Tag: foncier

  • La généalogie pour tous à Draguignan

    La généalogie pour tous à Draguignan

    Il permettra aux amateurs de généalogie familiale de se perfectionner et de découvrir de nouvelles pistes de recherche.

    Des sessions spécifiques seront proposées pour aider les usagers à devenir plus autonomes dans les recherches foncières.
    Ces ateliers gratuits se dérouleront dans les locaux des Archives départementales du Var, au pôle culturel Chabran. L’inscription se fait par simple demande envoyée à ad83@var.fr. Le premier atelier aura lieu le vendredi 25 septembre à 14h. Il est destiné aux personnes désireuses de se lancer dans une généalogie familiale. Une méthodologie de travail sera également proposée aux participants.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • [Entretien] « Il faut aller au bout du projet du nouvel hôpital d’Aubagne »

    [Entretien] « Il faut aller au bout du projet du nouvel hôpital d’Aubagne »

    La Marseillaise : Vous vous êtes réunis mercredi avec les maires des 18 autres communes concernées par la construction d’un nouvel hôpital à Aubagne. Qu’y avez-vous appris ?

    Roland Giberti : On a appris tous ensemble que le financement de l’hôpital d’Aubagne, en particulier l’achat du terrain, n’était pas assuré. C’est quelque chose de grave. Nous sommes un peu étonnés : l’hôpital est un service public qui par définition devrait être géré et financé par l’État. [Une partie des travaux est financée par l’État dans le cadre du plan Ségur, mais l’acquisition du foncier était à l’origine prévue à la seule charge d’Aubagne, Ndlr]. Mais comme il ne le fera pas, nous essayons de voir ce que l’on peut faire avec la mairie d’Aubagne pour ne pas perdre l’hôpital. Nous devons agir vite, d’ici octobre-novembre. Car si l’État n’assure pas, qui sera puni ? C’est nous, notre population, nos administrés, ceux qui en ont besoin. Donc, à contrecœur, mais de façon obligatoire, il faut trouver des solutions qui nous permettent de financer cet achat.

    La mairie d’Aubagne suggère que les autres communes participent financièrement à l’achat
    du foncier…

    R.G. : C’est la proposition qui a été faite. Nous, la commune de Gémenos, nous pourrons sortir la somme demandée. Mais ce n’est pas le cas de la plupart des municipalités : les dotations de l’État diminuent de plus en plus, les communes sont à bout de souffle. Elles ne peuvent pas sortir 100 000 ou 150 000 euros de leur budget. De notre côté, nous tentons de trouver des solutions. Nos administrés vont là-bas, nous allons donc participer, mais je ne sais pas si ça réglera le problème.

    Vous comprenez que la Ville d’Aubagne demande une participation ?

    R.G. : Je trouve la situation anormale, car je pense que ce devrait être à l’État de financer. La mairie d’Aubagne nous a annoncé qu’elle s’occuperait de la moitié du financement du foncier. Nous pensons qu’elle devrait donner un peu plus, car elle doit hériter des locaux de l’ancien hôpital. Dans tous les cas, j’espère que nous parviendrons à trouver une solution mercredi prochain, à 11h, lors de notre prochaine réunion. Si on ne la trouve pas, ça va être dramatique. Cet hôpital est une infrastructure importante et nécessaire pour le territoire. Le projet est magnifique : des services médicaux vont être créés et développés. Il faut absolument que l’on aille jusqu’au bout.

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • Des voix s’élèvent contre un projet agrivoltaïque à Servas

    Des voix s’élèvent contre un projet agrivoltaïque à Servas

    Partout en France, des projets agrivoltaïques fleurissent sur le territoire et divisent les citoyens. La commune de Servas, dans le Gard, ne fait pas exception. Le dernier projet en date est celui des Martinets, porté par Verso Énergie, qui concerne une quinzaine d’hectares dans le Nord de la commune. Il était présenté ce 22 juin aux élus municipaux.

    Pour l’occasion, la Confédération paysanne du Gard avait appelé à un rassemblement devant la mairie à 18h, afin d’alerter sur le fait que les installations agrivoltaïques à Servas pourraient impacter jusqu’à 129 hectares de terres agricoles, soit près de 12% du territoire communal. « Nous étions une petite cinquantaine, rapporte Sébastien Espagne, co-référent départemental des Ami.e.s de la Confédération paysanne du Gard. Notre association était présente aux côtés de la Confédération paysanne, mais aussi de l’association Agir 30 et d’habitants du village. »

    « On a vu passer une quinzaine de projets de ce type ces 18 derniers mois, explique de son côté Simon Le Berre, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard. Nous ne sommes ni contre le progrès, ni contre les énergies renouvelables, bien au contraire. Nous voulons simplement demander une véritable réflexion collective sur ces projets et surtout, qu’ils soient envisagés en priorité sur des terres déjà artificialisées. »

    Sébastien Espagne se montre satisfait de cette première mobilisation : « Nous avons été très bien accueillis par les habitants et la société Verso Énergie a proposé aux collectifs présents de les rencontrer plus tard, pour leur présenter le projet plus en détail. » De leur côté, les élus devront voter le projet au prochain conseil municipal, après s’y être déjà opposés une première fois.

    Augmentation du foncier

    Ce n’est pas un hasard si les projets agrivoltaïques se multiplient dans le Gard. Depuis un décret d’avril 2024, les installations de production d’énergie photovoltaïque ne peuvent être implantées que sur des terrains identifiés dans un document-cadre spécifique à chaque département. Or, dans le Gard, ce dernier est très restrictif et ne laisse que peu de parcelles libres pour le photovoltaïque au sol. C’est la raison pour laquelle les entreprises se tournent vers l’alternative de l’agrivoltaïsme, c’est-à-dire l’installation de panneaux solaires au-dessus d’une parcelle d’activité agricole. C’est d’ailleurs ce qui explique que les opposants à ces projets parlent généralement de « caution » agricole.

    Selon Simon Le Berre, le scénario se déroule pratiquement toujours de la même façon. Un propriétaire qui veut valoriser son terrain contacte ou se fait démarcher par une entreprise. Il trouve ensuite un agriculteur qui accepte de faire pâturer ses bêtes ou de cultiver sur une parcelle qui sera dédiée à l’agrivoltaïsme, en échange d’une partie des gains de revente de l’électricité. « L’idée de l’agrivoltaïsme, c’est d’apporter un gain pour l’activité agricole, poursuit Simon Le Berre. Or, pour l’instant, les études qui sont censées démontrer ces gains sont bien souvent biaisées. Le bétail est à l’ombre des panneaux ? Il serait tout aussi bien à l’ombre d’un arbre… »

    Ce sont aussi les propriétaires et les entreprises qui semblent toucher la majorité des bénéfices de la vente de l’électricité. « Nous demandons que si de tels projets existent, ils soient portés par les agriculteurs eux-mêmes, ou par des collectifs d’agriculteurs, explique Simon Le Berre. Pour nous, si le choix revient aux propriétaires qui n’exploitent pas eux-mêmes leurs terres, cela présente un risque de spéculation et de montée des prix des terres agricoles. » Une inquiétude que partage Sébastien Espagne : « Il y a un véritable risque d’augmentation du foncier agricole, ce qui va encore empêcher de nouveaux agriculteurs de s’implanter. Nous avons d’autres ambitions pour nos terres nourricières, dans un contexte où il y a urgence à regagner en autonomie alimentaire. »

  • À La Ciotat, des initiatives pour contrer la crise du logement

    À La Ciotat, des initiatives pour contrer la crise du logement

    C’est dans les petites rues exiguës du centre ancien de La Ciotat que se sont donné rendez-vous, ce jeudi, le bailleur social 3M, la préfète à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard, et le maire (DVD) de la commune, Alexandre Doriol. Ils sont venus visiter les travaux des immeubles des 12, 14 et 16 rue Albert-et-Georges-Arnoux, qui devraient accueillir, à partir de juin ou octobre 2027, cinq logements sociaux, six logements classiques, quatre boutiques ainsi qu’un passage reliant deux rues étroites du centre.

    Pour le maire, l’objectif est double. S’il permet l’accès à de nouveaux logements pour les habitants, qu’ils soient sociaux ou privés, ce projet participe également à la réhabilitation du centre-ville : « Il nous permet de faire entrer de la lumière dans le centre ancien grâce à un puits de lumière et de ramener encore plus de vie avec de nouvelles boutiques. »

    Ce programme s’inscrit dans une opération d’« acquis amélioré », lancé par l’état, qui permet un bonus financier pour les bailleurs qui font le choix de réhabiliter du bâti existant. « Car on sait que cela coûte plus cher de réhabiliter. Et dans notre région, où la pression foncière est forte, cela a du sens de réhabiliter », insiste la préfète. Ainsi, alors que les subventions pour les projets neufs tournent autour de 4% du budget, ce projet bénéficie de 13,5% d’aides.

    Un soutien qui permet l’accélération de la création de logements, en particulier sociaux, alors que 117 000 personnes sont encore en attente d’une affectation dans les Bouches-du-Rhône. « Avec le plan logement de l’état, nous espérons localement la construction de 4 700 logements sociaux dans le département par an », ajoute la préfète.

    Pension de famille, une autre forme de logement social

    Cette visite de la préfète faisait suite à celle d’une pension de famille située sur les hauteurs de la ville. Ouverte il y a deux ans, cette structure permet d’accueillir 25 personnes isolées, souvent marquées par des parcours de vie difficiles : sortie de rue, troubles psychiatriques, addictions ou problèmes familiaux. Les pensions de famille offrent une solution intermédiaire permettant de retrouver une forme de stabilité. Si les petits studios garantissent une indépendance totale, des espaces communs et des animations favorisent la création de liens sociaux entre des locataires souvent esseulés.

    La préfète tenait à mettre en avant ces dispositifs pour illustrer les différentes réponses à la crise du logement : « Ce type de structures peut être un sas pour des personnes parfois éloignées de l’accès au logement. Et je veux donc valoriser ce que l’on fait de bien, surtout dans ce contexte de budget contraint ou c’est important de montrer que cela fonctionne. »

  • Un partenariat pour protéger les littoraux et les lacs du Sud

    Un partenariat pour protéger les littoraux et les lacs du Sud

    « Une terre agricole est perdue pour toujours si elle est artificialisée » lance François Fouchier, délégué régional Provence Alpes Côte d’Azur au Conservatoire du littoral. C’est cette problématique qui a poussé la Safer à signer une convention de partenariat avec le Conservatoire pour protéger les littoraux et les lacs de l’artificialisation des terres agricoles. Ces deux opérateurs fonciers achètent des terrains et les mettent à disposition, « à prix juste » d’agriculteurs qu’ils choisissent pour préserver l’environnement.

    « La Safer a une mission de préservation de l’environnement mais aussi de développement de l’agriculture. C’était naturel, à travers les missions du conservatoire, de tisser un partenariat concret pour concilier les enjeux à la fois de préservation de l’environnement et de développement de l’agriculture sur le littoral », explique Laurent Vinciguerra, directeur de la Safer PACA. Le Conservatoire du littoral a lui été créé en 1975 avec l’idée de « définir un bien commun inaliénable : le but est de préserver et d’extraire ces territoires naturels de toute velléité d’artificialisation et de construction », rappelle François Fouchier. « Il y a des outils de préservation des espaces naturels mais, pour l’agriculture, ils sont les plus menacés aujourd’hui par la pression d’urbanisation et d’usage, d’aménagement », explique-t-il.

    La convention a été signée entre les deux opérateurs fonciers pour neuf ans. Elle couvre tous les départements de la Région, sauf le Vaucluse. Avec ce partenariat, la Safer et le Conservatoire du littoral espèrent « lutter contre les changements de destination, les détournements d’usages et l’artificialisation », avance Laurent Vinciguerra.

    Maintenir les agriculteurs en place

    « Concrètement, la Safergarantit à travers des cahiers des charges le maintien d’une activité agricole pour éviter un dévoiement », explique François Fouchier. Avec cette convention, les deux opérateurs fonciers mutualisent leurs moyens pour mieux prévenir l’artificialisation des milieux naturels.

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Conservatoire du littoral travaille sur des projets sur les lacs du Verdon et sur celui de Serre-Ponçon. « Sur les communes de ces lacs-là, on a déjà acquis 1 600 hectares sur le Verdon et une centaine d’hectares sur Serre-Ponçon », détaille Franck Horon, délégué adjoint de la délégation des lacs. L’objectif est de maintenir les exploitants en place sur les parcelles agricoles. « Sur le Verdon, on est même en train de débroussailler plusieurs centaines d’hectares qui étaient perdus pour l’agriculture », se félicite Franck Horon.

  • Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Filiale de la caisse des dépôts et consignation, CDC Habitat, premier bailleur de France, compte poursuivre sa dynamique en région Paca. En 2025, 1 919 logements neufs ont été livrés, indique son directeur, Pierre Fournon, qui espère maintenir « ce train d’activité soutenu ». Dans un contexte de demande « forte » dans le locatif, « nous avons la volonté de continuer à produire de manière forte tout en travaillant sur notre patrimoine » poursuit-il. Au sein de son parc de 29 987 unités, le bailleur panache logements sociaux, intermédiaires et libre moyennant 422 millions d’investissements en 2025. Des logements répartis de Menton à Fos-sur-Mer, essentiellement « sur la frange littorale et le long des axes autoroutiers », précise le directeur interrégional.

    Démolition, construction, rénovation, l’entreprise sociale mène de front différents projets au fil des politiques publiques locales. On la retrouve notamment à Marseille sur un « recyclage d’habitat dégradé » à Saint-Mauront, avec une quarantaine de logements sociaux qui devraient être livrés à l’automne. Dans le cadre d’une concession d’aménagement pour le compte de la Métropole Aix Marseille, CDC Habitat est aussi partie prenante de la réhabilitation du parc Corot, vaste co-propriété dégradée, de six bâtiments. Le bâtiment A a été démoli, la tour C va suivre d’ici septembre-octobre.

    De la ville sur la ville

    À la Maurelette, un contingent de 756 logements, CDC Habitat va passer la main, la résidence faisant partie des quatre ORCOD-IN sur Marseille, un programme massif de travaux destiné à lutter contre le logement indigne par le biais d’une convention entre État, Ville de Marseille, Métropole, Agence nationale de l’habitat et Établissement public foncier.

    Sur son patrimoine, le bailleur « essaie de reconstruire de la ville sur la ville car le foncier est rare », précise Pierre Fournon. Comme Boulevard Schloesing (9e), où 56 logements vont être détruits pour en remettre 67 sociaux et intermédiaires. à Aix-en-Provence, la résidence Bellevue va passer de 42 à 100 logements.

    Pour ses 199 logements rénovés en 2025, CDC Habitat a aussi fait dans le qualitatif en agissant sur le confort thermique, à Roquefort-la-Bédoule, ou en tentant la peinture réfléchissante sur le toit terrasse à Canto-Perdrix, à Martigues.

  • Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    La fin du bétonnage commence aujourd’hui », s’est réjoui le maire Robin Prétot (LR) lors du conseil municipal du 28 mai. La dernière délibération était dédiée au « déploiement de notre première priorité : l’impulsion d’une nouvelle politique d’aménagement urbain », a présenté Jocelyn Planelles, adjoint en charge de la question.

    Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), d’ores et déjà débattu le 30 juin 2025 au conseil métropolitain, ne satisfait pas les objectifs de la nouvelle majorité, qui demande une remise en débat.

    Elle plaide pour une meilleure « intégration architecturale », « des opérations urbaines moins denses » et une préservation de « l’identité provençale ». Une modification pour réduire les zones d’urbanisations futures a donc été votée par les élus.

    1 600 logements adossés à un golf de 18 trous sur Rassuen (projet finalement abandonné) étaient envisagés. « La zone urbaine sera finalement réduite, pour correspondre à l’ancien site de l’usine (…) qui nécessitera une dépollution en fonction de son affectation », explique Jocelyn Planelles. Le secteur du Grand Bayanne, qui prévoyait la réalisation d’environ 1 150 logements, sera réduit en termes de surface de foncier à urbaniser. Le projet de construction d’un nouveau collège sera quant à lui déplacé sur un autre site moins excentré qui reste à définir. Le reste des terrains sera reclassé en zone agricole, y compris le lieu-dit « le Mas de Sulauze », sur lequel la construction de 300 à 350 logements était envisagée. Pour « réduire l’étalement urbain tout en conservant un potentiel de réponse aux besoins pouvant naître », 11ha publics seront conservés en zone d’urbanisation future.

  • Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Après ses deux victoires consécutives, à la tête de la Ville puis de la Métropole, la première magistrate de Toulon a le vent en poupe pour poursuivre la transformation de la ville. Et ce sans attendre. C’est ce qu’elle a rappelé jeudi soir devant la presse en déclinant aux côtés de son premier adjoint Julien Orlandini la feuille de route des 100 premiers jours du nouveau mandat.

    « Parmi les 110 engagements de campagne, voici les mesures prioritaires sur lesquelles nous travaillons déjà », commence-t-elle après avoir rappelé sa méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la prise de décision.

    Au niveau de la sécurité, les premières actions portent notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et leur intégration renforcée dans les quartiers en proximité avec les habitants, en priorité Saint-Jean-du-Var et le Pont du Las.

    Mais également est-il précisé l’analyse complète de l’éclairage public pour identifier les zones à sécuriser. Ainsi que l’installation d’un conseil de rappel à l’ordre dans une démarche de prévention de la délinquance des mineurs et de la récidive des auteurs d’incivilités, avec la convocation des parents et le rappel des droits et des devoirs.

    Concernant la proximité ensuite, la majorité engage, entre autres, le lancement d’une concertation sur les marchés, en commençant par celui du cours Lafayette. Ainsi que les aménagements des espaces dédiés aux maisons de santé à Claret et au Pont du Las.

    Mais aussi le très attendu déploiement de la démarche « Toulon&Vous » avant le lancement de l’application éponyme. L’objectif étant, rappelle Julien Orlandini, « de faciliter la saisine de la ville par les habitants et valoriser ce qui a été fait ». On note également la mise en place des budgets participatifs et la préparation d’une consultation citoyenne.

    Consultation citoyenne

    Josée Massi a bien entendu annoncé la poursuite de la rénovation et la végétalisation des écoles, avec en 2026, Jean-Aicard et Brusquet, et l’équipement de brasseurs d’air dans 58 classes. Des améliorations vont également être apportées au niveau des inscriptions périscolaires.

    La culture poursuit également sa tournée obligée dans les quartiers avec cet été « Jazz à Toulon » qui s’étend hors du centre-ville.

    Pour ce qui est de l’attractivité, un point d’étape sur les travaux du stade Mayol va être réalisé et une nouvelle pelouse hybride installée dès cet été, pour un montant de 817 000 euros.

    Autre gros morceau d’importance : l’étude et la conception des grands projets structurants comme Mayol-Pipady, la cité judiciaire, le pôle social et culturel de la Beaucaire ou encore le Jardin Verlaque.

    Les usagers du vélo vont également recevoir très positivement l’identification annoncée de nouvelles pistes cyclables, notamment sur l’avenue de la République, ainsi qu’un marquage sur le boulevard de Strasbourg pour réduire les conflits d’usage et rappeler la présence tout aussi légitime des cyclistes urbains sur cette artère.

    La gratuité du stationnement pour les professionnels de santé en exercice est également actée.

    Ainsi que le lancement d’études sur les concessions des quartiers Pont du Las et Saint-Jean du Var, un peu sur le même modèle que le centre-ville, afin d’avoir des opérateurs capables de préempter du foncier dans une démarche d’aménagement, de dynamisation et d’animation, sans attendre un plan d’actions prioritaires pour ces quartiers.

    « En parallèle, nous poursuivons et accélérons les projets déjà engagés dans le budget 2026 », reprend Josée Massi. Comme celui de la Base nautique de la 4e anse du Mourillon où l’opération de désenvasement vient de se terminer le mois dernier.

    Concernant le complexe sportif de la Casa Italia, la première magistrate explique que le dépôt de permis est prévu pour la fin de l’année. L’occasion de rappeler que celui concernant la médiathèque Trucy, à Saint-Jean-du-Var l’a été en décembre dernier. « Par ailleurs, un des événements qui me tient particulièrement à cœur, Dimanche en roue libre sera expérimenté avant la fin de l’année 2026 », conclut Josée Massi. Force est de constater que, non seulement l’équipe est bien en place mais qu’elle est en plus bien lancée.