Tag: Football féminin

  • Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Lucie Calba (23e), Abdulai Toloba (31e) et Mélissa Bethi (33e) se sont montrées décisives pour les Bretonnes. Avec cette sixième défaite de la saison, Les Marseillaises pointent toujours à la neuvième place du championnat, avec seulement trois points d’avance sur le RC Lens et l’AS Saint-Etienne, positionnés dans la lanterne rouge. Les protégées de Corinne Diacre auront l’occasion de finir l’année en beauté samedi sur la pelouse de Montpellier (à 21h).

  • Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    « L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.

    Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.

    Un coût au portefeuille

    Au-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.

    Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.

    Délocaliser au Vélodrome

    Pour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.

    Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.

  • Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    C’est l’heure de voir ce que les Marseillaises ont réellement dans le ventre. Victorieuses de Lens lors de la dernière journée (2-0, le 21 novembre), soit leur deuxième succès de la saison après celui acquis face à Saint-Étienne
    (0-4, le 4 octobre), les protégées de Corinne Diacre, invaincues depuis le 18 octobre (6-1, le 18 octobre au Paris FC), s’apprêtent à vivre leur première confrontation avec le grand Paris Saint-Germain, vendredi (19h) au stade Francis-Turcan, à Martigues. « Ça a une saveur particulière », partage Tess Laplacette, la capitaine des Marseillaises, consciente de l’engouement autour du Classico, pour en avoir vécu quelques uns lors de ses six années passées à l’OM entre 2014 et 2020. « On va le prendre avec sérieux, comme tous les autres matches. On est sur une bonne dynamique, donc il faut et profiter de ça pour mettre beaucoup d’impact et pour essayer d’aller chercher un résultat, pourquoi pas », ajoute-t-elle.

    « La rivalité n’existe pas »

    Pour Corinne Diacre, cette confrontation face au PSG n’a rien d’un Classico. « La rivalité n’existe pas. Elles jouent la Ligue des champions. Nous, on est promus et on se bat pour jouer le maintien. Très honnêtement, pour nous, il n’y a pas de Classico. L’écart entre les deux équipes est tellement important aujourd’hui », reconnaît l’entraîneuse marseillaise, consciente de la pléiade d’internationales présentes dans l’effectif francilien.

  • Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Au tout début, elles étaient à peine plus nombreuses que les doigts d’une main.

    « Nous avions réussi à créer, péniblement, une équipe. Et maintenant, nous en avons dans chaque catégorie d’âge. » Stéphanie Cochez, pionnière en la matière, est plus que satisfaite quand, lundi, à la tombée de la nuit, malgré un mistral venu tout refroidir, les forces vives du football istréen, dans sa version féminine, se sont retrouvées sur les pelouses du complexe Auguste-Audibert.

    De 6 à 55 ans, il est désormais possible pour les femmes, à Istres, ville désignée à deux reprises la plus sportive de France, de jouer au football. Aussi bien en loisir, qu’en compétition. « Nous avons une centaine de licenciées qui, grâce à l’intelligence collective de deux clubs, la Jeunesse sportive istréenne et le Football club d’Istres, se retrouvent régulièrement pour pratiquer », indique Anthony Ringler.

    En décernant les labels or et bronze à l’Entente féminine istréenne, la FFF vient récompenser un travail de longue haleine, entrepris il y a cinq ans. « C’est une reconnaissance ultime, pour nous éducateurs, pour Romual Baudry et Jean-Paul Faivre, qui en tant que coordinateurs, effectuent un travail exceptionnel », souligne le responsable de l’Entente.

    Lundi, c’était donc la fête. Les joueuses ont répondu à l’invitation. Mais aussi les mamans et les frères qui ont chaussé les crampons pour un tournoi amical.

    Le droit à la lumière

    Si le football féminin a pu prendre son essor à Istres, c’est aussi grâce à l’appui de la Ville. « Elle a cru en notre projet sportif et, de petites victoires en petites victoires, avec un peu d’huile de coude, nous sommes devenus ce que nous sommes », poursuit Anthony Ringler.

    « De voir ce qu’est devenue cette Entente, voir comment ces filles partagent la même passion, jouent avec le même ballon que leurs frères, montre qu’il y a la place pour un football au féminin. Que les femmes ont autant droit à la lumière que les hommes », clame l’adjointe aux sports de la Ville d’Istres, Patricia Santini.

    Cette belle réussite donne des idées à d’autres. « Ce qu’ont réalisé Anthony et ses éducateurs est magnifique et cela nous incite à intégrer cette dynamique », indique David Hamed. L’ancien joueur professionnel (Istres, Sedan, Troyes) a « toujours suivi le football féminin dans les clubs où j’ai évolué ».

    Aujourd’hui dirigeant du club de Rassuen, il a ouvert les portes aux filles. « Elles jouent avec les garçons, ce qui leur permet de progresser plus vite. Nous avons de plus en plus de demandes. Un rapprochement avec l’Entente nous permettrait d’être plus accessibles », estime-t-il.

    Quant aux deux labels, l’or et le bronze, décernés par la FFF et remis par des représentants du District de Provence, ils sont une très belle récompense, mais surtout un encouragement à poursuivre le travail. « C’est toujours gratifiant d’être reconnues », reconnaît Stéphanie Cochez.

  • Diacre n’a pas le temps de savourer son premier succès avec les Marseillaises

    Diacre n’a pas le temps de savourer son premier succès avec les Marseillaises

    Mardi matin, quelques jours après sa grande première à la tête des Marseillaises, qui s’est soldée par une victoire à Rodez en Coupe de France LFFP (1-2), Corinne Diacre (51 ans) débarque sur la pelouse de l’OM Campus avec le sourire. « Ce qu’il faut retenir essentiellement [du dernier match, Ndlr], c’est la victoire et les trois points », souligne l’entraîneure du club phocéen, consciente que son équipe « aurait pu faire mieux ». « Mais après une semaine ensemble, très sincèrement, j’ai vu un groupe qui avait du répondant. On applique ce que l’on met en place tous les jours. Ça ne fait qu’une semaine, mais j’ai l’impression que ça fait un mois que je suis là », poursuit-elle. Chez les Ruthénoises, qui ont opté pour un bloc bas défensif, les Marseillaises ont éprouvé des difficultés à construire des attaques placées. « Il y a plein de choses que je n’ai pas eu le temps de travailler encore. On travaille normalement ces principes en préparation de saison, mais comme je n’étais pas là, je n’ai pas pu le faire », lance Diacre.

    Paris FC dans la mire

    Après une première mise en bouche, l’ancienne sélectionneuse des Bleues s’apprête à vivre son premier grand test, samedi (17h) au stade Charléty, face au Paris FC. « Je suis déjà à jour parce que j’ai vu trois de leurs matches », révèle celle qui ne manquera pas une miette du match des Franciliennes en Ligue des Champions, ce mercredi (21h), sur la pelouse de Chelsea. « On va faire preuve d’humilité, mais notre objectif va être de ramener a minima un point. Ce serait déjà pas mal », ajoute-t-elle. Toujours en pleine phase d’observation, la Nordiste va être épaulée à partir de ce mercredi par Donna Newberry, analyste vidéo passée par des grandes écuries européennes comme Wolfsburg, Chelsea ou plus récemment le Milan AC. « J’y accorde une énorme importance. Déjà moi-même, je regarde beaucoup de matches. Et si je peux coder aussi en direct, je le fais », révèle Corinne Diacre, qui préfère quand même être sur la pelouse « plutôt que derrière un ordinateur ». Samedi, elle sera bien présente au bord du terrain pour jauger et évaluer si les Marseillaises peuvent lutter face à « une équipe top 3 du championnat de France ». « Notre objectif à moyen-court terme, c’est le maintien », tenait-elle à clarifier. « On a de l’ambition, mais on va rester humbles. On ne peut pas se permettre d’avoir un autre objectif. »

  • Corinne Diacre, nouvelle guide des Marseillaises

    Corinne Diacre, nouvelle guide des Marseillaises

    La fumée blanche est apparue dans le ciel marseillais, lundi, pour annoncer l’élection du « nouveau Pape » des Marseillaises.

    Après avoir fait les beaux jours de son club de cœur Soyaux (2010-2013), avant d’être la première femme à diriger une équipe professionnelle masculine avec Clermont (2014-2017), puis d’apporter un souffle nouveau à l’équipe de France féminine (2017-2023), Corinne Diacre (51 ans) relève aujourd’hui un nouveau challenge en reprenant les rênes de la formation phocéenne. « Je ne sais pas si l’OM ça ne se refuse pas, en tout cas, je ne l’ai pas fait. Le projet était tellement intéressant qu’il était difficile de refuser », souligne-t-elle, mercredi, à l’occasion de sa présentation officielle devant la presse. La Nordiste fait son retour deux ans après avoir mis un terme à son aventure tricolore. Cette pause lui a permis de « beaucoup se reposer » avec le besoin d’avoir « un temps de digestion parce que la sortie n’a pas été simple ».

    Désormais revigorée, l’ancienne capitaine des Bleues (121 sélections) en a profité pour clairement exposer l’objectif qu’elle se fixe à la tête du groupe olympien. « On vise le maintien dans un premier temps, parce que c’est ce qui va nous permettre aussi au projet d’évoluer dans le temps. Je sais pertinemment que l’équipe professionnelle ne peut survivre sans des jeunes formés au club. Si on ne fait que recruter des joueuses étrangères, on perd notre identité, notre ADN. Et je crois qu’à Marseille, si je ne me trompe pas, on est attaché à cette identité », poursuit la successeure de Frédéric Gonçalves, puis de Dalin Anrifani, l’adjoint qui a assuré l’intérim sur le banc provençal. Son investissement a permis aux Marseillaises de décrocher leur première victoire en championnat, samedi dernier sur la pelouse de Saint-Etienne (0-4). « Je tiens à le féliciter pour ces trois points très précieux. Il finit sur une bonne note », souligne Corinne Diacre.

    Du maintien en Arkema

    à la Ligue des Champions

    Elle estime que ce succès inédit a « favorisé la passation de pouvoir » avec celui qui récupère sa place d’adjoint. « J’ai rencontré toutes les joueuses lundi, elles avaient toutes le sourire. J’arrive dans des conditions optimales. J’ai dit que mon arrivée allait mettre en place quelque chose de nouveau. Maintenant, il y a un passé et tout n’est pas à jeter. Il y aura certainement des évolutions. Dans quels domaines ? Je ne sais pas encore, j’observe pour le moment. Je m’appuie sur l’existant en apportant ma petite touche sur le terrain », développe celle qui a été la première femme à avoir obtenu le brevet d’entraîneur professionnel de football.

    Ambitieuse, à l’instar du projet porté par Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine, elle compte « essayer de qualifier les Marseillaises pour la Ligue des Champions ». « On m’a recruté pour ma rigueur et mon exigence. J’espère ne pas trop avoir changé », martèle Corinne Diacre, qui sera fixée samedi (15h), lors du déplacement à Rodez, dans le cadre du deuxième match de la Coupe de la Ligue LFFP.

    La refonte du projet marseillais vu par Petruzzo

    Après avoir changé de nom, recruté de nouvelles joueuses, trouvé un nouveau stade pour les accueillir et plus récemment mis la main sur un nouvel entraîneur, quelle est l’étape suivante du projet des Marseillaises ? « On veut avoir de bons résultats chez les pros et continuer à former nos joueuses », insiste Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine. « On a une base sur laquelle travailler. Le stade par exemple, on a fait deux matches à la maison et on veut améliorer l’expérience pour les supporters, parce que ça doit être un bon moment de célébration. Sur le sportif, la suite avec Corinne, c’est de gagner plus de matches. Sur la formation, on veut le label centre de formation. On veut améliorer toutes nos structures », ajoute-t-il.

  • Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les célèbres couleurs rouge et jaune du FC Martigues laissent désormais place au bleu et blanc de l’Olympique de Marseille. Les féminines du club phocéen, récemment rebaptisées « Les Marseillaises », ont posé leurs valises au stade Francis-Turcan, dans lequel elles disputeront ce vendredi (21h) leur deuxième journée d’Arkema Première Ligue face au Havre. « C’est une nouvelle étape dans le projet du club », souligne l’attaquante Mathilde Bourdieu, consciente de passer d’un OM Campus à 500 places à un stade « premium », qui peut accueillir jusqu’à 8 000 spectateurs, afin de répondre aux exigences de la Ligue.

    Toutefois, seule la tribune « Canal », composée de 3 000 places, sera dans un premier temps ouverte au grand public et un peu plus de 1 000 supporters sont attendus ce vendredi. Le prix des places varie entre cinq et douze euros. « C’est super pour notre image. On a hâte que les supporters viennent nombreux pour nous soutenir. On en a besoin », ajoute celle qui a pu s’entraîner pour la première fois avec ses coéquipières au complet, jeudi, sur la nouvelle pelouse naturelle financée par l’OM. « On se sent comme chez nous », sourit Bourdieu, qui a inscrit trois buts lors des deux premiers matches de la saison.

    En quête d’un premier succès en championnat

    Après la défaite à Lyon (3-1), où elles n’ont pas démérité face à l’un des plus grands clubs européens, Les Marseillaises ont dû s’employer la semaine passée en Coupe de la Ligue (LFFP) pour s’imposer face Montpellier (2-2, 3-4 aux tirs au but). Une bonne opération avant d’entamer leur premier match au stade Francis-Turcan avec un seul mot d’ordre : « Gagner », martèle l’entraîneur Dalin Anrifani. « Que ce soit Le Havre, Lens ou Paris, l’idée est de véhiculer l’image la plus compétitive possible pour prendre le maximum de points », poursuit-il. « On fait les efforts à 200%, c’est le fil rouge du collectif », insiste Mathilde Bourdieu, qui n’hésite pas à donner de la voix sur le terrain pour encourager et motiver ses coéquipières. « J’essaie de conseiller les filles qui n’ont pas joué en Division 1 pour leur donner de la confiance, même si elles en ont déjà. »

    Parmi celles qui ont roulé leur bosse au plus haut niveau, Marie-Charlotte Léger et Laura Bourgouin devraient faire leur retour sur le terrain. Aussi, l’internationale espagnole Marta Carro (34 ans), dernière recrue des Marseillaises, pourrait faire ses premiers pas sous le maillot olympien.

    2e journée – Arkema Première Ligue

    À 21h, au stade Francis-Turcan, à Martigues

  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    Elles avaient conscience de se frotter à un sommet bien plus haut qu’une simple montagne. Les joueuses de l’OM Féminines, tombées d’entrée de championnat sur l’OL Lyonnes, n’ont pas réussi à rivaliser avec le club aux 18 titres de championnes de France sur ces 19 dernières années, dimanche au Parc OL.

    Cette première défaite (3-1), pour leurs grandes retrouvailles avec le plus haut niveau national, a toutefois mis en lumière deux points positifs à conserver pour la suite de la saison : un bloc bas resserré efficace qui a contraint les Lyonnaises à passer par les couloirs, notamment en fin de première période, où le but d’Ada Hegerberg a été la seule occasion rhodanienne des 20 dernières minutes avant la mi-temps.

    Et surtout, une volonté de fer qui leur a permis de ne rien lâcher jusqu’au bout, même quand les locaux ont creusé l’écart par deux fois en cinq minutes, à l’heure de jeu. Un état d’esprit positif et conquérant qui a provoqué le but de Mathilde Bourdieu en toute fin de match. Ce qui a, ainsi, à la fois sauvé l’honneur marseillais et ouvert le compteur de buts olympiens dès leur première journée en D1 Arkéma.

    « Il y a de la fierté parce que l’on a montré un beau visage », insiste l’internationale algérienne Roselène Khezami, qui a perdu son brassard de capitaine au bénéfice de Tess Laplacette. « On a posé beaucoup de problèmes à Lyon. On a été très soudées et très fortes collectivement. J’étais déjà rassurée avant ce match, mais je le suis encore plus à présent. Je suis vraiment fière de cette équipe et de notre performance aujourd’hui. On va essayer de faire un beau parcours en D1, c’est notre objectif et celui du club », ajoute la défenseure de l’OM.

    Après ce déplacement à Décines, les Marseillaises vont reprendre le chemin de la cité phocéenne afin d’y affronter Le Havre, le samedi 19 septembre (à 21h), au stade Francis-Turcan, à Martigues.

    1ère journée – D1 Arkéma

    Au Parc OL (5 000 spectateurs)

    Arbitre : A. Gerbel

    Buts : Hegerberg (32), Joseph (59), Yohannes (63) pour Lyon ; Bourdieu (90+1) pour Marseille

    Avertissements : Hegerberg (70), Benyahia (78) pour Lyon ; Bourdieu (36) pour Marseille

    LYON : Endler – Lawrence (Fathallah, 60), Renard, Engen, Bacha (Svava, 79) – Heaps, Yohannes, Joseph (Brand, 60), Becho (Diani, 60), Katoto, Hegerberg. Entraîneur : J. Giráldez

    MARSEILLE : N’Gazi – Joseph (Moryl, 75), Blanchard, Khezami – Laplacette, Le Mouël (Magalhaes, 83), Perret (Bamenga, 75), Elisor, Herrera (Couasnon, 75) – Brown (Kbida, 66), Bourdieu.

    Entraîneur : Dalin Anrifani

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+