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  • Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    « Le service d’accueil familial thérapeutique ce n’est pas du luxe, il limite l’hospitalisation. » Pour Djemilla Tizi, représentante syndicale de FO à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, fermer ce service serait une catastrophe. Face à une direction qui compte arrêter le financement de l’accueil familial thérapeutique (AFT), les syndicats FO et CGT appellent à la mobilisation, ce mardi à 13h30, juste avant le comité social et économique (CSE).

    Créé dans les années 90, ce dispositif emploie huit personnes agréées en CDI, qui accueillent chez elles un à deux patients atteints de troubles psychiatriques stables, mais qui ne peuvent pas vivre seuls. Ils sont 15 actuellement à bénéficier de ce type d’accompagnement. Certains vivent dans ces familles depuis de nombreuses années. Ce mode d’accompagnement permet une alternative à l’hospitalisation et un semblant de vie autonome pour les patients. C’est ce dont témoigne José Tréol, qui s’occupe d’Assia et Corinne depuis un an : « Les filles vont souvent chercher le pain seules ou prendre un café. Et puis elles participent à la vie de famille. »

    Fin du financement

    En juin, lorsque le directeur d’Édouard-Toulouse, Thierry Acquier, annonce vouloir financer l’unité de remédiation cognitive et d’évaluation (URCE) avec le budget de l’AFT, c’est le coup de massue pour les familles. Une décision qui pourrait mettrait fin aux contrats des huit personnes agréées pour accueillir des patients et laisserait les 15 patients sur le carreau. Les syndicalistes craignent notamment qu’ils soient envoyés vers des Ehpad. « Il n’y a pas de service de gérontopsychiatrie, se désole Pierre-Édouard Thiebaud, représentant de la CGT d’Édouard-Toulouse. Ce qui fait que la plupart des patients risquent de se retrouver dans des Ehpad, où le personnel n’est pas formé. » Contre cette décision de fermeture, les syndicats de FO et de la CGT appellent donc à une mobilisation à 13h30 ce mardi, dans le hall de l’administration de l’hôpital. « Nous avons deux revendications : pas un seul licenciement et le maintien du service », affirme la syndicaliste de FO.

    Contactée par La Marseillaise, la direction de l’hôpital ne souhaite pas s’exprimer à ce sujet.

    Eva Janus
  • La prison pour mineurs hors-la-loi

    La prison pour mineurs hors-la-loi

    « La seule réponse du ministère doit être la fermeture », exigent de concert le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social de la Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), dans un communiqué publié vendredi en réaction au rapport accablant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) sur l’Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e). Rendu public le même jour et recommandant la fermeture de l’établissement, le rapport dénonce une « situation inamissible » et évoque des « constats gravissimes » tels que le manque de nourriture, des conditions d’hygiène déplorables et un manque de personnel portant atteinte aux droits des mineurs (notre édition du 30/08). « Nous dénonçons ces conditions de détention (…) indignes et attentatoires aux droits des mineur.es incarcéré.es, assènent les syndicats dans leur communiqué. (…) La situation de cet EPM est catastrophique. »

    Des pratiques « illégales »

    Les trois syndicats dénoncent également les pratiques « illégales » de « mises en grille » et l’isolement des mineurs. « C’est l’un des rapports les plus graves qu’on ait connu en France, alerte Elisabeth Audouard, coordinatrice de la commission mineurs du SAF national et corédactrice du communiqué. Des méthodes non seulement illégales, mais surtout dangereuses pour l’état psychologique des enfants, ont été utilisées. Il y a un gros problème au niveau des conditions de travail. » Les syndicats appellent à déployer davantage de moyens pour développer des mesures éducatives et recruter des professionnels de l’enfance.