Tag: Grand Prix

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée

    Les coureurs professionnels n’ont pas été les seuls à monter en selle, ce dimanche, à Marseille. Autour du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, des animations ont été installées, que ce soit au départ ou à l’arrivée. Dès le matin, à Plan-de-Cuques, les enfants pouvaient réaliser un parcours avec de petits obstacles. Situé face aux cars, voitures et autres véhicules des équipes, il a attiré quelques familles. Des vélos étaient mis à disposition par les bénévoles, pour divertir les plus jeunes.

    La FDJ avait également son stand non loin de l’arrivée. La Française des Jeux est le nouveau partenaire principal de la Coupe de France et faisait donc ses débuts à l’occasion du Grand prix cycliste. Diverses activités étaient proposées aux spectateurs durant cette journée de compétition.

    Une course pour les jeunes des clubs locaux

    Les jeunes ont encore été mis à l’honneur, ce dimanche. Une course des minots était également organisée en amont de l’épreuve. Après un an d’absence, l’événement a pu, cette fois, avoir lieu pour les catégories moins de 15 ans et en dessous. Le rendez-vous a été donné sur le parvis Jean-Bouin, devant le stade Vélodrome, avec un début des courses à 11h. Le Vélo Club la Pomme Marseille en était le fier instigateur et a permis à plusieurs dizaines de jeunes d’accrocher un dossard et de s’affronter sur le boulevard Michelet. Avant peut-être de participer à la course des « grands » dans les prochaines années.

  • Valentin Ferron, le tenant du titre

    Valentin Ferron, le tenant du titre

    La Marseillaise : Vous avez remporté la dernière édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise au terme d’un sprint final dantesque à Luminy. Comment avez-vous vécu cette victoire ?

    Valentin Ferron : C’est une course que j’affectionne. Je suis très content d’avoir remporté le Grand prix de La Marseillaise. C’est une course historique du calendrier français qui marque l’ouverture des courses en France. Je suis très fier d’avoir inscrit mon nom à ce palmarès. J’avais déjà fini deuxième en 2023. C’est un parcours qui me correspond bien, avec un final assez dur. Les années précédentes, c’était la route des Crêtes, donc il fallait faire un bel écrémage. En plus, je suis un coureur de début de saison, donc je suis souvent performant à La Marseillaise. Cela s’est confirmé l’année dernière, puisque j’arrive à m’imposer sur cette course-là. J’étais très fier de gagner cette course, qui est quand même une des courses prestigieuses en France de début de saison. C’était une très belle victoire.

    Vous venez d’évoquer la route des Crêtes, passage mythique du Grand prix qui ne sera pas présent sur le tracé de cette nouvelle édition. Comment analysez-vous ce nouveau parcours ?

    V.F. : La route des Crêtes était quand même une ascension assez dure qui permettait d’éliminer beaucoup de coureurs. Traditionnellement, on n’arrive pas à un gros sprint massif dans les rues de Marseille. C’est sûr que ça va être un scénario différent. Maintenant, ce sont les coureurs qui feront la course. Peut-être que la course va se décanter plus tôt. Peut-être pas. Peut-être qu’il y aura un gros peloton pour se disputer la victoire à Marseille. Ça va être une année un peu différente, avec un parcours qui varie un petit peu. Ça va être un autre scénario.

    Pour vous, quelle est la clé pour être performant au Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise ?

    V.F. : C’est déjà d’arriver très en forme, avoir fait une bonne préparation hivernale, être quasiment à son top niveau. Les courses sont de plus en plus dures à gagner. Le niveau est de plus en plus dense. Les courses sont de plus en plus exigeantes. Donc déjà arriver avec une condition physique irréprochable. Et puis après, le jour de l’épreuve, mettre en place la stratégie adéquate qui nous permet d’avoir le plus de chances de l’autre côté pour s’imposer.

    En parlant de stratégie, quelle a été celle de votre équipe l’année passée ?

    V.F. : On avait une bonne équipe au départ. On n’avait pas de gros favoris dans l’équipe, donc on avait plusieurs coups à jouer. On avait plusieurs hommes en forme qui étaient capables de basculer la route des Crêtes dans le premier groupe. Il y avait Benjamin Thomas, Damien Touzé et Sam Maisonobe. Après, on s’est mis d’accord. Moi, j’ai dit que je me sentais bien de faire le sprint, j’avais encore de l’énergie. Et c’est là où ils ont fait un formidable travail d’équipe pour revenir sur la dernière échappée de 4 ou 5 coureurs dans les derniers hectomètres de l’épreuve. Derrière, j’ai pu produire mon effort pour aller m’imposer. C’est sûr que gagner d’entrée de jeu, ça m’a fait beaucoup de bien. Ça ramène de la confiance, du moral aussi, ça montre qu’ils ne se sont pas trompés dans le recrutement. Ça amène aussi de la sérénité, ça valide le travail hivernal qui a été fait. Après, pour ma part, j’ai connu une saison un peu plus compliquée après le Grand Prix de La Marseillaise. Mais il y avait d’autres facteurs, d’autres aléas à prendre en compte.

    Depuis votre sacre à Marseille, comment s’est déroulée la suite de votre saison ?

    V.F. : En fait, j’ai été opéré justement au mois d’octobre d’une endofibrose de l’artère iliaque. Et voilà, c’est un peu ce qui a contrarié la suite de ma saison. Physiquement, ça va bien. Après, comme je viens de le dire, j’ai été opéré au mois d’octobre. Et voilà, je suis encore un peu dans la période de reprise un peu progressive. Et je ne serai pas apte pour faire le début de saison. Moi, je dois reprendre justement mi-mars.

    L’Étoile de Bessèges a pour habitude de suivre le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. En quoi l’épreuve gardoise est-elle différente de la course phocéenne ?

    V.F. : Déjà, c’est une course par étapes. Donc, ça se court différemment. Il y a plusieurs courses dans la course à Bessèges. Il y a des fois le gain de l’étape en jeu et parfois plus le gain du général. Chose qu’il n’y a pas au Grand prix de La Marseillaise. Après, il y a aussi beaucoup de points communs. Ce sont deux courses de début de saison qui peuvent parfois être un peu compliquées avec des conditions climatiques. Et aussi, les premières courses de la saison, chacun prend ses marques. Donc, c’est toujours une ambiance un peu particulière.

  • Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Frédéric Doutre se considère comme « le Petit Poucet des équipes professionnelles en France ». Nice Métropole Côte d’Azur est une formation nouvelle dans le paysage du cyclisme tricolore. Cinq années d’existence, quatre en tant que pro et peu de moyens pour concurrencer les géants de la discipline. Le directeur sportif rappelle le contexte lié à son collectif : « Nous sommes une équipe créée en 2021, qui a passé le cap chez les professionnels l’année suivante. Nous sommes alignés au niveau continental, c’est-à-dire le troisième et dernier échelon mondial. »

    Cette équipe vit grâce aux soutiens de quatre institutions que sont la Ville de Nice, la Métropole Côte d’Azur, le conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que la Région Sud. L’objectif reste donc le maintien à ce rang avant d’espérer voir plus haut. En effet, obtenir un plus gros sponsor permettrait de passer un cap supplémentaire dans le professionnalisme. « Se maintenir, ce sera déjà très bien dans le climat actuel. Aujourd’hui, on voit de grosses équipes fusionner pour survivre. Dans un coin de notre tête, on a l’idée de trouver un gros partenaire, qui pourrait nous suivre pour basculer en Pro Teams [le 2e niveau mondial, Ndlr.]. Pour nous, ce serait le Saint Graal, comme le fait de participer à Paris-Nice », détaille longuement Frédéric Doutre.

    Objectif top 10

    Nice Métropole Côte d’Azur possède 10 coureurs sous contrat pour la saison à venir. Là aussi, ils ne combattent pas avec les mêmes armes que les plus grandes équipes du monde. Prenons UAE-Team Emirates, la formation de Tadej Pogacar. Cette dernière compte 29 cyclistes et un staff à rallonge pour encadrer les athlètes. Malgré les différences, même avec d’autres écuries françaises de niveau moyen, les Azuréens jouent leur va-tout. Ils ont ciblé des coureurs pouvant les aider à glaner de précieux points UCI. « Il y a Victor Papon, un excellent finisseur. Alexander Konijn, qui a déjà fait sept ou huit top 10, est un sprinteur régulier. Puis, il y a nos petits grimpeurs Laurens Huys, tout juste arrivé d’Arkea-B&B Hôtels, et Jaakko Hänninen », liste l’ancien patron du pôle France ultra-marins, basé à Hyères.

    Les tuniques bleu azur, en hommage à la Méditerranée, affichent leurs ambitions pour ce Grand Prix cycliste 2026. Ceux qui n’ont pas manqué une édition depuis leur passage professionnel souhaite aller chercher un gros résultat : le top 10. « A minima, car on a renforcé l’équipe, dit Frédéric Doutre. Le parcours a changé avec l’absence des crêtes et sa descente, c’est un facteur important, même si ça ne rend pas la course plus facile. Ce que l’on souhaite, c’est surprendre et être le plus efficace possible avec nos moyens. On aimerait bien chatouiller le top 5. »

    Cette saison, l’encadrement sportif souhaite éviter les blessures – « on touche du bois » – pour faire progresser l’équipe. « On a eu des blessés assez régulièrement avec un passage à vide entre mars et mai. On espère ne pas revivre ça et gagner en régularité sur la Coupe de France, avec plus de top 10. Ce serait déjà un bel axe de progression. » La première manche, à Marseille, pourrait donc servir de tremplin à cette jeune équipe cherchant à déjouer les pronostics.

  • [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    Un Mondial La Marseillaise grandiose

    Si certains en doutaient encore, le Mondial La Marseillaise est bel et bien le plus grand concours de pétanque au monde. Cette 64e édition l’a démontré de la plus belle des manières. 4 784 triplettes, soit 14 352 joueurs, amateurs ou confirmés, se sont inscrits pour participer à la compétition. D’ailleurs, en comptabilisant le Grand Prix féminin Paprec et le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes, sans oublier les autres concours annexes, comme le Handimondial ou le Mondial des CSE, les six jours de jeu ont finalement réuni plus de 16 000 participants.

    Le Mondial La Marseillaise est bien plus qu’un simple événement sportif. C’est une grande fête populaire, gratuite et ouverte à tous, où l’on vient s’amuser le temps d’une journée -ou parfois plus pour les plus chanceux- autour d’une partie de boules. Aujourd’hui, le Mondial attire des joueurs venus des quatre coins du globe. Outre plus de 90 départements français représentés, 26 pays ont fait le déplacement jusqu’à la cité phocéenne pour vivre ce grand moment. Et pour cette édition 2025, que l’on pourrait aisément qualifiée d’internationale, avec la remise de la Boule d’Or à l’Ukraine, qui favorise la réhabilitation physique et psychologique des soldats revenus du front à travers la pratique de la pétanque, une équipe Malgache est parvenue à soulever le trophée.

    150 000 spectateurs pour un show inédit avec le gratin mondial

    Côté compétition, les meilleurs boulistes de la planète ont tenté d’ajouter leur nom au palmarès du Mondial, devenu un événement aussi mythique que Millau. De quoi attirer plus de 150 000 spectateurs dans le décor somptueux du Parc Borély. Comme d’habitude, le bal a été ouvert avec le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes et le Grand Prix féminin Paprec. Ce dernier a été remporté par Cindy Peyrot, associée à Sandrine Poinsot et Maëlle Bertrand. Il s’agit de la deuxième victoire de la pensionnaire de la Boule Tropézienne.

    14 352

    C’est le nombre de participants au concours principal du Mondial La Marseillaise à pétanque. C’est la première fois qu’une édition dépasse la barre
    des 14 000 joueurs.
    Le précédent record était de 13 872, en 2011.

    9 juillet : les Malgaches entrent dans l’histoire au terme d’une finale mémorable

    Tiana Laurens Razanadrakoto, dit « Tonnerre », Lova Satamandimby Rakotoarisoa et Yves Cédrick Rakotoarisoa ont créé l’exploit de remporter le Mondial La Marseillaise à pétanque en battant les grands favoris et tenants du titre Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud. Les Malgaches deviennent la première équipe étrangère à soulever le titre.

    C.K.

    2 février : Ferron triomphe au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise

    Le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise lance traditionnellement la saison vélo en France et même en Europe. La classique provençale est revenue, en 2025, à un coureur français. Au terme d’un sprint, non loin du campus de Luminy, Valentin Ferron s’est imposé devant le Belge Vincent Van Hemelen et l’Espagnol Francisco Galvan. Le cycliste de l’équipe Cofidis a remporté sa seule victoire de la saison, ici, à Marseille.

    Il était déjà 2e de l’édition 2023 derrière le Californien Neilson Powless. Cette course du 2 février a également fait office de tremplin pour un jeune talent tricolore. Paul Seixas, 18 ans à l’époque, s’est illustré avec plusieurs attaques importantes et s’est finalement classé 5e sur la ligne d’arrivée. Vainqueur du Tour de l’Avenir, il terminera également 8e de son premier Critérium du Dauphiné.

    P.G.

    Le RC Toulon doit encore franchir des étapes pour regagner les sommets

    De retour dans le dernier carré du Top 14 pour la première fois depuis 2017, le RCT a retrouvé, en partie, son lustre d’antan. Pas assez, toutefois, pour enrichir son palmarès.

    Si près, si loin. Voilà la maxime qui pourrait résumer l’année 2025 d’un RC Toulon qui monte en puissance depuis trois ans. Après une 4e place et une élimination en barrage en 2023/2024, les Rouge et Noir ont gravi une marche la saison suivante et atteint les demi-finales après avoir disposé de Castres en barrages. Mais l’aventure s’est arrêtée aux portes de la finale, face à l’Union Bordeaux-Bègles, au terme d’une rencontre qui a montré au RCT le chemin qui lui reste à parcourir pour titiller les Girondins et l’intouchable Stade Toulousain, son bourreau des dernières secondes du quart de finale de Champions Cup (pour sa seule défaite à Mayol depuis juin 2024).

    « Ces clubs ont un peu d’avance sur beaucoup de choses », reconnaissait Pierre Mignoni au soir de l’élimination. « L’objectif est de redevenir très attractif. 2014, c’est terminé. On est en 2025, le club doit se construire différemment. »

    Car ce RCT n’a plus les moyens du début des années 2010 et doit se montrer intelligent dans sa gestion d’effectif, entre jeunes promesses (Dréan, Ferté, Domon…) et l’arrivée de joueurs expérimentés (Brex, Nonu, Mercer…) pour les encadrer. Un mélange qui le place 3e à mi-saison 2025/2026, avec son meilleur total de points depuis 10 ans (38). Mais son irrégularité le freine dans son objectif de top 2, entre le meilleur bilan du Top 14 à domicile (6 victoires bonifiées en 7 matches) et défaillances chroniques hors de ses bases (5 défaites en 6 matches).

    Adam Benhammouda

  • Le Conseil Communautaire de Sud Sainte-Baume vote une aide sur l’eau

    Le Conseil Communautaire de Sud Sainte-Baume vote une aide sur l’eau

    C’était un effort attendu par l’ensemble des habitants de la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, au sein de laquelle la colère était considérablement montée ces derniers mois, notamment du côté du Beausset où se sont tenues des réunions publiques houleuses durant l’été.

    Le conseil communautaire, réuni lundi, a voté une subvention aux CCAS des neuf communes, pour aider les personnes en difficulté, à payer leur facture d’eau. Suite au passage d’une régie communautaire à une délégation de service publique (DSP, gérée par Véolia au nord du territoire, et Suez au sud) au 1er janvier 2025, la facture de juillet comporte deux abonnements (1er janvier-30 juin et 1er juillet-31 décembre), et la grille de tarification a changé, occasionnant dans certains cas un doublement du montant de la facture. Les aides ont été allouées en fonction de la taille de la commune (de 13 449 euros à Sanary, à 1 472 euros pour Evenos), et seront réparties par les CCAS, en vertu du quotient familial des bénéficiaires.

    Nouvelle aide pour la dette du GP du Castellet

    Sud Sainte-Baume a aussi annoncé la mise en place d’un service de covoiturage à destination de ses citoyens. Depuis le 1er octobre, ceux-ci peuvent trouver des automobilistes effectuant les mêmes trajets quotidiens qu’eux via l’application Karos. Le conducteur perçoit une indemnité de 2 euros par trajet, sur laquelle l’agglo finance 1,50 euro, ce qui ramène le coût pour l’usager à 50 centimes. Un bon coup de pouce, quand on sait que deux tiers des salariés de la zone d’activités de Signes vivent hors du territoire. Sud Sainte Baume a budgété 12 450 euros pour une année, soit environ 8 300 trajets.

    Enfin, la communauté d’agglomération a également voté une seconde contribution au remboursement de la dette du GIP Grand Prix de France F1 du Castellet. Organisé de 2018 à 2022 après 26 ans d’absence, il reste endetté à hauteur de 12 millions d’euros (30 millions originellement). Le 31 mars dernier, Sud Sainte Baume avait proposé de procéder, via une délibération, à un premier versement 72 017 euros.

    Ce versement correspond à deux critères : la participation de Sud Sainte Baume dans le GIP (2,2%) et aux sommes remboursées par les autres partenaires (le département et la Métropole toulonnaise, qui participent à hauteur de 14,8%, ne s’étaient vus demander que 484 000 euros). Le Conseil d’Administration du GIP a déposé un recours pour faire annuler cette délibération, demandant à ce que l’Agglo verse 750 000 euros. Aujourd’hui, même si le recours n’a pas été retiré, il est demandé un second versement fixé à 183 880 euros, « ce qui correspond à notre participation à due proportion, puisqu’il est demandé au département et à la métropole 1 236 113 euros » se satisfait le président de Sud Sainte-Baume Jean-Paul Joseph.

  • Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    C’était la délibération la plus attendue, bien que son issue ne fît guère de doute. La déclaration de projet et la réitération de la demande de déclaration d’utilité publique du bus à haut niveau de service (BHNS) étaient à l’ordre du jour mercredi. Ce projet prévoit la création d’une ligne de transport en commun en site propre (TCSP) de 28km entre La Seyne-sur-Mer à l’ouest (Bois-Sacré) et La Garde à l’est (gares de La Garde et de La Pauline-Hyères), en passant par Ollioules, Toulon et la Valette-du-Var. Les travaux doivent démarrer fin 2025 pour la première phase (Technopôle de la Mer – Bir Hakeim), qui devrait être mise en service début 2029. L’ensemble du projet doit être livré fin 2037.

    L’enquête publique qui a précédé cette demande de déclaration soulignait quelques points positifs : meilleure attractivité économique, augmentation de l’utilisation des transports en commun, tracé sans conséquence écologique qui dessert les quartiers prioritaires…). Pour autant, la gauche et Toulon en commun n’ont pas manqué de critiquer cette mouture qui « n’est pas à la hauteur des défis attendus ». En tentant de remettre sur les tapis le tramway plutôt que le bus. Et de pointer au fil des échanges : « des travaux très longs » (13 ans), et un projet qui pose question puisque seulement « 70% du trajet sera en site propre, ce qui réduit la vitesse de trajet à 17km/h [quand un haut niveau de service implique 20km/h] ». Lors de son intervention, le représentant du RN a souligné que le service allait passer « de 80 000 utilisateurs par jour avec le tramway à 35 000, avec une enveloppe doublée, de 400 à 800 millions d’euros ».

    « Le BHNS est sur les rails »

    Doublé, car la Métropole a prélevé 400 millions d’euros aux entreprises pour la création d’un TCSP depuis 2005, et annonce en même temps que le projet de BHNS coûtera 395 millions d’euros, financés à hauteur de 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région, et le reste par la Métropole. « Il conviendra de savoir comment a été utilisée cette somme », botte en touche le président Jean-Pierre Giran (LR), qui ajoute, non sans ironie, qu’« aujourd’hui, le BHNS est sur les rails, on a les investissements. 60% des électeurs toulonnais n’ont pas trouvé à redire en votant Hubert Falco. Peut-être faut-il réfléchir aux améliorations, mais il faut aller au bout. » Avant un vote largement favorable à la délibération. La demande de déclaration d’utilité publique sera ainsi bientôt transmise au Préfet.

    Pour rappel, le projet d’un transport en commun en site propre sur ce tracé date de 2002. Des expropriations et certains ouvrages d’art avaient alors été réalisés. Mis sur pause pendant 15 ans lors de la réalisation du tunnel de Toulon, le projet a été relancé en 2016 sous la forme d’un BHNS puis mis en sommeil jusqu’en juillet 2020 pour des contraintes réglementaires mises en exergue par le Conseil d’État. Relancé en 2021, il a ensuite fait l’objet de deux phases de concertation réglementaires, d’études d’impact environnemental et d’une enquête publique menée du 26 mai au 25 juin dernier…

    Grand prix et littoral

    Autre sujet : celui du versement d’une avance d’1,23 millions d’euros au Grand Prix de France – qui a eu lieu au Castellet de 2018 à 2022 – afin de contribuer au remboursement de sa dette. De quoi échauder certains membres de l’assemblée qui pointent la gouvernance défaillante de Renaud Muselier et de Christian Estrosi. Enfin, une délibération a été votée concernant l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises appartenant à ce dernier, dans le cadre du projet Mayol à Pipady, qui prévoit l’aménagement d’une partie du littoral pour relier Mayol au Mourillon.

  • Une rentrée chargée sur la piste du Castellet

    Une rentrée chargée sur la piste du Castellet

    La rentrée s’annonce chargée sur la piste du circuit Paul-Ricard du Castellet. Différents événements prendront place dans ce haut lieu des sports mécaniques en France, tout au long du mois de septembre.

    Tout d’abord, du 5 au 7, se tiendra la 15e édition des Dix Mille Tours du circuit Paul-Ricard. 300 voitures de course des années 1950 à 2000 seront présentes et réparties en dix plateaux mêlant GT, prototypes et voitures de tourisme. Une exposition consacrée aux voitures des GT3 Revival Series et Legends of Le Mans se tiendra en marge de l’événement. Près de 500 véhicules de clubs et collectionneurs sont également attendus. Ils pourront prendre la piste lors de six sessions prévues tout au long du week-end.

    Le Bol d’Or s’associe aux Restos du Cœur

    Du 12 au 14 septembre, le circuit accueillera une course de karting en l’honneur de Jules Bianchi, pilote de Formule 1 décédé en 2015, après neuf mois dans le coma à cause d’un accident survenu lors du Grand Prix du Japon. Il s’agit d’une épreuve marathon qui durera 42h, 19 minutes et 50 secondes (en référence aux 42, 195 km du marathon), avec des équipages comptant entre 5 et 20 pilotes, répartis en deux catégories : « MK 270 kg » et « MK 245 kg ». Il y aura deux vainqueurs par catégorie, un vainqueur « Corporate » et un vainqueur « Pro », en fonction du nombre de pilotes licenciés dans l’équipage. L’objectif est d’honorer la mémoire du pilote défunt et de soutenir l’Association Jules-Bianchi, qui vient en aide aux patients de l’hôpital l’Archet à Nice.

    Enfin, la compétition motocycliste d’endurance le Bol d’Or se déroulera les 19, 20 et 21 septembre. Cette année, un partenariat a été mis en place avec les Restos du Cœur pour commémorer le record du monde de vitesse au kilomètre lancé à moto de Coluche. La machine sur laquelle ce record a été obtenu par l’humoriste sera exposée et effectuera même deux tours de démonstration. Cette manifestation permettra de récolter des fonds pour les Restos avec la possibilité de faire un don au moment de l’achat du billet, ou encore avec l’engagement des partenaires et de l’organisation à verser 1 euro par tour réalisé par les trois motos de tête. Une exposition de photos spéciale Coluche sera aussi proposée.

    Pierre Lucotte