Tag: gestion

  • L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    Pour la première fois depuis les travaux lancés en décembre 2023, le campus de la Pauliane, auparavant disséminé sur différents sites, est rassemblé en un même lieu. Autour de la Maison Mega (Maison de l’économie et de la gestion d’Aix-en-Provence), inaugurée en 2022 et lieu de rencontre des doctorants et enseignants-chercheurs, un éco-campus de 15 000m² accueille, depuis la rentrée, les étudiants en licence et en master dans cette faculté d’éco-gestion.

    Ce nouveau site regroupe les anciens campus Forbin, dont le bâtiment a été vendu par la Mairie, et Ferry. Ainsi, près de 650 étudiants de première et deuxième années de licence, ainsi que de master, découvrent ensemble ce nouvel environnement. Au total, entre 2 500 et 3 000 étudiants circulent désormais sur ce site livré par l’entreprise Travaux du Midi. « Il fallait permettre à la faculté d’éco-gestion de disposer de bâtiments capables de fédérer l’ensemble de ses activités en un même endroit », indique Bruno Decreuse, doyen de la faculté de gestion, qui travaille aux côtés de Sophie Hutier, vice-doyenne. Bâtiments neufs, baies vitrées, lieux de vies épurés : l’architecture du lieu reflète une volonté de modernité, mais s’engage aussi à réduire son impact environnemental.

    Une « demande sociale »

    D’où son appellation « d’éco-campus », qui repose notamment sur l’absence de climatisation, la préservation du parc entourant l’établissement ou l’exploitation des transports en commun. « C’est aussi un cahier des charges, en accord avec les enjeux sociétaux autour de l’environnement », ajoute Bruno Decreuse.

    La faculté propose trois licences accessibles via un portail commun. « En première année, on est très interdisciplinaires, souligne Bruno Decreuse. Petit à petit, on se spécialise au sein de la faculté (…). Je pense qu’on a répondu à une demande sociale qui est celle d’une éducation plus à la carte et d’abord centrée sur l’expérience étudiante. » S’ajoutent à cela une double licence droit-économie, plus sélective, et une licence internationale dispensée en anglais. Un point d’honneur a été fait sur l’intégration des élèves : un bureau des associations étudiantes est installé dès le hall d’entrée, avec diverses salles, et un dispositif de parrainage entre étudiants.

    Parmi les étudiants rencontrés sur le campus, le constat est quasi unanime : le bâtiment est moderne, agréable, et l’espace extérieur permet des pauses « qualité ». « Dommage qu’on ne soit plus en ville, si on veut manger dehors, il faut prendre la voiture. Les transports pour aller dans le centre, c’est une galère. Mais le parking à côté est plus pratique pour ceux qui ont une voiture. Sinon, l’intérieur et le matériel, c’est génial », observent Maïlys et Sofia, étudiantes en L2. Il ne reste plus que quelques aménagements à finaliser, comme la salle des marchés, pour que le campus soit pleinement opérationnel.

  • La CPME Sud n’attend qu’un gouvernement pro-entreprises

    La CPME Sud n’attend qu’un gouvernement pro-entreprises

    Inquiets, mais combatifs. En cette rentrée politique agitée, Alain Gargani, le président de la CPME Sud, installé dans un fauteuil de salon, au 7e étage du Sofitel Vieux-Port de Marseille, prend le pouls des adhérents de l’organisation patronale défendant les intérêts des très petites et moyennes entreprises.

    « Jusqu’en juin, le moral de nos entrepreneurs affichait des indicateurs plutôt positifs », rappelle le conseiller régional (DVD) de la majorité de Renaud Muselier (Ren.). Mais selon lui, le vent tourne : les chiffres sont en baisse dans plusieurs secteurs – bâtiment et travaux publics, immobilier, restauration « jusqu’à -25% par endroits », automobile ou habillement.

    Au mois de juin, en France, les tribunaux de commerce ont enregistré 68 000 défaillances, « un niveau assez historique », avec 18% de déclarations de cessation de paiements et 31 000 procédures collectives ouvertes, une augmentation de 3% sur les cinq premiers mois de l’année. Avec 1 540 plans de sauvegarde, de redressement ou de liquidation, un chiffre en baisse de 4,7%, la région se portait jusqu’ici pourtant bien, à rebours de la tendance nationale (+1,3%).

    Coup politique

    Alain Gargani pointe, parmi les principaux défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs, des problèmes de trésorerie, des investissements au ralenti ou les difficultés de recrutement des patrons confrontés à une forme de « zapping des salariés ». Un contexte aggravé par l’instabilité gouvernementale de ces deux dernières années, assure le responsable de la CPME, fustigeant le « coup politique et médiatique » du Premier ministre François Bayrou, exécuté au détriment de « l’intérêt général ». Un intérêt qui se cantonne ici, surtout, à celui des entrepreneurs.

    « On veut un gouvernement rapidement parce que chaque jour perdu ne se regagnera plus. La priorité, c’est de regarder les économies pas d’augmenter les impôts », martèle le représentant d’un petit patronat « aligné sur 99% des sujets » avec les positions du Medef. Et peu importe le Premier ministre, ou presque. « Le seul critère que nous souhaitons, c’est qu’il soit pro-entreprise, qu’il allège les charges et les normes », poursuit Alain Gargani. Après huit années de gestion du pays par la droite et des décennies de politique libérales qui ont totalement démembré les services publics de la santé et de l’éducation, et plombé la dette de l’état, il met en garde contre un scénario à la grecque.

    Et de mettre sur la table les propositions de la CPME : suppression de la fiscalité sur les quatre dernières heures des 39 heures hebdomadaire, suppression de l’impôt sur les sociétés si l’argent reste dans l’entreprise, suppression des « normes abusives », telles les « normes poissons » lance-t-il en amusant l’auditoire, ou faciliter de l’accès aux prêts bancaires.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    « En 1554 Adam de Craponne obtenait l’autorisation de dériver les eaux de la Durance pour alimenter notre territoire. En 2025, Monsieur le préfet de Région Georges-François Leclerc installe la Commission locale (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Crau pour que, collectivement nous mettions en place un projet de territoire visant la résilience des usages de l’eau dans un contexte de raréfaction de la ressource. » Quelques jours après son élection à la tête de la nouvelle assemblée, Céline Tramontin, par ailleurs présidente du syndicat mixte de la nappe Symcrau, dit sa « détermination » à remplir sa mission.

    Les enjeux sont grands. Sur ce territoire de 52 000 hectares situés sur le paléo-delta de la Durance, la nappe phréatique de la Crau est vitale : elle alimente près de 300 000 habitants en eau potable et fournit chaque année près de 70 millions de mètres cubes aux nombreux agriculteurs et aux sites industriels. Seulement, le constat de l’étude prospective Sinergi, réalisée entre juin 2018 et septembre 2020, est sans appel : sans action, le territoire de La Crau pourrait faire face à un déficit en eau critique d’ici 2050. En cause : le changement climatique, le développement urbain et le vieillissement des infrastructures.

    Céline Tramontin l’affirme : « La résilience de la Crau vis-à-vis du changement climatique passera nécessairement par une réduction de la pression de prélèvement exercée en Durance. Nous devrons faire mieux avec moins ou tout du moins avec moins en été. »

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    La rentrée politique est explosive et prématurée à Rognac. Ce lundi 25 août, le conseil municipal s’est réuni pour la première fois, après les deux mois d’été, à la faveur du rapport d’observations définitives établi par la Chambre régionale des comptes sur la gestion communale de Stéphane Le Rudulier (LR) et de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), de 2019 à 2024. Et les conclusions de la soixantaine de pages sont édifiantes.

    Les magistrats pointent un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services resté vacant pendant près de deux ans malgré quatre titulaires qui s’y sont succédé, et un cabinet du maire pléthorique comptant jusqu’à dix personnes alors que la loi en impose une pour les communes de moins de 20 000 habitants. Des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux apparaissent également, avec, par exemple, un total des contrats relatifs à l’animation du marché de Noël 2024 de 140 362 euros, bien au-delà des 40 000 euros prévus.

    Treize pages sont dédiées aux frais de mission, avec l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat : « Entre avril et octobre 2023, le montant total s’est élevé à plus de 11 000 euros par mois de frais de déplacements, de restauration et de représentation », note la Chambre.

    En campagne

    Sylvie Miceli-Houdais (UDI) dit faire « amende honorable » des douze recommandations formulées par les magistrats, « dont dix sont sur les ressources humaines », mais juge le rapport « sévère envers la gouvernance et notre technostructure ». L’ancienne maire entre 2020 et 2024, battue en novembre dernier par Christophe Gonzalez (RN) lors d’élections anticipées déclenchées par des démissions en pagaille au sein de sa majorité, annonce qu’elle usera de son droit de réponse par écrit, dans les semaines à venir.

    Quoi qu’il en soit, ce rapport ressemble du pain béni pour le nouvel édile d’extrême droite, qui endosse avec plaisir le rôle du bon élève, héraut de la transparence. À chaque recommandation, l’élu oppose une mesure prise par sa nouvelle majorité et ne manque pas d’attaquer les anciens adjoints, au premier rang desquels Willy Nicollet (DVD), son adversaire lors des élections. « Dommage qu’il ne soit pas là aujourd’hui pour nous éclairer sur cette période », lâche-t-il à propos des frais de mission de la Ville ayant « plus que doublé » en 2021.

    Agacés, les conseillers municipaux d’opposition ayant quitté la majorité sous l’ancienne mandature Fabien Nicoletti, Élizabeth Mazet, Frédéric Schacre sont partis de la séance, ce dernier expliquant : « Ça s’appelle de la diffamation. Dans le rapport, on ne nomme pas le conseil municipal, mais seulement deux personnes, les anciens maires. Monsieur Nicollet fait peur, Christophe Gonzalez rentre en campagne. »

  • Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    La Rade vivra un moment d’histoire, vendredi, avec l’organisation du 26e Conseil des ministres franco-allemand. Après une réunion privée avec le chancelier allemand Friedrich Merz, jeudi soir à Brégançon, le Président Emmanuel Macron recevra son hôte, vendredi à la Préfecture maritime, en compagnie de dix ministres de part et d’autre, qui contribueront aux réunions selon les sujets.

    Le point central sera la nécessité de renforcer le couple franco-allemand dans l’optique d’une défense européenne forte. Premier pilier : le besoin de convergence sur les enjeux technologiques, stratégiques et militaires, pour être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives. Second pilier : des projets industriels et politiques coordonnés, pour une Europe plus crédible et efficace. Seront abordés la gestion des frontières et de l’économie, pour que Bruxelles dispose des outils budgétaires nécessaires.

    Les discussions seront organisées en trois sessions plénières, qui aborderont d’abord la stratégie industrielle et la souveraineté sur des sujets liés au numérique et à l’espace notamment (tels que l’IA). La seconde session aura pour but de faire converger les réformes économiques et sociales. Sur les bases de ces échanges, les sujets de sécurité et de défense seront, ensuite, développés, avec, en filigrane, les grands sujets internationaux (Ukraine, Iran et Palestine en tête).

  • Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Sur le bureau de Lucie Mekerke, conseillère en économie sociale et familiale chez le bailleur social Erilia, tout est parfaitement rangé. Une organisation qui contraste avec l’incertitude de son emploi du temps : « j’essaye toujours de planifier, mais ça change souvent ». Les journées de Lucie ne se ressemblent jamais et sont toujours bien remplies. Entre les rendez-vous mensuels dans les différents ensembles pour rencontrer les locataires, la gestion d’urgence et le suivi des dossiers, « on ne s’ennuie pas », affirme-t-elle.

    La jeune femme est l’une des 20 conseillères en économie sociale et familiale de l’entreprise sur Marseille. Elle est chargée des 15 et 16e arrondissements où Erilia a environ 1 000 locataires. Depuis son arrivée dans l’agence en novembre 2024, elle tente d’apporter des solutions à ceux qui en ont besoin. « Mon rôle c’est de les accompagner dans la recherche, l’accès et le maintien au logement. Je les accompagne parfois dans leur demande d’aides ».

    Pour cela, elle est en contact régulier avec différentes structures, comme la Caf, des assistantes sociales ou encore l’hôpital Édouard Toulouse. C’est également à la conseillère de faire les signalements lorsque des personnes peuvent être dangereuses pour elles ou pour autrui. « Mais le but de ces signalements c’est que ces personnes soient suivies, de trouver la meilleure solution pour elles. »

    Le lien social à cœur

    Un travail qui tient à cœur à Lucie Mekerke qui aime particulièrement le lien social qu’elle peut tisser avec les locataires. « J’ai toujours su que je voulais travailler dans le social, parce que j’aime aider les gens ». Dès le bac, son appétence l’oriente vers la filière ST2S (sciences et technologies de la santé et du social). Puis elle poursuit avec un BTS en économie sociale et familiale à Marseille et une licence dans le même domaine. C’est au cours de ces études qu’elle découvre ce métier « je me suis dit que c’était ce que je voulais faire parce que c’est tellement riche et on peut y faire tellement de postes différents ».

    Âgée de 23 ans, elle n’est pas à sa première expérience. « J’étais dans une association à Istres pendant à peu près un an ». Mais, elle veut se spécialiser sur la question du logement et travailler à Marseille « parce que le public y est particulièrement fragilisé. » et décide donc de venir travailler chez Erilia. Elle avoue toutefois : « J’avais un peu peur d’aller travailler dans les quartiers nord. Mais en fait ça se passe super bien ». Ce nouveau travail lui donne également le sentiment d’être utile : « Ici, on a des lignes directes avec la Caf, le Département ou la Ville, donc je peux apporter des vraies réponses. »

    Il est 9h30, un matin d’août, et après un court passage à l’agence d’Erilia, située dans le boulevard National (3e), direction les logements du 38 avenue de la Viste (15e) pour rencontrer les locataires. « Je préfère les rencontrer sur place, dans un lieu qui leur est familier. Parce qu’on a des locaux pour les recevoir à l’agence, mais c’est loin pour eux et c’est impersonnel. ça peut être plus compliqué de se confier sur des sujets difficiles », développe la conseillère.

    Un travail d’équipe

    Sur place, c’est une équipe complète qu’elle retrouve avec les gestionnaires d’immeubles et la gestionnaire de contentieux. « Ils sont tout le temps sur place, donc ils connaissent mieux les habitants et leurs problématiques. Ce sont un peu nos yeux et nos oreilles. Sans eux, je ne pourrais rien faire ». Après chaque rendez-vous, elle échange avec eux sur les solutions possibles, car ils ont souvent plus d’informations sur la situation. « Notre but c’est de trouver les meilleures solutions et d’éviter les expulsions », insiste Lucie.

    Très impliquée et appliquée, la jeune femme sait pour autant qu’il est important de prendre du recul sur certaines situations. Mais elle est reconnaissante : « Depuis que je suis arrivée, on a réussi en équipe à trouver des solutions. Quand tout se débloque pour les locataires, c’est incroyable, et on reçoit beaucoup de gratitude. »

    Eva Janus