presque ». Vendredi 19 juin, la première partie de soirée sera assurée par une artiste locale résidant à Embrun, Ottilie B. D’ordinaire adepte de musique électronique, elle revisite son répertoire intégralement en acoustique. Suivra le groupe Atomic PingPong, « une formation qui vient de l’art de rue, à l’esthétique fanfare, presque dadaïste, colorée, décalée et très festive », décrit Elsa Gobert.

    À côté des deux groupes, se produira la Djette, La Louve, qui reprend les musiques maghrébines à la sauce électro. Enfin, samedi 20 juin se partagera entre Sarab, quatuor capable de passer « de la poésie arabe à un rock très underground et post-punk » d’après la programmatrice du festival, et Friedberg, groupe autrichien avec « une pop rock assez envoûtante, qu’on écouterait pour aller faire des road trips ».

    Ottilie B, un répertoire

    en réinvention

    Parmi les artistes de cette édition, Ottilie B, musicienne associée au Théâtre de Gap, est sans doute la plus locale mais aussi la plus difficile à enfermer dans un seul genre. « Le projet actuel, “En boucle”, est une réinterprétation de mon répertoire, en version acoustique, totalement libérée des machines, explique l’artiste embrunaise. Je dis libérée, c’est volontaire, parce que c’est un peu à l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. J’avais envie de quelque chose de plus brut, de plus aux prises avec les choses essentielles. C’est un peu une récréation pour moi. » Un style qui se prête d’ailleurs particulièrement bien aux événements comme les Escapades. « Ma démarche s’inscrit dans un lien au plus près du spectateur, explique-t-elle. D’ailleurs, j’aime bien dire spect’acteur, spectact’rice, les rendre partie prenante de mes créations. Ça m’intéresse de faire sentir au public que sans lui, il n’y a pas de spectacle. C‘est un rendez-vous qu’on se donne. » Le rendez-vous est donc pris, du 18 au 20 juin au Théâtre Durance.

  • Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    La porte des possibles. Depuis six mois, l’association les Petits Débrouillards et le point accueil écoute jeunes (PAEJ) du Planning familial ne sont séparés que par cette porte communicante. Les deux structures sont en effet en colocation, sur 200 m2, au 3e étage de l’immeuble le Vinci, et ont inauguré leurs locaux ce mardi. Le bâtiment, place Farnèse sur la Rocade, y abrite déjà la Mission locale et le Planning familial. Un même lieu, aux missions différentes, mais tourné vers l’émancipation de la jeunesse.

    « Chacun déménage dans un contexte différent, décrit Sonia McComarck, écoutante et coordinatrice du Paej. Nous étions dans un local à la Barbière devenu trop étroit et insécurisant pour tout le monde. » Le quartier a connu plusieurs épisodes de violence, difficilement tenables surtout quand on œuvre en rez-de-chaussée. Qui plus est, « le lieu manquait de confidentialité, ici le site est bien plus anonyme, on ne peut pas deviner où se rend le jeune quand il entre dans le bâtiment », poursuit Sonia McCormack.

    Un accueil anonyme et gratuit pour les 12-25 ans

    Côté Petits Débrouillards, l’association de médiation scientifique, présente en Vaucluse depuis 25 ans, était aussi à l’étroit dans ses locaux à quelques encablures de là. « Au départ, on était même voisin du Planning familial qui était dans l’appartement à côté avant de venir ici, on a déjà travaillé ensemble sur les questions d’éducation à la sexualité où on a apporté des outils interactifs », décrit Solène Merer, directrice régionale des Petits Débrouillards.

    Si pour l’heure, les deux structures colocataires finissent de prendre leurs marques, « tout est à construire », selon la coordinatrice du Paej, « l’idée est d’avoir des projets communs autour de la jeunesse et l’égalité femmes-hommes », abonde Solène Merer. « Dans un contexte de fragilité accrue de la jeunesse, cet accueil est indispensable », loue Suzanne Bouchet, vice-présidente (DVD) en charge de l’enfance et des solidarités. « Il y a un constat partagé autour de l’isolement, de la précarité et de l’accès aux droits de la jeunesse, le Paej a depuis cinq ans trouvé son public », abonde Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial 84. Créé en 2021, le Paej accompagne quelque 130 jeunes individuellement par an et plus de 2 000 lors d’initiatives collectives comme des forums. « On s’adresse aux 12-25 ans de manière généraliste, gratuite et anonyme, pour un soutien social ou psychologique et de médiation en santé, expose Sonia McCormick. On est l’un des rares lieux désinstitutionnalisés qui offre une pause. »

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.