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  • À Aix, étudiants et jeunes mènent le mouvement

    À Aix, étudiants et jeunes mènent le mouvement

    Sur la Rotonde, le mouvement « Bloquons-tout » a rassemblé près de mille personnes. À Aix, ville étudiante, ce sont les étudiants, la jeunesse en général, qui ont mené la contestation, majoritaires parmi les 1 000 personnes ayant battu, 800 au plus fort selon la Préfecture. « Lecornu, la jeunesse est dans la rue » affiche la grande banderole qui mène le cortège. « Taxez les riches, on est pas des quiches ! », expose une autre.

    Le « ras-le-bol général » – terme scandé à plusieurs reprises dans les rangs – a été exprimé sous différents angles : incompréhension quant aux efforts demandés par le gouvernement, salaires trop bas, étudiants précaires, pauvreté élevée en France, et depuis hier soir, la nomination de l’ex-ministre des Armées comme Premier Ministre. « On a une longue liste de revendications », prévient Noah, étudiante en histoire sur le campus Schuman. FSU, FO, notamment les soignants, quelques délégués CGT et les représentants politiques de la gauche aixoise ont répondu présent. « On nous montre encore une fois qu’on ne nous écoute pas. S’il manque de l’argent ce n’est pas la faute du peuple », rappelle Cécile Peccini, co-secrétaire de la FSU-Snuipp 13. « C’est une provocation, on prend les mêmes et on recommence, estime Clément Frez-Carel, récemment nommé chef de file des écologistes (EELV). Il y a un mépris complet des Français. La colère est légitime. »

    Forte « colère sociale »

    « En tant que jeune fonctionnaire, je vois bien que l’on a de moins en moins de moyens, que nos acquis reculent, toutes ces choses nous grignotent », pointe Sibylle. Aux côtés de son épouse, elle pointe également se sentir « de moins en moins en sécurité ». « Assez de coups bas, pour la France d’en bas ! », continue de scander, parallèlement, la foule. « On fait cinq ans d’études, on bosse comme des fous pour finir par être précaires, ne pas pouvoir boucler les fins de mois, en mettant tous dans les loyers et la nourriture. Comment s’imaginer un avenir décent ? », s’indigne de son côté Noé, jeune travailleur. « On nous rit clairement au nez », martèle Léa, étudiante de 22 ans.

    « Il y a une forme de colère sociale très forte. Les gens n’en peuvent plus. Les salaires sont ridiculement bas, le coût de la vie est extrêmement cher (…) Dans ce mouvement-là, on doit faire émerger des solutions qui rassemblent. Aujourd’hui, tout est fait pour diviser », estime David Tessier, chef de file PCF pour le scrutin 2026. « Je comprends que les gens soient d’autant plus mobilisés. Ils sont inquiets, en colère, conscients pour beaucoup que leur pouvoir d’achat que les services publics et les retraites sont en jeu », estime Marc Pena, député (PS) de la 11e circonscription. Depuis la Rotonde, la foule dense, s’est ensuite élancée jusqu’à la place de la mairie, ou la mobilisation s’est conclue par une minute de silence pour les victimes de Gaza. Aucun heurt n’a été signalé.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».