Tag: Espace public

  • L’adolescence questionnée au cinéma

    L’adolescence questionnée au cinéma

    Pour la sixième édition de cette création originale de la Maison des adolescents du Gard, des adolescents eux-mêmes s’impliquent pour proposer films et débats autour de leurs préoccupations et de leur quotidien. De la programmation des films au nom de l’édition en passant par la réalisation de l’affiche, le choix des animations de débats… ce sont les jeunes qui ont la parole et injectent leur vision à ce festival.

    Le 28 mai à 18h30, le film espagnol Yuli, qui retrace l’histoire incroyable du jeune danseur de rue cubain Carlos Acosta, sera projeté au Sémaphore. Le 29 mai et le 4 juin, c’est le choix de courts-métrages des adolescents qui sera présenté à Nîmes puis à Uzès. Le dernier long-métrage présenté s’intitule Mon héroïne et sera projeté en présence de la réalisatrice. Un festival gratuit et ouvert à tous.

  • À Digne, le double sens cyclable supprimé sur Gassendi

    À Digne, le double sens cyclable supprimé sur Gassendi

    À compter du 1er juin, le double sens cyclable sera supprimé sur le boulevard Gassendi à Digne-les-Bains. Cette décision -très attendue et discutée pendant la campagne des municipales- fait suite « à une évaluation des conditions de circulation dans cet axe très fréquenté, où la cohabitation entre usagers s’est révélée insuffisamment sécurisée en raison de la configuration des voiries et des flux importants », précise la mairie. « L’objectif est de renforcer la sécurité et la lisibilité des déplacements pour l’ensemble des usagers, tout en poursuivant une réflexion globale sur des itinéraires cyclables mieux adaptés en centre-ville. »

    « Partager l’espace public »

    La municipalité « a fait le choix de la responsabilité afin de prévenir tout accident plus grave et garantir un partage plus serein de l’espace public. La protection des piétons, notamment des personnes âgées et des familles, demeure une priorité. » Julien Di Benedetto précise que « le rôle d’un maire est d’adapter les principes nationaux aux réalités locales de terrain. Lorsqu’une configuration urbaine devient dangereuse, la collectivité a le devoir d’agir, même si cela suppose d’adapter certains dispositifs. Nous refusons d’attendre qu’un accident dramatique se produise avant d’intervenir. »

    Pour autant, cette décision « ne remet aucunement en cause l’action en faveur des mobilités actives et douces », assure le maire.

    « Il ne s’agit pas d’opposer sécurité et vélo : il s’agit de construire des aménagements réellement adaptés et durables. Pour cela le déploiement progressif du schéma directeur cyclable se poursuivra avec des aménagements sécurisés, cohérents et adaptés aux réalités urbaines de Digne-les-Bains », insiste Julien Di Benedetto.

  • Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Pour faire face au changement climatique, à la pollution et à la densification urbaine, les villes doivent aujourd’hui faire le choix de réintroduire la nature dans leurs espaces publics. Autrement dit : davantage de végétation, d’espaces verts et de biodiversité. Une volonté politique salutaire pour l’environnement, la santé et la qualité de vie des habitants, qui anime Toulon avec ses 85 parcs et jardins intra-muros.

    C’est ce qu’en substance est venue rappeler, mardi matin, la maire sans étiquette de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de l’agrandissement de 10 000 m2 du jardin des Lices.

    Un espace de partage également, puisqu’entre pinède et massifs méditerranéens, les publics peuvent profiter entre autres de jeux inclusifs – dont un tourniquet accessible en fauteuil ou poussette -, d’agrès sportifs et d’une piste cyclable.

    Pour mémoire, la renaturation des lieux a été rendue possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes à la place desquels ont été plantés 390 arbres, 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    À noter également, un parcours d’activité et de découverte de la biodiversité. La première magistrate a d’ailleurs salué les associations engagées dans la démarche : la LPO, Chercheurs en herbe, ainsi que Martinets d’ici et d’ailleurs. Un cheminement initiatique qui ne présente que des vertus, souligne-t-elle, puisqu’« on aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l’on aime ».

    Pour une ville

    plus résiliente

    Et de poursuivre : « L’extension des Lices s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un arc vert reliant la gare à la porte d’Italie, une continuité écologique qui structure la ville et améliore durablement notre cadre de vie. » Avec ici, « un parc qui ressemble à Toulon, pour tous, vivant, familial, sportif et où chacun trouve sa place ».

    Aux abords, les parkings ont également été désimperméabilisés pour améliorer l’infiltration des eaux pluviales et un éclairage LED à faible impact sur la faune a été installé.

    « Ce parc est un symbole de la ville que nous voulons construire ensemble. Une ville où la nature infiltre harmonieusement l’urbain », insiste Josée Massi.

    Une réalisation qui s’inscrit dans la dynamique par celle du jardin Alexandre 1er, entièrement repensé dans le cadre du quartier Chalucet en 2020, aujourd’hui labellisé Jardin remarquable. Et le parc de la Loubière, créé, lui, sur une ancienne friche industrielle.

    Josée Massi conclut : « Chers Toulonnais, ce parc est le vôtre. Je vous invite à vous l’approprier, à le faire vivre et à le respecter. Et continuons, ensemble, à construire une ville où la nature a toute sa place. »

    Le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), reconnaît « qu’il y a eu un tournant dans la société ». « Peut-être qu’il y a quelques années on aurait fait des immeubles or, aujourd’hui, on remet en place des espaces verts », ajoute-t-il.

    Pour le secrétaire général de la préfecture, Lucien Guidicelli, cette inauguration illustre l’ambition de Toulon : « Vous voulez rendre votre ville, Madame le maire, plus agréable à vivre, plus résiliente et plus adaptée aux défis climatiques. Et je crois que tout le monde s’accorde à dire que ce nouvel espace de nature est une réalisation exemplaire par la place accordée au végétal, à la biodiversité, aux mobilités douces, aux sports, ainsi qu’à l’inclusion. »

    De quoi donner envie de venir y flâner et rêver à un monde plus juste, plus vert et plus durable, capable de relever le défi de l’adaptation au changement climatique.

  • Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Quatre femmes, quatre soirées, quatre lieux. Et aussi du cinéma le 15 mai avec cinq portraits de Marseillaises, une balade urbaine, une exposition photographique au bar de la Poste et un final qui fusionne avec la Belle fête de Mai : une grande marche féministe, familiale et populaire, « la déferlante bleue » partira le 29 mai à 16h30 de la rue Clovis-Hugues, ex-rue Bleue du « quartier rouge », en référence aux blouses des ouvrières de la Manufacture des tabacs qui l’empruntaient et à qui la parade rend hommage.

    Des performances, du théâtre, de la danse, mais surtout un grand sens de la fête et de la fantaisie sont les ingrédients majeurs de la recette de ce festival porté par la mairie des 2e et 3e arrondissements, dans une volonté de « rendre leur place aux femmes dans l’espace public » souligne Emilia Sinsoilliez, première adjointe au maire de secteur, en partenariat avec RedPlexus et avec le soutien de la Ville. Mais il n’existerait pas sans l’énergie de toutes les belles volontés d’un quartier. Fait pour et avec ses habitants, il a été concocté au sein du Labo des désirs avec les artistes Ama Sofia, Mariane Duquennoy Savio, Marie-Khane, Jeannette Boulanger, Roxanne Jubert et Magali Revest. Dans les coulisses de la Salle des mouvements de la Friche Belle de Mai, des grands-mères, des mères et des jeunes filles ont participé à des ateliers chorégraphiques. À partir de trois propositions, « elles revisitent l’héritage des femmes méditerranéennes, font émerger l’impératrice qui sommeille en elles ou encore montent une bibliothèque des gestes d’enfants », résume Christine Bouvier, directrice de RedPlexus.

    Reines et ouvrières

    Ces séances de travail donnent lieu à des spectacles présentés dans trois bars tenus par des femmes. Domi ouvre le bal au Bar Marius, ce samedi 9 mai, de 18h à 22h, avec les danses de Mariane Duquennoy-Savio et Ama Sofia de la Fabrique du bonheur, puis Adèle Diridollou, Emma Pocq et Camille Meyer du Collectif Moÿ Moÿ, suivis d’un karaoké. Le 16 mai, Vanny ouvre grand les portes des Délices de Praia aux performances de Barbara Sarreau et de Marie Khane Tomei puis à une improvisation du collectif Yessaï, guidé par Marion Colard. Et le 23, Camille accueille au Bar Jo, après une balade avec l’anthropologue Nathalie Cazals, la performance des chorégraphes Les voyageuses, les contes musicaux de Mo Abbas, le solo de danse de Sarah Sobhi Najafabadi de la Compagnie Anahita, et elle participe à une démo de danses tahitiennes avec l’association Moerani. Mais aussi, le 15 mai à partir de 18h, c’est Sofia, au Bar de la Poste, qui reçoit le vernissage de l’exposition de 15 tirages grand format de Jean-Claude Sanchis. À chaque soirée, des femmes restitueront les textes qu’elles ont écrits pour le projet « la femme arc-en-ciel », avec Nicolas Dupont.

    Un festival dont les femmes sont à la fois les reines et les fières ouvrières. Dans la lignée des cigarières, ces « belles », immigrées italiennes pour la plupart, qui ont organisé une grève en 1887 qui a mis un coup d’arrêt aux fouilles humiliantes des contremaîtres de l’usine à tabac. Poète et député socialiste, Clovis Hugues les a soutenues comme il l’a fait pour la Commune de Marseille.

    Tout le programme sur : mairie-marseille2-3.com

  • À Port-de-Bouc, la gratuité du stationnement pour un espace public accessible

    À Port-de-Bouc, la gratuité du stationnement pour un espace public accessible

    Dans la petite ville communiste de l’Ouest des Bouches-du-Rhône, « le stationnement a toujours été gratuit », affirme l’adjoint au maire délégué aux finances, Akrem M’Hamdi. « On estime que l’espace public n’est pas une marchandise, mais un bien commun qui devrait être accessible à tout le monde, étaye-t-il. (…) On est plutôt pour l’impôt direct que l’impôt indirect, caché, le stationnement, c’est comme la TVA, c’est un impôt qui manque d’équité puisqu’il repose sur toute la population de la même manière, sans distinction de revenu. »

    Par ailleurs, selon l’élu, imposer une tarification sur les places de parkings ne changerait pas significativement le budget de cette commune de 17 000 habitants. « On gagnerait peut-être 20 000 à 30 000 euros », estime-t-il. Une broutille à côté des bienfaits affichés de la gratuité. « On n’impose pas de barrière financière pour venir se promener en centre-ville, faire les magasins ou participer aux activités qu’on organise », affirme Akrem M’Hamdi.

  • La « politisation » du portail des Chutes Lavie ne passe pas

    La « politisation » du portail des Chutes Lavie ne passe pas

    « Il déplace le débat et le politise, il se victimise. » Le collectif d’habitants des Chutes Lavie en lutte contre la fermeture de la cité-jardin du quartier qui prive les habitants d’un accès direct au noyau villageois et aux équipements publics, n’a pas apprécié la sortie de Bruno Gilles (La Marseillaise du 15/01).

    Empêtré dans « l’affaire du portail », l’ex-maire (HOR) des 4e et 5e arrondissements, engagé dans la campagne municipale avec Martine Vassal (DVD), avait dénoncé une tentative de déstabilisation.

    « Notre mouvement est apolitique et citoyen », précise le collectif qui assure avoir, au départ, demandé de l’aide à Bruno Gilles. « Il n’a jamais voulu nous aider, du coup c’est Didier Jau [le maire EELV du secteur, Ndlr.] qui l’a fait mais ça ne veut pas dire qu’on est politisé. On a juste pris l’aide d’où elle venait », explique le collectif dénonçant une attitude irresponsable.

    « Il a reçu des menaces de mort, son local de campagne a été cambriolé, et il laisse entendre dans tous les articles de presse que ça vient du portail et du collectif. C’est inconcevable », explique un responsable. « Depuis on a nous-même reçu des menaces avec un message disant qu’on allait nous tirer dessus. Il a développé une haine contre nous, ce n’est pas responsable pour un homme public. Dès qu’il a été menacé, notre responsable a condamné formellement ces menaces. Notre collectif n’est pas du tout violent, les gens qui témoignent de leur difficulté ont entre 60 et 90 ans. »

    Pour arguer de sa bonne foi, le collectif qui se bat contre cette fermeture ayant « des conséquences concrètes sur la sécurité, l’accessibilité et le quotidien des habitants », souligne aussi que le combat n’a pas été lancé en 2025 à des fins politiques, ce qu’affirme Bruno Gilles. « C’est complètement faux de dire cela. Le portail a été fermé fin 2019 et avec le Covid on n’a pas fait grand-chose. Mais dès 2022, on fait des lettres et des pétitions. Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’en 2025, un membre du collectif nous dit d’arrêter de faire des pétitions papier et d’en faire une en ligne. Et là, on a plus de 500 signatures et ça a commencé à être médiatisé », conclut le collectif.

  • La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    Un pas en avant… Après une rencontre avec des représentants de la direction du Grand port maritime de Marseille le 30 octobre, le collectif « Camembert de Cousteau », qui réunit la fédération des comités d’intérêt de quartier (CIQ) du 16e arrondissement, le collectif Thala et la coopérative Hôtel du Nord, se félicite d’avoir réussi à ouvrir un espace de discussion.

    Cet été, habitants et associatifs s’étaient mobilisé pour évoquer l’avenir du bâtiment menacé de démolition et propriété du port, situé à deux pas de l’espace Mistral, tout à côté du hangar qui abrite le sous-marin Saga, machine imaginée par le marin au bonnet rouge, et du siège du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Une pétition avait été lancée pour sa sauvegarde. En parallèle, une quinzaine d’artistes avaient donné à voir toutes ses possibilités en le transformant en musée éphémère, empli de graffs et de fresques colorés. Le chantier de démantèlement avait finalement été suspendu. Un des pieux de la plateforme supportant le Saga ayant été fragilisé.

    « Trop tôt pour communiquer »

    « Nous allons entamer, dès janvier 2026, un travail sur une convention d’occupation », précise Michel Teule, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Les demandes n’ont pas bougé : faire du Camembert un espace public, un lieu patrimonial et associatif avec « différentes activités en relation avec la mer et le quartier », rappelle Michel Teule.

    Leur projet a été présenté, reste à en définir les modalités de financement, à régler aussi la question du loyer. Des échanges « riches » s’est réjouit ce dernier. À terme, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) pourrait même voir le jour. Autour de la table, ils ont insisté aussi pour que le Port soit partie prenante des discussions menées autour des projets de réaménagement du littoral qui seraient menés au sein du « grand Estaque ».

    Contactée, la direction du GPMM a confirmé ce vendredi 7 novembre que des discussions étaient en cours mais considéré qu’« il était trop tôt pour communiquer sur les modalités précises ». Et de réaffirmer que le Port travaille « en concertation avec la Ville et les acteurs locaux pour définir l’avenir du site », dans le cadre justement du « Grand Estaque ». Le GPMM rappelle que « toute occupation du domaine public du Port » doit « respecter les règles en vigueur » et « garantir la sécurité et la viabilité des projets ».

  • Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    C’est le projet porté par le groupement Rougerie Tangram – actuellement en charge de la requalification du cours Sextius à Aix-en-Provence – qui a remporté le marché de 9 millions d’euros concernant le réaménagement de l’anse Tabarly. Cet espace du littoral bordant un plan d’eau est spécialement dédié aux sports nautiques et plus précisément à leurs apprentissages, dans le Port du Levant. Il vient d’être été complètement repensé afin de le rendre plus opérationnel et intégrer, dans sa nouvelle version, une éco-base de la mer.

    Cette sélection a été motivé, entre autres, par son « caractère architectural affirmé, équilibré entre originalité et insertion sur le site, et une estimation financière proche de l’enveloppe financière prévisionnelle ». Comme il a été précisé lors du conseil municipale, vendredi dernier.

    La délibération rappelant que « l’opération porte sur une réflexion globale concernant le futur établissement de la base nautique et les espaces publics attenants au bâtiment ». C’est-à-dire les parcours piétons, les aménagements paysagers, le stationnement et la plage.

    La future construction va venir remplacer les préfabriqués en place et proposera des locaux qui seront mis à disposition des associations, avec vestiaires et salles de formation. Mais, aussi, des hangars de stockage et réparation des bateaux.

    Développement

    des activités nautiques

    à l’extrémité de ses 2 000m2 prendra place l’éco-base de la mer. Un lieu d’accueil et d’expositions pédagogiques sur ce riche patrimoine naturel sensible que représente la grande bleue, pour sensibiliser à sa préservation.

    Toujours dans cet esprit de développement durable, il est à noter que l’opération vise la certification Bâtiments durables méditerranéens (BDM) niveau argent, avec entre autres des toits équipée de panneaux photovoltaïques.

    Un projet en lien avec le cœur de la ville, sur un site à fort potentiel. La Ville de Toulon, qui a pour ambition de développer l’activité nautique dans la plus belle rade d’Europe, s’en donne ici les moyens. Ce qui n’aurait pas été possible dans le cadre des installations actuelles, devenues vétustes et inadaptées à un accueil et une pratique de qualité.

    Sans compter que la vulnérabilité de certains bâtiments, en raison de leur proximité avec une zone fortement exposée aux largades, a déjà engendré d’importants dégâts. D’où la nécessité pour la Ville de revoir dans sa totalité la base nautique, incluant la suppression de l’ensemble des équipements qui ne permettent plus l’exercice d’une pratique de qualité de ces activités nautiques.

    Les lieux ont été étudiés, dans leur nouvelle version, pour permettre au contraire leur essor, avec par exemple une capacité de rangement des embarcations sur la plage augmentée de 25%.

    De quoi continuer à chérir longtemps, dans le Port du Levant, la mer et ses bienfaits, qu’on soit devant, dedans ou, pour les plus dégourdis, au-dessus. Comme les minots qui viennent apprendre à s’y mouvoir avec aisance dans l’anse Tabarly.

  • En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    Le vote du plan départemental de l’habitat ou la contractualisation avec l’État des actions envers la protection de l’enfance – un secteur en pleine mutation, qui inquiète les agents (notre édition du 19/09) – seront parmi les dossiers structurants à l’ordre du jour de la séance plénière du conseil départemental, ce vendredi matin. Mais, en ouverture des 32 rapports, une délibération vient éclairer un sujet qui intéresse de près les automobilistes : où va l’argent des amendes liées aux infractions routières ?

    En 2023 en France, plus de 13 millions d’amendes ont été dressées pour défaut de stationnement ou excès de vitesse. Une partie de l’argent est redistribuée aux collectivités locales, qui, en 2025 ont perçu au global 666,8 millions d’euros. Une somme directement versée soit aux communes quand elles ont plus de 10 000 habitants, soit aux Départements, chargés ensuite de ventiler une enveloppe aux villes de moins de 10 000 habitants.

    Pas question que cet argent ne parte n’importe où : la loi impose qu’il serve à subventionner des projets visant à améliorer la sécurité des usagers, l’accès au réseau de transports en commun, les aménagements cyclables et piétons, ou la mise en accessibilité de l’espace public. Cette année, le Vaucluse a reçu 1,2 million d’euros. Un total de 57 communes va bénéficier de subventions sur 60 projets. Cela va, au maximum, de 24 500 euros pour, par exemple, sécuriser un croisement aux abords de l’école d’Ansouis, à 1 500 euros pour la pose de ralentisseurs à Méthamis. La Tour-d’Aigues recevra 21 000 euros pour mettre aux normes mobilité réduite des trottoirs. Le montant global de subventions s’élève à 834 000 euros. C’est un peu plus que l’an passé, où 795 000 euros avaient bénéficié à 63 communes.