Tag: Espace public

  • Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    C’est le projet porté par le groupement Rougerie Tangram – actuellement en charge de la requalification du cours Sextius à Aix-en-Provence – qui a remporté le marché de 9 millions d’euros concernant le réaménagement de l’anse Tabarly. Cet espace du littoral bordant un plan d’eau est spécialement dédié aux sports nautiques et plus précisément à leurs apprentissages, dans le Port du Levant. Il vient d’être été complètement repensé afin de le rendre plus opérationnel et intégrer, dans sa nouvelle version, une éco-base de la mer.

    Cette sélection a été motivé, entre autres, par son « caractère architectural affirmé, équilibré entre originalité et insertion sur le site, et une estimation financière proche de l’enveloppe financière prévisionnelle ». Comme il a été précisé lors du conseil municipale, vendredi dernier.

    La délibération rappelant que « l’opération porte sur une réflexion globale concernant le futur établissement de la base nautique et les espaces publics attenants au bâtiment ». C’est-à-dire les parcours piétons, les aménagements paysagers, le stationnement et la plage.

    La future construction va venir remplacer les préfabriqués en place et proposera des locaux qui seront mis à disposition des associations, avec vestiaires et salles de formation. Mais, aussi, des hangars de stockage et réparation des bateaux.

    Développement

    des activités nautiques

    à l’extrémité de ses 2 000m2 prendra place l’éco-base de la mer. Un lieu d’accueil et d’expositions pédagogiques sur ce riche patrimoine naturel sensible que représente la grande bleue, pour sensibiliser à sa préservation.

    Toujours dans cet esprit de développement durable, il est à noter que l’opération vise la certification Bâtiments durables méditerranéens (BDM) niveau argent, avec entre autres des toits équipée de panneaux photovoltaïques.

    Un projet en lien avec le cœur de la ville, sur un site à fort potentiel. La Ville de Toulon, qui a pour ambition de développer l’activité nautique dans la plus belle rade d’Europe, s’en donne ici les moyens. Ce qui n’aurait pas été possible dans le cadre des installations actuelles, devenues vétustes et inadaptées à un accueil et une pratique de qualité.

    Sans compter que la vulnérabilité de certains bâtiments, en raison de leur proximité avec une zone fortement exposée aux largades, a déjà engendré d’importants dégâts. D’où la nécessité pour la Ville de revoir dans sa totalité la base nautique, incluant la suppression de l’ensemble des équipements qui ne permettent plus l’exercice d’une pratique de qualité de ces activités nautiques.

    Les lieux ont été étudiés, dans leur nouvelle version, pour permettre au contraire leur essor, avec par exemple une capacité de rangement des embarcations sur la plage augmentée de 25%.

    De quoi continuer à chérir longtemps, dans le Port du Levant, la mer et ses bienfaits, qu’on soit devant, dedans ou, pour les plus dégourdis, au-dessus. Comme les minots qui viennent apprendre à s’y mouvoir avec aisance dans l’anse Tabarly.

  • En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    Le vote du plan départemental de l’habitat ou la contractualisation avec l’État des actions envers la protection de l’enfance – un secteur en pleine mutation, qui inquiète les agents (notre édition du 19/09) – seront parmi les dossiers structurants à l’ordre du jour de la séance plénière du conseil départemental, ce vendredi matin. Mais, en ouverture des 32 rapports, une délibération vient éclairer un sujet qui intéresse de près les automobilistes : où va l’argent des amendes liées aux infractions routières ?

    En 2023 en France, plus de 13 millions d’amendes ont été dressées pour défaut de stationnement ou excès de vitesse. Une partie de l’argent est redistribuée aux collectivités locales, qui, en 2025 ont perçu au global 666,8 millions d’euros. Une somme directement versée soit aux communes quand elles ont plus de 10 000 habitants, soit aux Départements, chargés ensuite de ventiler une enveloppe aux villes de moins de 10 000 habitants.

    Pas question que cet argent ne parte n’importe où : la loi impose qu’il serve à subventionner des projets visant à améliorer la sécurité des usagers, l’accès au réseau de transports en commun, les aménagements cyclables et piétons, ou la mise en accessibilité de l’espace public. Cette année, le Vaucluse a reçu 1,2 million d’euros. Un total de 57 communes va bénéficier de subventions sur 60 projets. Cela va, au maximum, de 24 500 euros pour, par exemple, sécuriser un croisement aux abords de l’école d’Ansouis, à 1 500 euros pour la pose de ralentisseurs à Méthamis. La Tour-d’Aigues recevra 21 000 euros pour mettre aux normes mobilité réduite des trottoirs. Le montant global de subventions s’élève à 834 000 euros. C’est un peu plus que l’an passé, où 795 000 euros avaient bénéficié à 63 communes.