Tag: Finances

  • La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre

    avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    L’ombre des élections municipales plane déjà lors du premier conseil municipal de la rentrée. L’ordre du jour avait beau être mince, les débats ont été houleux. Et ce, dès le deuxième point de la séance portant sur une décision modificative du budget principal due à 449 843 euros de recettes supplémentaires, dont 352 843 euros issus de revenus immobiliers. Ces recettes s’équilibrent avec de nouvelles dépenses de fonctionnement, notamment des charges de personnel et des prélèvements fiscaux.

    L’opposition a saisi l’occasion pour pointer la mauvaise appréciation du prévisionnel et le manque d’anticipation de la majorité communiste. Suspicieux, Pascal Spanu (RPR), a partagé un « constat » : « Chaque année vous prévoyez 2% d’augmentation de fonctionnement, cette année vous avez prévu 0,2%. Comme par hasard, cette somme qui rentre en plus s’équilibre avec de nouvelles charges et correspond exactement à ce qui manquait. C’est extraordinaire. »

    Un sous-entendu peu apprécié par l’adjoint au maire délégué aux finances (PCF) Akrem M’Hamdi. « En réalité c’est 3% et on travaille sur une pyramide des âges en fonction du personnel qu’on va avoir et des départs en retraite, a-t-il répondu. L’année dernière on avait prévu 18,5 millions d’euros et on était à 18,2 millions d’euros de dépenses réelles. On s’est dit qu’on allait rester sur 18,5 millions d’euros. »

    Gestion des effectifs

    Plus tard, c’est à propos des effectifs de la Ville et singulièrement de ceux de la police municipale que les visions se sont confrontées. « Sur les agents qui sont partis, vous allez faire l’appel d’offres quand ? » a interrogé Pascal Spanu. « C’est fait, a affirmé le maire. La police municipale bouge énormément selon les primes. (…). Très peu de gens passent les concours donc il y a une rareté du policier. On a une fonctionnaire qui est arrivée, on en attend un second. » La Ville a également recruté deux ASVP dans l’espoir qu’ils passent ensuite l’examen.

    « Les policiers qu’on avait ici sont partis sur Martigues ou sur Istres. Il faut se poser la question : mais que se passe-t-il chez moi ? » a rétorqué l’élu d’opposition qui souhaite le recrutement de cinq policiers municipaux supplémentaires, soit un budget de 350 000 euros selon la majorité communiste. Claude Bernex (DVD) a proposé : « Au bout de trois ans, on aurait une trentaine de départs à la retraite, on pourrait compléter les effectifs de police comme ça. »

    Une suggestion inaudible pour le maire Laurent Belsola (PCF) : « Le service public local est sur la corde raide. On estime qu’il nous faudrait 80 agents supplémentaires pour avoir un service optimal, mais nous faisons avec notre budget. (…) Si vous faites le choix de prendre des policiers municipaux en plus, vous devrez trancher autre part, dans les structures culturelles, éducatives ou sportives. C’est un choix politique. »

  • L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    À l’entrée de la Halle de Martigues, un panneau renseigne le visiteur sur les recherches de bénévoles d’un côté et celles d’associations où donner du temps de l’autre. Le carré des associations de solidarité se présente bien en vue dès la porte de la salle principale franchie.

    À la table de la Croix-Rouge, les biais d’engagement sont divers, entre secourisme, aide humanitaire ou alimentaire. Marc le Coz, membre du bureau de l’unité locale de Martigues, fait part de ses « difficultés à recruter dans la durée ». « Dans la société de consommation, les gens peinent à s’engager plus que sur une seule activité. Sur 100 bénévoles, seuls 10 à 15% sont fidélisés sur l’ensemble des activités et sur la durée », détaille le responsable. Même son de cloche pour la responsable du Secours catholique, Agnès Pau. « Avant le bénévolat était un engagement, maintenant c’est un loisir », juge-t-elle. Au Secours populaire, si ce n’est pas le nombre de bénévoles qui est en cause, c’est « la difficulté à trouver des gens compétents sur des domaines précis, comme la communication ou l’encadrement de groupes de jeunes », explique Marie-Pierre Di Folco, secrétaire générale. Mais la plus grande crainte, ce sont les finances, à la vue du budget Bayrou sabrant dans celui des collectivités.

    « Si demain nous n’avons plus de subventions des villes, on devra tout arrêter », lance Patricia Molins, des Équipes Saint-Vincent. Au Secours populaire, « si on devait payer le loyer pour nos 300 m² de locaux prêtés par la Ville, ça serait fini », stipule Marie-Pierre Di Folco.

    Pire encore, si l’opération Martigues solidaire venait à disparaître. « La Ville déclenche la solidarité, avec 9 tonnes de dons récoltés en échange d’une place de concert. Mais elle paye une grosse communication et un grand concert », précise la secrétaire. « Si ça venait à disparaître, on n’aurait plus d’aide alimentaire », selon Agnès Pau du Secours catholique. Plus que jamais, la solidarité est politique.

  • Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Les gens ne se rendent pas forcément compte des difficultés qu’on a », assure Sébastien Rouillé. L’ex-athlète de décathlon et président « d’une des plus grosses associations sportives d’Aubagne », l’Union athlétique de la vallée de l’Huveaune (UAHV), fait un implacable constat : « Nos activités sont encadrées par des professionnels, mais nous avons aussi besoin de bénévoles. Malheureusement aujourd’hui, il y a beaucoup de travail, comme prendre les licences, gérer les stocks d’équipements, il est supporté par peu de personnes. » Le club, né en 1931, compte une trentaine de bénévoles. Même son de cloche du côté du Vélo club aubagnais, selon François-Xavier, son trésorier : « On refuse des inscriptions car on n’a pas assez de bénévoles. Il faut en effet 2 adultes pour encadrer 12 enfants. »

    Quant au financement, pour l’UAHV, plus de la moitié de son budget, de 140 000 euros par an, provient du produit des licences, tandis que la Ville donne 40 000 euros, le Département 6 000 euros pour soutenir l’activité. D’autres s’en sortent mieux. À l’Escandeou, plus gros club de spéléologie et canyon de France, avec 156 adhérents, il n’y a pas de crise de bénévolat. « Tout est basé sur le faire-ensemble », souligne la présidente, Odile Silvy. En revanche, l’asso, qui demande une adhésion de 30 euros par an et une licence de 81 euros, reçoit en tout 6 000 euros de subventions par an. Et elle fait avec.