Tag: entrepreneurs

  • Le Medef juge les résultats des municipales « apaisants »

    Le Medef juge les résultats des municipales « apaisants »

    « La séquence des municipales est enfin derrière nous ! Nous allons enfin pouvoir nous consacrer à l’essentiel : la gestion des territoires. »

    Ce mardi, à Marseille, le président du Medef Sud, l’entrepreneur varois, Stéphane Benhamou, ne cache pas son soulagement quant à la fin des élections municipales. Et il semble plutôt satisfait des équilibres politiques qui en ressortent. « Les résultats sont apaisants pour les entrepreneurs dans la région. C’est une bonne chose que les extrêmes aient été évités à la tête des métropoles marseillaise, toulonnaise ou niçoise », juge-t-il. De quoi s’interroger sur sa notion des extrêmes, alors même que la liste victorieuse d’Éric Ciotti, à Nice, était catégorisée comme « union de l’extrême droite » par la préfecture, puisque soutenu par le Rassemblement national.

    « Besoin d’entrepreneurs qui s’impliquent »

    Pas de quoi l’empêcher de faire l’éloge de l’artisan niçois de « l’union des droites ». « Je connais Éric Ciotti, c’est un libéral. Ses choix politiques sont les siens, je ne me prononcerai pas dessus. Mais il a dans son équipe des entrepreneurs d’un très grand niveau », explique-t-il. Avant de développer sans sourciller : « Si ces hommes-là ont fait le choix de travailler au sein de l’équipe, c’est qu’ils ont envie d’apporter leur contribution au développement économique de la métropole. Et c’est tant mieux, nous avons besoin d’hommes de cette envergure, d’entrepreneurs qui s’impliquent. »

    Plus tôt dans son point presse, sur la question de la prise en compte des doléances des entrepreneurs, Stéphane Benhamou allait même plus loin : « Certains élus sont peut-être un peu plus mobilisés, je pense à Éric Ciotti ou Josée Massi. D’autres devront être acculturés. » Ambiance.

  • Les candidats devant les entrepreneurs d’Avignon

    Les candidats devant les entrepreneurs d’Avignon

    D’un côté, les deux candidats restants à gauche, David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI) ; de l’autre, la candidate du Rassemblement national, Anne-Sophie Rigault, avec à ses côtés un membre de son équipe de campagne. Et au milieu, les présidents de Vaucluse du Medef, Roland Paul, de la CPME, Bernard Vergier, et Nordine Saihi du côté de l’U2P, en tant qu’animateurs d’un débat sur l’économie locale ce mardi 10 février.

    L’occasion pour chacun de rappeler les grandes lignes de leur programme. Comme « ramener de la concertation autour du plan Faubourg » ou encore « développer l’offre fluviale » et « la gratuité des transports » pour la candidate insoumise. Ou, pour David Fournier, évoquer la construction de parkings relais. Tout en se rejoignant sur certains points, comme le prolongement du tram vers l’Agroparc, par exemple. Questionnée plus tard sur « la sécurité pour les commerçants », Mathilde Louvain s’oppose au « tout répressif » et prône « la mise à l’abri et le suivi psychologique ». Tandis que David Fournier évoque un renforcement de la présence policière ou encore « la sécurisation des accès aux transports en commun ».

    À noter les absences d’Olivier Galzi (DVD), visiblement réfractaire aux débats, qui a refusé de participer malgré un sujet qui semblait lui convenir et qui se targue, sur ses réseaux sociaux, d’avoir rencontré les représentants du Medef la veille, et de Stéphan Fiori (DVD), qui organisait dans le même temps la présentation de sa liste (voir ci-dessus). Et si la consigne du soir était de « ne pas s’attaquer », le débat avait parfois des allures de séance municipale. La candidate d’extrême droite critiquant systématiquement les actions de la municipalité actuelle, tandis que l’actuel adjoint s’efforçait de défendre le bilan de Cécile Helle.

  • Quand les mécènes soutiennent l’action sociale

    Quand les mécènes soutiennent l’action sociale

    Cinq structures sont soutenues financièrement par le Fonds de dotation de Marseille, initié par des entrepreneurs pour mettre en œuvre des actions destinées à réduire la frature sociale sur le territoire. La 3e édition de leur gala « à jamais solidaires ! » se déroule le 30 mars pour récolter des fonds.

    A chacun son domaine pour favoriser l’égalité des chances : la cuisine du bouillon de Noailles, le Rugby club marseillais côté sport, Castelife pour l’entreprenariat, l’accès à la culture par Action Bomaye reliant l’éducation et la réinsertion, deux vecteurs aussi soutenus par Ambition 360.

    Vecteur de cohésion

    Certains représentants d’associations ont été poussés par leur histoire personnelle, à l’image d’Ismaël Cousin, le directeur d’Action Bomaye. Déscolarisé à 17 ans, placé en foyer, il sert aujourd’hui d’exemple aux minots tout en dressant un constat alarmant : « des jeunes de 7 à 10 ans souhaitaient être livreur plus tard », se désole-t-il… Il faut « casser le plafond de verre », lance-t-il, pour favoriser l’égalité des chances et que ces jeunes développent des ambitions.

    Le Fonds de dotation de Marseille, créé en 2019, a déjà soutenu une cinquantaine de projets grâce à plus de 600 000 euros collectés. Ce collectif d’entrepreneurs appelle à les rejoindre, comme l’a fait, fin 2025, Cécilia Barontini, ancienne cadre de l’OM : « j’avais coutume de dire, à tort, que l’OM était le seul vecteur de cohésion sociale », avant de découvrir ce projet. Sa participation présage l’arrivée « d’anciens bleu et blanc », comme celle de l’ancien défenseur de l’OM Eric Di Meco déjà annoncée. Cet invité d’honneur présidera d’ailleurs le Gala 2026.

    Plus de 100 mécènes, 10 000 euros défiscalisables par table, et un menu en 6 actes présenté par les Toques Françaises. Le Gala 2026 s’ouvrira le 30 mars. Avec pour principal enjeu de donner de la visibilité aux cinq associations et de la montée des « enchères » pour les investissements des mécènes et de leurs invités.

  • Une représentante du patronat sur la liste de la droite marseillaise

    Une représentante du patronat sur la liste de la droite marseillaise

    Ce sera une année 2026, « sous le signe de l’engagement », reconnaît Corinne Innesti. À la tête, depuis six ans, de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône (CPME 13), celle qui a fondé son propre cabinet d’expert-comptable a décidé de se porter candidate auprès de « Martine ». Son credo : donner la parole aux PME et TPE qui constituent « 99% du tissu économique français et du territoire ».

    Ligne rouge

    Si elle précise se mettre en retrait de ses fonctions à la CPME, elle compte poursuivre son activité professionnelle en informant ses clients. Pour le reste, elle ne donnera pas de détails sur les dossiers qu’elle estime prioritaires.

    Seule certitude, elle souhaite que soit mise en place une instance, « une sorte de conseil économique » pour porter des « solutions concrètes ». « Sur le modèle que ce que nous avons fait à la Métropole et au Département », complète Martine Vassal, qui se félicite de donner sa place à la société civile. « Le maire a un rôle de coordinateur et d’ambassadeur », estime-t-elle.

    Et quand on lui demande si son choix ne va pas influer sur ses relations avec Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône, Jean-Christophe Trapy, vice-président CPME 13, respectivement candidats RN à La Ciotat et à Carry-le-Rouet, elle botte en touche. « C’est leur choix », martèle-t-elle, assurant que sa seule ligne rouge sera « celle de Martine. Je m’engage parce que je crois dans ses valeurs, ses compétences ». « La CPME est une organisation patronale au service des entrepreneurs et elle le reste », assure-t-elle. « Marseille est une ville cosmopolite, ouverte, ce ne sera jamais une ligne RN » clôt Martine Vassal.

  • Patrons et élus planchent sur la souveraineté lors du forum économique Soft

    Patrons et élus planchent sur la souveraineté lors du forum économique Soft

    « L’Europe : sursaut ou sursis ? ». C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les plusieurs centaines d’entrepreneurs et élus présents pour Soft 2025, forum économique organisé par l’agence de développement de la Région Sud, RisingSud, ce jeudi à Marseille. « C’est l’occasion pour les grands dirigeants d’entreprises […] de parler de transition, innovation, d’industrialisation », résume Bernard Kleynhoff, président de RisingSud et conseiller régional.

    Le tout, avec quelques invités de marque comme l’ambassadeur de l’Ukraine (lire ci-dessous) ou encore le ministre délégué au commerce extérieur, Nicolas Forissier. Ce dernier revenait justement de Chine et a tenté de justifier la stratégie commerciale paradoxale d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. S’il vante « la révolution économique permanente » et la « planification » du pays de Xi Jinping, il juge que la France « verse trop dans la protection ». Même principe sur les accords commerciaux : d’un côté il plaide pour « plus de fermeté dans les négociations » et appelle à « ne pas être dépendant », et de l’autre il loue les accords de libre-échange, comme le Mercosur ou encore le Ceta. « Le Ceta, c’est tout bénef ! Le Mercosur est une opportunité ! », explique-t-il, tout en reconnaissant tout de même « qu’il faut protéger des filières sensibles ». En bref, il résume grossièrement le débat à « l’ouverture commerciale versus le protectionnisme et la fermeture des frontières ». Pas de quoi vraiment éclairer les lanternes des participants qui venaient débattre, par une série d’ateliers et de tables rondes, de la souveraineté européenne et française au sein de celle-ci.

    « On n’a pas de cohésion »

    Le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.) n’a pas manqué de rappeler sa capacité à capter les fonds européens pour des projets locaux : « Quand on est arrivé à la tête de la Région, on prenait 300 millions d’euros de fonds européens. À la fin de cette mandature on aura 10 milliards ! Ça finance d’Iter à Airbus jusqu’aux villages de haute-montagne où l’on refait des églises et des lavoirs. » Mais retombe dans la même forme de paradoxe que le ministre. Il loue l’aide financière de l’État ou de l’Europe en direction des entrepreneurs pour faire face au « souverainisme américain » mais ne veut pas entendre parler de contreparties. « Je suis d’une culture où il faut laisser grandir l’esprit d’entreprise. Nos voisins innovent et avancent pendant que nous, on fabrique des dispositifs de régulation permanents », développe-t-il. Compliqué donc de « redonner un sens à l’Europe » dans ce cadre.

    Finalement, certains patrons se montrent plus lucides. À l’instar d’Elie Girard, PDG d’Alice et Bob, start-up d’informatique quantique qui travaille sur des technologies potentiellement révolutionnaires : « À part Airbus, les géants européens ça ne marche pas vraiment. Le problème c’est que si on devient un géant en Europe, on sera vu comme un géant français pour nos voisins européens… Et ils achèteront américain. On n’a pas de cohésion suffisamment forte. »

  • Le Medef Sud interpelle les élus de la région

    Le Medef Sud interpelle les élus de la région

    Le combat de Stéphane Benhamou, président du Medef Sud, contre « la folie budgétaire » se poursuit. « Il y a une véritable fracture des élus de l’Assemblée nationale et la société civile. Il y a eu une confiscation fiscale pendant les débats. Ce n’est plus acceptable », dénonce-t-il, lors de sa conférence de presse mensuelle, ce mardi à Marseille.

    Il rappelle que le Medef Sud est vent debout contre les « 53 milliards d’impôts supplémentaires qui ont été votés ». « Après avoir mobilisé l’ensemble des fédérations, organisations patronales du territoire, nous allons les recevoir les élus […] pour les écouter et leur faire part de nos positions », développe-t-il. Des rendez-vous sont déjà prévus dans le Var, Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes d’ici la mi-décembre avec « tous les députés du territoire de tous les partis ». « Ils vont venir pour un débat à l’union patronale du Var. On a déjà des députés du Rassemblement national de prévu, d’Ensemble pour la République mais c’est silence radio pour les élus les Républicains pour l’instant », précise-t-il. Il appelle aussi les entrepreneurs à s’engager en vue des élections municipales pour « faire valoir la prééminence de l’activité économique » dans les débats et défendre « une approche sociale libérale et humaniste » de la société. Y compris sur des listes RN ? Il assure que « le rejet de l’autre, c’est pas pour nous ».

  • Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    C’est un dispositif peu connu du grand public, alors que c’est « un véritable tremplin », assure Jennifer Borges : la couveuse. Cette ancienne responsable caisse chez Carrefour en a entendu parler pour la première fois à la suite d’un burn-out et d’un licenciement pour inaptitude. « J’ai dit à ma conseillère France Travail que j’avais un projet d’autoentreprise, et elle m’a redirigée vers Co-Sens », raconte la jeune femme de 29 ans.

    Financée par des subventions de l’Union européenne et la Région Sud, la structure propose un Contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), conclu pour une période maximale de 36 mois, aux porteurs inexpérimentés. Valérie Moisan, consultante depuis 24 ans, détaille : « Le couvé est hébergé juridiquement, financièrement et fiscalement avec le numéro de Siret, le compte en banque, la comptable et la responsabilité civile professionnelle de Co-Sens. »

    Pendant cette période, les droits sociaux du porteur de projet sont maintenus. « On encaisse le chiffre d’affaires et on leur rend sous forme de remboursement de notes de frais pour les achats effectués dans le cadre de l’activité, précise-t-elle. En cas de dépassement, on leur fait des feuilles de rétribution considérées comme des feuilles de salaire par France Travail, ce qui rallonge leurs droits. »

    Une boîte à outils

    Une sécurité que Valérie Moisan appelle le « double matelas » : le matelas financier et le matelas d’accompagnement, puisqu’en intégrant la couveuse, le ou la porteuse a accès à des formations et à un suivi. Jennifer Borges témoigne : « Ça m’a permis de comprendre les algorithmes des réseaux sociaux, la comptabilité, d’apprendre à choisir mon statut, à organiser un planning, à préparer mon pitch… » Une véritable boîte à outils qui a rassuré la Gignacaise : « Je ne me suis pas lancée dans le vide, je ne suis pas seule pour assimiler ce nouveau métier qu’est l’entrepreneuriat. »

    Après une année passée au sein de la couveuse, elle commence à dégager « un chiffre correct » depuis le mois de juillet. « Ce n’est pas encore un salaire, mais c’est encourageant » pour poursuivre sa marque d’accessoires pour chiens faits main qu’elle a appelée Gennka dog.

    Co-Sens affiche 70% de sorties positives, c’est-à-dire de retour à l’emploi ou de création d’entreprise. Valérie Moisan souligne : « Pour les 30% restants, c’est très bien aussi, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas faits pour ça ou que leur projet n’est pas bon, et ils ne se lancent pas à corps perdu en mettant en péril leur équilibre financier et familial. » Jennifer Borges résume : « Il n’y a rien à perdre, tout à gagner ! »

  • Le Medef Sud monte au créneau contre la suspension de la réforme des retraites

    Le Medef Sud monte au créneau contre la suspension de la réforme des retraites

    Le Medef n’est visiblement pas ravi de la suspension de la réforme des retraites et de la tournure des débats autour du budget. Et le président du Medef Sud, déclinaison régionale de l’organisation patronale, Stéphane Benhamou, en premier lieu. « La notion de compétitivité du pays n’existe pas en France », tonne-t-il, en préambule de sa conférence de presse qui se tenait ce mardi, à Marseille. Avant de développer, sans forcer sur la caricature : « La réduction du déficit public n’est plus un sujet. La baisse des dépenses de l’État, n’est plus un sujet. Et travailler plus pour gagner plus, c’est passé aux oubliettes ! »

    In fine, c’est surtout la suspension de la réforme des retraites qu’il vise. Une suspension qui ne passe pas pour le patronat : « Au-delà du coût de cet abandon, c’est tout ce qu’il représente pour la dynamique entrepreneuriale qu’il faut nourrir dans ce pays. C’est un signe fort donné à des franges très minoritaires politiquement, puisqu’on parle de 69 députés dans l’hémicycle. » En clair, cette suspension serait pour lui « une décision à l’emporte-pièce visant à préserver des postures d’élus », en l’occurrence celle des députés du Parti socialiste. À l’inverse, évidemment, il rappelle que le Medef plaide pour un « rééquilibrage du système de retraite avec une introduction par capitalisation ». S’il note que « plus de 80% des Français demandent à ce que les entrepreneurs s’engagent dans le débat public », en citant un sondage Odoxa pour appuyer ses propos, il oublie bien de préciser que 70% d’entre eux rejettent le système de capitalisation et que 73% des salariés sont toujours opposés à la retraite à 64 ans, selon l’Ifop. Forcément, le patronat a la réponse à ce « paradoxe », jugeant que c’est « un rejet de la réalité d’un revers de main émotionnel ». Le patron des patrons de la région développe son raisonnement : « Le discours politique est de plus en plus clientéliste et populiste. Face au défaut d’argumentation, on parle au cœur et non à la tête. Et donc, ce qui passe très bien dans notre pays c’est : Il faut faire payer les riches, il faut faire payer les entreprises. » Et de ressortir les vieux mots d’ordre du Medef, dénonçant la « surenchère fiscale ».

    Mais le paritarisme

    a du bon

    Le patron des patrons régionaux explique tout de même que son organisation sera de la partie pour la conférence sociale proposée par Sébastien Lecornu. Une participation sous condition : « Nous y participerons, mais pas pour servir de caution à un processus politicien (…), on voit bien où le conclave a mené. Ces sujets relèvent des organisations patronales et syndicales, mais sur notre calendrier. » Il en profite pour vanter les bienfaits du paritarisme, et paradoxalement ses bonnes relations avec les organisations syndicales de salariés : « Je parle régulièrement avec les organisations syndicales, notre relation est franche, on débat sereinement. »

    Le versement mobilité dans le viseur

    Après le vote en assemblée plénière du conseil régional, vendredi dernier, de la baisse de la contribution des entreprises pour le financement des transports régionaux, alias le versement mobilité, qui passe de 0,15% à 0,08%, le Medef Sud ne saute pas de joie. « Cette réduction, nous en pensons du bien, nous l’avons soutenu, mais nous appelons de nos vœux la descente jusqu’à 0% », explique Stéphane Benhamou. Une opposition de principe visiblement : « Nous sommes naturellement contre tout impôt de production en général au Medef. » Rien de nouveau sous le soleil. A.B.

  • Les petits patrons locaux « épuisés » par l’instabilité

    Les petits patrons locaux « épuisés » par l’instabilité

    Souvent, on disait que les crises économiques amenaient les crises politiques. Là, c’est l’inverse qui se produit : cette succession de crise politique amène une crise économique », campe Corinne Innesti, présidente de la CPME 13, ce vendredi dans les locaux de l’Alliance française, à Marseille. Voilà de quoi résumer les grandes lignes de l’enquête « conjoncturelle » que l’organisation patronale présentait, avec plus d’une centaine d’entreprises interrogées en septembre.

    Une enquête qui a donc été menée en amont du « coup de théâtre de lundi », avec la démission de Sébastien Lecornu. Cet événement a « créé encore plus de défiance et d’inquiétudes », selon Corinne Innesti, qui pointe un « ras-le-bol général ». Pour rappel, la CPME représente les très petites entreprises et les petites et moyennes (TPE et PME). L’organisation fait d’ailleurs valoir sa « différence » avec ses homologues du patronat : « On est dans le concret, sur le terrain, la CPME rassemble des entreprises patrimoniales », rappelle Corinne Innesti.

    « Incertitude et défiance »

    Autant dire que les petits entrepreneurs locaux accusent le coup : « Près de 70% signalent une trésorerie dégradée ou en stagnation. » Dans la même lignée, plus d’un tiers des entrepreneurs questionnés affirment que « la marge diminue » pour leur structure, quand plus de 40% évoquent une stagnation. Côté investissement, le tableau n’est pas plus reluisant : 42% expliquent qu’ils ont réduit leur budget dédié. Et 40% font part d’une incertitude directement liée au flou politique du pays puisqu’ils attendent « plus de stabilité avant de prendre une décision ». « L’incertitude et la défiance ressortent dans les témoignages. On est résilient mais jusqu’à quand et à quel prix ? », commente Corinne Innesti.

    Côté sujets de préoccupations, 39% des entrepreneurs pointent « la baisse d’activité » puis « les retards de paiement » à 23%. Pas loin derrière, 19% estiment qu’une nouvelle feuille de route gouvernementale est un sujet de préoccupation, loin devant l’inflation, à 9,5%, ou les questions de recrutement, au même niveau. En résumé, un constat globalement négatif. Mais reste la question de comment répondre à ces préoccupations. Et le petit patronat ne perd pas le nord : « Ce que nous voulons, c’est de la simplification, moins de charges […] que les TPE-PME ne soient pas la variable d’ajustement. » En clair, la CPME demande « un budget pro production, pro entreprise » au prochain gouvernement. « Pas plus tard qu’il y a trois semaines, j’étais à Matignon pour défendre nos idées et nos entreprises. Nous négocions dans les différentes instances », conclut Catherine Guernio, vice-présidente déléguée de la CPME au niveau national.

  • Le patronat local montre les dents

    Le patronat local montre les dents

    Nous aussi on se mobilise ! » C’est le message de Philippe Korcia, président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), bien déterminé à porter haut la voix du grand patronat, en plein débat autour des orientations budgétaires du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Une mobilisation en deux temps. « D’abord le 13 avec le grand rassemblement à Paris, où l’on espère avoir plus de 15 000 personnes », plante le patron des patrons locaux, qui prévoit « des départs coordonnés en train » des entrepreneurs pour l’occasion. Avant d’annoncer l’autre grand rendez-vous du monde économique, deux jours après, qui se tiendra au stade Vélodrome à Marseille, le 15 octobre : la 25e édition du forum des entrepreneurs de l’UPE 13.

    « Qu’on nous laisse faire »

    Si les deux événements ne sont pas liés, ils s’inscrivent dans une même dynamique des organisations patronales en vue de peser sur le prochain budget et éviter des mesures comme la taxe Zucman. « Nous sommes dans une situation économique très préoccupante. Si l’on repart sur des discussions pour le budget ou une dissolution, nous n’allons pas réussir à traverser cette crise. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas d’autres mesures que la mise sous tutelle du FMI », prévient Philippe Korcia. Avant de tacler « les syndicats dogmatiques […] qui ne veulent pas comprendre qu’on a un pied dans le précipice ».

    In fine, il demande à « ce qu’on nous laisse faire », comprenez par-là qu’on laisse les manettes au patronat pour le prochain budget. « Les entreprises, ce sont elles qui créent de l’emploi, qui créent la valeur. […] C’est la seule chose qui marche », développe-t-il. D’où l’invitation de Louis Sarkozy et de l’ancien président François Hollande pour le 25e forum… Tout un programme.