Tag: espaces naturels

  • Régis Martin condamné pour prise illégale d’intérêts

    Régis Martin condamné pour prise illégale d’intérêts

    « Mais quels intérêts avez-vous à vous acharner sur cette parcelle ? », persiste à demander le président. À la barre du tribunal correctionnel, Régis Martin, ancien maire de Saint-Marc-Jaumegarde, comparaît, mardi, dans une nouvelle affaire de prise illégale d’intérêts.

    À l’issue d’une longue après-midi de débats autour d’un dossier complexe, l’ex-édile est condamné à un an de prison aménageable sous bracelet, à 10 000 euros d’amende et à dix ans d’inéligibilité. Une peine inférieure aux réquisitions du procureur, qui avait demandé 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire – « ça me paraît être le minimum », a-t-il souligné – 15 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Les faits reprochés se sont déroulés entre janvier 2018 et décembre 2024. « On est dans tout sauf l’intérêt général », a fustigé le procureur. L’affaire repose sur un dossier particulièrement technique. Alors maire, fonction qu’il occupait depuis 1995, Régis Martin aurait favorisé la requalification de plusieurs hectares classés en zone naturelle en parcelles constructibles. Un signalement transmis par SOS Corruption au parquet a d’abord attiré l’attention des enquêteurs.

    Sur l’une des zones concernées, un adjoint au maire, en poste durant vingt ans et un temps chargé des travaux, possède notamment un sixième d’une copropriété. « Je ne connais pas son intérieur, je ne l’ai jamais reçu, s’est défendu Régis Martin à la barre. Nos relations ont toujours été liées à nos mandats. »

    Le tribunal a relevé plusieurs circonstances aggravantes, parmi lesquelles sa fonction de maire au moment des faits ainsi que plusieurs « avertissements », selon les mots du procureur : une opposition du préfet, un jugement du tribunal administratif de Toulon ayant annulé certaines zones du PLU (plan local d’urbanisme), puis un arrêt de la cour administrative d’appel allant dans le même sens. Le procureur a également dénoncé « l’obstination de l’intéressé qui, chassé par la porte, parvient à revenir par la fenêtre ».

    « Entaché d’irrégularités »

    « C’est une opération dont (Régis Martin) avait entièrement la charge. C’est le maire qui a tout élaboré », a encore estimé le représentant du parquet. Pour le magistrat, de possibles « projets immobiliers » constituaient la toile de fond de cette prise illégale d’intérêts : « Si une parcelle bascule en zone U (zone constructible), alors ça devient plus intéressant ». Saint-Marc-Jaumegarde figure parmi les communes les plus aisées du département.

    Autre élément revenu à plusieurs reprises au cours de l’audience : en juin 2025, une première condamnation avait déjà reconnu l’ancien maire coupable dans un dossier similaire. Il avait alors été condamné à cinq ans d’inéligibilité et à un an de prison avec sursis. L’intéressé ayant fait appel de cette décision, il demeure présumé innocent dans cette affaire.

    À l’issue du jugement rendu ce mardi, Me Julien Pinelli, son avocat, a immédiatement annoncé son intention de faire appel. « Nous estimons d’une part que ce dossier apparaît entaché d’irrégularités, d’autre part que les éléments figurant à la procédure ne permettent pas de caractériser l’infraction de prise illégale d’intérêts reprochée à mon client », a déclaré l’avocat. L’affaire est donc appelée à se poursuivre devant la cour d’appel.

  • Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Entre les paysages escarpés de la Côte Bleue et les vastes panoramas de la baie de Marseille qu’il offre à voir, le sentier du Littoral (plus communément appelé sentier des Douaniers) ne manque pas de succès. Chaque été, environ 50 000 visiteurs l’arpentent. À l’année, ce sont près de 250 000 personnes qui se promènent sur ce chemin de randonnée, qui s’étend de Niolon au Cap Méjean. Mais au fil du temps, « cette importante fréquentation, l’érosion et la création de sentiers parallèles ont progressivement abîmé les sols, brouillé la lecture du parcours et fragilisé les milieux naturels », explique François Fouchier, délégué des rivages Paca du Conservatoire du littoral. Des travaux ont donc été engagés par l’établissement public pour restaurer le site et sécuriser sa découverte.

    Un site protégé depuis

    les années 60

    Près de 364 000 euros ont été investis. Au départ du sentier, un gros lot a été dédié à la géotechnie. Léa Durand, chargée de mission en charge du suivi des travaux sur le site, détaille : « La calanque du Jonquier posait un problème de sécurité sur la partie haute, mais aussi la partie basse avec des risques de chutes de pierres. On a donc imaginé avec Hydrokarst un ouvrage directement intégré dans le site, où on est venu construire deux murets en amont et en aval pour conforter et stabiliser le sentier sur une largeur de 80cm à 1m ». Un second lot du chantier a été dédié à l’aménagement paysager de l’ensemble du cheminement jusqu’à la calanque d’Erevine, sur une distance de 2,5km. « Ce qui a notamment été fait, c’est la mise en place de clapas, des sortes de tas de pierres pour bloquer les sentiers parasites, et de bordures. »

    Lors de l’inauguration, Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove, affirme : « Lorsque l’on possède un patrimoine aussi exceptionnel, on a aussi la responsabilité de le protéger ». Dans la commune, cette exigence ne date pas d’hier. À la fin des années 1960 et au cours des années 1970, la municipalité s’est battue contre le projet immobilier Amerove, qui prévoyait la construction, au cœur du massif, d’une véritable cité balnéaire pouvant accueillir 65 000 personnes. « C’est bien les communes, notamment du Rove et d’Ensuès, qui ont cherché à préserver ces espaces et les ont classés en zone inconstructible, contextualise François Fouchier. C’est cette décision première qui a permis au Conservatoire du littoral, à l’appel des communes, d’acheter dans les années 1980 presque 3 000 ha à des SCI qui, de guerre lasse, avaient vu que leur projet ne pouvait plus se mettre en œuvre. C’est une protection durable du site : les terrains du Conservatoire sont inaliénables ».

    Le Rove continue de protéger quotidiennement l’environnement avec de la « présence humaine, de la prévention et de la sensibilisation », souligne Paul Sabatino. Cet été, la municipalité a recruté pour la première fois trois gardes régionaux forestiers chargés d’« informer le public, rappeler les règles d’accès et sensibiliser chacun à la fragilité de nos espaces naturels » à l’entrée des massifs.

  • Fermeture prolongée du parc Vallon Sourn dans le Var

    Fermeture prolongée du parc Vallon Sourn dans le Var

    À la suite des incendies de cet été, les falaises surplombant le parc et la RD 45 ont été déstabilisées. Des chutes de blocs de pierres ont eu lieu et d’autres menacent de tomber.
    Le Département du Var
    a donc décidé de maintenir la fermeture du parc départemental
    et de la RD 45.

  • Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Les incendies qui ont meurtri le département du Var ont heureusement épargné un des joyaux du territoire : le Parc naturel départemental du Plan. Rouverts au public depuis la fin du mois de juillet, les 135 hectares d’espace naturel en pleine zone urbaine sont autant d’invitations à la découverte.

    25 millions investis

    Gérée par le Département via la Maison de la nature du Plan à la Garde, la plaine du Plan est l’une des dernières zones humides côtières de Méditerranée, abritant une biodiversité remarquable. « Elle s’inonde annuellement de façon plus ou moins importante, jouant également le rôle de bassin de rétention “naturel“ », explique le Département.

    Historiquement, « cet espace a longtemps été consacré à l’agriculture. Avec le déclin de cette activité, à partir du début du XIXe siècle, une forêt de frênes ainsi que d’autres types d’activités ont remplacé les parcelles sur une partie du site », rappellent les services départementaux. Il y a désormais 34 ans, la collectivité locale a procédé à des acquisitions de terrains « dans le but de protéger durablement la zone humide, ses fonctions et ses richesses ». Le Département a investi 25 millions d’euros au total entre achat de terrains et des travaux d’une durée de quatre ans. L’Union Européenne et l’Agence de l’eau ont assuré une participation financière respective de 1,24 million et 3, 26 millions d’euros. Le résultat est là. La Maison de la nature propose de nombreuses animations et ateliers. À découvrir également, l’exposition photo intitulée « Var Éternel, des paysages façonnés par le temps » de Jean Belvisi. Avant de programmer une visite la Maison de la nature le Parc conseille de se renseigner sur l’accès au site.

    Car si le feu a épargné le site, le risque incendie est toujours présent. L’extrême prudence est de mise.

    Pour savoir si le site est accessible infos quotidiennes sur le site :

    risque-prevention-incendie.fr/var et cliquez sur la zone « corniche des Maures ».

    Maison de la nature du Plan à La Garde.

    Renseignements : 04.83.95.51.60 ou mdnplan@var.fr

  • Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Les écogardes du GPMM ont repéré ces traces lors de leur patrouille hebdomadaire sur les espaces naturels gérés par le Port.
    Ils ont alors alerté immédiatement le Réseau tortue marine de Méditerranée française (RTMMF), permettant ainsi le déploiement rapide du protocole d’intervention dans le cadre du programme national de suivi des traces de tortues marines. La réactivité des agents du service départemental de l’Office français de la biodiversité a facilité l’intervention des experts du RTMMF qui ont pu valider la présence du nid. L’éclosion espérée des œufs est attendue dans plusieurs semaines.

  • Des associations défavorables au projet industriel NéoCarb

    Des associations défavorables au projet industriel NéoCarb

    C’est l’une des locomotives de la décarbonation du golfe de Fos-sur-Mer. Pourtant, le projet est loin d’être neutre en termes d’impact sur la biodiversité d’après France nature environnement (FNE13), Vigueirat Nature et le Collectif Cistude, qui rendent un avis défavorable à son encontre suite à la clôture de l’enquête publique, le 30 juin dernier.

    Porté par Elyse énergie et RTE, NeoCarb prévoit d’installer trois briques de production sur le môle central des bassins Ouest du Grand port maritime de Marseille-Fos : l’une d’hydrogène bas carbone par électrolyse, l’autre d’e-methanol, la dernière de e-kérosène. Le stockage et la distribution de ces e-carburants se feraient par le biais d’une plateforme logistique dans la zone du Caban. Un site industriel à proximité d’un site Natura 2000, sur une zone naturelle dite d’intérêt faunistique et floristique, où se trouve une zone humide.

    Sur 51 ha d’emprise foncière au total, 31 ha artificialiseraient des espaces naturels sensibles, selon les associations, « dont 16 hectares de prairies psammophiles, écosystèmes à très forte valeur écologique ». « Ces habitats abritent une flore et une faune rares, parmi lesquelles le Myosotis nain et la Scammonée de Montpellier, dont près de 2 600 et 2 000 individus respectivement sont voués à disparaître sous les fondations du dépôt », affirment-elles. Pour bénéficier des autorisations nécessaires à la construction et l’exploitation de cette usine, Elyse Energy et RTE ont dû déposer des demandes de dérogation pour la destruction d’espèces protégées. Le 15 juin dernier, le Conseil national de la protection de la nature a rendu un avis défavorable à cette demande de dérogation, considérant que la séquence « éviter-réduire-compenser » n’était pas respectée et que les garanties pour éviter une perte nette de biodiversité restaient insuffisantes.

    En mai dernier, lors d’un conseil municipal, l’avis sur la demande d’autorisation environnementale concernant le projet n’avait obtenu aucun vote favorable des élus fosséens, ni dans la majorité, ni dans l’opposition.

  • Faire de l’Étoile et du Garlaban une « réserve de biodiversité »

    Faire de l’Étoile et du Garlaban une « réserve de biodiversité »

    S’appuyant sur son Atlas de la biodiversité lancé en 2022, Aix-Marseille Provence veut créer une « réserve métropolitaine de biodiversité » sur la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban. Elle va lancer des études de faisabilité en vue d’un classement en zone de protection forte.

    S’inscrivant dans la dynamique de la convention de Rio de 1992 et de la stratégie nationale biodiversité 2030 qui en découle, la Métropole veut doubler la part de ses espaces naturels remarquables protégés d’ici 2035. Aujourd’hui 54% des 314 900 hectares de son territoire ont un statut de protection mais seulement 5% en protection forte.

    Ce ne serait pas pour la collectivité, sa première aire naturelle protégée. Trois sites démonstrateurs ont déjà été inaugurés qui attendent leur classement par arrêté préfectoral de protection de la biodiversité : la Crau du Piboulon entre Alleins et Mallemort porté par une forte mobilisation citoyenne et associative, le Puits de Madame à La Barben et les Versants Nord du Massif de l’Étoile. La création d’une « réserve métropolitaine de biodiversité » sur la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban se veut le 4e projet structurant.

    Au cœur d’un espace urbain de plus d’1,8 million d’habitants qui comprend 13 communes, la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban, ce sont 12 254 hectares de territoires naturels à haute valeur écologique, paysagère et patrimoniale. Ils jouissent déjà de deux protections nationales : 10 044 hectares sont inscrits depuis 2007 en zone spéciale de conservation Natura 2000 et depuis 1982 en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF type I et I).

    Mais ces protections ne suffisent plus face à la pression d’urbanisation, la fréquentation excessive, les feux de forêt, les pollutions diverses, mais aussi le changement climatique et ses conséquences qui accroissent les menaces qui pèsent sur la conservation des habitats naturels. Preuve de cette richesse souvent insoupçonnée, l’Atlas métropolitain de la Biodiversité qui révèle que sur les 6 000 espèces animales et végétales connues, 509 espèces présentent un enjeu de conservation maximal.

    Quid du « Grand parc municipal » ?

    La Métropole a donc lancé, en juin, un appel d’offres afin de désigner une société de conseil et d’ingénierie écologique pour mener des études préalables et des expertises robustes destinées à constituer un dossier de classement de cette future « réserve de biodiversité ». « Le marché sera soutenu financièrement par le Fonds Vert, jusqu’en septembre 2027 », note l’appel d’offres ouvert jusqu’au 31 juillet. Une mission d’animation foncière est également attendue pour approcher les propriétaires dans les zones identifiées à enjeux. Il s’agit de recueillir leur avis, les sensibiliser, les associer à la démarche pour in fine recueillir leur accord de principe.

    Parmi les 1 400 propriétaires fonciers à courtiser, la Ville de Marseille, dont le maire, Benoît Payan (DVG), a fait de la création d’un « Grand parc municipal du pic de l’Étoile » une de ses promesses de campagne. Son projet en lisière ambitionne de renforcer la desserte en bus et le stationnement aux entrées du parc, d’aménager des bancs, des tables, des aires de jeu, des cafés, installer des poubelles, des caméras ou encore de recruter des gardes. Sa compatibilité avec cette future réserve pourrait mettre à l’épreuve son accord de gouvernance passé avec Nicolas Isnard (LR), le président de la Métropole.

  • Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    C’est sous des chaleurs estivales que 25 000 personnes ont participé à un grand nettoyage de printemps vendredi et samedi dans la région sud. Habitants, bénévoles, lycéens ou encore entreprises se sont relevé les manches pour participer à cette 4e édition de l’opération organisée par la Région.

    Munis de gants et de sac-poubelle le but est simple : ramasser sur une zone délimitée tous les détritus croisés. Centres-villes, bords de route, ports, plages ou encore espaces naturels, plus de 400 lieux ont été débarrassés de leurs déchets sur l’ensemble de la région. Une action qui a permis de débarrasser la Provence de plus de 100 tonnes de poubelles.

    Une action qui veut être la preuve pour la région de son engagement dans la protection de l’environnement et la lutte contre les déchets sauvages. Un moyen également de sensibiliser la population à l’écologie.

    « Voir des milliers d’habitants se mobiliser ensemble, est un signal extrêmement fort », se félicite la Région Sud.

  • Un musée pour sensibiliser à la biodiversité du Frioul

    Un musée pour sensibiliser à la biodiversité du Frioul

    À l’intérieur, la sobriété domine, laissant la mer et l’île aride comme seuls éléments de décor. L’architecte Thierry Gueza a voulu y recréer l’atmosphère d’un cabanon marseillais. Le long de son balcon, des panneaux d’illustrations expliquent la faune et la flore maritime et terrestre de l’archipel. Les promeneurs des environs sont les bienvenus et même invités à visiter la Villa Marine, dédiée à la découverte et au respect de ce patrimoine protégé.

    Préserver l’archipel,

    un engagement collectif

    Les divers acteurs à l’initiative de ce projet étaient présents, pour l’inauguration, ce jeudi, fiers de cette convergence de savoirs scientifiques et de cette collaboration entre acteurs publics, associatifs et citoyens. « Ce qui est beau, c’est qu’on arrive à se retrouver hors des étiquettes politiques et construire des ponts entre nous pour protéger la mer », estime Christophe Madrolle (UDE), conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et président de la commission biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques.

    L’objectif affiché est de préserver une « biodiversité exceptionnelle, qui lui a valu le bénéfice d’être incluse dans le périmètre du Parc national des Calanques en 2012 », rappelle Didier Réault, président du Parc des Calanques, par ailleurs vice-président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Un titre qui a notamment gelé tout nouveau projet immobilier sur les îles. « Le Département que je représente, celui présidé par Martine Vassal, a à cœur d’être présent sur l’ensemble de ces espaces naturels et d’y adopter une bonne gestion », ajoute-t-il.

    L’archipel du Frioul accueille chaque année entre 400 000 et 500 000 visiteurs, tout en demeurant un quartier résidentiel de Marseille. Dans ce contexte, la gestion des eaux usées, de l’énergie et des usages humains constitue un enjeu primordial. La Ville de Marseille s’engage et agit aussi par la restauration des milieux naturels, la régulation des usages et le développement de mouillages écologiques. Pour Hervé Menchon, adjoint au maire en charge de l’environnement et de la biodiversité, cette inauguration marque un moment particulier : « En ces temps compliqués de mise à mal des engagements environnementaux et de défiances croissantes partout dans le monde face aux vérités scientifiques, il es t précieux de pouvoir ouvrir au grand public un nouveau lieu d’éducation à l’environnement », exprime-t-il.

    Un besoin de préservation qui se transmet puisque ce site s’inscrit dans la volonté affirmée par le maire (DVG) Benoît Payan, à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 2024, d’offrir à tous les élèves de CM1 et CM2 une expérience au contact de la mer, avant leur entrée au collège. Les travaux de la Villa Marine auront nécessité l’intervention de 13 corps d’état et auront coûté 1,7 million d’euros aux partenaires financiers.

  • Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Le Jardin à papillons de La Celle dans le Var célèbre son dixième anniversaire. 10 ans de connaissances pour mieux protéger et s’engager en faveur de la biodiversité. En ce sens, le Jardin de l’Escarelle aux côtés de la LPO Paca vous propose pas moins de 10 sorties nature pour découvrir et apprendre à identifier la faune locale. Le premier rendez-vous est prévu ce samedi sur le site du Jardin à papillons à partir de 9h30.

    En compagnie d’un naturaliste de la Ligue pour la protection des oiseaux, petits et grands sont invités à partir à la découverte de la faune et de la flore locales comme les oiseaux des jardins, les rapaces, les chouettes et hiboux mais aussi les papillons, pollinisateurs, libellules, sauterelles et bien d’autres.

    Découvrir et reconnaître les bruits de la nature

    Une sortie qui mêle observation, écoute, ateliers pratiques et sensibilisation dans un cadre naturel exceptionnel. Science participative et animations conviviales viendront également s’ajouter à ce temps de partage.

    « Oiseaux des jardins : écoutez, observez et construisez votre nichoir ! » est une sortie d’écoute matinale qui s’adresse autant aux débutants qu’aux naturalistes confirmés. Elle vous apprendra à tendre l’oreille pour reconnaître le chant des espèces communes. L’occasion également de comprendre les enjeux de conservation dans notre région, de découvrir des gestes concrets pour accueillir la biodiversité chez soi et de participer à des ateliers pratiques puisque, après la balade vous construirez un nichoir que vous pourrez installer dans votre jardin pour peut-être y abriter des mésanges.

    Le Jardin à papillons,
    c’est quoi ?

    Le domaine de l’Escarelle est d’abord un domaine viticole situé au cœur du département du Var, non loin de Brignoles. Il compte une centaine d’hectares de vignobles enserrée dans une propriété de plus de mille hectares de milieux naturels préservés.

    Parmi eux, le jardin à papillons dont la création a débuté en 2016. Les terrains ont été réhabilités et des plantes indigènes et locales y ont été plantées en fonction de l’inventaire des espèces de papillons déjà présentes sur site et potentielles. L’objectif, ne pas induire de pollution génétique par l’introduction d’hybrides ou de plantes exotiques.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que des papillons, à l’Escarelle il y en a ! Pas moins de 87 espèces différentes sont recensées sur le site, bien qu’il ne soit pas toujours possible de toutes les observer lors d’une sortie. Le Jardin à papillon s’impose donc comme un vecteur de sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité, mais également un réel observatoire privilégié de la biodiversité.

    Comptez 25 euros pour la balade de ce samedi.

    Gratuit pour les enfants
    de –
     10 ans. Renseignements : 04.94.72.04.21