Tag: Gastronomie

  • [C’est l’été] Lecture : «Souvenirs culinaires», d’Auguste Escoffier

    [C’est l’été] Lecture : «Souvenirs culinaires», d’Auguste Escoffier

    Les lecteurs seront donc comblés en dégustant les deux cent trente-six pages de ses souvenirs, où le récit de sa vie se mêle aux conseils donnés aux professionnels de la restauration, et aux recettes, grâce auxquelles « le sculpteur de saveurs » s’est forgé une renommée internationale. Un régal, dans tous les sens du terme. Conseil d’amie : à la fin du repas, prenez un bon digestif.

    Éditions Mercure de France, 10 euros

  • Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    La candidature au label mondial « Géopark Unesco », que les départements du Var et des Alpes-Maritimes déposeront conjointement début 2027 pour le géoparc « Socle de Provence », n’a pas seulement vocation à faire reconnaître son patrimoine géologique remarquable. Elle a également trait à promouvoir le patrimoine culturel matériel et immatériel de cette zone de 1 600 km² s’étendant de Sanary jusqu’à Vallauris, à travers les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron.

    C’est en ce sens que le département du Var, en lien étroit avec le CNRS, initie la rédaction d’un Atlas du patrimoine culturel, véritable cartographie des richesses locales. Cet ouvrage aura pour objectif de recenser les éléments du patrimoine matériel et immatériel, de la canne de Provence à la castanéiculture, en passant par l’exploitation du liège et les composantes immatérielles telles que les rituels, costumes, danses et savoir-faire liés aux métiers.

    Un projet participatif

    et déjà lancé

    Derrière cette future réalisation, les exigences du label Unesco, qui exigent la présentation de cinq axes patrimoniaux en lien avec le projet : les traditions et expressions orales, y compris la langue, comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle (musique, danse, théâtre traditionnel…) ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

    À la base de ce recueil, des travaux réalisés par des chercheurs, organismes et associations. Cependant, dans de nombreux cas, les informations sont absentes, pour l’instant manquantes, ou en train de disparaître au profit de pratiques globalisées. C’est pourquoi les porteurs du projet de géoparc ont décidé de donner à l’atlas un caractère participatif. Ainsi, une enquête « grand public » est lancée afin de recueillir des savoirs traditionnels locaux liés à la nature et ses usages, forestiers comme maritimes.

    Un projet qui bénéficie du soutien de deux figures emblématiques de la cuisine provençale, les chefs Gui Gedda et André Del Monte, qui s’engagent pour la transmission des gestes et traditions culinaires. Car la gastronomie sera un point central de l’enquête publique, via un questionnaire déjà en ligne, qui invite les habitants à partager leurs savoir-faire, de tradition familiale, régionale et locale, des ingrédients utilisés aux méthodes de cuisine. Pour que nos « gaubis » ne disparaissent pas.

  • Un week-end de spectacles en plein air à Montpellier

    Un week-end de spectacles en plein air à Montpellier

    « En réunissant danse contemporaine, musique symphonique et musiques actuelles sur l’espace public, la Ville propose des rendez-vous culturels qui témoignent de la richesse et de la diversité de la création à Montpellier », fait valoir la collectivité.

    – Vendredi 3 juillet à 20h, Montpellier Danse investira la place de l’Europe avec un extrait de « Rave Lucid », de la compagnie MazelFreten. Porté par dix interprètes, le spectacle raconte l’univers de la fête, l’hypnose, le lâcher-prise jusqu’à la transe. Inspiré par l’univers des battles, il entend rendre un bel hommage à la communauté électro. Cette performance sera suivie d’un DJ set, qui invite à libérer l’esprit et remuer le corps.

    * Gratuit, dans la limite des capacités d‘accueil.

    – Dimanche 5 juillet à 21h, place de l’Europe, l’Orchestre national de Montpellier Occitanie ouvrira, comme chaque année, le festival Radio France Occitanie Montpellier avec un grand concert symphonique consacré aux musiques de film. Sous la direction de Chloé Dufresne, le programme mettra à l’honneur les œuvres de compositeurs incontournables tels que Max Steiner, John Williams, James Horner ou Ennio Morricone, ainsi que de grands maîtres du répertoire classique.

    * Gratuit, dans la limite des capacités d‘accueil.

    – Vendredi 3 et samedi 4 juillet à partir de 17h, la deuxième édition du « Club Peyrou », un rendez-vous autour des musiques électroniques porté par le Rockstore et le collectif My Life is a week-end, se tiendra sur la place royale du Peyrou. Le public pourra profiter de deux scènes à ciel ouvert réunissant plusieurs artistes majeurs de la scène actuelle dont The Blaze, Worakls, Kompromat, NTO, Kazy Lambist ou encore Cebb.

    * Payant, dans la limite des places disponibles.

    « À travers cette programmation, la Ville de Montpellier affirme sa volonté de rendre la culture accessible au plus grand nombre tout en valorisant des sites patrimoniaux emblématiques »,
    se félicite la collectivité.

    LM

  • Le collectif des labels de Grande Provence présente ses produits d’excellence et de la région

    Le collectif des labels de Grande Provence présente ses produits d’excellence et de la région

    Foin de Crau, huiles et olives, riz de Camargue, agneau, petit épeautre, pommes, vins, herbes, et miel se sont côtoyés pour le déjeuner sur la table du restaurant Les lodges Sainte-Victoire. Une histoire de goût et de passion avant tout.

  • Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    « Rappelez-vous avant 2019, venait-on vraiment pour la gastronomie en Provence ? Aujourd’hui, c’est un levier, une fierté territoriale, un véritable vecteur touristique », lance en préambule la présidente de Provence Tourisme, Danielle Milon. Poursuivant : « Faire dîner 144 personnes par soir autour d’une seule et longue table, c’était pour nous raconter un peu l’histoire de la Provence, de la faire découvrir au plus près de ses paysages et de ses acteurs locaux. » Non sans humour, Danielle Milon, aussi maire de Cassis, rappelle que les places des dîners partent en environ une heure « aussi vite que les places pour la course Marseille-Cassis ! »

    Du temps suspendu

    « La colline assaisonne nos assiettes, elle était une évidence pour le thème de cette année », détaille Emmanuel Perrodin chef historien, et metteur en scène des Dîners. « C’est le goût des herbes sèches, du soleil, du brûlé et du fumé et puis le goût de l’eau sur ce territoire de sources, encensé depuis l’Antiquité, puis de Pétrarque à Pagnol. » En cette année internationale du pastoralisme, le thème du « goût des collines » était tout trouvé. Vingt nouveaux cuisiniers dont six femmes, du chef étoilé au chef émergeant relèveront le challenge. Au total, pas moins de 120 chefs se sont succédé avec un repas unique pour régaler 18 000 personnes. Et selon l’enquête de satisfaction réalisée en 2025, en fonction des territoires, la clientèle étrangère est plus ou moins représentée comme aux Baux-de-Provence. En revanche quand le dîner se fait sur la digue du large à Marseille, c’est l’inverse. Preuve s’il en faut, que l’envie d’une soirée hors du temps parle à tous, les Dîners sont recommandés par 4,5 utilisateurs sur 5.

    À l’essence de ce succès, des valeurs communes d’une équipe fidèle depuis la création qui, partage l’amour des paysages, des lieux et des histoires, mais aussi celui des gens qui fabriquent, qui cuisinent, et qui vinifient. « Finalement ce qui est très important dans ce projet, c’est le public avec cet engouement constant dès l’ouverture. Ils font partie du spectacle, de l’émotion de ce temps suspendu », rappelle enthousiaste Isabelle Brémond directrice de Provence Tourisme. Reste donc à se précipiter dès ce 1er juin pour acheter ses places en ligne à 11 heures. Cette année encore, la bourse aux billets permet d’échanger ou d’acheter des billets sur l’espace dédié de Marseille Provence Gastronomie.

  • « Don Giovanni » par Agnès Jaoui

    « Don Giovanni » par Agnès Jaoui

    Séducteur charismatique défiant à la fois Dieu et la société, Don Giovanni est devenu le symbole du libertin à la formidable force vitale pour les uns, au cynisme profanateur et mensonger pour les autres. Créé en 1787 à Prague, cet « opéra des opéras » – selon la célèbre formule de Richard Wagner – connaît depuis un succès constant. Mozart et Da Ponte ont réussi à fixer le mythe et offert à l’art lyrique son premier héros transcendant les époques.

    Une mise en scène d’Agnès Jaoui

    Pour cette nouvelle coproduction, réunissant 5 maisons d’opéra françaises, c’est l’actrice, scénariste et réalisatrice multi-césarisée Agnès Jaoui qui signe la mise en scène. Familière du monde opératique (elle a suivi une formation de chanteuse lyrique et déjà mis en scène deux opéras – Tosca en 2019 et L’uomo femina en 2024), elle propose ici une lecture centrée sur la puissance du désir, défiant les codes d’une société corsetée et codifiée par la morale catholique. « La grande force de Don Juan, c’est de frapper au cœur de la question du désir au point de faire vaciller le conformisme social, le jugement moral, la contrainte religieuse. Ce qui est troublant, c’est qu’il est totalement indéfendable, en particulier aujourd’hui où le problème de la prédation sexuelle se formule explicitement. On sait que Don Juan est un salaud. Pour lui, autrui n’existe pas, seul son désir prime, à tout instant. Et pourtant… On reste saisi par l’expression radicale de sa liberté : il ne transige avec rien, ne se soumet à rien, va jusqu’au bout de ce qu’il peut. Il y a malheureusement beaucoup de salauds, mais peu s’élèvent à une dimension tragique » exprime Agnès Jaoui dans un entretien.

    Une distribution de haut vol

    La direction musicale revient au chef néerlandais-australien Benjamin Bayl, qui fait ses débuts à la tête des forces vives de l’Opéra Orchestre, rejointes par un étincelant plateau de solistes. Le rôle-titre est incarné par le baryton-basse russe Mikhail Timoshenko, dont la présence scénique et la puissance vocale ont déjà été saluées lors de sa prise de rôle en novembre dernier à Toulouse. À ses côtés, la mezzo-soprano star Karine Deshayes, sacrée

    trois fois artiste lyrique de l’année aux Victoires de la musique, revêtira à nouveau le rôle de Donna Elvira, personnage déchiré entre amour et colère.

    LM

    * Durée : 3h20 avec entracte. Tarifs : de 29 à 83 euros. Chanté en italien surtitré en français et en anglais.

  • Une foire nouvelle génération à Avignon

    Une foire nouvelle génération à Avignon

    160 exposants sont répartis selon six thématiques : Maison & jardin, shopping et artisanat, gastronomie, sport et loisirs et mobilité. Outre les stands, des démonstrations culinaires, des ateliers, spectacles et concerts, ainsi que des nocturnes festives jusqu’à 1h du matin, attendent les participants. Olivier Galzi, le maire d’Avignon, qui a effectué une visite de la manifestation ce jeudi, a salué le « retour » après des années d’absence de « ce grand rendez-vous populaire », salue-t-il.

  • [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    Pour 6 personnes, il vous faudra :

    Pour le tarama :

    – 60g de haddock

    – 37g de pain de mie

    – 22g de jus de citron

    – 15g de lait demi-écrémé ou entier

    – 1 jaune d’œuf

    – 1 pincée de sel et de poivre

    – de l’huile neutre.

    Pour les panisses :

    – 250g de farine de pois chiche

    – 625 et 125mL d’eau

    – 1 poignée de gros sel

    – du paprika fumé

    – du ras el-hanout

    – du thym et de l’origan.

    Un tarama bien lisse

    Pour réaliser le tarama, découper le haddock et le pain de mie en petits cubes et déposez dans un blinder ou dans une cuve si vous utilisez un mixeur plongeant. Ajoutez ensuite le jus de citron, le lait et le jaune d’œuf. Mixez jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Vous pouvez mettre une goutte d’huile neutre pour faciliter, avec parcimonie pour ne pas que le mélange tranche. Quand la pâte est lisse, incorporez une pincée de sel et quelques tours de moulin à poivre. Débarrassez à l’aide d’une maryse pour déposer le tout dans un robot ou pour monter le mélange au fouet avec l’huile que vous verserez en filet, comme une mayonnaise. Quand c’est prêt, réservez et couvrez. Laissez idéalement reposer une heure au frais avant de déguster. Pour ce qui est des panisses, faites bouillir 625mL d’eau à feu vif.

    Pendant ce temps, mélangez dans un saladier la farine de pois chiche, les épices et un peu de sel. Attendez que l’eau soit à ébullition et versez les 125mL d’eau froide que vous avez gardés dans la farine, ajoutez-y ensuite environ la moitié de l’eau que vous avez mise à bouillir.

    Des panisses croustillantes

    Mélangez énergiquement au fouet. Une fois que le tout est homogène, versez la pâte dans l’eau qui se trouve encore sur la plaque à feu moyen. Mélangez tout de suite au fouet pour amalgamer l’eau et ladite pâte. Laissez ensuite chauffer tranquillement une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Débarrassez ensuite sur une plaque et laissez refroidir. Découpez ensuite de petits rectangles et déposez dans une huile à 180°. Laissez environ 3 minutes, égouttez sur un papier et salez tout de suite pour garder le croustillant.

    Servez le tout et dégustez. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Fraîcheur et gourmandise

    Avec sa décoration aux allures à la fois vintage et moderne, le Bistrot Sassy vous accueille à midi ou le soir pour vous proposer une cuisine simple, fraîche et gourmande réalisée par Lucas et Alix. Fondée par Tess et son compagnon et ouvert il y a presque trois ans, ce bistrot a tout d’un grand. Petit plus, la terrasse ensoleillée où il fait bon vivre.

    167, bd Chave

    13005 Marseille

  • De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    C’est un événement attendu à chaque début de printemps. Pendant neuf jours, la Foire de Brignoles en Provence Verte – événement centenaire créé en 1921, initialement comme exposition consacrée aux vins du Var et aux innovations liées au monde viticole – va animer le territoire.

    Au total, près de 270 exposants locaux seront de la partie pour proposer une véritable vitrine du terroir, entre habitat, gastronomie, agriculture, loisirs et innovation.

    Tradition et modernité

    Les gourmands se donneront rendez-vous dans la traditionnelle Halle des Saveurs, où seront regroupés des exposants venus partager leurs spécialités et leurs savoir-faire culinaires (vins, produits du terroir, douceurs sucrées…). En complémentarité, le Marché des producteurs proposera de découvrir des spécialités issues directement des exploitations et ateliers artisanaux, en présence de ceux qui les font vivre.

    Plusieurs nouveautés seront également au programme. Les amateurs de vins sauront apprécier un hall dédié aux vins du terroir, avec à l’honneur, cette année, l’appellation Coteaux Varois en Provence. Pendant une journée, le 12 avril, plusieurs vignerons de l’appellation viendront présenter leurs cuvées et leur savoir-faire.

    Côté modernité, l’événement s’est doté d’une application mobile, qui présente les temps forts, les exposants, le plan de la foire, les espaces restauration… Toujours au rayon numérique se tiendra, pour la première fois, le salon gaming, du 17 au 19 avril, avec au programme des tournois, démonstrations et animations dans une ambiance conviviale. Les sportifs, eux, se tireront la bourre sur le Run de la foire, le 18 avril. Une course originale au cœur de l’événement, qui associe sport, convivialité et découverte de la Foire dans une atmosphère accessible à tous. Enfin, les soirées des 11, 17 et 18 avril offriront des instants plus festifs, avec, entre autres, des animations musicales.

  • [Recette] La bouillabaisse pas comme les autres de Christian Qui

    [Recette] La bouillabaisse pas comme les autres de Christian Qui

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Des pommes de terre, du paprika fumé, du gros sel

    – Des tranches de pain, de l’huile d’olive, de l’ail, des tomates séchées, du poivre

    – Des oignons, des carottes, du concentré de tomates, une pincée de safran

    – Des poissons frais selon arrivage chez les pêcheurs du Vieux-Port, ici du poulpe et du congre

    – Un jaune d’œuf, du piment doux, des écorces de citrons séchées, de la spiruline, des verts de poireaux, du vinaigre et des piments verts.

    Une recette à adapter en fonction de vos goûts, de vos envies mais aussi des poissons frais qui s’offrent à vous sur l’étal des pêcheurs.

    Commencez la veille par préparer un bouillon avec de l’eau, des carottes, des oignons, de l’ail, du concentré de tomates et tous les restes de poissons que vous aurez. Les têtes, queues, arrêtes etc. Faites bien cuire le tout et laissez refroidir. Une nuit au frais pour laisser infuser puis filtrer et mixez. Le lendemain faites réchauffer et ajoutez à la fin le safran.

    Innovation et saveurs

    Pour le poisson, levez les filets de congre, en l’occurrence et coupez les poulpes en lamelles pour avoir une texture agréable en bouche. Mais vous pouvez utiliser le poisson de votre choix que vous aurez poché dans le bouillon. Faites cuire vos pommes de terre à l’eau, à part puis assaisonnez-les avec du paprika fumé et du gros sel. Coupez-les en quartiers.

    Pour la rouille faites une émulsion, comme une mayonnaise en mixant jaune d’œuf, ail, tomates séchées, piment doux et montez à l’huile d’olive et à l’huile neutre. Pour les croûtons, faites un mélange à base d’huile d’olive, de tomates, d’ail et de poivre, frottez le pain au pinceau et passez au four. Réservez.

    Si vous voulez réaliser une bouillabaisse à l’image de celle de Christian, préparez une poudre avec des piments doux, des tomates séchées, les écorces de citrons, du poivre et mixez le tout. Pour le dressage, déposez trois croûtons, quelques pommes de terre, votre poisson et une lamelle de poulpe. Puis une cuillère à soupe de rouille, saupoudrez avec la poudre et disposez quelques baies roses. Enfin, versez le bouillon et dégustez. Bon appétit.